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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif  3.174. - Sesto discorso della Montagna: la scelta tra Bene e Male, l'adulterio, il divorzio. L'arrivo importuno di Maria di Magdala.

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif 2.174. - The Sermon of the Mount. The Beatitudes (Part Five). Encounter with the Magdalene.

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\CarrePP.jpg Concordance avec l’Évangile :
Matthieu 5,27-32
Matthieu 6,22-35

Matthieu 6,24
Matthieu 7,1-6
Matthieu 7,24-29
Luc 6,24-26
Luc 6,37
Luc 6,41-42
Luc 6,47-49
Luc 16,13


vendredi 18 février 28 (5 Adar)
Mont des Béatitudes


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                      Vers l'index des thématiques

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Le chemin de Dieu et le chemin de Satan : Dieu aussi nous tente

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Dieu et Mammon

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif L’Évangile de la Miséricorde : Lorsque je vous dit "ne faites pas cela", je dis aussi "ne soyez pas inexorables à ceux qui se trompent"

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif L’adultère

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Le Péché originel

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif La parabole de la Paille et de la poutre

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Les Perles aux pourceaux

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif La mise en pratique : La maison sur le roc

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Malheureux êtes-vous …

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif L’œil arraché

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Le Divorce

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif La Guérison des cœurs

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Une femme délaissée par son mari, qui reviendra vers elle

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Un homme envoyé par Jeanne de Chouza pour sa fille entichée d’un grec. Il repart avec des "reliques"


                      03-016 03-016 03-016               I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

- L'horizon en ce matin de printemps ....................... 186

- Les malades et les pauvres sont mis à part ....................... 187

- L'activité des apôtres dans la foule ................................ 188

- Une femme et deux hommes veulent voir Jésus 188 - André en avertit Jésus ................... 189


- Guérison d'une fillette immobile ......................................... 189

- Jésus rassure une femme abandonnée par son mari 190

- Promet à un père la conversion de sa fille ........................ 190

- Déclare réglé un conflit d'héritage ....................... 191

- Discours 1 (Les sentiers de Dieu et de Satan ..................... 192

- L'importance d'être fort spirituellement ............... 193


- Pas de compromissions 193

- L'entraînement au mal . 194

- Le mal ne rend pas heureux ......................................... 195


- Soyez miséricordieux pour le pécheur) ......................... 195

- [Commentaire de Jésus : Début de l'évangile de la miséricorde] ......................................... 195

- Un même matin fleuri sur la montagne ....................... 195

- Arrivée pompeuse et provocatrice de la Madeleine ......................................... 196

- Discours 2 (Le pardon plus utile que la rancœur .............. 198


- Malheur aux personnes impures) ......................................... 198

- Nature de l'adultère) .... 199


- Marie-Madeleine s'enfuit 199

- Jésus donne un temps de repos à ses auditeurs .............. 199

- Demande à Pierre d'être discret sur l'événement ............. 200

- Dit à Judas qu'il ira chez sa mère en Judée ........................ 200

- Pierre fait boire un œuf à Jésus ......................................... 201

- Jésus invite ceux qui le doivent à quitter.............................. 202


- Discours 3 (L'adultère et son processus ...................... 202

- Le divorce, ses suites et ses causes ............................ 203

- Le mariage et le remariage ......................................... 204


- L'amour du prochain .. 204

- Pas de perles aux pourceaux ......................................... 205

- Mettre en pratique mes paroles) ......................................... 205

- Jésus avec la foule descend vers Capharnaüm .................. 206


                      I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif La concordance avec les Évangiles est tirée des travaux d'Adèle Plamondon

                                                          I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Les références de l'Ancien Testament sont de Davis Amos

                      I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Les commentaires de bas de page sont de Jean-François Lavère 

                                                       I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Voir aussi l'infographie de Carlos Martinez


             I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Les versions audio de ce chapitre sont aimablement prêtées par la Librairie des éditions catholiques qui les édite

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 3

 

3.34.
Le Sermon sur la Montagne
Les Béatitudes (Cinquième partie)


Vision du mardi 29 mai 1945

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Ecouter.gif 

186> Une matinée splendide où la pureté de l'air est encore plus vive qu'à l'ordinaire. Le lointain semble plus proche et on croit voir les choses à travers une loupe qui en montre clairement les plus petits détails. La foule se prépare à écouter le Maître. De jour en jour la nature se fait plus belle en se revêtant du vêtement opulent du cœur du printemps, qui en Palestine me semble être exactement entre mars et avril [1] parce qu'après il prend déjà l'aspect estival avec les moissons mûres et les frondaisons déjà touffues et fournies.        

187> Maintenant ce n'est qu'une fleur. Du haut de la montagne qui d'elle-même s'est revêtue de fleurs même aux endroits qui se prêtent le moins à cette floraison, on voit la plaine avec la houle de ses blés encore souples auxquels le vent donne un mouvement de flots verts-glauques à peine teintés d'or pâle à la cime des épis qui forment leurs grains au milieu de leur barbe. Au-dessus des moissons que fait onduler un vent léger, les arbres à fruits se dressent tout habillés de pétales. On dirait de gigantesques houppes de poudre ou encore des boules de gaze blanche, ou d'un rose très léger, ou soutenu, ou d'un rouge vif. Recueillis dans leurs vêtements d'ascètes pénitents, les oliviers prient, et leur prière se transforme en une neige, encore incertaine maintenant, de fleurettes blanches. [2]       

L'Hermon a une cime d'albâtre rose que le soleil baise et d'où descendent deux fils de diamant. D'ici, on dirait des fils d'où le soleil fait ressortir un scintillement quasi irréel et puis ils disparaissent sous les galeries vertes des bois et on ne les voit plus que dans les vallées où ils forment des cours d'eau qui se dirigent sûrement vers le lac de Méron, invisible d'ici
[3], et puis en sortent avec les belles eaux du Jourdain pour ensuite plonger de nouveau dans le saphir clair de la mer de Galilée qui n'est qu'un scintillement d'éclats précieux dont le soleil tient lieu de chatons et de flammes. On dirait que les voiles qui défilent sur ce miroir, tranquille et resplendissant dans son cadre de jardins et de campagnes merveilleuses, sont guidées par les nuages légers qui sillonnent l'autre mer du ciel.  

Vraiment la création rit en cette journée de printemps et à cette heure matinale.         

Et les gens affluent, affluent sans arrêt. Il en monte de tous les côtés : des vieillards, des gens bien portants, des malades, des bébés, des époux qui veulent inaugurer leur vie avec la bénédiction de la parole de Dieu, des mendiants, des gens aisés qui appellent les apôtres et donnent leur offrande pour ceux qui n'ont rien, et qui semblent se confesser tant ils se dissimulent pour le faire.
Thomas a pris un de leurs sacs de voyage et y verse tranquillement tout ce trésor de pièces de monnaie comme si c'était de la pâtée pour les poulets et puis il porte le tout près du rocher d'où Jésus parle, et rit joyeux en disant : "Réjouis-toi, Maître ! Aujourd'hui il y en a pour tous !"           

Jésus sourit et dit : "Et nous allons commencer tout de suite pour que ceux qui sont tristes soient tout de suite contents. Toi et tes compagnons, repérez les malades et les pauvres et amenez-les devant."

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188> Cela se fait en un temps relativement court car on doit écouter le cas de tel ou tel et cela aurait duré beaucoup plus longtemps sans l'organisation pratique de Thomas qui monte sur un rocher pour qu'on le voie et crie de sa voix puissante : "Que tous ceux qui souffrent en leur corps aillent à ma droite, là où il y a de l'ombre." [4] L'Iscariote l'imite, doué lui aussi d'une voix d'une puissance et d'une beauté peu communes, il crie, à son tour : "Que tous ceux qui croient avoir droit à l'obole viennent ici, autour de moi. Et faites bien attention à ne pas mentir car l’œil du Maître lit dans les cœurs."        

La foule s'agite et se sépare en trois groupes: les malades, les pauvres et ceux qui attendent seulement l'enseignement. Mais, parmi ces derniers, deux, puis trois semblent avoir besoin de quelque chose qui n'est ni la santé, ni l'argent, mais qui est plus nécessaire que ces choses. Une femme et deux hommes. Ils regardent, ils regardent les apôtres et n'osent pas parler.
Simon le Zélote passe, l'air sévère; puis c'est Pierre, affairé, qui harangue une dizaine de diablotins auxquels il promet des olives s'ils restent tranquilles jusqu'à la fin et des claques s'ils font du tapage pendant que le Maître parle; Barthélemy passe, âgé et sérieux; puis ce sont Matthieu et Philippe qui portent dans leurs bras un estropié qui aurait eu trop de mal à se faire un passage dans la foule serrée; puis les cousins du Seigneur qui donnent le bras à un mendiant presque aveugle et à une pauvre femme, de je ne sais combien d'années, qui pleure en racontant à Jacques tous ses malheurs; puis c'est Jacques de Zébédée avec au bras une pauvre fillette certainement malade qu'il a prise à sa mère, qui le suit toute préoccupée, pour empêcher que la foule lui fasse du mal. Pour finir, viennent à passer, je pourrais dire les deux inséparables, André et Jean, car si Jean avec sa tranquille nature de saint enfant va également avec tous ses compagnons, André à cause de sa grande timidité préfère aller avec son ancien compagnon de pêche et de foi en Baptiste. Eux étaient restés au croisement des deux sentiers principaux [5] pour diriger encore la foule vers leurs places, mais maintenant la montagne ne présente plus d'autres pèlerins sur ses voies pierreuses et les deux se réunissent pour aller vers le Maître avec les offrandes qu'ils ont reçues.        

Jésus est déjà penché sur les malades, et l'hosanna de la foule ponctue chaque miracle.         

La femme, qui paraît toute en peine, ose tirer le vêtement de Jean qui parle avec André et sourit. Il se penche et lui demande: "Que veux-tu, femme ?"  

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189> "Je voudrais parler au Maître..."            

"Es-tu malade ? Tu n'es pas pauvre..."          

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Je ne suis pas malade et je ne suis pas pauvre, mais j'ai besoin de Lui... car il y a des maux sans fièvre et des misères sans pauvreté et la mienne... et la mienne..." et elle pleure.        

"Tu vois, André, cette femme a un chagrin et elle voudrait le dire au Maître. Comment allons-nous faire ?"

André regarde la femme et dit : "Certainement c'est une chose qu'elle souffre de faire connaître..." La femme avec la tête fait signe que oui.           

André reprend: "Ne pleure pas... Jean, amène-la à notre tente. J'y amènerai le Maître."        

Et Jean, souriant, demande qu'on le laisse passer pendant qu'André va en direction opposée vers Jésus. Mais les deux hommes affligés observent la manœuvre et l'un d'eux arrête Jean et l'autre arrête André et voilà que peu après les deux se trouvent avec Jean et la femme derrière l'abri de feuillage qui sert de mur à la tente.           

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif André rejoint Jésus au moment où il guérit l'estropié qui lève ses béquilles comme deux trophées, agile comme un danseur en criant sa bénédiction. André dit à voix basse : "Maître, derrière notre tente il y en a trois qui pleurent. Mais ce sont des peines de cœur qui ne peuvent être rendues publiques..."           

"C'est bien. J'ai encore cette fillette et cette femme et puis je viens. Va leur dire qu'ils aient foi."

André s'en va pendant que Jésus se penche sur la fillette que la mère a reprise sur son sein: "Comment t'appelles-tu ?" lui demande Jésus.          

"
Marie."        

"Et Moi, comment je m'appelle ?"     

"Jésus" répond la fillette.      

"Et qui suis-je ?"       

"Le Messie du Seigneur qui est venu pour faire du bien aux corps et aux âmes."       

"Qui te l'a dit ?"        

"Maman et papa qui espèrent en Toi pour ma vie."    

"Vis et sois bonne."  

La fillette, je pense, souffrait de l'épine dorsale car, bien qu'elle eût sept ans et davantage, elle ne remuait que les mains, et elle était serrée des aisselles aux hanches avec des grosses bandes très dures. On les voit car la mère a ouvert le petit vêtement pour les montrer.       

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190> La fillette reste immobile pendant quelques minutes, puis elle sursaute, glisse du sein maternel par terre et court vers Jésus qui est en train de guérir la malade dont je ne comprends pas le cas.         

Les malades sont tous exaucés et ce sont eux qui crient le plus fort dans la foule nombreuse qui applaudit le "Fils de David, gloire de Dieu et notre gloire."     

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\EcouterPlus.gif 
Jésus va vers la tente. Judas de Kériot crie : "Maître ! Et eux ?"        

Jésus se retourne et dit : "Qu'ils attendent où ils sont. Eux aussi seront consolés" et il s'en va rapidement derrière les feuillages là où sont, avec André et Jean, les trois personnes en peine.          

"D'abord la femme. Viens avec Moi dans ces buissons. Parle sans crainte."

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Seigneur, mon mari m'a abandonnée pour une prostituée. J'ai cinq enfants et Le dernier a deux ans.., Ma douleur est grande... et je pense à mes enfants... Je ne sais s'il les voudra ou s'il me les laissera. Les garçons, l'aîné au moins, il le voudra... Et moi qui l'ai mis au monde ne dois-je plus avoir la joie de le voir ? Et que penseront-ils du père ou de moi ? Ils doivent penser du mal de l'un de nous. Et moi, je ne voudrais pas qu'ils jugent leur père..."        

"Ne pleure pas. Je suis le Maître de la vie et de la mort. Ton mari n'épousera pas cette femme. Va en paix et sois toujours bonne."  

"Mais... tu ne le tueras pas ? Oh ! Seigneur, je l'aime !" Jésus sourit : "Je ne tuerai personne. Mais il y aura quelqu'un qui fera son métier. Sache que le démon n'est pas au-dessus de Dieu. En retournant dans ta ville, tu sauras que la créature malfaisante a été tuée et de telle façon que ton mari comprendra ce qu'il allait faire et il t'aimera d'un amour renouvelé."
[6]        

La femme baise la main que Jésus lui avait mise sur la tête, et s'en va.         

Un des deux hommes vient : "J'ai une fille, Seigneur. Malheureusement, elle est allée à Tibériade avec des amies et c'est comme si elle avait absorbé du poison. Elle m'est revenue comme ivre. Elle voulait s'en aller avec un grec... et puis... Mais pourquoi m'est-elle née ? Sa mère est malade de chagrin et peut-être elle en mourra... Moi... il n'y a que tes paroles que j'ai entendues l'hiver dernier
[7] qui me retiennent de la tuer. Mais, je te l'avoue, mon cœur l'a déjà maudite."

"Non. Dieu qui est Père ne maudit que pour le péché accompli et obstiné. Que veux-tu de Moi ?"          

"Que tu la ramènes au repentir."        

"Je ne la connais pas, et elle certainement ne vient pas vers Moi."    

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191> "Mais Toi, tu peux, même de loin, changer le cœur ! Sais-tu qui m'envoie vers Toi ? Jeanne de Chouza. Elle allait partir pour Jérusalem [8] quand je suis allé à son palais lui demander si elle connaissait ce grec infâme. Je pensais qu'elle ne le connaissait pas parce qu'elle est bonne tout en vivant à Tibériade, mais puisque Chouza fréquente les gentils... Elle ne le connaît pas. Mais elle m'a dit : "Va trouver Jésus. Lui a rappelé mon esprit de si loin, et il m'a guérie de ma phtisie par ce rappel [9]. Il guérira aussi le cœur de ta fille. Je vais prier, et toi, aie foi". J'ai foi. Tu le vois. Aie pitié, Maître."      

"Ta fille, d'ici ce soir, pleurera sur les genoux de sa mère en lui demandant pardon. Toi aussi, sois bon comme sa mère : pardonne. Le passé est mort."      

"Oui, Maître. Comme tu veux et que tu sois béni."     

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Il se retourne pour s'en aller... puis revient sur ses pas : "Pardon, Maître... mais j'ai si peur... La luxure, c'est un tel démon ! Donne-moi un fil de ton vêtement. Je le mettrai au chevet de ma fille. Pendant son sommeil, le démon ne la tentera pas."         

Jésus sourit et secoue la tête... mais il contente l'homme en lui disant : "Pour que tu sois plus tranquille. Mais crois bien que quand Dieu dit : "Je veux" le diable s'en va sans qu'il y ait besoin d'autre chose. Je veux que tu gardes cela en souvenir de Moi" et il lui donne une petite touffe de ses franges.            

Le troisième se présente : "Maître, mon père est mort. Nous croyions qu'il avait beaucoup d'argent. Nous n'en avons pas trouvé. Et ce ne serait que demi-mal car entre frères nous ne manquons pas de pain. Mais, étant l'aîné, je vivais avec mon père. Mes deux frères m'accusent d'avoir fait disparaître l'argent et ils veulent me faire un procès pour vol. Tu vois mon cœur. Je n'ai pas volé la plus petite pièce de monnaie. Mon père gardait ses deniers dans un coffret, dans une cassette de fer. À sa mort nous avons ouvert le coffret et la cassette n'y était plus. Eux disent: "C'est toi qui l'as prise cette nuit pendant que nous dormions". Ce n'est pas vrai. Aide-moi à rétablir la paix et l'estime entre nous."         

Jésus le regarde fixement et sourit. "Pourquoi souris-tu, Maître ?"     

"Parce que le coupable, c'est ton père. Une faute d'enfant qui cache son jouet pour qu'on ne le lui prenne pas."            

"Mais il n'était pas avare. Crois-le. Il faisait du bien."

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192> "Je le sais, mais il était très âgé... Ce sont les maladies des vieillards... Il voulait mettre son argent à l'abri dans votre intérêt et il vous a désunis par excès d'affection. Mais la cassette est enterrée au pied de l'escalier de la cave. Je te le dis pour que tu saches que je le sais. Pendant que je te parle, par pur hasard, ton frère cadet en frappant le sol avec colère l'a fait vibrer et ils l'ont découverte. Ils sont confus et regrettent de t'avoir accusé. Retourne tranquillement chez toi et sois gentil avec eux. Ne leur reproche pas leur manque d'estime."     

"Non, Seigneur. Je n'y vais même pas. Je reste à t'écouter. J'irai demain."    

"Et s'ils t'enlèvent de l'argent ?"        

"Tu dis qu'il ne faut pas être avide. Je ne veux pas l'être. Il me suffit qu'il y ait la paix entre nous. Du reste... je ne savais pas ce qu'il y avait dans la cassette et je ne me mettrai pas en peine pour une déclaration inexacte. Je pense que cet argent aurait pu être perdu... S'ils me le refusent, je vivrai maintenant comme je vivais auparavant. Il me suffit qu'ils ne m'appellent pas : voleur."     

"Tu es très avancé sur le chemin de Dieu. Continue et que la paix soit avec toi."       

Et lui aussi s'en va content. Jésus retourne vers la foule, vers les pauvres et il distribue les oboles comme il le juge bon. Maintenant tout le monde est satisfait et Jésus peut parler.         
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"La paix soit avec vous.       

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Quand je vous explique les chemins du Seigneur, c'est pour que vous les suiviez. Pourriez-vous suivre en même temps le sentier qui descend à droite et celui qui descend à gauche ? Vous ne pourriez pas, car si vous prenez l'un, vous devez laisser l'autre. Même si les deux sentiers étaient voisins vous ne pourriez continuer à marcher un pied dans l'un et l'autre pied dans l'autre. Vous finiriez par vous fatiguer et par vous tromper même si vous aviez engagé un pari. Mais entre le sentier de Dieu et celui de Satan, il y a une grande distance et qui ne cesse d'augmenter, exactement comme ces deux sentiers qui se rejoignent ici, mais qui, à mesure qu'ils descendent dans la vallée s'écartent toujours plus l'un de l'autre, l'un allant vers Capharnaüm, l'autre vers Ptolémaïs. [10]

La vie est ainsi. Elle s'écoule entre le passé et l'avenir, entre le mal et le bien. Au milieu se trouve l'homme avec sa volonté et son libre arbitre; aux extrémités, d'une part Dieu et son Ciel, d'autre part Satan et son Enfer. L'homme peut choisir. Personne ne le force. Qu'on ne me dise pas : "Mais Satan nous tente" pour s'excuser de descendre par le sentier du bas. Dieu aussi nous tente par son amour et cette tentation est bien forte; par ses paroles, et elles sont bien saintes; par ses promesses, et elles sont bien séduisantes ! Pourquoi alors se laisser tenter par un seul des deux et par celui qui mérite le moins qu'on l'écoute ? Les paroles, les promesses, l'amour de Dieu ne suffisent-ils pas à neutraliser le poison de Satan ?        

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193> Attention que cela ne tourne pas mal pour vous. Quand quelqu'un est physiquement très sain, il n'est pas à l'abri des contagions, mais il les surmonte facilement. Si au contraire il est déjà malade et par conséquent affaibli, il périt presque certainement avec une nouvelle infection, et s'il survit il est plus malade que la première fois, car il n'a pas dans le sang la force de détruire complètement les germes infectieux. C'est la même chose pour la partie supérieure. Si quelqu'un est moralement et spirituellement sain et fort, croyez bien qu'il n'est pas exempt de la tentation, mais le mal ne s'enracine pas en lui. Quand j'entends quelqu'un me dire : "J'ai fréquenté celui-ci et celui-là, j'ai lu ceci et cela, j'ai essayé d'amener au bien celui-ci et celui-là, mais en réalité le mal qui était dans leur esprit et dans leur cœur, le mal qui était dans le livre est entré en moi", je conclu : "Cela prouve que tu avais déjà créé le terrain favorable à la pénétration. Cela prouve que tu es un faible qui manque de nerf moral et spirituel. Car même de nos ennemis nous devons faire sortir du bien. En observant leurs erreurs, nous devons apprendre à n'y pas tomber. L'homme intelligent ne se laisse pas séduire par la première doctrine qu'il écoute. L'homme qui est tout imprégné d'une doctrine ne peut faire en lui une place pour les autres. Ceci explique les difficultés que l'on rencontre pour essayer de persuader ceux qui sont convaincus par d'autres enseignements de suivre la vraie Doctrine. Mais si tu m'avoues que tu changes de pensée au moindre souffle de vent, je vois que tu es plein de vides, ta force spirituelle est fissurée de partout, les digues qui retiennent ta pensée sont défoncées en mille endroits par où fuient les eaux saines et entrent les eaux corrompues, et tu es tellement sot et apathique que tu ne t'en aperçois même pas et n'y portes aucun remède. Tu es un malheureux;".         

Sachez donc, entre les deux sentiers, choisir le bon et le suivre, en résistant, en résistant, en résistant aux attraits de la sensualité, du monde, de la science et du démon. Les fois mélangées, les compromis, les pactes qui s'opposent l'un à l’autre, laissez-les aux gens du monde. Ils ne devraient pas non plus exister parmi eux si les hommes étaient honnêtes. Mais vous, vous au moins, hommes de Dieu, ne les ayez pas.
        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Vous ne pouvez faire des arrangements ni avec Dieu ni avec Mammon.            

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194> Ne les ayez pas en vous-mêmes, car ils seraient sans valeur. Vos actions, mélangées de ce qui est bon et de ce qui ne l'est pas, n'auraient aucune valeur. Celles qui sont complètement bonnes seraient annulées par celles qui ne le sont pas. Celles qui sont mauvaises vous feraient tomber directement aux mains de l'Ennemi. Ne les faites donc pas. Mais servez loyalement.       

Personne ne peut servir deux maîtres dont la pensée est différente. S'il aime l'un, il haïra l'autre et réciproquement. Vous ne pouvez appartenir également à Dieu et à Mammon
[11]. L'esprit de Dieu ne peut se concilier avec l'esprit du monde. L'un monte, l'autre descend. L'un sanctifie, l'autre corrompt. Si vous êtes corrompus, comment pouvez-vous agir avec pureté ? La sensualité s'enflamme chez ceux qui sont corrompus et, à la suite de la sensualité, les autres désirs malsains. Vous savez déjà comment Ève fut corrompue, et Adam par son intermédiaire. [12]        

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Satan embrassa l’œil de la femme et l'ensorcela de telle façon que toute vision jusqu'alors pure prit pour elle un aspect impur et éveilla des curiosités étranges. Puis Satan lui baisa les oreilles et les ouvrit aux paroles d'une science inconnue : la sienne. Même la pensée d'Ève voulut connaître ce qui n'était pas nécessaire. Puis Satan montra à l’œil et à la pensée éveillés au Mal ce que tout d'abord ils n'avaient pas vu ni compris, et tout en Ève s'éveilla et se corrompit. Et la Femme, allant vers l'Homme, révéla son secret et persuada Adam de goûter le nouveau fruit si beau à voir et interdit jusqu'alors. Et elle le baisa et le regarda avec une bouche et des yeux où était déjà le trouble satanique. Et la corruption pénétra en Adam qui vit, et dont l’œil désira le fruit défendu. Il y mordit avec sa compagne, tombant d'une telle hauteur dans la boue.     

Quand quelqu'un est corrompu, il entraîne l'autre dans la corruption à moins que ce ne soit un saint au vrai sens du mot.            

Attention à votre regard, hommes, au regard de l’œil et à celui de l'esprit. S'ils sont corrompus, ils ne peuvent que corrompre le reste. L’œil est la lumière du corps, ta pensée est la lumière du cœur
[13]. Mais si ton œil n'est pas pur, tout en toi deviendra trouble et les nuées de la séduction créeront en toi des imaginations impures, car par suite de la soumission des organes à la pensée, une pensée corrompue corrompt les sens. Tout est pur en celui qui a une pensée pure qui lui donne un regard pur, et la lumière de Dieu descend en maîtresse là où les sens ne font pas obstacle. Mais si par une mauvaise volonté tu as habitué l’œil à des visions troubles, tout en toi deviendra ténèbres. Inutilement tu regarderas même les choses les plus saintes. Dans la nuit il n'y aura que ténèbres et tu feras des œuvres de ténèbres.         

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195> Aussi, fils de Dieu, protégez vous-mêmes contre vous-mêmes. Surveillez-vous attentivement contre toutes les tentations. Être tenté n'est pas un mal. C'est par la lutte que l'athlète prépare la victoire. Mais le mal c'est d'être vaincus faute d'entraînement et d'attention. Je sais que tout sert à la tentation. Je sais que la défense énerve. Je sais que la lutte épuise. Mais, allons, pensez à ce que vous procurent ces choses. Et voudriez-vous pour une heure de plaisir, de n'importe quelle espèce, perdre une éternité de paix ? Que vous laisse le plaisir de la chair, de l'or et de la pensée ? Rien. Qu'acquérez-vous en les repoussant ? Tout. Je parle à des pécheurs parce que l'homme est pécheur. Eh bien, dites-moi, en vérité : après avoir satisfait les sens, ou l'orgueil, ou la cupidité, vous êtes-vous sentis plus frais, plus contents, plus tranquilles ? Dans l'heure qui suit la satisfaction et qui est toujours une heure de réflexion, vous êtes-vous en réalité sentis sincèrement heureux ? Moi, je n'ai pas goûté ce pain de la sensualité. Mais je réponds pour vous : "Non. Flétrissure, mécontentement, incertitude, nausée, peur, agitation. Voilà ce qu'a été le suc que vous a procuré cette heure de plaisir".    

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Cependant, je vous en prie. Lorsque je vous dis : "Ne faites jamais cela", je vous dis aussi : "Ne soyez pas inexorables à ceux qui se trompent". Rappelez-vous que vous êtes tous frères, faits d'une même chair et ayant une même âme. Pensez que nombreuses sont les causes qui amènent quelqu'un à pécher. Soyez miséricordieux envers les pécheurs, relevez-les avec bonté et amenez-les à Dieu en leur montrant que le sentier qu'ils ont suivi est hérissé de dangers pour la chair, pour la pensée et l'esprit. Faites cela et vous en serez grandement récompensés. Parce que le Père qui est aux Cieux est miséricordieux avec les bons et sait rendre au centuple.        

Je vous dis donc..."


Vision du samedi 12 août 1944

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\EcouterPlus.gif
Jésus me dit:  

"Regarde et écris. C'est l'évangile de la Miséricorde
[14] que je donne à tous et spécialement à ceux qui se reconnaîtront dans la pécheresse et que j'invite à suivre dans sa rédemption.


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196> Jésus, debout sur un rocher, parle à une foule nombreuse. C'est un endroit alpestre. Une colline solitaire entre deux vallées. Le sommet de la colline est en forme de joug ou plutôt en forme de bosse de chameau [15], de sorte qu'à peu de mètres de la cime elle offre un amphithéâtre naturel où la voix résonne avec netteté comme dans une salle de concert très bien construite.  

La colline n'est qu'une fleur. Ce doit être la belle saison. Les moissons des plaines commencent à prendre une couleur blonde et seront bientôt prêtes pour la faux. Au nord une montagne élevée resplendit avec son névé au soleil
[16]. Immédiatement au-dessous, à l'orient, la mer de Galilée paraît un miroir brisé dont les innombrables éclats semblent des saphirs embrasés par le soleil. Elle éblouit avec son scintillement azur et or sur lequel ne se reflète que quelques nuages floconneux qui traversent un ciel très pur et les ombres mobiles de quelques voiles. Ce doit être encore les premières heures de la matinée car l'herbe de la montagne a encore quelques diamants de rosée disséminés parmi les tiges. Au-delà du lac de Génésareth il y a des plaines éloignées qui par l'effet d'un léger brouillard, peut-être la rosée qui s'évapore, semblent prolonger le lac mais avec des teintes d'opale veinée de vert, et plus loin encore une chaîne de montagnes dont la côte très capricieuse fait penser à un dessin de nuages sur un ciel serein.       

Certains sont assis sur l'herbe ou sur des pierres, d'autres sont debout. Le collège apostolique n'est pas au complet. Je vois Pierre et André, Jean et Jacques, et j'entends qu'on appelle les deux autres Nathanaël et Philippe. Puis, il y en a un autre qui est ou qui n'est pas dans le groupe. C'est peut-être le dernier arrivé : ils l'appellent Simon
[17]. Les autres ne sont pas là, à moins que je ne les distingue pas au milieu de la foule nombreuse.        

Le discours est déjà commencé depuis un moment. Je comprends qu'il s'agit du sermon sur la montagne. Mais les béatitudes sont déjà énoncées. Je dirais même que le discours approche de sa fin car Jésus dit : "Faites ceci et vous en serez grandement récompensés, car le Père qui est aux Cieux est miséricordieux avec les bons et sait rendre au centuple. Je vous dis donc..."      

Un grand mouvement se produit dans la foule qui se trouve vers le sentier conduisant au plateau. Les gens les plus proches de Jésus se retournent. L'attention se détourne. Jésus cesse de parler et tourne son regard dans la même direction que les autres. Il est sérieux et beau dans son habit bleu foncé
[18], avec les bras croisés sur la poitrine et le soleil qui effleure son visage avec le premier rayon qui passe au-dessus du pic oriental de la colline. [19]    

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197> "Faites place, plébéiens" crie une coléreuse voix d'homme. "Faites place à la beauté qui passe"... quatre jolis-cœurs tout pomponnés s'avancent et l'un est certainement un romain car il porte la toge. Ils portent en triomphe sur leurs mains croisées pour faire un siège Marie de Magdala, encore grande pécheresse.            

Elle rit de sa bouche très belle, elle rejette en arrière sa tête à la chevelure d'or toute en tresses et boucles retenues par des épingles précieuses et par une lame d'or parsemée de perles qui enserre le sommet du front comme un diadème et d'où descendent de légères boucles pour voiler ses yeux splendides rendus encore plus grands et plus séduisants par un savant artifice. Le diadème, ensuite, disparaît derrière les oreilles sous la masse des tresses qui retombent sur le cou très blanc et découvert. Et même... le découvert va bien au-delà du cou. Les épaules sont découvertes jusqu'aux omoplates et la poitrine beaucoup plus encore. Son vêtement est retenu aux épaules par deux chaînettes d'or. Les manches sont inexistantes. Le tout est recouvert, si l'on peut dire, par un voile qui sert uniquement à mettre la peau à l'abri du bronzage. Le vêtement est très léger et la femme se jetant, comme elle fait, par cajolerie, sur l'un ou l'autre de ses adorateurs, semble se jeter nue sur eux. J'ai l'impression que le romain est le préféré, car c'est à lui que s'adressent de préférence les sourires et les coups d’œil et il reçoit plus souvent la tête sur son épaule
[20].

"Voilà, la déesse est satisfaite" dit le romain. "Rome a donné une monture à la nouvelle Vénus et là se trouve l'Apollon que tu as voulu voir. Charme-le donc... mais laisse-nous aussi quelques bribes de tes charmes."        

Marie rit et d'un mouvement agile et provocant se jette à terre découvrant ses pieds chaussés de sandales blanches avec des boucles d'or et une partie de la jambe. Puis couvrant le tout, le vêtement très ample, de laine fine comme le voile et très blanc, retenu à la taille, mais très bas à la hauteur des hanches, par une ceinture à boucles d'or dénouées. Et la femme se dresse comme une fleur de chair, une fleur impure, éclose par un sortilège sur le plateau vert où se trouvent quantité de muguets et de narcisses sauvages.
[21] 

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198> Elle est belle plus que jamais. La bouche petite et pourpre semble un œillet qui se détache sur la blancheur d'une dentition parfaite. Le visage et le corps pourraient satisfaire le peintre ou le sculpteur le plus difficile tant pour les teintes que pour les formes. Large de poitrine avec des hanches bien proportionnées, avec une taille naturellement souple et fine en comparaison de la poitrine et des hanches, elle semble une déesse comme l'a dit le romain, une déesse sculptée dans un marbre légèrement rosé sur lequel l'étoffe légère se tend sur les côtés pour retomber ensuite en plis nombreux sur le devant. Tout est étudié pour plaire.   

Jésus la regarde fixement, et elle soutient effrontément son regard en riant et en se tournant légèrement à cause des chatouilles que le romain, lui fait en passant sur ses épaules et sur son sein découverts un brin de muguet cueilli dans l'herbe. Marie, avec un courroux étudié et faux, relève son voile en disant : "Respecte ma candeur" ce qui fait éclater les quatre en un bruyant éclat de rire.        

Jésus continue de la fixer. Quand le bruit des éclats de rire s'atténue, comme si l'apparition de la femme avait rallumé la flamme du discours qui tombait, Jésus reprend la parole et ne la regarde plus. Mais il regarde ses auditeurs qui paraissent agités et scandalisés par cette aventure.      

Jésus reprend : "J'ai dit d'être fidèles à la Loi, humbles, miséricordieux, d'aimer non seulement les frères nés des mêmes parents mais tous ceux qui sont pour vous des frères parce qu'ils ont la même origine humaine. Je vous ai dit que le pardon est plus utile que la rancœur, qu'il vaut mieux compatir que d'être inexorables
[22]. Mais maintenant je vous dis qu'on ne doit pas condamner si on n'est pas exempt du péché qui nous porterait à condamner. Ne faites pas comme les scribes et les pharisiens qui sont sévères avec tout le monde, mais pas avec eux-mêmes. Ils appellent impur ce qui est extérieur et peut ne souiller que l'extérieur, et ils accueillent l'impureté au plus profond de leur sein, dans leur cœur. [23]      

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Dieu n'est pas avec ceux qui sont impurs, car l'impureté corrompt ce qui est la propriété de Dieu : les âmes, et surtout les âmes des petits qui sont les anges répandus sur la terre. Malheur à ceux qui leur arrachent les ailes avec la cruauté de fauves démoniaques et qui jettent dans la boue ces fleurs du Ciel en leur faisant connaître le goût de la matière ! Malheur !... Il vaudrait mieux qu'ils meurent brûlés par la foudre plutôt que d'arriver à un tel péché ! [24]    

Malheur à vous, riches et jouisseurs ! Car c'est justement parmi vous que fermente la plus grande impureté à laquelle l'oisiveté et l'argent servent de lit et d'oreiller ! Maintenant, vous êtes repus. La nourriture des concupiscences vous arrive jusqu'à la gorge et vous étrangle. Mais vous aurez faim, une faim redoutable et que rien ne rassasiera ni n'adoucira pendant l'éternité. Maintenant vous êtes riches. Que de bien vous pourriez faire avec votre richesse !         

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199> Mais vous en faites un mal pour vous et pour les autres. Vous connaîtrez une pauvreté atroce un jour, lequel n'aura pas de fin. Maintenant vous riez. Vous vous prenez pour des triomphateurs. Mais vos larmes rempliront les étangs de la Géhenne et elles ne s'arrêteront plus.            

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        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Où se niche l'adultère ? Où se niche la corruption des jeunes filles ? Qui a deux ou trois lits de débauche, en plus de son lit d'époux, et sur lesquels il répand son argent et la vigueur d'un corps que Dieu lui a donné sain pour qu'il travaille pour sa famille et non pour qu'il s'épuise en débauches dégoûtantes qui le mettent au-dessous d'une bête immonde ? Vous avez appris qu'il a été dit : "Ne commets pas l'adultère" [25]. Mais Moi, je vous dis que celui qui aura regardé une femme avec un désir impur, que celle qui est allée vers un homme avec un désir impur, avec cela seulement, a déjà commis l'adultère en son cœur. Aucune raison ne justifie la fornication, Aucune. Ni l'abandon et la répudiation d'un mari. Ni la pitié envers une femme répudiée. Vous n'avez qu'une seule âme. Quand elle est engagée avec une autre par un pacte de fidélité, qu'elle ne mente pas, autrement ce beau corps avec lequel vous péchez ira avec vous, âmes impures, dans des flammes qui ne s'éteindront pas. Mutilez-le plutôt, mais ne le tuez pas pour toujours par la damnation. Redevenez hommes, vous, les riches, sentines vermineuses du vice, redevenez hommes pour ne pas inspirer le dégoût au Ciel..."  

Marie, au commencement, a écouté avec un visage qui était un poème de séduction et d'ironie, éclatant de temps à autre en rires méprisants. Sur la fin du discours elle devient rouge de colère. Elle comprend que, sans la regarder, c'est à elle que Jésus parle. Sa colère s'enflamme toujours plus. Elle se révolte et à la fin elle n'y résiste plus. Elle s'enveloppe méprisante dans son voile et, suivie par les regards de la foule qui la méprise et par la voix de Jésus qui la poursuit, elle se sauve à toutes jambes sur la pente en laissant des morceaux de vêtements aux chardons et aux églantiers qui sont aux bords du sentier. Elle rit de rage et de mépris.


Je ne vois rien d'autre. Mais Jésus me dit : "Tu vas encore voir."


Vision du mardi 29 mai 1945 (suite)

Jésus reprend : "Vous êtes indignés de cet événement. Cela fait deux jours que notre refuge, bien au-dessus de la boue, est troublé par le sifflement de Satan [26]. Ce n'est donc plus un refuge, et nous allons le quitter. Mais je veux terminer pour vous ce code du "plus parfait" dans cette ampleur de lumière et d'horizon.   

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200> Ici, réellement, Dieu apparaît dans sa majesté de Créateur et, en voyant ses merveilles, nous pouvons croire fermement que le Maître c'est Lui et non pas Satan. Le Malin ne pourrait même pas créer un brin d'herbe. Mais Dieu peut tout. Que cela nous réconforte. Mais vous êtes maintenant tous au soleil. Et cela vous gêne. Dispersez-vous alors sur les pentes. Il y a de l'ombre et de la fraîcheur [27]. Prenez votre repas, si vous voulez. Je vous parlerai du même sujet. Plusieurs raisons nous ont retardés. Mais ne le regrettez pas. Ici, vous êtes avec Dieu."          

La foule crie : "Oui, oui, avec Toi" et les gens s'en vont sous les bosquets épars du côté de l'orient de façon que le versant de la colline et les branches les abritent du soleil déjà trop chaud.         

Entre temps, Jésus dit à Pierre de démonter la tente.            

"Mais... nous partons réellement ?"   

"Oui."           

"Parce qu'elle est venue, elle ? ..."    

"Oui, mais ne le dis à personne et surtout pas au Zélote. Il en resterait affligé à cause de
Lazare. Je ne puis permettre que la parole de Dieu soit exposée au mépris des païens..." [28]        

"Je comprends, je comprends..."      

"Alors, comprends aussi une autre chose."   

"Laquelle, Maître ?"   

"La nécessité de se taire en certains cas. Je me fie à toi. Tu m'es si cher mais tu es aussi d'une impulsivité qui te fait faire des observations blessantes."        

"Je comprends... tu ne veux pas à cause de Lazare et de Simon..."  

"Et pour d'autres encore."     

"Tu penses qu'il y en aura aujourd'hui ?"       

"Aujourd'hui, demain et après-demain et toujours. Et il sera toujours nécessaire de surveiller l'impulsivité de mon Simon de Jonas. Va, va faire ce que je t'ai dit."

Pierre s'en va, en appelant à son aide ses compagnons. L'Iscariote est resté pensif dans un coin. Jésus l'appelle par trois fois parce qu'il n'entend pas. À la fin, il se retourne : "Tu me veux, Maître ?" demande-t-il.

"Oui, va toi aussi prendre ta nourriture et aider tes compagnons."     

"Je n'ai pas faim. Ni Toi non plus."   

"Moi non plus, mais pour des motifs opposés. Tu es troublé, Judas ?"         

"Non, Maître. Fatigué..."       

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201> "Maintenant nous allons sur le lac, et puis en Judée, Judas. Et chez ta mère. Je te l'ai promis..." [29]

Judas se sent mieux. "Tu viens bien avec moi seul ?"           

"Mais certainement. Aime-moi bien, Judas. Je voudrais que mon amour fût en toi au point de te préserver de tout mal."

"Maître... je suis un homme. Je ne suis pas un ange. J'ai des moments de fatigue. Est-ce un péché d'avoir besoin de dormir ?"    

"Non, si tu dors sur ma poitrine. Regarde là les gens, comme ils sont heureux et comme il est gai d'ici, le paysage. Cependant la Judée aussi doit être très belle au printemps."        

"Très belle, Maître. Seulement, là-bas sur les montagnes qui sont plus élevées qu'ici, le printemps est plus tardif
[30]. Mais les fleurs sont très belles. Les pommeraies sont une splendeur. La mienne, grâce aux soins de maman, est une des plus belles. Et quand elle s'y promène avec des colombes qui lui Courent après pour avoir du grain, crois bien que c'est une vue apaisante pour le cœur."      

"Je le crois. Si ma Mère n'est pas trop fatiguée, j'aurais plaisir à l'amener chez la tienne. Elles s'aimeraient, car elles sont bonnes toutes les deux."
[31]

Judas, séduit par cette idée, redevient tranquille. Il oublie son manque d'appétit et sa fatigue et court vers ses compagnons en riant joyeusement. Grand comme il est, il défait sans fatigue les nœuds les plus élevés et il mange son pain et ses olives, joyeux comme un enfant. Jésus le regarde avec compassion et puis se dirige vers ses apôtres.           

"Voici du pain, Maître, et un œuf. Je me le suis fait donner par ce riche habillé de rouge. Je lui ai dit : "Tu es heureux d'écouter. Lui parle et il est épuisé. Donne-moi un de tes œufs. Cela fera plus de bien à Lui qu'à toi".

"Mais, Pierre !"         

"Non, Maître ! Tu es pâle comme un bébé qui suce un sein épuisé, et tu es en train de devenir maigre comme un poisson après les amours. Laisse-moi faire; je ne veux pas avoir de reproches à me faire. Maintenant, je vais le mettre dans cette cendre chaude. Ce sont les branchages que j'ai brûlés. Tu vas le boire. Je ne sais combien de temps il y a... combien de jours ? Des semaines certainement qu'on ne mange que du pain et des olives et un peu de lait
[32]... Hum ! On dirait qu'on se purge. Et Toi, tu manges moins que tous et tu parles pour tous. Voici l’œuf. Bois-le tant qu'il est tiède. Cela te fera du bien."        

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202> Jésus obéit et voyant que Pierre ne mange que du pain, il lui demande : "Et toi ? Les olives ?"       

"Chut ! Elles vont me servir après. Je les ai promises."         

"À qui ?"      

"À des enfants
[33]. Pourtant, s'ils ne se tiennent pas tranquilles jusqu'à la fin, je mange les olives et je leur donne les noyaux, c'est-à-dire des claques."

"Mais, très bien !"     

"Hé ! je ne les donnerai jamais. Mais si on ne fait pas ainsi ! J'en ai tant reçu, moi aussi, et si on avait dû me donner toutes celles que je méritais pour mes gamineries, j'aurais dû en recevoir dix fois plus ! Mais cela fait du bien. C'est parce que j'en ai reçu que je suis ainsi."        

Tout le monde rit de la sincérité de l'apôtre. "Maître, je voudrais te dire qu'aujourd'hui c'est vendredi et que ces gens... je ne sais s'ils pourront se procurer des vivres à temps pour demain ou regagner leurs maisons" dit Barthélemy.   

"C'est vrai ! C'est vendredi !" disent plusieurs.          

"Peu importe. Dieu y pourvoira, mais nous le leur dirons." Jésus se lève et va à sa nouvelle place au milieu de la foule éparse parmi les bosquets. "En premier lieu, je vous rappelle que c'est vendredi. Maintenant je vous dis que ceux qui craignent de ne pouvoir regagner à temps leurs maisons ou n'arrivent pas à croire que Dieu donnera demain la nourriture à ses fils, peuvent se retirer tout de suite pour que la nuit ne les surprenne pas en route."
[34]        

Sur toute la foule, une cinquantaine de personnes se lèvent. Les autres restent où elles sont.            

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Jésus sourit et commence à parler. "Vous avez appris qu'il a été dit autrefois : "Ne commets pas l'adultère"
[35]. Ceux parmi vous, qui m'ont entendu dans d'autres endroits, savent que plusieurs fois j'ai parlé de ce péché [36]. Parce que, faites bien attention, ce péché n'intéresse pas une seule personne, mais intéresse deux ou trois personnes. Et je m'explique. Celui qui commet l'adultère pèche pour lui-même, il pèche pour sa complice, il pèche en portant au péché la femme ou le mari trahi qui peuvent en arriver au désespoir ou à pécher eux-mêmes. Ceci pour le péché consommé. Mais je vous dis en plus. Je vous dis : "Non seulement le péché consommé, mais le désir de le consommer est déjà péché". Qu'est-ce que l'adultère ? C'est le désir fiévreux de celui ou de celle qui n'est pas à nous. On commence à pécher par le désir, on continue par la séduction, on complète par la persuasion, l'acte couronne le tout.   

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203> Comment commence-t-on ? Généralement par un regard impur. Et cela nous ramène à ce que je disais auparavant. L’œil impur voit ce qui est caché à celui qui est pur, et par l’œil, la soif entre dans le gosier, la faim dans le corps, la fièvre dans le sang. Soif, faim, fièvre charnelle. C'est le commencement du délire. Si l'autre, la personne regardée est honnête, celui qui délire reste seul à se retourner sur des charbons ardents, ou bien il en arrive à calomnier pour se venger. Si elle est malhonnête, elle se fait complice du regard et alors commence la descente vers le péché. Aussi je vous dis : "Celui qui regarde une femme en la désirant, a déjà commis l'adultère [37] car dans sa pensée il a déjà commis l'acte qu'il désire.         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Plutôt que cela, si ton œil droit est pour toi occasion de scandale, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi être borgne que de tomber pour toujours dans les ténèbres infernales. Et si ta main droite a péché, coupe-la et jette-la. Il vaut mieux pour toi avoir un membre de moins plutôt que de tomber tout entier dans l'enfer [38]. Il est vrai qu'il est dit que ceux qui sont difformes ne peuvent servir Dieu dans le Temple [39]. Mais après la vie, ceux qui sont difformes de naissance, s'ils sont saints ou ceux qui le sont par vertu, deviendront plus beaux que des anges et serviront Dieu en l'aimant dans la joie du Ciel.         

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Il a été dit aussi : "Que celui qui renvoie sa femme lui donne un libellé de divorce" [40]. Mais c'est une chose à réprouver. Elle ne vient pas de Dieu. Dieu dit à Adam : "C'est la compagne que j'ai faite pour toi [41]. Croissez et multipliez-vous sur la terre, remplissez-la et soumettez-la à votre pouvoir" [42]. Et Adam, rempli d'une intelligence supérieure car le péché n'avait pas encore troublé sa raison sortie parfaite de Dieu, s'écria : "Voilà enfin l'os de mes os et la chair de ma chair. On l'appellera Virago [43], c'est-à-dire un autre moi-même parce qu'elle est tirée de l'homme [44]. Pour ce motif, l'homme laissera son père et sa mère et les deux seront une seule chair" [45]. Et avec l'éclat d'une splendeur accrue, l'éternelle Lumière approuva avec un sourire ce qu'avait dit Adam et qui devint la loi première, irréformable. Maintenant, si à cause de la dureté toujours plus grande de l'homme, le législateur humain dut faire une nouvelle loi; si à cause de l'inconstance croissante de l'homme, il dut mettre un frein et dire : "Si pourtant tu l'as répudiée, tu ne peux la reprendre" [46], cela n'efface pas la loi première, authentique, née au Paradis Terrestre et approuvée par Dieu.    

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204> Moi, je vous dis: "Quiconque renvoie sa propre femme, excepté le cas de l'adultère bien établi, l'expose à l'adultère" [47]. Parce que, en effet, que fera dans quatre-vingt-dix pour cent des cas la femme répudiée ? Elle fera un second mariage. Avec quelles conséquences ? Oh! il y en aurait à dire sur ce sujet ! Ne savez-vous pas que vous pouvez provoquer des incestes involontaires avec cette manière d'agir ? Que de larmes versées pour une luxure ! Oui. Une luxure. Cela n'a pas d'autre nom. Soyez francs. On peut tout surmonter quand l'esprit est droit. Mais tout se prête à motiver les satisfactions de la sensualité quand l'esprit est luxurieux. Frigidité de la femme, lourdeur, inaptitude aux affaires, humeur grincheuse, amour du luxe, on peut tout surmonter, même les maladies, même l'irascibilité, si on s'aime saintement. Mais comme après quelque temps on ne s'aime plus comme au premier jour, voilà qu'alors on regarde comme impossible ce qui est plus que possible et l'on jette une pauvre femme à la rue et on l'envoie à sa perdition. Commet l'adultère celui qui répudie sa femme, et celui qui l'épouse après la répudiation. Seule la mort rompt le mariage. Souvenez-vous-en. Et si vous avez fait un choix malheureux, portez-en les conséquences comme une croix. Vous serez deux malheureux mais saints, vous ne ferez pas de vos enfants des êtres plus malheureux, ces innocents qui ont davantage à souffrir de ces situations difficiles. L'amour de vos enfants devrait vous faire réfléchir cent et cent fois, même dans le cas de la mort du conjoint. Oh ! si vous savez vous contenter de ce que vous avez eu et auquel Dieu a dit: "Cela suffit" ! Si vous saviez, vous veufs et vous veuves, voir dans la mort non pas un amoindrissement mais une élévation à une perfection de procréateurs ! Être mère, même pour la mère défunte. Être père, même pour le père disparu. Avoir deux âmes en une, recueillir l'amour des enfants sur les lèvres refroidies de la personne qui meurt et dire : "Pars en paix, sans crainte pour ceux qui sont venus de toi. Je continuerai à les aimer, pour toi et pour moi, de les aimer deux fois, je serai père et mère, et l'infortune de l'orphelin ne pèsera pas sur eux. Ils ne connaîtront pas la jalousie naturelle de l'enfant du conjoint remarié pour celui ou celle qui prend la place sacrée d'une mère, d'un père appelés par Dieu à une autre demeure".            

        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\EcouterPlus.gif
Fils, mon enseignement arrive à sa fin, comme va vers sa fin le jour qui déjà décline, avec le soleil, vers l'occident
[48]. De cette rencontre sur la montagne, je veux que vous vous rappeliez les paroles. Gravez-les dans vos cœurs. Relisez-les souvent. Qu'elles soient pour vous un guide perpétuel. Et par-dessus tout soyez bons avec ceux qui sont faibles. Ne jugez pas pour n'être pas jugés [49]. Souvenez-vous qu'il pourrait arriver le moment où Dieu vous rappellerait : "C'est ainsi que tu as jugé. Tu savais donc que c'était mal. Tu as donc commis le péché en sachant bien ce que tu faisais. Maintenant subis ta peine".         

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205> La charité est déjà une absolution. Ayez la charité en vous, pour tous et à tout propos. Si Dieu vous donne tant de secours pour vous garder droits, ne vous enorgueillissez pas. Mais cherchez à monter, si longue que soit l'échelle de la perfection, et tendez la main à ceux qui sont fatigués, ignorants, à ceux qui sont victimes de subites déceptions.         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gifPourquoi regarder avec tant d'attention le fétu dans l’œil de ton frère si tu ne te soucies pas  d'abord d'enlever la poutre qui est dans le tien? Comment peux-tu dire à ton prochain: "Laisse-moi enlever ce fétu de ton œil" alors que t'aveugle la poutre qui est dans le tien? Ne sois pas hypocrite, fils. Enlève d'abord la poutre que tu as dans le tien et alors tu pourras enlever le fétu à ton frère sans l'abîmer complètement. [50]     

Évitez aussi l'imprudence comme le manque de charité. Je vous ai dit: "Tendez la main à ceux qui sont fatigués, ignorants, victimes de déceptions imprévues". Mais, si c'est charité d'instruire les ignorants, d'encourager ceux qui n'en peuvent plus, de donner de nouvelles ailes à ceux qui pour de multiples raisons ont brisé les leurs, c'est une imprudence de dévoiler les vérités éternelles à ceux qui sont infectés par le satanisme. Ils s'en empareront pour jouer aux prophètes, pour se glisser parmi les simples, pour corrompre, détourner, souiller de manière sacrilège les choses de Dieu. Respect absolu, savoir parler et savoir se taire, savoir réfléchir et savoir agir, voilà les vertus du vrai disciple pour faire des prosélytes et servir Dieu. Vous avez une raison et, si vous êtes justes, Dieu vous donnera toutes ses lumières pour guider encore mieux votre raison.
        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Pensez que les vérités éternelles ressemblent à des perles. On n'a jamais vu jeter des perles aux pourceaux qui préfèrent des glands et de puantes eaux de vaisselle aux perles précieuses. Ils les piétineraient sans pitié et après, furieux d'avoir été trompés, ils se retourneraient contre vous pour vous mettre en pièces. Ne donnez pas les choses saintes aux chiens. Ceci pour maintenant et pour plus tard. [51]        

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206>         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Je vous ai parlé longuement, mes fils. Écoutez mes paroles. Celui qui les écoute et les met en pratique est comparable à un homme réfléchi qui, voulant construire une maison, choisit un terrain rocheux [52]. Certes il peinera pour faire les fondations. Il lui faudra travailler avec le pic et le ciseau, se durcir les mains et se fatiguer les reins. Mais ensuite il pourra couler la chaux dans les fentes de la roche et y poser les briques serrées comme dans une muraille de forteresse et la maison s'élèvera solide comme une montagne. Que viennent les intempéries, les ouragans, que les pluies fassent déborder les fleuves, que les vents soufflent, que les flots la frappent, la maison résistera à tout. Ainsi en est-il de celui dont la foi a de solides fondations. Au contraire, celui qui écoute sans se laisser pénétrer et ne s'efforce pas de graver mes paroles dans son cœur parce qu'il sait que pour cela il devrait se donner de la peine, éprouver de la souffrance, extirper trop de choses, celui-là est semblable à celui qui par paresse et sottise construit sa maison sur le sable. Sitôt que viennent les intempéries, la maison vite construite aussi vite s'écroule et l'imbécile regarde désolé les décombres et l'anéantissement de son capital. Et ici, il ne reste qu'une ruine qu'on peut réparer en faisant des frais et en se donnant du mal. Mais pour l'édifice d'un esprit qui s'est écroulé parce qu'il était mal bâti, il ne reste plus rien pour la reconstruction. Dans l'autre vie, pas de construction. Malheur à celui qui n'a que des décombres à présenter !    

J'ai fini. Maintenant je descends vers le lac et je vous bénis au nom du Dieu Un et Trin. Que ma paix soit avec vous."      

Mais la foule crie : "Nous venons avec Toi. Laisse-nous venir ! Personne n'a des paroles comme les tiennes !"            

Et ils se mettent à suivre Jésus qui descend non pas du côté par où il est monté, mais par le côté opposé et s'en va directement vers Capharnaüm
[53]. La descente est plus abrupte, mais beaucoup plus rapide, et ils ont vite fait d'arriver au pied de la montagne qui débouche dans une plaine verte et fleurie. [54]

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        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Suivant.gif

Jésus dit: "Cela suffit pour aujourd'hui. Demain..."               

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[1] Plus de 70 indices chronologiques sur cette période prouvent que c'est alors le 18 février 28. Mais quand Maria Valtorta se fie à ses impressions personnelles, elle est parfois trompée par la précocité du printemps en Palestine

[2] Autour du lac, la végétation a environ deux mois d'avance par rapport à l'Italie ou au sud de la France

[3] Exact: Le lac de Méron est caché par les collines de Corozaïn et de Bethsaïda

[4] Donc à l’Est, puisque le soleil se lève. Jésus regarde au nord. Le site des Cornes d'Hattin présente effectivement cette particularité d'offrir des zones à l'ombre, grâce à ses deux pics

[5] Plus loin Jésus précise qu'il s'agit du sentier allant vers Capharnaüm, et celui qui mène à Ptolémaïs. Le premier passe par les cornes d'Hattin, et le second va à travers les gorges d'Arbel

[6] Cette femme viendra remercier Jésus à l’automne de la deuxième année, lors de son passage à Bozra. Cf. Tome 4, chapitre 157 /vo vo 293.1 =>

[7] C'est donc probablement un des pèlerins de "La Belle Eau"

[8] Lors de la visite de Jésus à Tibériade, Jeanne lui a effectivement annoncé son prochain départ (voir Tome3, chapitre 27, page 131 /vo 167.12)

[9] Cette guérison est décrite au Tome 2, chapitre 68, page 382 /vo 102.7

[10] Exact: Il s'agit du sentier vers le nord-est (route de Magdala), et celui vers le sud-ouest (route de Cana)

[11] Comme le rapportent Matthieu 6,24 et Luc 16,13

[12] Selon Genèse 3,6

[13] Cet enseignement, rapporté par Matthieu 6,22 a déjà été évoqué au Tome 1, chapitre 10, page 48 /vo 6.7

[14] Il s'agit d'une série de visions données du 12 au 14 août 1944. Elles sont réparties entre ce chapitre et au chapitre 43 de ce Tome, ainsi qu'au Tome 4, chapitre 94 et en partie au Tome 5, chapitre 67. Jésus l'évoque au Tome 7 chapitre 162, page 57

[15] Bien que cette partie ait été reçue un an plus tôt que le début du chapitre (du 29 mai 1945), elle est en parfaite cohérence et fournit une autre description tout aussi exacte des cornes d'Hattin

[16] Le 12 août 1944, est la première fois que Maria Valtorta voit le mont Hermon, qu'elle ne connaît pas encore !

[17] Contrairement aux apparences, ce commentaire est parfaitement cohérent: Jean, Jacques, Pierre et André ont été "vus" le 25 février 1944. La vision de la rencontre avec Nathanaël et Philippe a lieu le 13 octobre 1944, deux mois après la scène décrite ici et celle avec Simon le Zélote le 26 octobre 1944

[18] Cohérence remarquable : le même vêtement est décrit au début de ce chapitre, dans une vision reçue le 27 mai 1945, dix mois après celle-ci

[19] Observation cohérente, car les deux sommets des cornes d'Hattin sont orientés nord-est/sud-est

[20] Ce romain pourrait bien être le meurtrier par dépit amoureux qui s'enfuit de chez Marie-Madeleine au Tome 3, chapitre 43, page 253 vo 183.3

[21] Cohérent puisque depuis plusieurs jours les fleurs s'épanouissent dans toute la Galilée

[22] Jésus explique, au Tome 4, chapitre 95, page 51 vo 234.5, que cette phrase, noyée au milieu du discours, est dite spécialement à l'intention de Marie-Madeleine

[23] Préfigure déjà ce que sera le discours contre les scribes et les pharisiens, donné au Tome 9, chapitre 15, vo 596.14 et rapporté par Matthieu 23,1-36 et Luc 11,37-43

[24] Prépare l'invective contre ceux qui scandalisent les enfants (Cf. Tome 5, chapitre 40, page 275 /vo 352.13) rapporté par Matthieu 18,6; Marc 9,42 et Luc 17,2

[25] Dans le Décalogue : Exode 20,14; Deutéronome 5,18. Mais également Lévitique 18,20; Job 31,9-12; etc. Les paroles qui suivent sont celles de Matthieu 5,27-28

[26] Hier c'était l'interruption d'un scribe, aujourd'hui c'est celle de Marie Madeleine

[27] Cohérent : Il est près de midi, le soleil est au sud. Les pentes à l'intérieur de "la selle des cornes d'Hattin" sont maintenant au soleil. Les pentes au nord-est commencent à être à l'ombre

[28] Exactement dans l'esprit de "Ne donnez pas vos perles aux pourceaux". Thème que Jésus développe un peu plus loin.

[29] Rappel de la promesse faite à Judas au Tome 2, chapitre 106, page 638 /vo 139.1

[30] Exact : le décalage y est de 3 ou 4 semaines

[31] Jésus veut associer les deux mères qui auront tant à souffrir.

[32] Cela fait effectivement 14 jours qu'ils ont quittés Capharnaüm

[33] Exact, les olives promises au début de ce chapitre

[34] C'est la veille du sabbat, la loi sur le repos sabbatique interdit de se déplacer à partir de 18 heures, début du jour suivant. Le scribe Jean est parmi ceux qui partent, comme il s'en explique au chapitre suivant

[35] Exode 20,14; Deutéronome 5,18

[36] Exact : À Bethsaïda, à propos de la Belle de Corozaïn (Cf. Tome 2, chapitre 61, page 335 /vo 96.3); à Ptolémaïs lors de la répudiation d'Avéa (Tome 2, chapitre 70, page 393 /vo 104.4); à la Belle Eau (Tome 2, chapitre 98, page 578 /vo 131.4); et ici même quelques heures plus tôt

[37] Rapporté par Matthieu 5,31. Jésus évoque cet enseignement au Tome 7, chapitre 168, page 88 /vo 473.9

[38] Rapporté par Matthieu Matthieu 5,29-30; 18, 8-9 et par Marc 9,43-47. Jésus le rappelle au Tome 7, chapitre 223, page 464 /vo 526.4

[39] Lévitique 21,17-23

[40] Deutéronome 24,1. Rapporté par Matthieu 5,31

[41] C'est le deuxième récit de la création dans Genèse 2,22

[42] Genèse 1,28

[43] Ce mot en latin, vient de vir (homme) et désigne une femme qui est comme un homme. Il n’est pas employé ici dans le sens péjoratif français de femme criarde.

[44] Genèse 2,23

[45] Genèse 2,24

[46] Deutéronome 24,4

[47] Rapporté par Matthieu 5,32; 19,9; Marc 10,11-12; Luc 16,18. Jésus évoque le souvenir de cet enseignement au Tome 7, chapitre 168, page 88 /vo 473.9, dans une vision du 17 août 1944, un an plus tôt !

[48] Le discours s'achève donc vers 15h/15h30, car ils vont parcourir 5 à 6 km avant la rencontre avec le lépreux (au chapitre suivant), juste avant le repos sabbatique

[49] Matthieu 7,1-2; Marc 4,24 (partiellement) et Luc 6,37

[50] Matthieu 7,3-5; Luc 6,41-42

[51] Rapporté par Matthieu 7,6. Jésus évoque à nouveau ce sujet au Tome 5, chapitre 66 /vo 376.11; Tome 7, chapitre 212 /vo 515.1; et au Tome 8, chapitre 28 /vo 567.20. Tout à fait conforme à la coutume prise dès le premier siècle d'éloigner de la communion les non baptisés, selon cette formule de la Didache IX 5 : "Que personne ne mange ni ne boive de votre Eucharistie, mais seulement ceux qui sont baptisés au nom du Seigneur. Car de cela le Seigneur a dit : Ne donnez pas le Saint aux chiens".

[52] Matthieu 7,24-27; Luc 6,47-49

[53] Ils ne repassent donc pas par Dalmanuta, mais vont à travers les gorges d'Arbel, vers la plaine de Génésareth, comme l'évoque Matthieu 8,1

[54] Les gorges d'Arbel sont en pente vive et débouchent près de Magdala et de la plaine de Gennesareth