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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif 2.104. - Aava riconciliata con il marito. Notizie sulla morte di Alfeo e sul riscatto di Giona.

     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif 1.104. - Jesus in the Sea-Town Receives Letters Concerning Jonah.

 2.104- Aava reconciliada con su marido. Noticias sobre la muerte de Alfeo y sobre el rescate de Jonás.

 2.142. Jesus erhält in der Stadt am Meer. Briefe über Jonas.

     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\CarrePP.jpg Contient des passages faisant références à : Matthieu 19,8-9 - Marc 10,5-6


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Vendredi
3 septembre 27
(15 Eloul 3787)

Ptolémaïs
.


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     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Exploitation de la femme.

     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Prière de Jésus pour rendre fécond un couple stérile.

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome.

Ancienne édition : Tome 2, chapitre 70.
Nouvelle édition : Tome 2, chapitre 104.

104
Aava réconciliée avec son époux. Nouvelles sur la mort d’Alphée et le rachat de Jonas.

Vision du dimanche 11 février 1945 [1].

180>  104.1 – Jésus se trouve dans cette magnifique cité maritime dont on voit sur une carte le golfe naturel, immense et bien protégé, capable de recevoir de nombreux navires, rendu encore plus sûr par une puissante digue portuaire. Il doit être aussi utilisé par les troupes, car je vois des trirèmes romaines avec des soldats à bord. Ils débarquent pour la relève ou pour renforcer la garnison. Le port, c'est à dire la cité portuaire, me rappelle vaguement Naples dominée par le Vésuve [2].       

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181>


Croquis de Maria Valtorta.

Jésus est assis dans une pauvre maison, près du port, maison de pêcheurs certainement, peut-être des amis de Pierre ou de Jean car je vois qu'ils sont à l'aise dans la maison et familiers avec ses habitants. Je ne vois pas le berger Joseph et non plus l'Iscariote, toujours absent; Jésus parle familièrement avec les habitants du logis et d'autres qui sont venus pour l'écouter. Mais ce n'est pas une vraie prédication. Ce sont des paroles qui apportent des conseils, du réconfort, comme Lui seul peut donner.     

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182> André rentre. Il semble être sorti pour quelque commission car il a dans ses mains des miches de pain. Il est tout rouge en s'approchant, parce qu'attirer l'attention sur lui, doit lui être un vrai supplice. Il murmure plutôt qu'il ne parle :     

"Maître, pourrais-tu venir avec moi ? Il y aurait un peu de bien à faire. Toi seul, tu le peux." 

Jésus se lève sans même demander ce qu'est ce bien dont il s'agit.       

 104.2 – Mais Pierre demande: 

"Où l'emmènes-tu ? Il est si fatigué Et c'est l'heure du souper. Ne peuvent-ils pas attendre jusqu'à demain ?"     

"Non... c'est à faire tout de suite. C'est... "    

"Mais parle donc, gazelle apeurée ! Mais regardez si un homme grand et gros comme lui doit être ainsi ! ...On dirait un petit poisson empêtré dans le filet !"    

André devient encore plus rouge. Jésus le défend en l’attirant contre Lui :        

"Comme il est, il me plaît, à Moi. Laisse-le faire. Ton frère est comme une eau favorable à la santé. Elle travaille dans les profondeurs et sans bruit. Elle sort comme, un filet de la terre mais qui s'en approche est guéri. Allons, André."   

"Je viens, moi aussi. Je veux voir où il t'emmène." réplique Pierre.     

André supplie :    

"Non, Maître, Toi et moi, seuls. S'il y a des gens, ce n'est plus possible... c'est une affaire de cœur ..."     

"Qu'est-ce que c'est ? Maintenant tu fais le
paranymphe ?"        

André ne répond pas à son frère. Il dit à Jésus :     

"C'est un homme qui veut répudier son épouse et... et moi j'ai parlé. Je ne sais comment m'y prendre. Mais si tu parles, Toi... oh ! Toi tu vas réussir, car l'homme n'est pas méchant. C'est... c'est... enfin lui t'expliquera."  

Jésus sort avec André sans rien dire.

Pierre reste un peu hésitant, puis il dit :      

"Mais moi j'y vais. Je veux voir au moins où ils vont."     

Et il sort, bien que les autres lui disent de ne pas le faire.           

André tourne par une ruelle. Et Pierre le suit. Il tourne à nouveau sur une petite place pleine de commères. Et Pierre le suit toujours. Il passe par une porte cochère qui donne sur une vaste cour entourée de maisons basses et pauvres. Je dis porte cochère, parce qu'elle est surmontée d'un arc, mais ce n'est qu'un passage. Pierre le suit encore. Jésus entre avec André dans une de ces maisonnettes. Pierre s'arrête au dehors.      

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183> Une femme le voit et l'interroge :        

"Tu es parent de
Aava ? Et ces deux aussi ? Vous êtes venus la reprendre ?"        

"Tais-toi, poule bavarde ! Il ne faut pas qu'on me voie."   

Faire taire une femme ! C'est chose difficile. Pierre a beau la foudroyer du regard, elle va parler à d'autres commères. En un moment le pauvre Pierre est entouré d'un cercle de femmes, d'enfants et même d'hommes qui, pour imposer à leur tour le silence, font un vacarme qui dénonce leur présence. Pierre se ronge de dépit... mais ne réussit pas.        

 104.3 – De l'intérieur arrive la voix pleine, agréable, paisible de Jésus en même temps que la voix brisée d'une femme et celle dure, rauque, d'un homme.    

"Si elle a toujours été bonne épouse, pourquoi la répudier ? T'a-t-elle jamais manqué ?"          

"Non, Maître, je te le jure ! Je l'ai aimé comme la prunelle de mon œil." gémit la femme.  

L'homme, bref et dur :  

"Non. Elle ne m'a jamais manqué autrement que par sa stérilité. Et moi, je veux des enfants. Je ne veux pas la malédiction de Dieu sur mon nom."        

"Ce n'est pas sa faute, à ta femme si elle est ainsi."

"Il m'en accuse comme d'une faute à moi et de ma famille, il y voit une trahison." 

"Femme, sois sincère. Savais-tu d'être ainsi ?"       

"Non. J'étais et je suis en tout comme toutes les autres. Le médecin lui-même l'a dit. Mais je n'arrive pas à avoir d'enfant."           

"Tu vois qu'elle ne t'a pas trahi. Même elle en souffre. Réponds-moi sincèrement : si elle était mère, la répudierais-tu ?"        

"Non. Je le jure. Je n'ai pas de raisons. Mais le rabbin l'a dit et le scribe aussi : "La stérile c'est, dans la maison, une malédiction de Dieu. Tu as le droit et le devoir de lui donner un libelle de divorce et de ne pas affliger ta virilité en te privant d'enfants"           

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184>  104.4 – Je fais ce que dit la Loi [3]."       

"Non. Écoute. La Loi dit de ne pas commettre
l'adultère, et tu vas le commettre [4]. Le commandement donné à l'origine, c'est celui-là et pas un autre. Si, à cause de la dureté de vos cœurs Moïse vous a permis le divorce, ce fut pour empêcher les liaisons immorales et les concubinages qui sont odieux à Dieu. Puis de plus en plus votre vice a étendu la clausule de Moïse jusqu'à obtenir les chaînes inhumaines et les pierres homicides qui sont les conditions actuelles de la femme, toujours victime de votre domination, de vos caprices, de votre surdité, de votre aveuglement en fait d'affections. Je te le dis : il ne t'est pas permis de faire ce que tu veux faire. Cet acte est une offense envers Dieu Abraham a-t-il peut-être répudié Sara [5] ? Et Jacob, Rachel [6] ? Et Elqana, Anne [7] ? Et Manoah, son épouse [8] ? Connais-tu le Baptiste ? Oui ? Eh bien, sa mère n'a-t-elle pas été stérile jusqu'à sa vieillesse avant d'enfanter le saint de Dieu, comme l'épouse de Manoah enfanta Samson [9], et Anne d'Elqana Samuel [10], et Rachel, Joseph [11], et Sara Isaac [12] ? À la continence de l'époux, à sa pitié pour la stérile, à sa fidélité à ses promesses, Dieu a accordé une récompense, une récompense célébrée au cours des siècles, comme Il donne le sourire à la stérile éplorée qui n'est plus stérile ni méprisée, mais glorieuse dans la joie d'être mère. Il ne t'est pas permis d'offenser l'amour de ta femme. Sois juste et honnête. Dieu te donnera une récompense qui dépassera tes mérites."   

"Maître, tu es le seul à parler ainsi... Moi, je ne savais pas. J'avais demandé aux docteurs et ils m'avaient dit : "Fais-le". Mais pas un mot pour me dire que Dieu récompense de ses dons une bonne conduite. Nous sommes en leurs mains... et ils nous ferment les yeux et le cœur avec une main de fer. Je ne suis pas méchant, Maître. Ne me méprise pas."       

"Je ne te méprise pas. Tu me fais encore plus pitié que cette femme en pleurs, car sa douleur finira avec sa vie. C'est alors que commencera la tienne, et pour l'éternité. Penses-y." 

"Non, elle ne commencera pas. Je ne le veux pas. Me jures-tu sur le Dieu d'Abraham que ce que tu me dis est la vérité ?"     

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185> "Je suis la Vérité et la Science. Qui croit en Moi aura en lui : justice, sagesse, amour et paix."

"Je veux te croire. Oui, je veux te croire. Je sens qu'il y a en Toi quelque chose qui n'existe pas chez les autres. Voilà: maintenant, je vais au prêtre et je lui dis: "Je ne la répudie plus. Je la garde, et je demande seulement à Dieu qu'Il m'aide à ressentir moins la douleur d'être sans enfant". Aava, ne pleure pas. Nous dirons au Maître de venir encore pour que je sois bon, et toi... continue de m'aimer."     

La femme pleure plus fort par le contraste de sa souffrance passée avec sa joie actuelle.        

Jésus sourit, au contraire. "Ne pleure pas. Regarde-Moi. Regarde-Moi, femme."    

Elle lève la tête et regarde, à travers ses larmes, le visage lumineux de Jésus.        

"Viens ici, homme. Mets-toi à genoux près de ton épouse. Maintenant, je vous bénis et sanctifie votre union. Écoutez :
     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Seigneur, Dieu de nos pères, qui avec de la boue as fait Adam [13] et lui as donné Ève pour compagne, pour qu'ils peuplent pour Toi la terre d'hommes [14], les élevant dans ta sainte crainte. Descends avec ta bénédiction et ta miséricorde, ouvre et féconde les viscères que l'Ennemi maintenait fermées pour les porter à un double péché d'adultère et de désespoir. Aie pitié de ces deux fils, Père Saint, Créateur Suprême. Rends-les heureux et saints. Elle féconde comme une vigne, lui son protecteur comme le tuteur qui la soutient. Descends, ô Vie, pour donner la vie. Descends, ô Feu, pour réchauffer. Descends, Puissant, pour opérer. Descends ! Fais que pour la fête de louange des moissons fécondes de l'année qui vient, ils t'offrent leur vivante gerbe, leur premier-né, fils consacré à Toi l'Éternel, qui bénis ceux qui espèrent en Toi" Jésus a prié d'une voix de tonnerre, les mains posées sur les deux têtes qui s'inclinent.      

 104.5 – Les gens ne se retiennent plus et l'entourent, Pierre en première ligne.         

"Relevez-vous. Ayez foi et soyez saints."       

"Oh ! Reste, Maître." demandent les deux réconciliés.     

"Je ne peux pas. Je reviendrai. Plusieurs, plusieurs fois."

"Reste, reste, parle-nous !" crie la foule.       

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186> Mais Jésus bénit sans s'arrêter. Il promet seulement de revenir bientôt. Et, suivi d'une petite foule, il se rend à la maison qui lui donne l'hospitalité.         

"Homme curieux, que devrais-je te faire ?" demande-t-il en chemin à Pierre.       

"Ce que tu veux, mais en attendant j'ai assisté..."  

Ils entrent dans la maison, congédient le peuple, qui commente les paroles qu'il a entendues, et se mettent à table.       

Pierre est encore curieux.        

"Maître, mais ils auront vraiment un fils ?"

"M'as-tu jamais vu promettre des choses qui n'arriveront pas Te semble-t-il que je puisse me permettre de me servir de la confidence dans le Père pour mentir et décevoir ?"       

"Non... mais... à tous les époux tu pourrais en faire autant ?"     

"Je le pourrais, mais je ne le fais que là où je vois qu'un fils pourrait pousser à se sanctifier. Où il serait un obstacle, je ne le fais pas."          

Pierre passe la main dans ses cheveux grisonnants et se tait.     

 104.6 – Mais voilà le berger Joseph. Il est tout couvert de Poussière comme après une longue marche.        

"Toi ? Comment donc ?" demande Jésus après l'avoir baisé pour le saluer.        

"J'ai des lettres pour Toi. Ta
Mère me les a données. Une est à Elle. Les voilà."        

Et Joseph présente trois petits rouleaux d'une espèce de fin parchemin, attachés par un ruban. Le plus volumineux a aussi un sceau pour le fermer. Un autre est seulement noué. Le troisième a un sceau brisé.    

"Celui-ci est celui de ta Mère." dit Joseph en indiquant celui qui a un nœud.        

Jésus le déroule et le lit, doucement d'abord, puis à haute voix :          

"À mon Fils aimé, paix et bénédiction, Il m'est arrivé, à la première heure des calendes de la lune d'Ellul
[15], un messager de Béthanie. C'était le berger Isaac auquel j'ai donné le baiser de paix et réconfort en ton nom et en ma reconnaissance. Il m'a apporté ces deux lettres que je t'envoie, me disant verbalement que l'ami Lazare de Béthanie te prie de condescendre à sa prière. Jésus bien aimé, mon Fils béni et mon Seigneur, je voudrais te demande instamment deux choses : la première de te rappeler que tu m'as promis d'appeler ta pauvre Maman pour l'instruire en ta Parole; la seconde de ne pas venir à Nazareth sans m'en avoir d'abord parlé".         

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187> Jésus arrête brusquement et se lève, allant entre Jacques et Jude. Il les serre étroitement dans ses bras et termine en répétant par cœur les paroles :    

"
Alphée est retourné dans le sein d'Abraham [16] à la dernière pleine lune, et grand a été le deuil de la cité...". " Les deux fils pleurent sur la poitrine de Jésus. Il termine : "...À sa dernière heure, il t'aurait voulu, mais tu étais loin. C'est pourtant un réconfort pour Marie qui voit en cela l'assurance du pardon de Dieu, et qui doit donner la paix même à ses neveux". Vous entendez ? C'est Elle qui le dit et elle sait ce qu'elle dit." 

"Donne-moi la lettre." supplie Jacques.       

"Non, elle te ferait du mal."     

"Pourquoi ? Que peut-elle dire de plus pénible que la mort d'un père ?"        

"Qu'il nous a maudits." soupire Jude.           

"Non, non pas cela." dit Jésus.

"Tu le dis... pour ne pas nous affliger. Mais il en est bien ainsi."

"Lis, alors."          

Et Jude lit :          

"Jésus, je t'en prie et Marie t'en prie aussi de ne pas venir à Nazareth avant la fin du deuil. L'amour des Nazaréens pour Alphée les rend injustes envers Toi, et ta Mère en pleure. Notre
bon ami Alphée me console et calme le pays. Il y a eu beaucoup de bruit au sujet du récit d'Aser et d'Ismaël pour la femme de Kouza. Mais Nazareth est maintenant une mer agitée par des vents contraires. Je te bénis, mon Fils, et je te demande pour mon âme paix et bénédiction. Paix aux neveux. La Maman"      

Les apôtres font des commentaires et réconfortent les deux frères en pleurs.       

 104.7 – Mais Pierre dit :

"Et celles-là, tu ne les lis pas ?"           

Jésus fait signe que oui et ouvre celle de Lazare, Il appelle
Simon le Zélote et ils lisent ensemble dans un coin. Puis ils ouvrent l'autre rouleau et le lisent aussi. Ils discutent entre eux. Je vois que le Zélote cherche à persuader Jésus de quelque chose, mais il n'y arrive pas.

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188> Jésus, les rouleaux en mains, vient au milieu de la pièce et dit : 

"Écoutez, amis. Nous formons tous une même famille et entre nous il n'y a pas de secrets. Pour le mal, c'est de la pitié de le tenir caché, mais pour le bien, c’est justice de le faire connaître. Écoutez ce qu'écrit Lazare de Béthanie : 

"Au Seigneur Jésus, paix et bénédiction. Paix et salut à mon ami Simon. J'ai reçu ta lettre et, en qualité de serviteur, j'ai mis à ton service mon cœur, ma parole et tous mes moyens pour te faire plaisir et avoir l'honneur d'être pour Toi un serviteur qui ne soit pas inutile. Je suis allé chez
Doras, dans son château de Judée, pour le prier de me vendre le serviteur Jonas, comme tu le désires. J'avoue que sans la prière de Simon, ton ami fidèle, je n'aurais pas affronté ce chacal railleur, cruel et néfaste. Mais pour Toi, mon Maître et Ami, je me sens capable d'affronter Mammon en personne. Je pense que, à qui travaille pour Toi, tu es tout proche et, par conséquent, tu le défends. J'ai été certainement aidé car, contre toute prévision j'ai vaincu. Dure a été la discussion et humiliants les premiers refus. Trois fois j'ai dû m'incliner devant cet argousin tout puissant. Ensuite il m'imposa un délai d'attente. Enfin voilà la lettre Digne d'un aspic. Et moi j'ai à peine le courage de te dire : 'Cède pour arriver au but' car lui n'est pas digne de t'avoir. Mais autrement il n'y a rien à faire. J'ai accepté en ton nom et j'ai signé Si j'ai mal fait, réprimande-moi. Mais crois-le bien : j'ai essayé de mon mieux de te rendre service. Hier est venu un de tes disciples, juif, disant qu'il venait en ton nom pour savoir s'il y avait des nouvelles à t'apporter. Il s'est nommé Judas de Kériot. Mais j'ai préféré attendre Isaac pour te remettre la lettre. J'ai été étonné que tu aies envoyé quelqu'un d'autre, sachant qu'à chaque sabbat Isaac vient chez moi se reposer. Je n'ai rien d'autre à te dire Je baise seulement tes pieds saints. Je te prie de les diriger chez ton serviteur et ami Lazare, comme tu l'as promis. Salut à Simon À Toi, Maître et Ami, baiser de paix et prière de bénédiction. Lazare".     

Et maintenant voici l'autre :    

"À Lazare, salut. J'ai décidé. Pour une somme double tu auras Jonas. Cependant j'y mets ces conditions et je ne les changerais pour aucun motif. Je veux d'abord que Jonas termine les récoltes de l'année, c'est à dire qu'il sera retenu jusqu'à la lune de Tisri
[17], à la fin de la lune. Je veux que Jésus de Nazareth vienne Lui-même pour le prendre, et je Lui demande d'entrer sous mon toit pour faire sa connaissance. Je veux un paiement immédiat après la signature du contrat. Adieu. Doras"           

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189>  104.8 – "Quelle peste ! s'écrie Pierre. Mais qui paie ? Qui sait combien il demande et nous... nous sommes sans le moindre denier ! "  

"C'est Simon qui paie, pour faire plaisir à Moi et au pauvre Jonas. Il n'acquiert qu'une ombre d'homme qui ne lui servira à rien. Mais il acquiert un grand mérite pour le Ciel."        

"Toi ? Oh !" Tout le monde est stupéfait. Même aux fils d'Alphée la surprise fait oublier leur peine.  

"C'est lui. Il est juste que cela soit connu."  

"Il serait juste aussi que l'on sache pourquoi Judas de Kériot est allé chez Lazare. Qui l'y avait envoyé ? Toi ?"  

Mais Jésus ne répond pas à Pierre. Il est très soucieux et pensif. Il ne sort de sa méditation que pour dire :        

"Donnez à dîner à Joseph, puis allons nous reposer. Je vais préparer la réponse pour Lazare... Isaac est encore à Nazareth ?"       

"Il m'attend."       

"Nous y irons tous."      

"Oh non ! Ta Mère dit..." Tous sont bouleversés.   

"Taisez-vous. C'est ma volonté. La Mère fait parler son cœur aimant. Moi je juge avec ma raison. J'aime mieux faire cette dé- marche pendant que Judas n'est pas là, et tendre une main amie aux cousins Simon et Joseph, pleurer avec eux avant la fin du deuil. Puis nous reviendrons à Capharnaüm, à Génésareth, sur le lac en somme, en attendant la fin de la lune de Tisri. Nous prendrons les Marie avec nous. Votre mère a besoin d'amour. Nous le lui donnerons. Et la mienne a besoin de paix. Je suis sa paix."         

"Tu crois qu'à Nazareth..." demande Pierre.

"Je ne crois rien."           

"Ah! Bien ! Parce que, s'ils devaient lui faire du mal ou la faire souffrir !... Ils auraient à faire avec moi !" dit Pierre tout ébouriffé.

Jésus le caresse, mais il est absorbé: je dirais qu'il est triste. Puis il va s'asseoir entre Jude et Jacques et les tient embrassés pour les consoler.

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Les autres parlent doucement pour ne pas troubler leur douleur.        

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Fiche mise à jour le 05/04/2019.

 



[1] 11 février 1945 : Dimanche de la Quinquagésime et mémoire de N.D. de Lourdes. La Quinquagésime est le dimanche qui précède l’entrée en Carême. Cinquante jours après, c’est Pâques, d’où son nom. On le surnomme aussi Dimanche gras.      
Voir la Quinquagésime
commentée par Azarias.

[2] Le golfe de Ptolémaïs est ouvert jusqu'au Mont Carmel. Cela donne une similitude avec le golfe de Naples ouvert sur le Vésuve.       
Ptolémaïs fut l’un des arrêts de Paul lors de son dernier retour à Jérusalem (
Actes 21, 7). Ptolémaïs se trouvait sur le passage des routes maritimes et terrestres principales de l’ancien temps. La ville servit de port régional principal jusqu’à la construction de Césarée maritime. Hérode le Grand reçu César Auguste à cet endroit, la construction de Césarée n’étant pas encore achevée. Vespasien accosta à Ptolémaïs lors de son intervention pour subjuguer la première révolte Juive.

[3] Divorce: Le mari pouvait l'imposer à sa femme s'il trouvait en elle quelque chose de honteux ou de dégradant, comme on le voit en Deutéronome 24,1-4. Mais Jésus condamne la loi du divorce en EMV 140.4, EMV 174.19, EMV 357.10/11, EMV 531.13/14 et EMV 635.9.         
En outre, l'obligation pour la femme juive de se marier et d'avoir des enfants (le grand-prêtre le rappelle à la Vierge en
EMV 11.3) et le déshonneur que constitue sa stérilité (considérée par Anne comme un châtiment en EMV 2.4) sont illustrés par Genèse 1, 27-28 ; Genèse 2, 22-24 ; Genèse 9, 1 ; Genèse 17, 15-21 ; 21, Genèse 1-7 ; Genèse 30 1-2.22-24 ; Juges 13, 2-7.24 ; 1 Samuel 1, 1-20 ; Osée 9, 11-14.          
Jésus aborde la question des mariages mixtes en
EMV 327.4 et en EMV 635.9. Il illustre magistralement l'origine du mariage en EMV 470.4.

[4] Deutéronome 5,18 et Exode 20,14.

[5] Genèse 16,1.

[6] Genèse 30,1.

[7] 1 Samuel 1,2.

[8] Juges 13,2.

[9] Juges 13,4-24.

[10] 1 Samuel 1,20.

[11] Genèse 30,22-24.

[12] Genèse 21,2-3.

[13] Genèse 2,7.

[14] Genèse 2,22.

[15] Fin août

[16] En effet, les Limbes n’ayant pas été encore ouvertes par la Rédemption, Alphée y est en attente.

[17] Soit jusqu’à la mi-septembre. C'est alors le début de la lune de Tisri et la fin de celle d'Elloul.