L'œuvre de Maria Valtorta
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Jude, fils d'Alphée

dit le Thaddée (plein de cœur). L’apôtre, cousin de Jésus.

Illustration ci-contre : portrait de Jude d’Alphée réalisé par Lorenzo Ferri sur les indications de Maria Valtorta.


 Présentation générale     
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Jude est galiléen par sa mère, Marie, fille de Cléophas, et il est judéen par son père Alphée, le frère ainé de saint Joseph*. Il est le dernier des quatre cousins de Jésus, à qui d’ailleurs il ressemble (EMV 253). Ils sont du même âge, Jésus légèrement plus jeune. Ces deux compagnons d’enfance et de jeunesse ont eu un même professeur : La Vierge Marie (EMV 38).           

Selon Maria Valtorta : "Jude Thaddée est un bel homme, dans la plénitude de la beauté virile. Grand, fort et bien proportionné, brun, comme l'était saint Joseph lorsqu'il était jeune (
EMV 51)". Il a un visage aristocratique (EMV 525) avec une dignité qui toujours en impose (EMV 536). Son caractère est fougueux et sévère (EMV 575).      

Plus loin, Maria Valtorta précise : "(Il a un) visage dominateur, avec un regard qui rappelle si bien, pour la couleur des yeux et l’expression, celui de Jésus : un vrai dominateur de foules. Pourtant, de son involontaire majesté royale, on voit affleurer le sentiment d’un cœur plein de componction (
EMV 639)".        

La Vierge Marie, à la fin de sa vie, le remémore ainsi : "Toujours noble et loyal. La descendance de David était visible en lui (
EMV 649)".  

Il devient le 9ème
apôtre de Jésus en rupture avec son père Alphée (EMV 56).          

En l'accueillant, Jésus unit son destin à celui de
Simon le Zélote : "Viens, Simon qui n'as pas eu de fils. Viens Jude, qui perds ton père pour mon amour. Je vous unis dans un même destin (EMV 56)". Cet accord parfait entre les deux se confirme (EMV 435). La tradition les donne conjointement comme évangélisateurs de la Perse où ils subissent le martyre.    

Jude ne supporte pas son homonyme Judas, "d'une répulsion irraisonnée qui s'était produite dès leur première rencontre (
EMV 410 et EMV 498)". Cela donne lieu à des altercations régulières que Jésus tempérait.   

Jésus prédit le destin de Jude, évangélisateur fougueux : "Jude a un tempérament entier. Il agira très bien là où il s’agit d’abattre le paganisme (
EMV 258)". Et plus loin : "Tu t'appelles Jude, et tu es comme notre grand Jude (Juda) : un géant. Tu es celui qui protège. Tes actions sont du lion et du lionceau qui rugit. Tu démasqueras les impies qui reculeront devant toi, et les gens iniques seront terrifiés (EMV 600)". Cette prédiction fait référence à Juda, le fils de Jacob, dont la tribu a pour emblème le lion[1] et à Judas Maccabée, l’artisan de la libération du peuple juif[2].       

Ce tempérament de Jude lui vaut sans doute le surnom de Thaddée que Maria Valtorta utilise de manière usuelle. Thaddée, en araméen, veut dire "courageux". Cette appellation le distingue de Judas, son homonyme.

Jude est présent à la Cène (
EMV 600), la Résurrection (EMV 626), l'Ascension (EMV 638), la Pentecôte (EMV 640), mais pas à la Passion, car il s'enfuit lors de l'arrestation de Jésus (EMV 602).

 Son nom 
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Alphabet hébreu sur croixsens.net    

Jude (ג'וד) ou Judas (Iehouda) et son féminin Judith viennent de l’hébreu “yehoudi” Judéen, Juif.      

Référence historique : Juda, le fils de Jacob. Judas Maccabée, l’artisan de la libération du peuple juif. Cette proximité de nom entre Jude et Judas, provoque certaines ambiguïtés :
EMV 465, page 36.         

Jude est appelle Thaddée (de l'araméen Thaddaï, plein de cœur) ou Lebbée (de l'hébreu Libbay, courageux ou cordial) dans certains manuscrits, dont le codex Bezae. ("cordial ou courageux", signification proche de "plein de cœur") Cette appellation le distinguait de Judas, son homonyme.

 Où en parle-t-on dans l'œuvre ?  
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Jude fait partie des Personnages centraux évoqués dans plus de la moitié des épisodes, soit plus de 350 fois

 Tome 1 : L'enfance de Marie : 1.22 Le cycle de la Nativité : 1.59 - La jeunesse de Jésus : 1.641.66.     

 Tome 2 : La préparation à la Vie Publique : 2.2 - Appel des premiers apôtres : 2.13 - 2.14 - 2.19 - Début de l'apostolat en Galilée : 2.20 - Choix des derniers apôtres : 2.55 - 2.56 - 2.57 - 2.58 - 2.60 - 2.61 - 2.62 - Les derniers bergers : 2.63 - 2.64 - 2.65 - 2.66 - 2.68 - 2.69 - 2.70 - 2.71 - 2.72 - 2.73 - 2.75 - 2.76 - En Judée avant la vie commune : 2.77 - 2.78 - 2.79 - 2.81 - 2.83 - 2.84 - 2.85 - Enseignements sur les Dix Commandements : 2.86 - 2.87 - 2.88 - 2.89 - 2.90 - 2.91 - 2.92 - 2.93 - 2.94 - 2.95 - 2.96 - 2.97 - 2.98 - 2.99 - Les fêtes de fin d'année : 2.100 - 2.101 - 2.102 - 2.103 - 2.104 - 2.105 - 2.106 - 2.107. 

 Tome 3 : 3.1 - 3.2 - La samaritaine : 3.3 - 3.4 - 3.5 - 3.6 - 3.7 - 3.9 - L'apostolat féminin : 3.11 - 3.13 - 3.14 - 3.15 - 3.17 - 3.18 - En Galilée, le choix des apôtres : 3.20 - 3.22 - 3.24 - 3.25 - 3.26 - Le Sermon sur la Montagne : 3.29 - 3.30 - 3.31 - 3.32 - 3.33 - 3.34 - 3.36 - Apostolat en Galilée : 3.37 - 3.38 - 3.39 - 3.40 - 3.41 - 3.42 - 3.43 - 3.44 - 3.47 - Le second voyage pascal : 3.48 - 3.49 - 3.50 - 3.51 - 3.52 - 3.53 - 3.54 - 3.55 - 3.56 - 3.57 - 3.58 - 3.59 - 3.60 - 3.61 - 3.62 - 3.63 - 3.64 - Apostolat en Judée : 3.66 - 3.67 - 3.68 - 3.69 - 3.70 - 3.72 - 3.73 - 3.74 - 3.75 - 3.76 - 3.77 - Apostolat en Philistie : 3.78 - 3.79 - 3.80 - 3.81 - 3.82 - 3.83 - 3.84 - 3.85 - 3.86.          

 Tome 4 : 4.87 - La conversion de Marie-Madeleine : 4.89 - 4.91 - 4.93 - 4.94 - 4.96 - 4.100 - 4.101 - 4.102 - 4.103 - 4.104 - 4.105 - 4.106 - 4.107 - 4.108 - 4.109 - 4.110 - 4.111 - 4.112 - 4.113 - 4.114 - 4.115 - 4.116 - 4.117 - 4.118 - Envoi des apôtres et disciples en mission : 4.119 - 4.120 - 4.121 - 4.123 - 4.124 - 4.125 - 4.128 - 4.131 - 4.132 - 4.134 - 4.135 - 4.136 - 4.137 - 4.139 - 4.140 - 4.141 - 4.142 - 4.143 - 4.144 - Pérée, Galaad et Trachonitide : 4.145 - 4.146 - 4.148 - 4.149 - 4.150 - 4.151 - 4.152 - 4.153 - 4.154 - 4.156 - 4.157 - 4.158 - 4.160 - 4.161 - 4.162 - 4.165 - 4.166 - 4.167 - 4.168 - Les fêtes de fin d'année à Nazareth : 4.170 - 4.173 - 4.178.          

 Tome 5 : Le voyage des disciples à Antioche : 5.1 - 5.2 - 5.3 - 5.4 - 5.5 - 5.6 - 5.7 - 5.8 - 5.9 - 5.10 - 5.11 - 5.12 - 5.13 - 5.14 - Phénicie et Haute-Galilée : 5.15 - 5.16 - 5.17 - 5.18 - 5.19 - 5.20 - 5.21 - 5.22 - 5.23 - 5.24 - 5.25 - 5.26 - 5.27 - 5.28 - 5.29 - 5.30 - 5.31 - 5.32 - 5.33 - 5.34 - 5.35 - La Transfiguration et le Pain du Ciel : 5.36 - 5.37 - 5.38 - 5.39 - 5.40 - 5.42 - 5.44 - 5.45 - 5.46 - 5.47 - 5.48 - 5.49 - 5.50 - 5.51 - 5.52 - 5.53 - L'avant-dernière Pâque : 5.54 - 5.55 - 5.56 - 5.57 - 5.58 - 5.59 - 5.60 - 5.61 - 5.62 - 5.64 - 5.65 - 5.66 - 5.67 - 5.68 - En Judée : 5.69 - 5.70 - 5.71 - 5.72 - 5.73 - 5.74 - 5.75.  

 Tome 6 : Adieux en Judée : 6.76 - 6.77 - 6.78 - 6.79 - 6.80 - 6.81 - 6.82 - 6.83 - 6.84 - 6.87 - 6.88 - 6.91 - 6.92 - Plaine de Saron : 6.93 - 6.94 - 6.95 - 6.96 - 6.97 - 6.99 - 6.100 - 6.101 - Pentecôte, Décapole et Plaine d'Esdrelon : 6.102 - 6.103 - 6.104 - 6.105 - 6.106 - 6.109 - 6.110 - 6.111 - 6.112 - 6.113 - 6.114 - 6.115 - 6.1166.1176.118 - 6.119 - 6.120 - 6.121 - 6.123 - 6.124 - L'été à Nazareth : 6.125 - 6.127 - 6.128 - 6.132 - 6.133 - 6.135 - 6.136 - 6.137 - 6.138 - 6.139 - 6.140 - 6.141 - 6.142 - 6.143 - 6.144 - 6.145 - 6.146 - 6.147 - 6.148 - 6.149 - 6.150 - 6.151 - 6.152 - 6.153 - 6.154 - 6.155.        

 Tome 7 : 7.158 - En Syro-Phénicie : 7.159 - 7.160 - 7.163 - 7.164 - 7.165 - 7.166 - 7.167 - 7.168 - 7.169 - 7.170 - 7.1717.1727.176 - 7.177 - La fête des Tabernacles : 7.183 - 7.184 - 7.185 - En Moab et en Judée : 7.193 - 7.194 - 7.195 - 7.204 - 7.205 - 7.206 - 7.207 - 7.208 - 7.212 - 7.216 - 7.217 - 7.219 - 7.222 - La fête de la Dédicace : 7.224 - 7.225 - 7.226 - 7.229 - 7.231 - 7.233.           

 Tome 8 : La résurrection de Lazare : 8.7 - 8.8 - L'exil en Samarie : 8.12 - 8.13 - 8.14 - 8.15 - 8.16 - 8.27 - 8.32 - 8.35 - 8.36 - Le retour vers Jérusalem : 8.37 - 8.38 - 8.39 - 8.43 - 8.45 - 8.47.         

 Tome 9 : La Semaine Sainte : 9.9 - 9.12 - 9.13 - 9.14 - 9.16 - 9.17 - 9.18 - La Passion : 9.19 - 9.21. 

 Tome 10 : Le dimanche de la Résurrection : 10.7 - 10.12 - de la Résurrection à l'Ascension : 10.14 - 10.15 - 10.16 - 10.17 - 10.20 - 10.21 - 10.22 - 10.23 - Les temps apostoliques : 10.24 - 10.25 - 10.26 - 10.28 - 10.35.

 En savoir plus sur ce personnage          
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Extraits du Dictionnaire des personnages de l’Évangile, selon Maria Valtorta (Mgr René Laurentin, François-Michel Debroise, Jean-François Lavère, Éditions Salvator, 2012).        
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Saint Jude est fêté le 28 octobre avec saint Simon et le 19 juin en Orient.     

En compagnie de Simon le zélote, il prêche l'Évangile en Palestine, Syrie, Lybie, puis en Perse où ils meurent martyrs vers 80. La tombe de Jude se trouve dans l'église noire (Ghara Kelisa), une église arménienne très ancienne, située près de la ville de Maku dans le nord de l'Iran. Il s'y déroule, aujourd'hui encore, un important pèlerinage. Mais une autre tradition situe sa tombe à Edesse, aujourd'hui en Turquie.       

Certaines de ses reliques auraient été ramenées de Babylone au VIIIème siècle et données à Charlemagne par le Pape Léon III. Elles seraient aujourd'hui à Saint-Sernin de Toulouse.       

Jérôme de Stridon, l'auteur de la Vulgate, dit de Jude qu'il était "trinomius", car portant trois noms : Jude, Thaddée ou Lebbée. Ce dernier surnom ayant en hébreu, une signification proche de l'araméen Thaddée (courageux).     

Origène et Tertullien lui attribuent l'Épître de saint Jude et l'identifient à un "frère du Seigneur".          

Saint Thomas d’Aquin, dans la Catena Aurea
[3] se réfère à Bède le vénérable[4] pour affirmer que Thaddée et Jude sont une seule et même personne, qu'il était frère de Jacques (le mineur), cousin de Jésus et auteur de l'épître qui porte son nom. Cette épître fut un temps suspectée en raison de ses références à deux apocryphes de l'Ancien Testament : le Livre d'Enoch et l'assomption de Moïse[5].   

En Actes 1,13, la mention "Jude de Jacques" est généralement traduite par "fils de Jacques". Maria Valtorta, avec la tradition précédente, retient la traduction "frère de Jacques"[6].

Eusèbe de Césarée, (IVème siècle), citant Hégésippe, rapporte la comparution des petits-fils de Jude, le frère du Seigneur, devant l'empereur Domitien (81-96) lors de la première persécution d'ampleur contre les chrétiens
[7]. Devant la pauvreté de ces deux personnes, l'empereur les relâche. Comment Jude, donné pour célibataire par Maria Valtorta, a-t-il eu une descendance ? Soit il s'est marié sur le tard (mais la tradition ne mentionne aucun nom), soit il a adopté les enfants de son frère ainé Joseph. En tous cas, à la fin du premier siècle, il n'y avait plus aucun autre survivant de la descendance d'Alphée, l'oncle de Jésus.      

Toujours selon Eusèbe de Césarée, Agbar, roi d'Édesse, aurait écrit à Jésus dont la renommée lui serait parvenue. Thaddée lui aurait été envoyé et l'aurait baptisé avec son entourage
[8].

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Fiche mise à jour le 05/10/2016

 



[1] Cf. Genèse 49,8-10.

[2] Cf. 1 Maccabées 2,66.

[3] Saint Thomas d'Aquin, commentaire de l’Évangile selon saint Marc - Chapitre III, verset 13-19.

[4] "Thadée est celui que saint Luc, dans son Évangile (Luc 6), et dans les Actes des Apôtres (Actes 1), désigne sous le nom de Jude, frère de Jacques. Il était en effet frère de Jacques, lequel était lui-même frère, c'est-à-dire cousin germain du Seigneur, comme il l'écrit dans son Epître".

[5] On pense que c'est le dernier apôtre qui ait écrit, à l'exception de saint Jean.

[6] La Bible Osty (1973) indique dans sa note de bas de page de Luc 6,16 "Judas (fils ou frère) de Jacques". La Bible Chouraqui (2003) fait de même ("Iehouda de Ia'acob - Jude, fils ou frère de Jacques. Matthieu et Marc nomment ici Tadaï (Thaddée)". Jérôme de Stridon, l'auteur de la Vulgate, mentionne ses liens par rapport à Jacques, le fils d'Alphée, en employant l'expression "Jude de Jacques" sans précision ("Iudam Iacobi" (luc 6,16, Actes 1, 13).

[7] Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, Livre III, chapitre 19 et 20. Source que reprend Daniel-Rops dans "Jésus en son temps" : "Quand, plus tard, l’empereur Domitien (81-96), mis au courant de la prophétie qui promettait à un descendant de David d’abaisser devant lui les puissants et les trônes, fera comparaître les derniers représentants de la lignée royale d’Israël, les pauvres campagnards qu’on lui amènera – deux petits-fils de Jude l’apôtre – lui paraîtront si humbles, si inoffensifs qu’il leur laissera la vie et les renverra à leurs hoyaux." (p. 109.)

[8] Ib°, Livre I, chapitre 13, § 11.