L'œuvre de Maria Valtorta
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Qui est Benoît de Fleurac ?  

Lecteur féru de Maria Valtorta, il en approfondit les aspects spirituels et philosophiques.
Il s’est attaché à les promouvoir par les moyens modernes de communication et par les réseaux sociaux.



 




 

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"À la redécouverte de l’Évangile avec Maria Valtorta".
Divinarum Rerum Scriptrix[1].

Conférence de Benoît de Fleurac.
Église St Roch - Salle du Curé d’Ars - 16 janvier 2018.

 1 – Introduction.        
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La Bible regorge de songes, de visionnaires, de prophètes, et ça ne s’est pas arrêté avec la proclamation de l’Évangile.    

L’apôtre Jean 20, 30 « Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. »

On va donc évoquer Maria Valtorta une mystique catholique italienne du XXème, qui est principalement connue pour ses visions de la vie de Jésus en Terre Sainte il y a 2000 ans, et des dictées qu’il lui a transmises.         

Mais ce qui compte ici, ce n’est pas tant Maria Valtorta, que Jésus-Christ.     

Car ses visions et dictées permettent de mieux connaitre et donc de mieux comprendre les Évangiles, de mieux aimer Jésus, envoyé par Son Père, qui a un amour total pour l’humanité et s’est investi de manière héroïque, acharnée et épuisante pour la sauver.           

On reconnait l’arbre à ses fruits, et vu les conversions résultant de la lecture de cette œuvre depuis des décennies, on peut sereinement dire que les fruits sont nombreux et savoureux. 

Lire « L’Évangile tel qu’il a été révélé à Maria Valtorta », c’est comme si on vivait avec Jésus, on sent sa présence réelle, sa puissance, sa paix, sa tendresse et son exigence aussi.         

Le portrait psychologique des apôtres, leur tempérament est dépeint d’une manière précise. Jésus sait tenir compte des personnalités pour les faire grandir avec tact et intelligence, car Jésus les veut, et nous veut, adulte spirituellement.

Lue par 3 papes, ce cadeau de Jésus à l’Église a pour vocation l’unité en rapprochant ses 2 poumons, l’orthodoxie et le catholicisme, mais aussi de toucher ceux qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ, ou ceux qui se sont éloignés de l’Église.          

C’est un moyen d’évangélisation exceptionnel, une arme de conversion massive qui se lit facilement, et si notre Créateur a eu la bonté de l’offrir pour notre époque, on peut légitimement penser qu’il doit avoir une bonne raison. On parlera d’ailleurs des 7 raisons que Jésus donne pour justifier cette œuvre - mais on peut déjà en donner deux essentielles :   

 Confirmer scientifiquement l’Évangile éternel. 

 Rendre accessible au plus grand nombre une théologie sûre, qui a été corrompue par l’exégèse moderniste.

Dans un premier temps, nous verrons ce que dit l’Église des révélations privées, nous constaterons ensuite l’adversité envers cette œuvre, car il est évident que si Jésus nous donne un moyen supplémentaire de le connaitre en vérité, de l’aimer, Satan va employer sa ruse pour l’anéantir, et ce combat spirituel continue encore à l’heure actuelle.           

Nous verrons que les trois tentatives de Jésus de nous transmettre les détails de sa vie sur terre à travers les âges ont été attaquées.   

Nous observerons ensuite la validité théologique et scientifique de l’œuvre, qui dépasse l’entendement, puis nous rentrerons dans l’étude de l’œuvre.

 2 - La position de l’Église sur les révélations privées.    
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Le caractère particulier d’une "révélation" qu’elle soit publique ou privée, implique que l’on distingue la figure de l’Auteur, qui a conçu, voulu, et transmis cette œuvre, de celle qui l’a écrite matériellement, dans un esprit de service. Dans ce cas précis il est très clair que Jésus en est l’Auteur et Maria Valtorta le scribe, l’instrument.         

Les écrits de Maria Valtorta entrent dans la catégorie de ce qu’on appelle les "révélations privées".    

Le Catéchisme de l’Église Catholique en parle dans son article 66 :

"L’Économie chrétienne, étant l’Alliance Nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n’est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ[2]". Cependant, même si la Révélation est achevée, elle n’est pas complètement explicitée ; il restera à la foi chrétienne d’en saisir graduellement toute la portée au cours des siècles.

L’article 67 en parle également :

Au fil des siècles il y a eu des révélations dites "privées", dont certaines ont été reconnues par l’autorité de l’Église. Elles n’appartiennent cependant pas au dépôt de la foi. Leur rôle n’est pas "d’améliorer" ou de "compléter" la Révélation définitive du Christ, mais d’aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l’histoire. Guidé par le Magistère de l’Église, le sens des fidèles sait discerner et accueillir ce qui dans ces révélations constitue un appel authentique du Christ ou de ses saints à l’Église.

Les écrits de Maria Valtorta répondent entièrement aux critères demandés par l’Église, et il est à noter que Jésus répond par avance aux éventuelles objections dans par une dictée en 1947 :

L’ouvrage […] n’est pas un livre canonique. […] c’est un livre inspiré que je vous accorde pour vous aider à comprendre certains passages des livres canoniques.

Le Cardinal Ratzinger (futur Benoit XVI) nous aide à discerner :

Le critère pour la vérité et pour la valeur d’une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même. A toutes les époques est donné à L’Église le charisme de prophétie, qui doit être examiné, mais ne peut être déprécié[3].

Saint Paul avertit :

N’éteignez pas l’Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais discernez la valeur de toute chose, ce qui est bien gardez-le[4].

St Thomas d’Aquin, docteur de l’Église, nous dit que :

Tout ce qui est vrai vient de l’Esprit-Saint, quel que soit celui qui l’exprime[5].

Il dit encore, dans sa Somme théologique :

Dieu enverra des prophètes et des prophéties jusqu’à la fin des temps pour diriger les actions des hommes…[6]

Les cadeaux du ciel, sont souvent accueillis avec "incrédulité et dureté de cœur[7]"…   

Comme la plupart des mystiques et des saints, Maria Valtorta a été attaquée, et elle l’est toujours. Depuis deux ans que je travaille en détail sur ce dossier, je peux témoigner qu’aucune personne qui émet un avis mitigé ou négatif sur Maria Valtorta ne l’a lue. Elle n’a pas été brûlée comme Jeanne d’Arc, mais ça a chauffé quand même. On parle de prudence… mais en est-ce réellement ? Il faut savoir que le Wikipedia de Maria Valtorta est verrouillé par des adversaires déclarés de Jésus-Christ et de son Église, on peut y lire que Maria Valtorta aurait été condamnée à 7 reprises par le Vatican, c’est bien sûr un mensonge sur un tapis de désinformations. 

Vous l’aurez tous compris, derrière elle, c’est Jésus-Christ qu’on attaque. C’est de toute évidence un combat spirituel majeur.

 3 - L’histoire de la fameuse mise à l’index …       
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…en est un parfait exemple.

Aussi captivante qu’un roman policier, cet épisode peut se résumer ainsi :    

Le pape Pie XII, après avoir entièrement lu l’œuvre de Maria Valtorta - que son confesseur le futur cardinal Bea lui avait fait parvenir - fait savoir son autorisation de publier, lors d’une audience privée en présence de trois membres des Servites de Marie, dont le père Berti, le 26 février 1948 :

Publiez l’œuvre telle quelle. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront[8].

Dans l’enthousiasme de cet imprimatur oral, le père Migliorini, le confesseur de Maria Valtorta, distribue des copies dactylographiées autour de lui - contre l’avis de Jésus - ce qui a pu agacer le Saint Office.           

Jésus, ayant souligné qu’un excès d’enthousiasme pouvait nuire à l’œuvre, dit à Maria Valtorta le
2 juin 1946 :

Cherchez à obtenir une approbation qui défende l’Œuvre et lui serve de garantie. Cherchez-la immédiatement et ne renoncez pas avant de l’avoir trouvée.

Un an après, début 1949, alors qu’un accord a été conclu avec l’imprimerie du Vatican, deux commissaires du Saint-Office (dont Mgr Giovanni Pepe, on va en reparler) convoquent le père Berti qui n’a pas le droit de parler, lui ordonnant de remettre les manuscrits originaux et les copies – sans justifier aucun motif - afin, selon les termes de Mgr Giovanni Pepe, qu’ils y demeurent "comme dans une tombe". Heureusement – parfois il peut y avoir une sainte désobéissance - seules des copies sont alors données, mais pas les originaux.

Cette procédure choquante est bien sûr en dehors de toutes les procédures canoniques. Elle est juridiquement incompréhensible, car le père Berti n’est ni l’auteur ni l’éditeur, et les censeurs ne sont pas l’ordinaire, c’est-à-dire l’évêque du lieu de résidence comme le requiert le droit canonique. Aucun motif n’est connu, aucune lettre ne fut envoyée à Maria Valtorta.       

Il est à noter que dans cette période préconciliaire il y avait au Saint Office une très forte vague antimystique.    

Vers la même période, le 6 janvier 1949, le ton de Jésus, dans une dictée
[9], change :

Quand bien même on décrétait définitivement, par quelque entêtement sacrilège, que mon Œuvre est condamnable… Je permets qu’elle soit publiée à titre d’écrit humain. Cela ne signifie pas que j’accepte leur jugement ni que je désavoue la nature de l’Œuvre et le nom de son véritable Auteur, mais je le fais par pitié pour les âmes… Je veux que les âmes puissent boire à la Source de vie de ma Parole… Ouvrons donc pour eux un autre accès à la Source divine. C’est ainsi que le bon Maître est celui qui porte la Bonne Nouvelle, la Parole de vie qui "sort de ma bouche, [et] ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plait, sans avoir accompli sa mission." (Isaïe 55,11), la Parole de vie, de salut, de lumière sur le chemin, de vérité d’amour pour tous, reviendra vers les aveugles, les sourds, les estropiés et les paralytiques, les lépreux, les fous et les morts, comme aussi vers les assoiffés et affamés spirituels, pour ouvrir les yeux et les oreilles à la Vérité, redonner leur agilité aux âmes estropiées et paralysées, guérir de leur sensualité ceux qu’elle soumet à la lèpre du péché, rendre la raison aux intelligences délirantes sous la possession démoniaque de doctrines contraires à Dieu, ressusciter l’esprit de ceux dont l’âme est morte, nourrir les affamés et désaltérer les assoiffés de moi et du Ciel afin que tous, tous, tous puissent être rassasiés, même ceux qui n’imaginaient pas me rencontrer en lisant un livre.

Cette dictée remarquable, à destination des personnes réticentes envers les révélations privées, nous apprend que Jésus lui-même accepte qu’on lise cette œuvre comme un roman, parce qu’il sait qu’au final on va être converti. La sensibilité, le tact et la clairvoyance dont fait ici preuve Jésus, nous montre - s’il en était besoin - qu’il est bien le fils de Son Père !  

Lors de sa convocation le père Berti n’a pas pu informer le Saint Office de l’imprimatur oral du Pape, puisqu’il avait interdiction de parler, on pourrait alors penser que si le Saint Office l’avait su, il n’aurait pas voulu faire disparaitre cette œuvre… et bien non !         

En 1952, Mgr Giovanni Pepe met à l’index deux ouvrages sur le Padre Pio sans en parler au Pape Pie XII qui est son supérieur au Saint Office, il est alors démissionné
[10].    

En janvier 1960, après la mort de Pie XII, certains membres du Saint Office, de la même mouvance que Mgr Giovanni Pepe, se vengent en mettant à l’index deux mystiques majeures : Sœur Faustine
[11], qui a depuis été canonisée, et Maria Valtorta.  

Officiellement, pour défaut d’imprimatur (article 1385 du droit canon) L’Evêque du lieu de l’éditeur, qui avait pouvoir pour donner un imprimatur, devenait aveugle et n’a pas pu lire entièrement l’œuvre, on lui faisait la lecture, mais il n’a pas pu délivrer d’imprimatur.  

La mise à l’index de Maria Valtorta fût une sanction disciplinaire mais non doctrinale. Aucune erreur théologique n’a été détectée dans ses écrits, si c’était le cas, le canon 1399 aurait été sollicité.       

En décembre 1961, le père Berti est convoqué de manière beaucoup plus chaleureuse par le Père Marc Giraudo, un membre du Saint Office qui le laisse parler, et ainsi révéler l‘imprimatur oral de Pie XII. Après avoir consulté ses supérieurs, le père Giraudo prononça ces paroles :

"Continuez à publier. Nous allons voir comment le monde la reçoit".

Ainsi, deux ans après la mise à l’index, l’œuvre obtient un imprimatur oral du Saint Office.   

L’Index des livres prohibés a été créé en 1515 lors du concile de Latran au moment du début de l’imprimerie et aboli en 1966 lors du concile Vatican II. Il n’a donc plus force de loi ecclésiastique.         

Cette condamnation est caduque, pour 3 raisons :

- Elle est invalide dès lors que le Pape a explicitement encouragé la publication.          
- Elle est obsolète dès lors que l’Index a été aboli en droit et en conséquences.     
- Elle est sans objet dès lors que l’imprimatur qui avait motivée la censure n’est plus requis depuis 1975 pour ce type de livre.

Certains canonistes disent que l’abolition de l’index en 1966 est la "jurisprudence Valtorta", le Pape Paul VI ayant voulu faire en sorte qu’il soit désormais impossible pour le Saint-Office, qui devient à cette date le Congrégation pour la doctrine de la foi, de censurer les messagers de Dieu, les prophètes. Car Maria Valtorta n’était pas un cas isolé, on l’a vu, à la même période Padre Pio a été inquiété, Sœur Faustine indexée, et le procès de béatification d’Yvonne Aimée de Malestroit - pourtant morte en odeur de sainteté, et l’exhumation de son corps en 1957 a montré son incorruptibilité - a été stoppé (par crainte d’une "vague d’illuminisme"), et d’autres encore. 

Depuis, l’œuvre se répand mondialement avec l’autorisation tacite de l’Église, qui est "confiante dans la conscience mature des fidèles" comme le cardinal Ottaviani (le 14 juin 1966). On peut donc suivre sereinement ce que dit Jésus de cette œuvre :

Prenez cette œuvre et ne la scellez pas, mais lisez-la et faites-la lire » (3 février 1947)

 4 - Trois voyantes ont reçu des visions complètes de la vie de Jésus.            
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De très nombreux mystiques ont eu des visions partielles de la vie du Christ mais seulement trois ont reçues des visions complètes.  

La vénérable
Marie d’Agreda, espagnole du 17ème siècle, les a retranscrites dans "La cité mystique de Dieu". Un confesseur occasionnel - très certainement l’adversaire -, lui ordonne de brûler le récit de ses visions (avec cette injonction : "Les femmes ne doivent point écrire dans la Sainte Église", mais son confesseur habituel lui ordonne de les réécrire, seulement des décennies plus tard, donc de mémoire, avec beaucoup d’emprunts à la culture de son époque et de sa propre personnalité. Ce sont des erreurs involontaires, mais qui ont gâché son œuvre.        

Déjà l’opposition est forte. Bossuet est un adversaire acharné
[12] de Marie d’Agreda. Don Guéranger en est un promoteur enthousiaste[13].           

Cette œuvre est mise à l’index dans une partie de l’Europe, dans l’autre on peut la lire.           

Dans une dictée à Maria Valtorta, Jésus fait cette critique extraordinairement pertinente et pénétrante de Marie d'Agréda :

Certains désirent en savoir plus sur l’énigme de Marie d’Agréda. Qu’est-ce qui a gâché l’œuvre vraiment sainte de Marie d’Agréda ? : La précipitation des hommes [l'intervention de son directeur]. Elle a suscité l’attention et des rancœurs. Elle a contraint cette femme illuminée à remanier la partie descriptive. En ce qui concerne la partie instructive, l’Esprit a pourvu, et son enseignement reste identique. Or quelles ont été les conséquences de ce remaniement ? Une grande souffrance, de la fatigue et des troubles chez Marie d’Agreda, ainsi que la corruption de la magnifique œuvre primitive.   
Toute personne qui décrit, tout prophète, est esclave de son temps. Au moment où il écrit et où il voit (Jésus précise : je parle de ceux qui écrivent de par la volonté de Dieu), il le fait en décrivant parfaitement, même à l’encontre de sa propre façon de voir, conforme à son époque. Il s’étonne, par exemple, de ne pas voir ceci ou cela, ou bien de remarquer des objets et des formes de vie différentes de celles de son temps, mais il les décrit telles qu’il les voit. S’il lui faut en revanche répéter toute une série de visions en ne les ayant plus sous les yeux, après un long intervalle de temps, il retombe sans cesse dans sa propre personnalité et dans les habitudes de son époque. Ceux qui viennent après s’effarent donc de certaines traces trop humaines dans la description d’un tableau d’origine divine.           
C’est ainsi que, dans sa partie descriptive, Maria d’Agréda est tombée dans les fioritures de l’humanisme espagnol : elle fait de la vie de ma Mère en sa sainte pauvreté, de sa sublime création sur la terre et de son règne au ciel, un fatras d’éléments de la pompe rutilante de la cour des Rois d’Espagne à l’époque la plus pompeuse qu’elle ait jamais connue. Cette tendance espagnole, et d’Espagnole de son temps, ainsi que les suggestions d’autres personnes - qui, en bons Espagnols de cette époque, étaient portés à voir, à rêver, à penser, à transposer dans l’éternité et dans le surnaturel ce qui était temporel et humain, tout cela l’a poussée à entourer les descriptions de fioritures clinquantes qui nuisent à l’œuvre sans honorer Dieu.          
C’est une grande erreur que d’imposer certains remaniements ! L’esprit humain ! À la fois parfait et très imparfait, il ne peut rien répéter sans tomber dans l’erreur, et en particulier pour un travail de ce genre et de cette ampleur. Ces erreurs sont certes involontaires, mais elles gâchent ce qui était parfait parce qu’illuminé par Dieu
[14].

Ensuite, la bienheureuse Anne-Catherine Emmerich une allemande du 19ème siècle qui, elle, n’a rien écrit.     

Elle a raconté ses visions à un ami poète, qui, une fois rentré chez lui, les couchait de mémoire sur papier, et les a ensuite remaniées des années après sa mort, il y a même eu cinq niveaux de réécriture.          

Lors de son procès de béatification, la Congrégation pour la cause des saints a dû préciser qu’on ne pouvait lui attribuer le récit qui nous parvenait, même s’il demeurait profitable
[15].      

Dans cette autre dictée, Jésus nous éclaire sur les visions d’Anne-Catherine Emmerich et sur celles de Josefa Menéndez.

Je n’ai jamais permis jusqu’ici que tu connaisses de vrais livres de révélations ou des livres dans lesquels on parle de visions reçues par telle ou telle personne. Je le permets maintenant. […] Vous pouvez toujours Me trouver, Moi le vrai Jésus, Maître ou Martyr, dans quelques pages, de quelques âmes à qui Moi, Je me suis révélé, en tant que Maître et Martyr. Dans ceux-ci, vous me trouverez toujours. Je l'ai d'ailleurs déjà trouvé, sans aucune erreur de jugement, dans le livre de Josefa Menéndez. Parce que Je suis vraiment là, comme dans les pages que tu as écrites depuis cinq ans.   
L'autre livre t’a laissé dubitative, et plus encore : insatisfaite et encore plus : troublée, presqu’écœurée… […]     
Ces pages (les révélations d’Anne-Catherine Emmerich) ont été abondamment élaborées par les hommes. Et tu t’es demandé : "Mais alors cette femme, qui dit aussi qu'elle avait aimé Dieu, n’a pas dit la vérité ?".     
[…] Souviens-toi des conditions que J’ai dites être indispensables pour qu’un instrument soit un instrument parfait : humilité constante, sincérité scrupuleuse, obéissance totale. Ces vertus l’allemande les avaient.    
Je te réponds, avec charité mais aussi avec justice : Ces pages, pour un ensemble de raisons, ne sont pas le reflet fidèle des choses vues. La poussière de ce qui est humain a corrompu la pureté de la vérité. Les hommes ont voulu ajouter à l'œuvre de Dieu et ils l'ont dénaturée. Comme toujours. Comme cela se serait passé aussi pour les visions que je t'ai données, si toi ou d'autres avaient voulu ajouter ou modifier. Comme toi-même, si tu avais voulu embellir le récit, comme d'autres pensant le rendre plus parfait. Toi et les autres, vous auriez tout abîmé.   
Seul Dieu est la Vérité, Dieu seul est l’Auteur Parfait.    
Et en ce cas, mon Église enseignante a raison d'être perplexe depuis tant d'années pour définir les révélations d’Anne-Catherine. En ce cas.     
Dans le tien, elle ne doit pas être perplexe.         
Parce que même un simple bon sens, et un sens juste, lisant les pages écrites par toi et les confrontant à celles de l'allemande, sent la différence, Me sent dans les tiennes, sent la vérité historique, pure, de ta narration.      
En Joséfa, j'y suis.   
Et tu m'y as tout de suite senti.     
Mon style est unique
[16].

Dans les deux cas, Marie d’Agreda et Anne-Catherine Emmerich, ce n’est pas l’authenticité des révélations qui est en cause, mais la façon dont elles nous sont transmises.

La 3ème mystique et, à ce jour, la dernière mystique à avoir reçu la vie entière de Jésus par visions est Maria Valtorta.     

Elle est née à Caserte (au nord de Naples) le 14 mars 1897, et décédée à Viareggio (en Toscane) le 12 octobre 1961.   

Son père, un militaire, est la bonté même, sa mère l’inverse : Elle lui interdit toute visite à l’église en dehors de la messe dominicale, lui impose le ménage de la maison alors qu’elle est paralysée dans son lit, et lui interdit de voir son père sur son lit de mort.  

C’est une excellente élève dans les matières littéraires, mais elle arrête ses études en 1914, à l’âge de 16 ans pour être infirmière dans l’armée.     

À 23 ans, elle se fait agresser par un anarchiste qui lui frappe le dos avec une barre de fer et progressivement elle est paralysée et ne quitte plus son lit.     

Elle devient une âme victime, clouée au lit par de multiples pathologies qui iront en s’aggravant. Les médecins n’arrivent à comprendre comment elle peut encore être en vie, et ne pas hurler de douleur. Elle est stigmatisée, mais demande à Jésus la grâce que cela reste caché, comme pour Luisa Piccarreta, Josefa Menéndez ou Sainte Faustine.  

À 28 ans, elle s’offre à l’Amour miséricordieux. Thérèse de Lisieux dont elle suit la trace par un abandon confiant et un amour généreux devient sa marraine lorsqu’elle se donne comme hostie à Jésus.     

À 34 ans, elle s’offre à la Justice Divine et offre sa vie, selon le souhait de Jésus, pour l’unité des chrétiens et des Églises, comme l’avait fait la bienheureuse Maria Gabrielle Sagheddu.    

À 37 ans, elle intègre le
Tiers-Ordre des Servites de Marie.        

Début 1943, à la demande de son directeur spirituel, elle écrit son Autobiographie, en deux mois.           

Juste à la fin de sa rédaction, le jeudi saint, elle a sa 1ère vision du Christ en Croix :

Tout à coup, écrit-elle, j’ai vu, mentalement, un terrain très pierreux et aride, entouré d’un vaste horizon. Tout au sommet, un plant de violettes avait poussé. Une seule violette était complètement éclose. …Je vis alors une grosse planche enfoncée dans le sol... À un mètre et demi du sol, peut-être moins, je vis deux pieds transpercés. Du sang coulait le long des talons, jusqu’au sol. D’autres gouttes ruisselaient des orteils sur la touffe de violettes. C’est donc vers cela que se tournait la violette, unique touffe de verdure en cette terre stérile : vers ce sang qui la nourrissait[17].

S’en suivent de nombreuses visions et des dictées de Jésus, qui lui annonce sa mission qui est celle d’être

…une voix mondiale. Tu dois chanter l’hymne de la Miséricorde et de l’Amour, de la Sagesse et de la Perfection, pour toutes les oreilles et tous les cœurs, pour toutes les intelligences et toutes les âmes[18].

Maria Valtorta devient ainsi l’instrument, le porte-plume de Dieu. Elle note elle-même ses visions au moment-même où elles se présentent à elle, on peut donc dire que c’est une "pure source". 

Son travail consiste à écrire ce que lui dicte Jésus, ou à décrire ce qui se présente à elle.    

S'il s'agit d’une dictée, et qu’elle se rapporte à un passage de la Bible, Jésus commence par lui faire ouvrir le Livre au passage qu'Il veut expliquer.           

Si c’est une vision, elle a d’abord une image initiale qui est généralement le point culminant de la vision, puis elle se déroule dans l’ordre
[19].          

Maria Valtorta entend les sons, sent les odeurs, elle peut se retourner, regarder à droite à gauche.      

On peut dire qu’elle a une très grande mémoire visuelle et une grande attention à toutes sortes de détails car cette œuvre est d’une précision extraordinaire.    

Jésus insiste pour une fidélité du récit jusque dans ses détails, et on va le voir, ce sont eux qui vont donner une multitude de preuves scientifiques de la véracité de cette œuvre.        

Elle a une connaissance religieuse très basique : Elle ne possède les 4 évangiles qu’à 27 ans, et sa première bible lui est offerte à 47 ans par son confesseur en 1943. Elle n’avait évidemment pas la Septante (Traduction de la bible hébraïque en grec du IIème siècle av JC.), auxquelles se réfèrent les citations de l’ancien testament que lui indique Jésus.     

Elle n’a pas non plus accès aux ouvrages qui pourraient lui permettre d’écrire toutes les scènes où elle voit la Terre Sainte, et elle ne peut pas connaître des lieux découverts par des archéologues des années après.           

De toute évidence l’érudition dont fait preuve Maria Valtorta dans ses écrits dépasse ses moyens.      

À partir de 1956, Après avoir tout offert à Dieu, jusqu'à sa propre intelligence, Maria commence à se renfermer graduellement, dans une sorte d'isolement psychique, jusqu'au jour où elle s'éteignit, de manière extatique comme lui avait annoncé le Seigneur.          

Dans son testament spirituel, elle se confie :

J’ai fini de souffrir, mais je continuerai à aimer.

En 2001, les Servites de Marie demandent l’ouverture de son procès en béatification. Son corps repose à la Basilique de la Sainte Annonciation à Florence, où la messe des 50 ans de sa mort a été célébrée par un nonce apostolique en 2011.      

Sur
sa tombe est inscrit "Divinarum Rerum Scriptrix" ce que l’on peut traduire par "historienne du divin".

 5 - Les écrits de Maria Valtorta…    
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…consistent en 15 000 pages manuscrites répartis sur 122 cahiers écrits d’une traite et sans rature.      

D’abord, son
Autobiographie, rédigée à la demande de son directeur spirituel entre février et avril 1943.   

Ensuite, les visions et dictées de Jésus qui s’étendent sur une dizaine d’années de 1943 à 1953, pour la majorité entre 1943 et 1947, sur cette période elle écrit l’œuvre la plus connue, dont l’écriture a duré 4 ans jour pour jour :
L’Évangile tel qu’il m’a été révélé. C’est une épopée de 652 visions et de dictées (5400 pages en 10 tomes) où l’on peut suivre Jésus quasiment au jour le jour depuis la conception de Marie jusqu’à la résurrection et les tous débuts de l’Église. 500 jours de la vie publique de Jésus sont couverts soit 42%, les 4 évangélistes en couvrent 14%.        

Jésus n’a pas donné de titre spécifique, il en parlait comme de l’Œuvre (Opera en italien). À deux reprises, Jésus parle de cette œuvre en disant "cet évangile" (Evangelo en italien). Évangile signifiant Bonne Nouvelle, et Révélation : Dévoiler, faire connaître.          

Les premières éditions italiennes en 1956 avaient pour titre Poema del Uomo-Dio, c’est à dire "Le poème de l’homme Dieu". Le premier traducteur français, Felix Sauvage, a souhaité que l’œuvre, parue pour la première fois en 1979 dans les pays francophones, prenne pour nom celui qu’on lui connait maintenant, car c’est ainsi que Maria Valtorta parlait de ses visions : "L’Évangile tel qu’il m’a été révélé".  

À partir de 1994, l’Italie reprend pour sa nouvelle édition le titre "L’Évangile Tel qu’il m’a été révélé" : L’Evangelo come mi è stato rivelato, et depuis cette date, c’est le titre qui est repris pour les nouvelles traductions.   

Les 3 tomes des
Cahiers sont des enseignements de Jésus pour notre temps, des enseignements théologiques, des visions des martyrs des premiers chrétiens, et des commentaires de l’Apocalypse.    

Les
Leçons sur l’Epitre de St Paul aux Romains sont des commentaires de l’Esprit-Saint. Des théologiens décrivent cet ouvrage comme le point culminant de l’œuvre de Maria Valtorta, avec Le livre d’Azarias, qui sont des dictées de son ange gardien, et parfois de l’archange Raphaël qui commentent les 58 messes festives du missel de Saint Pie X en usage à l’époque.   

Les 3 âges de la vie mystique, tels que répertoriés par le père Garrigou-Lagrange, sont ainsi représentés :      

- La vie purgative pour L’Évangile tel qu’il m’a été révélé.           
- La vie illuminative pour les Cahiers.          
- La vie unitive pour les Leçons sur l’Epître de Saint Paul aux Romains et Le livre d’Azarias.

 6 - Examen de la véracité de cette œuvre…          
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…par la théologie, la science, la chronologie, l’explication de certains termes oubliés, et le style.         

On l’a vu Saint Thomas d’Aquin disait que tout ce qui est vrai vient de Dieu, nous allons donc nous intéresser à la véracité de cette œuvre, pour voir si elle vient de Dieu ou non.

 1 - La théologie confirme la véracité des visions.           
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Tous les enseignements de Jésus rapportés par Maria Valtorta confirment et explicitent le magistère de l’Église Catholique[20].  

- Les écrits de Maria Valtorta ont été la nourriture de nombreux papes et saints :      

 Pie XII encourageait la publication de l’œuvre en invitant chacun à se forger intuitivement son jugement.  

 Paul VI avait commandé l’œuvre entière pour le séminaire de Milan.         

 Jean Paul II était un grand lecteur de Valtorta. 

 Padre Pio en recommandait la lecture, et visitait même Maria Valtorta par bilocation,

 Mère Teresa dont c’était le livre de chevet, avec son bréviaire et sa Bible.  

 Le père Roschini – fondateur du Marianum, (Faculté pontificale où on étudie la Mariologie, c'est-à-dire la science qui a pour objet la vierge Marie) – qui avait d’abord eu un sourire de méfiance envers Maria Valtorta, a dit

Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j'ai lus et étudiés, n'avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d’œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime, que les écrits de Maria Valtorta.

Ce n’est sans doute pas un hasard si cette œuvre nous est donnée à notre époque, qui est celle de Marie, comme le prophétisait Grignon de Montfort. 

- C’est un trésor pour les biblistes, les apparentes contradictions qu’on peut parfois trouver chez les évangélistes sont résolues.          

Par exemple : dans le sermon sur la montagne, Luc parle d’une plaine, Matthieu d’une montagne, or avec Maria Valtorta on comprend qu’ils ont tous les deux raisons car il s’agit d’un plateau sur une montagne.

 2 - La science.  
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On peut se demander pourquoi Jésus a fait une œuvre qui soit vérifiable par la science. Notre époque est empreinte de rationalisme qui évacue totalement le spirituel, spécialement en occident – et l’Église Catholique aussi est touchée par ce rationalisme - donc pour s’adapter à notre époque, pour être audible, et endiguer la fuite des chrétiens de l’Église, Jésus a voulu que cette Œuvre soit scientifiquement irréprochable. Nous allons pouvoir constater qu’elle l’est.   

Le 25 janvier 1944 Jésus dit à Maria Valtorta

Souviens-toi d'être tout à fait scrupuleuse pour répéter ce que tu vois. Même une bagatelle a de la valeur et elle n'est pas à toi, mais à Moi. Il ne t'est donc pas permis de l'escamoter […] Pour les dictées, tu es arrivée à la plus fidèle fidélité. Dans les contemplations, tu observes avec beaucoup d'attention, mais dans la hâte d'écrire, et à cause de ton état particulier de santé et de l'ambiance où tu te trouves, il t'arrive d'omettre quelque détail. Il faut l'éviter, mets-les au bas des pages mais indique-les tous. Ce n'est pas un reproche mais un doux conseil de ton Maître[21].

Jésus averti du sérieux de cette œuvre et de sa volonté qu’elle soit diffusée :

Je ne puis permettre que l’on traite cette œuvre comme une plaisanterie et qu'elle reste à l’état de manuscrit. Nous avons affaire à un monde obtus et mauvais - jusque dans les milieux ecclésiastiques -, à un monde qui ne se soucie guère de relire ces écrits pour pouvoir y reconnaître ma présence et les approuver, mais qui porte toute son attention à éplucher l’ouvrage dans le seul dessein d’y trouver un mot qui puisse passer pour une erreur théologique ou simplement historique, que ce soit dû à l’écriture incertaine de l’instrument ou à une erreur du copiste. C’est la pure vérité. J’agis donc en sorte que leur animosité soit déçue[22].

À l’époque, même Maria Valtorta ne comprend pas pourquoi Jésus lui demande de

noter tous ces détails. Et on ne le comprendra seulement des décennies plus tard, en 1992, grâce au polytechnicien Jean Aulagnier. Ses travaux sur l’œuvre prouvent sa véracité, que ce soit l’archéologie, l’astronomie, la géographie, l’histoire, la botanique, l’ethnologie…

Puis, en 2012, l’ingénieur Jean François Lavère a publié le fruit de 10 ans de travail, dans
l’Énigme Valtorta, où il analyse 10 000 détails de l’œuvre : 70 groupes ethniques, 750 personnages, 220 villages, 110 sites géographiques, 150 plantes, 200 espèces animales, 50 espèces minérales, la position des astres ont été passés au crible de la science. Tout concorde ! C’est extraordinaire, et on peut dire qu’à ce niveau de précision, cette œuvre est unique dans l’histoire de l’humanité.           

Jésus donne des indices aux archéologues pour retrouver des villes dont on a perdu la trace. Comme Bethsaïde, qu’on recherche aujourd’hui au bord d’un lac, alors qu’il faudrait le rechercher à 1,5 km à l’intérieur des terres, car Jésus nous apprend que 2000 ans d’alluvions ont éloigné les rives du lac de leur emplacement initial. Bethsaïde a été redécouvert en 1987, 40 ans après les visions de Maria Valtorta.   

Rien que les positions de la lune (il y a 236 descriptions lunaires dans l’œuvre), il y a seulement une chance sur des milliards de milliards de milliards (10 puissance 80) que cela forme un ensemble exact et parfaitement cohérent, et ces précisions astronomiques permettent de dater la vie de Jésus au jour le jour. 

Le simple bon sens nous montre qu’il est impossible qu’une femme peu instruite, alitée, puisse avoir imaginée seule cette œuvre d’un jet et sans rature, d’autant plus qu’elle a reçu les visions dans le désordre.           

Jésus l’explique dans une dictée du 23 septembre 1944 :

Des nécessités de réconfort et d’instruction pour toi, ma bien-aimée, et pour d’autres, m’ont contraint à suivre un ordre spécial pour donner les visions et les dictées qui s’y rapportaient. Mais je vous indiquerai, au moment voulu, comment répartir les épisodes des trois années de vie publique[23].

 3 - la chronologie de la vie de Jésus est ainsi restaurée.           
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Dans la même dictée[24], Jésus précise :

L'ordre des Évangiles est bon, mais pas parfait chronologiquement. Un observateur attentif le remarque. Celui qui aurait pu donner l'ordre exact des faits – puisqu’il était resté avec moi depuis le commencement de l'évangélisation jusqu'à mon Ascension-, ne l'a pas fait. En effet Jean, en vrai fils de la Lumière, s'est occupé et préoccupé de faire transparaître la Lumière à travers son vêtement de chair aux yeux des hérétiques qui attaquaient la réalité de la Divinité enfermée dans une chair humaine. Le sublime évangile de Jean a atteint son but surnaturel, mais la chronique de ma vie publique n'en a pas été aidée.       
Les trois autres évangélistes sont semblables en ce qui concerne les faits, mais ils altèrent l'ordre du temps, car un seul des trois a été présent à presque toute ma vie publique : Matthieu, et il ne l'a mise par écrit que quinze ans plus tard. Quant aux autres, ils l'ont fait encore plus tard, et après en avoir entendu le récit de ma Mère, de Pierre, ainsi que des autres apôtres et disciples.

 4 - Certains termes obscurs.            
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Le travail scientifique sur cette œuvre permet de redécouvrir certains termes bibliques qui paraissaient pour le moins obscurs, comme le "sabbat second-premier[25]", un terme énigmatique mentionné lorsque les apôtres cueillent des épis le jour du sabbat (EMV 217) Luc (6,1) dont on trouve encore la trace dans les bibles protestantes, sans pour autant qu’on sache l’expliquer, mais il a disparu des bibles catholiques récentes. Déjà au IVème siècle quand Saint Jérôme fait sa Vulgate, on n’en connait plus le sens. On sait seulement qu’il s’agit d’une indication liturgique mais on ne la comprend pas. Par les travaux de Jean-François Lavère, on apprend que cela se réfère à la seconde Pâque ou Pâque supplémentaire, c’est à dire le 1er sabbat après Pâques, une fête tombée en désuétude dans le judaïsme après la chute du temple. Elle se vérifie parfaitement car le premier sabbat après la seconde Pâque nous conduit quinze jours avant la Pentecôte (Shavouot), la fête de la moisson, ce qui explique que les blés sont déjà en épis. L’étude des écrits de Maria Valtorta éclairent et restaurent ainsi une indication de l’Évangile voulue par Luc.        

Comme Bernadette Soubirous, Maria Valtorta écrit phonétiquement des mots qu’elle ne connait pas : Elle écrit ainsi Sciemanflorasc
[26], mais Jean-François Lavère devine, des années plus tard, qu’il faut comprendre Schem Hammephoras, qui était le nom secret de Dieu prononcé une fois l’an par le grand prêtre dans le secret du sanctuaire.   

Il est fort probable que ces travaux scientifiques vont accélérer la renommée et la reconnaissance des écrits de Maria Valtorta.

 5 - le style littéraire.   
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À propos de la retranscription des visions, le vénérable Gabriel Allegra parlait de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé comme d’un "chef d’œuvre de la littérature chrétienne mondiale".      

À propos des dictées (« Carnets » 28 janvier 1949), Jésus dit à Maria Valtorta : "Mon style est unique
[27]". 

Quand on lit l'autobiographie de Maria Valtorta, on sent bien qu'il n'y a pas ce style de Dieu, de Jésus, tel qu'on peut le ressentir dans les dictées qu'elle aura ensuite.       

Par ailleurs, on peut retrouver ce "style" de Dieu si unique chez d'autres messagers, à d'autres époques, et dans d'autres langues, où la similarité de style avec les dictées reçues par Maria Valtorta est flagrante.     

En effet, le style de Dieu est vraiment unique, on peut tenter de le décrire ainsi : Des phrases plutôt longues avec des mots simples pour décrire les vérités éternelles les plus profondes, et construites de telle manière que n’importe qui, quel que soit son niveau d’instruction, peut la comprendre.

 7 - Jésus explique la finalité de l’œuvre.   
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Jamais le Christ ne s’est engagé si fortement pour recommander, toujours en privé, une révélation privée.

À la fin du dernier tome de l’Évangile tel qu’il m’a été révélé, Jésus expose de manière magistrale les 7 raisons de cette œuvre[28] :   

1 – Combattre les erreurs.       
2 – Réveiller l’amour de l’Évangile.   
3 – Montrer les diverses manières de conduire les âmes.
4 – Ramener à leur vérité les figures du Fils de l’Homme et de Marie.
5 – Connaître la passion de Jésus.      
6 – Montrer la puissance de la parole de Jésus et ses divers effets.       
7 – Faire connaître le mystère de Judas.      

Jésus explique que cette œuvre est :  

- "Le livre vivant et une parfaite connaissance de Moi et de mon temps
[29]".  

- pour "percevoir Dieu non plus comme une idée abstraite, mais comme une présence réelle qui nous donne une force et une paix nouvelle
[30]".      

- C’est "la Bonne Nouvelle ré-évangélisée
[31]",         

- à laquelle est réservé "un grand succès dans l’Église régénérée
[32]".   

- "Un don extraordinaire
[33]" voulue par la Sagesse et la Divine Providence pour les temps nouveaux, c’est une source d’eau vive et pure. "C’est Moi, la Parole vivante et éternelle, qui Me suis de nouveau donné en nourriture aux âmes que J’aime[34]".          

On connait donc, par les dictées à Maria Valtorta, les raisons de cette œuvre, mais aussi par
Mgr Ottavio Michelini (1909-1979), un prêtre italien qui a reçu des dictées de Jésus regroupées dans l’excellent livre Confidences de Jésus à ses prêtres et à ses fidèles, où le Christ justifie son œuvre à deux reprises :

J'ai dicté à Maria Valtorta, âme-victime, une œuvre merveilleuse. De cette œuvre, Je suis l'auteur. Tu t'es rendu compte toi-même des réactions rageuses de Satan.  
Tu as constaté la résistance que beaucoup […] opposent à cette œuvre qui, si elle était – Je e dis pas lue - mais étudiée et méditée, apporterait un bien immense à tant d'âmes.     
Cette œuvre est source de sérieuse et solide culture
[35].            
[…] celui qui n’a pas senti dans L’Évangile tel qu’il m’a été révélé la saveur du divin, le parfum du surnaturel, a l’âme encombrée et obscurcie.   
Il y a des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses qui encore une fois allèguent cette prudence, pour eux cause de tant d’imprudences. Ils se réfugient au-dedans de cette prudence, et ne savent pas qu’ils sont au-dedans de la forteresse du démon. La prudence est une vertu, et la vertu n’a pas la nausée du Divin
[36].

Jésus insiste, de manière plus générale :

Dis-le fort, qu’il y en a assez de cette pseudo-prudence[37] qui fait qu’on en est arrivé à la crainte de faire savoir à tous que Moi, Jésus, vrai Dieu et vrai Homme, Je suis une Personne vivante, réelle comme vous, plus que vous, ayant parfaitement le droit et le besoin de faire entendre ma voix à qui, comme et quand Je veux, et de la façon que Je veux ![38]

 8 - Trois exemples de la profondeur spirituelle de cette œuvre.         
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 1. L’épisode de la cananéenne[39] devient lumineux.      
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On se demande pourquoi Jésus a un langage qui parait humiliant pour cette cananéenne, qui le supplie de délivrer sa fille d’un esprit mauvais, et Jésus l’envoie balader : Il lui dit qu’il est venu pour le peuple juif, pour les brebis perdues d’Israël, mais qu’il n’est pas venu pour les païens. Elle insiste, et Jésus lui dit « ce n’est pas bon de donner le pain des enfants aux petits chiens. » C’est quand même dur à entendre. Mais la cananéenne a une foi en béton armé, et elle lui répond : « Seigneur les petits chiens mangent bien le pain qui tombent de la table des enfants ». Si on ne lit pas Maria Valtorta, on ne sait pas pourquoi Jésus a donné l’impression de vouloir humilier cette cananéenne… mais il ne veut surtout pas l’humilier, Il sait très bien que cette femme ne va pas du tout considérer ses propos comme humiliants, mais au contraire qu’elle va lui donner l’occasion de montrer aux apôtres une foi comme Jésus n’en a pas vu souvent en Israël. Ce jour-là les apôtres sont de mauvaise humeur car ils viennent de faire des bides pastoraux, et Jésus veut leur montrer ce que peut être la foi d’une païenne. C’est une leçon qu’il leur donne, car les apôtres détestaient les païens alors qu’ils sont appelés à aller évangéliser les pays païens.

 2. La parabole des talents[40].           
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Un maître part en voyage, appelle ses 3 serviteurs et leur confie ses biens : Le premier reçoit cinq talents, le second deux, et le troisième un seul.           

Or dans MV, on apprend que le 1er serviteur se voit remettre 5 talents d’argent, le second deux talents d’argent, et le dernier un talent… d’or.         
Le dernier a donc plus reçu que les deux premiers réunis !        

On comprend donc mieux la réaction du maître, car "à qui il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé
[41]".

 3. Lecture d’un texte.
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Il est rapporté que Jean-Paul II n’imaginait pas que Jésus, le jour de la résurrection, ne sois pas apparu d’abord à sa mère, avant d’apparaitre à Marie-Madeleine et aux apôtres[42]. On ne peut pas savoir si c’est une intuition qui lui était propre, ou bien, comme il était un grand lecteur de Maria Valtorta, s’il l’avait lu dans l’œuvre.  

C’est cet épisode, absent des Évangiles, mais rapporté au tome 10 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé (
EMV 618) que je vous propose de méditer

 9 – Conclusion.           
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Louons le Seigneur pour la grâce de cette œuvre exceptionnelle pour notre époque.     

Selon l’éditeur italien, la nouvelle traduction française de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé rend justice, par sa qualité littéraire, à l’original en langue italienne. 

Ce n’est pas un hasard si beaucoup de spécialistes de Maria Valtorta sont français, et il semble que la France, fille ainée de l’Église et éducatrice des peuples, a de toute évidence un rôle à jouer dans la diffusion de cette œuvre.        

C’est d’ailleurs dans le pays de Saint Louis - soutient actif des Blancs-Manteaux, surnom de l’ordre de Maria Valtorta -, que cette œuvre s’est le plus diffusée en 2017.

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Fiche mise à jour le 25/01/2018.

 



[1] Dernière des trois épitaphes inscrites sur la tombe de Maria Valtorta à la Santissima Annunziata de Florence. On peut la traduire par  "historienne du divin".

[2] Paul VI, 18 novembre 1965, Constitution dogmatique sur la Révélation divine, Dei Verbum, § 4.

[3] Cardinal J. Ratzinger : Commentaire théologique sur le 3ème secret de Fatima, 26 juin 2000

[4] 1 Thessaloniciens 5,19-21.

[5] Maxime de saint Ambroise, cité par saint Thomas d’Aquin dans la Somme théologique IIa IIae Pars, question 172 (la cause de la prophétie), article 6 (Les prophètes des démons annoncent-ils quelquefois la vérité ?). Jean-Paul II y fait référence dans l’encyclique Fides et Ratio, § 44.

[6] Somme théologique IIa IIae Pars, question 174 (Les différentes espèces de prophéties), article 6 (La prophétie a-t-elle progressé dans la suite des temps ?), conclusion, dernier paragraphe.

[7] Cf. Marc 16, 13-14.

[8] Cf Affidavit du père Berti du 8 décembre 1978.

[9] Quadernetti, Dictée du 6 janvier 1949. Inédite en français.

[10] Luigi Peroni, Padre Pio, le saint François du XXe siècle, page 138/ 139, 1999, éditions saint-augustin.

[11] Le 6 mars 1959, le Saint-Office publie le décret suivant : Qu’il soit rendu public que la Congrégation du Saint-Office, après avoir examiné les prétendues visions et révélations de Sœur Faustine Kowalska, de l’institut de Notre-Dame de la Miséricorde, décédée en 1938 près de Cracovie, a décidé ce qui suit : Il faut interdire la diffusion des images et des écrits qui présentent la dévotion à la Divine Miséricorde dans la forme proposée par ladite Sœur Faustine. Il est requis de la prudence des évêques de devoir faire disparaître lesdites images qui ont éventuellement déjà été exposées au culte.          
Cette condamnation intervient seulement 8 mois avant la condamnation de Maria Valtorta et que
lques mois après la mort de Pie XII.

[12] Bossuet : Remarques sur la mystique Cité de Dieu.

[13] Dom Prosper Guéranger (1805-1875), abbé de Solesmes, publia une série de 28 articles sur Marie d’Agréda dans le journal L’Univers, du 23 mai 1858 au 6 novembre 1859.

[14] Les Cahiers de 1944, Dictée du 12 septembre, page 568.

[15] Cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, ''L’Osservatore Romano'' du 7 octobre 2004.

[16] Quadernetti, n° 49.2, catéchèse du 28 janvier 1949 (inédits en français).

[17] Cahiers de 1943, Vision du 22 avril.

[18] Cahiers de 1945 à 1950, Dictée du 19 décembre 1945.

[19] EMV 58.

[20] Qu’est-ce que le Magistère de l’Église catholique ?

[21] Les Cahiers de 1944, dictée du 25 janvier, page 95.

[22] Cahiers de 1945 à 1950, dictée du 21 janvier 1946.

[23] EMV 468.1.

[24] EMV 468.1.

[25] Luc 6,1 : «in sabbato secundoprimo».

[26] EMV 503.

[27] Quadernetti, à paraitre en français sous le titre : Les Carnets. n° 49.2, dictée du 28 janvier 1949.

[28] Voir l’Adieu à l’œuvre.

[29] Cahiers 1945 à 1950, dictée du 10 avril 1947, page 381.

[30] EMV 180.3.

[31] Quadernetti, à paraitre en français sous le titre : Les Carnets. Dictée à Pie XII du 23 décembre 1948, dix mois après l’audience où il avait autorisé la publication de l’œuvre : «Utilise le pouvoir et la connaissance comme il te convient, et ne déçois pas ton Seigneur qui a voulu contresigner ton pontificat d’un don extraordinaire : La Bonne Nouvelle ré-évangélisée afin de confirmer l'Évangile qui a traversé les âges, afin de t’aider, ô Père de la Chrétienté, et d’aider la chrétienté toute entière contre laquelle s’avance le Dragon maudit».

[32] Don Michelini « Confidences de Jésus à ses prêtres et à ses fidèles ».

[33] (Les Carnets) dans une dictée à Pie XII le 23 décembre 1948,

[34] Don Ottavio Michelini Confidences de Jésus à ses prêtres et à ses fidèles, Dictée du 5 février 1976.

[35] Ib°, Dictée du 19 septembre 1975.

[36] Ib°, Dictée du 22 janvier 1976.

[37] Définition de la prudence, vertu cardinale.

[38] (Dictée du 20 janvier 1976).

[39] Matthieu 15,21-28 ; Marc 7,24-30. EMV 331.

[40] Matthieu 25,14-30 - EMV 281.

[41] Luc 12,48.

[42] Audience générale du mercredi 21 mai 1997.