"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 1.58. - Guarigione di un cieco a Cafarnao.

 1.58. – Cure of a Blind Man at Capernaum.

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 1.98 - Die Heilung des Blinden in Kapharnaum.



Vendredi 23 avril 27
(30 Nissan 3787)

Capharnaüm
.


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 Guérison d'un Aveugle, ancien artisan de Césarée maritime.

 Un lépreux que tu as guéri, au pied du Thabor.

 Les différents travaux de Maria Valtorta pour le compte de Jésus.


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- [Commentaire de MV : Le repos m'envahit] ........... 96

- Pierre dit à Jésus comment manier le filet ................ 96

- Jésus en fait un enseignement spirituel ........................... 97

- Le Royaume à venir et le Cœur de Jésus ......................... 97

- Jean et Jacques amènent un aveugle ........................... 98

- Jésus refoule l'impatience de Pierre .............................. 99


- L'histoire de l'aveugle de Césarée Maritime ......... 99

- Sa guérison graduelle 100

- [Commentaire de MV : Sa mission cachée. ......... 101

- Sa joie passive et sa joie active - Comment elle travaille] 102

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 2


Tome 2, chapitre 21.

58.
Guérison de l’aveugle à Capharnaüm.


Vision du samedi 7 octobre 1944

96> jésus parle et aussitôt le repos m'envahit. Il me plonge dans une gaieté qui me met le cœur en joie : "Regarde. Les épisodes d'aveugles te plaisent tant. Nous t'en donnons un autre. "Et je vois.


Je vois un beau coucher de soleil en été. Le soleil a embrasé tout l'occident et le lac de Génésareth est un gigantesque miroir où se reflète le ciel illuminé. Les rues de Capharnaüm commencent à peine d'être envahies par les gens : femmes qui vont à la fontaine, hommes, pêcheurs qui préparent les filets et les embarcations pour la pêche nocturne, enfants qui courent en jouant à travers les rues, ânes chargés de paniers qui vont vers la campagne, peut-être pour prendre des légumes. 

Jésus s'avance vers une sortie qui donne sur une petite cour toute ombragée par une vigne et un figuier. Plus loin, un sentier empierré qui borde le lac. Ce doit être la maison de Pierre car il est sur la rive avec André et prépare les paniers à poissons et les filets, range les bancs et les cordages. Tout cela pour la pêche, en somme, et André l'aide, allant et venant de la maison à la barque.     

Jésus interpelle son apôtre : "La pêche sera-t-elle bonne ?"   

"Le temps est favorable. L'eau est calme. Il va y avoir le clair de lune. Les poissons remonteront du fond et mon filet les entraînera avec lui."       

"Nous allons seuls ?"

"Oh ! Maître, mais comment veux-tu faire avec tout ce dispositif de filets pour être seuls ?"

"Je n'ai jamais pêché et j'attends que tu m'apprennes." Jésus descend tout doucement vers le lac et s'arrête sur la rive de gros sable caillouteux, près de la barque.        

"Vois, Maître : on fait comme çà. Je sors à côté de la barque de
Jacques de Zébédée et on va ainsi ensemble vers l'endroit favorable. Puis, on descend le filet. Nous en tenons un bout, nous. Tu veux le tenir, tu m'as dit."      

"Oui, si tu me dis ce que je dois faire."         

"Oh ! il n'y a qu'à surveiller la descente. Que le filet descende doucement et sans faire de nœuds. Doucement, parce que nous serons sur le lieu de pêche et un mouvement trop brusque éloignerait les poissons, et sans nœuds pour ne pas fermer le filet qui doit s'ouvrir comme une bourse, ou, si tu préfères, une voile gonflée par le vent.

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97> Puis, une fois la descente terminée, nous ramerons doucement, ou avancerons à la voile selon ce qu'il faudra en faisant un demi-cercle sur le lac. Quand la vibration de la cheville de sécurité nous indiquera que la pêche est bonne, nous nous dirigerons vers la terre, et là, presque à la rive, mais pas trop tôt pour ne pas risquer que la proie nous échappe, pas trop tard pour ne pas abîmer les poissons et le filet sur les cailloux, nous hisserons le filet. C'est alors qu'il faut avoir l’œil car les barques doivent tellement se rapprocher qu'on puisse prendre l'extrémité du filet que passe l'autre barque mais ne pas nous heurter pour ne pas écraser le filet plein de poissons. Je me recommande à toi, Maître, c'est notre pain. L’œil au filet pour qu'il ne s'ouvre pas avec les secousses des poissons. Les poissons défendent leur liberté avec de forts coups de queue et s'ils sont nombreux... Tu comprends... Ce sont de petites bêtes, mais par dix, cent, mille, ils deviennent forts comme le Léviathan."          

"C'est la même chose avec les
fautes, Pierre. Au fond, une, ce n'est pas irréparable. Mais si, après, on ne s'arrête pas à cette "une" et si on les accumule, accumule, accumule, il arrive enfin que la petite faute, peut-être une simple omission, une simple faiblesse, devient toujours plus forte, se transforme en habitude pour finir en vice capital. Parfois on commence par un regard de concupiscence et on termine avec un adultère consommé. Parfois, c'est, en paroles, un manque de charité à l'égard d'un parent et pour finir une violence contre le prochain. Gare au début veiller pour que les fautes n'augmentent pas leur poids avec leur nombre ! Elles deviennent dangereuses et toutes puissantes comme le Serpent infernal lui-même et elles vous entraînent à l'abîme de la Géhenne."  

"Tu parles bien, Maître... Mais nous sommes si faibles !"      

"Attention et prière pour être fort et avoir du secours, et ferme volonté de ne pas pécher. Puis une grande confiance dans l'amoureuse justice du Père."          

"Tu dis qu'Il ne sera pas trop sévère pour le pauvre Simon ?"

"Pour le vieux Simon, Il pouvait encore être sévère. Mais pour mon Pierre, l'homme nouveau, l'homme de son Christ... non Pierre, Lui t'aime et t'aimera."

"Et moi ?"    

"Toi aussi,
André; et avec toi, Jean et Jacques, Philippe et Nathanaël. Vous êtes mes premiers choisis."     

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98> "Il en viendra d'autres ? Il y a ton cousin, et en Judée..." 

"Oh ! beaucoup ! Mon Royaume est ouvert à tout le genre humain, et en vérité je te dis que plus abondante que la plus abondante de tes pêches sera la mienne, au cours de la
nuit des siècles... que chaque siècle est une nuit où le guide et la lumière n'est pas la pure lumière d'Orion ni celle de la lune qui accompagne les navigateurs, mais la parole du Christ et la Grâce qui de Lui viendra. Cette nuit connaîtra l'aurore d'un jour sans couchant, d'une lumière dans laquelle tous les fidèles vivront, d'un soleil qui revêtira les élus et les fera beaux, éternels, heureux comme des dieux. Des dieux inférieurs au Père dont ils sont les fils et semblables à Moi... Vous ne pouvez maintenant comprendre, mais en vérité, je vous dis que votre vie chrétienne vous procurera la ressemblance avec votre Maître et ce seront les mêmes signes qui vous feront resplendir dans le Ciel. Eh bien, j'aurai, malgré la haine de Satan et la faible volonté de l'homme, une pêche plus abondante que la tienne."  

"Mais, serons-nous seuls, tes apôtres ?"      

"Jaloux, Pierre ? Non, ne le sois pas. D'autres viendront et dans mon cœur, il y aura de l'amour pour tous. Ne sois pas avare, Pierre. Tu ne sais pas encore ce qu'est Celui qui t'aime. As-tu jamais compté les étoiles ? Et les pierres qui tapissent le fond du lac ? Non, tu ne pourrais pas, mais encore moins pourrais-tu compter les palpitations d'amour dont est capable mon cœur ... As-tu jamais pu faire le compte du nombre de fois que la mer baise le rivage avec le baiser de son flot au cours de douze lunes ? Non, tu ne pourrais pas, mais encore moins pourrais-tu compter les vagues d'amour qui se déversent de ce cœur pour donner ses baisers aux hommes. Sois sûr, Pierre, de mon amour."          

Pierre prend la main de Jésus et l’embrasse. Il est fortement ému. André regarde et n'ose pas, mais Jésus lui met la main dans les cheveux et dit : "Toi aussi, je t'aime beaucoup. A l'heure de ton aurore, tu verras se réfléchir sur la voûte du ciel, tu le verras sans devoir lever les yeux, ton Jésus qui te sourira pour te dire : "Je t'aime, viens", et ton entrée dans l'aurore te sera plus douce que l'entrée dans la chambre nuptiale..."  

"Simon ! Simon ! André ! j'arrive... Jean accourt, essoufflé. Oh ! Maître, je t'ai fait attendre ?" Jean regarde Jésus de son œil énamouré.  

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99> Pierre répond : "Vraiment, je commençais à penser que tu ne viendrais plus... Prépare vite ta barque. Et Jacques ? ..."        

"Voilà, nous sommes en retard à cause d'un aveugle. Il croyait que Jésus était dans notre maison, et il est venu. Mais nous lui avons dit : "Il est ailleurs. Demain peut-être, il te guérira. Attends". Mais il ne voulait pas attendre. Jacques disait : "Tu as tant attendu la lumière, qu'est-ce que c'est que d'attendre une nuit ?". Mais il n'entend pas de raison..."        

"Jean, si tu étais aveugle, aurais-tu hâte de revoir ta mère ?" 

"Eh ! bien sûr !"        

"Et alors ? Où est l'aveugle ?"          

"Il arrive avec Jacques. Il s'est attaché à son manteau et ne le lâche pas, mais il marche lentement, car la rive est couverte de pierres et lui trébuche... Maître, me pardonnes-tu d'avoir été dur ?"      

"Oui, mais, pour réparer, va aider l'aveugle et amène-le à Moi." Jean s'éloigne en courant.

Pierre hoche légèrement la tête mais se tait. Il regarde le ciel qui devient azuré après s'être assombri. Il regarde le lac, regarde les autres barques déjà sorties pour la pêche et soupire.

"Simon !"     

"Maître !"      

"N'aie pas peur, tu auras une pêche abondante, même si tu sors le dernier."  

"Même cette fois ?"  

"Toutes les fois que tu seras charitable, Dieu te favorisera d'une pêche abondante." 

 "Voici l'aveugle."  

Le pauvret avance entre Jacques et Jean. Il a entre les mains un bâton, mais ne s'en sert pas pour l'heure. Cela lui va mieux de se fier aux deux qui le guident.           

"Homme, voici le Maître. Il est devant toi."    

L'aveugle s'agenouille : "Mon Seigneur, pitié !"         

"Tu veux voir ? Lève-toi. Depuis quand es-tu aveugle ?" Les quatre apôtres les entourent tous les deux.          

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100> "Depuis sept ans, Seigneur. Auparavant j'y voyais clair et je travaillais. J'étais artisan en Césarée Maritime. Je gagnais bien. Le port, les nombreux commerçants avaient toujours besoin de moi pour leurs travaux. Mais en battant le fer d’une ancre et tu peux penser s'il était rouge pour se prêter au travail, il en partit un éclat qui me brûla l’œil. Ils étaient déjà malades à cause de la chaleur de la forge. Je perdis l’œil atteint et l'autre s'est éteint trois mois après. J'ai épuisé mes économies, et maintenant, je vis de charité..."   

"Tu es seul ?"           

"J'ai une épouse et trois enfants très jeunes. Du dernier je ne connais même pas le visage... et j'ai une mère âgée. Et même, maintenant, c'est elle et ma femme qui gagnent un peu de pain. Avec cela et l'obole que j'apporte, on ne meurt pas de faim. Si
tu me guérissais !... Je recommencerais à travailler. Je ne demande qu'à travailler, en bon Israélite et à donner du pain à ceux que j'aime."        

"Et tu es venu me trouver. Qui te l'a dit ?"     

 "Un lépreux que tu as guéri, au pied du Thabor[1], quand tu revenais au lac après ce si beau discours."        

"Qu'est-ce qu'il t'a dit ?"       

"Que tu peux tout. Que tu es le salut des corps et des âmes. Que tu es lumière pour les âmes et pour les corps parce que tu es la Lumière de Dieu. Lui, le lépreux avait osé se mélanger à la foule au risque d'être lapidé, tout enveloppé dans un manteau car il t'avait vu passer quand tu allais vers la montagne, et ton visage lui avait mis l'espoir au cœur. Il m'a dit : "J'ai vu en ce visage quelque chose qui m'a assuré : ‘Lui c'est le salut. Va !’ et je suis allé". Ainsi il m'a répété ton discours et m'a dit que tu l'avais guéri en le touchant sans dégoût avec ta main. Il revenait d'auprès des prêtres après la purification. Je le connaissais car il avait une boutique à Césarée. Je suis venu, demandant après Toi dans les villes et les bourgades. Je t'ai trouvé... Aie pitié de moi !"           

"Viens ! La lumière est encore trop vive pour qui sort de la nuit !"      

"Tu me guéris, alors ?"         

Jésus le conduit vers la maison de Pierre, dans la lumière atténuée du petit jardin. Il le place en face de Lui mais de façon que les yeux guéris ne voient pas d'abord le lac encore tout éclairé. L'homme paraît un enfant très docile tant il se laisse faire sans rien demander.

"Père ! Ta lumière pour celui-ci qui est ton fils !" Jésus a étendu les mains sur la tête de l'homme agenouillé. Il reste ainsi un instant puis il se mouille l’extrémité des doigts avec de la salive et effleure de sa main droite les yeux ouverts mais sans vie.           

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101> Un instant. Puis l'homme remue les paupières, les frotte comme quelqu'un qui sort du sommeil et a un brouillard devant les yeux.   

"Que vois-tu ?"         

"Oh ! oh ! oh ! Dieu Éternel ! Il me semble... il me semble... Oh que je vois... Je vois ton habit... Il est rouge, n'est-ce pas ? Et une main blanche... et une ceinture de laine... Oh ! bon Jésus, je vois toujours mieux à mesure que mes yeux s'habituent... Voilà l'herbe du sol... et ça c'est sûrement un puits, et là c'est une vigne..."   

"Lève-toi, ami."         

L'homme se lève, pleurant et riant. Après un instant de lutte entre le respect et le désir, il lève la tête et rencontre le regard de Jésus. Un Jésus souriant d'une pitié toute tendresse. Ce doit être un inexprimable charme de recouvrer la vue et de voir ce visage comme un premier soleil. L'homme pousse un cri et tend les bras. C'est un acte instinctif. Mais il s'arrête.        

Mais, c'est Jésus qui lui ouvre les siens et attire à Lui l'homme de plus petite taille. "Va à ta maison, maintenant et sois heureux et juste. Va, avec ma paix."        

"Maître ! Maître ! Seigneur ! Jésus ! Saint ! Béni ! La lumière... J'y vois... je vois tout... Voici le lac azuré et le ciel serein et le soleil couchant et le premier quartier de la lune... Mais le plus bel azur, le plus serein, je le vois dans ton œil. En Toi je vois la beauté du soleil le plus vrai et la pure splendeur de la plus sainte lune. Astre de ceux qui souffrent, Lumière des aveugles, Pitié vivante et opérante !"

"Je suis la Lumière des esprits. Sois fils de la Lumière."       

"Toujours, Jésus. A chaque battement de mes paupières sur ma pupille rendue à la vie je renouvelle ce serment. Sois béni, Toi et le Très-Haut !"          

"Béni soit le Très-Haut, le Père ! Va !"           

Et l'homme s'en va, heureux, tranquille
[2] pendant que Jésus et les apôtres stupéfaits descendent dans les deux barques et que commence la manœuvre du départ.         

Et la vision se termine.


11 octobre. Avant-hier et hier, silence et nuit. Mais pas de découragement. En effet, si la bonté de Dieu a épargné mon corps épuisé et brisé par la souffrance que lui donne la fatigue de l'écriture, Il m'a réconforté l'esprit avec son invisible présence, toute pour moi, blanche et souriante. Et toute la sérénité de ces yeux saints s'est déversée dans mon cœur.

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102> Oh ! mon trésor inconnu du monde ! Même du monde qui m'est le plus proche : même de ceux qui vivent avec moi et qui me voient simplement occupée à lire mes prières, ou à faire de la dentelle, à manger un fruit ou à parler de choses ordinaires, et ils ne savent pas que la "meilleure partie" de mon être ne fait qu'adorer le Dieu que je vois et parler avec Lui et l'écouter. Parfois, je me prends à sourire en pensant que ceux qui sont avec moi ne savent pas Qui est avec moi. Et alors aussi, il se trouve que je souffre quand en présence du Saint, de l'Invisible, du Pur, de l'Adorable on tient des conversations qui ne sont ni saintes, ni pures, ni charitables. Les gens ne peuvent pas savoir et je ne puis pas parler... Mais quel choc j'en reçois, et quelle vigilance j'exerce pour réparer avec des actes d'amour, de foi, d'espérance, de pureté le choc que ressent mon Jésus de ces conversations ! Ce choc doit être bien fort, puisqu'en moi, pauvre ver, il cause déjà tant de peine, du fait que mon Jésus m'a communiqué un petit quelque chose de sa façon de sentir et de penser.

 Ce matin, je ressens cette joie active qui en moi est toujours le prélude de sa parole. Je m'explique comme je peux. J'ai une Joie passive quand, comme hier et avant-hier, je jubile de la Présence, sans qu'Elle m'appelle à le servir. J'ai une joie active quand une impression indescriptible me dit : "Servante de ton Jésus, Lui t'appelle, sers-Le. "Alors je passe de la sérénité à la joie de l'esprit, de la paix à une légèreté qui me soulève. Si je pouvais me mouvoir, je crois que j'irais en haut et en bas dans la maison, ou miteux à l'extérieur par l'exubérance de cette joie et de cette force qui pénètre en moi. Comme je suis alors, je ne puis me libérer qu'en chantant... Puis il entre en moi une douce langueur qui change mon visage, langueur où je me fonds en une douceur qui n'est pas de cette terre. Et puis, je passe au travail vrai, proprement dit : écrire sous la dictée ou décrire ce qui se présente à moi. S'il s'agit de dictée et qui se rapporte à un passage de la Bible, Jésus commence par me faire ouvrir le Livre au passage qu'Il veut expliquer. Si au contraire la dictée se fait sans références spéciales, alors Il ne me fait prendre en mains ni la Bible ni un autre livre sacré. Si c'est la vision qui se présente, comme je l'ai dit, avec une image initiale qui est généralement le point culminant de la vision, et puis se déroule en suivant l'ordre, à peine elle se présente j'éprouve une joie encore plus vive. Quand la vision se développe dans l'ordre, je commence par le début, quand se présente pour commencer le point culminant, je décris ce point, et puis, quand se montre ce qui précède je l'écris et puis ce qui suit (il en fut ainsi de la vision du rabbin Gamaliel, au mois d'août, dans les dix premiers jours du mois, je crois).

Jésus m'a dit de le répéter une fois de plus pour mieux mettre en lumière qui Il est ou qui veut rester dans la nuit sur mon cas. Et maintenant, Il me dit d'ouvrir la Bible. Alors, aujourd’hui, c'est une dictée. 

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[1] Premier miraculé de Jésus, anonyme. Après ses quarante jours de désert, Jésus était parti seul, durant le mois de février (Adar), dans la région du Carmel et du Thabor.

[2] Il ira prêcher et pratiquer la miséricorde. Cf. 6.106.