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Texte original

Accueil >> Plan du site >> Index des "Cahiers" >> Sommaire de janvier 1946

Traduction automatique de cette fiche :
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Catéchèse du lundi 21 janvier 1946.

 











Le Père Romualdo Migliorini.




 

168> Jésus dit :       

 Il y a de cela trente-trois jours, je t’ai dit
[1] : "Je ne donnerai rien d’autre avant que tout ne soit mis en ordre, comme la prudence l’exige". Je te l’ai dit d’une manière telle que tu as préféré que je le répète dans une dictée adressée non pas à toi seule mais aussi à celui qui te dirige[2]. Huit jours plus tard, quand l’occasion s’est présentée, je t’ai satisfaite[3]. Aujourd’hui tout est en ordre, copié, corrigé comme il se doit. Je te répète que, en une matière aussi grave et avec un instrument exténué[4], il est important de ne pas laisser le travail s’accumuler: il doit être copié puis corrigé au fur et à mesure afin qu’il n’en reste pas des parties incomplètes en cas de décès ou pour une autre raison.        

N’abusez jamais d’une confiance qui n’est plus de la prudence. Faites comme si chaque heure était la dernière et soyez toujours à jour en toutes choses. Gardez ceci à l’esprit et faites le nécessaire pour rester auprès de l’instrument jusqu’à ce que tout soit achevé. Les expériences pénibles de l’automne 1944
[5] ont marqué au feu le porte-parole, qui dit: "Je ne puis faire confiance aux autres et, si je devais rester seule, je ne transmettrais plus le moindre mot.″ Mais elle n’a pas été la seule à connaître ces pénibles expériences ! Toi aussi, Romualdo, tu les as connues. Tu as vu, toi aussi, comment l’on a agi et, même si tu en as beaucoup moins souffert — car la souffrance de Maria fut extrêmement profonde, au point de graver en elle un signe indélébile jusque sur son corps[6] -, tu dois comprendre que cela ne doit pas se renouveler. Si c’était le cas, j'approuverais le désir de Maria et, sans la priver, elle, de la joie des visions, je vous en priverais, vous, car je ne lui ferais plus écrire un seul mot. 

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169>  Je ne puis permettre que l’on traite ce travail comme une plaisanterie, ou guère moins, ni qu’il reste à l’état de manuscrit, c’est-à-dire ni dactylographié ni corrigé. Nous avons affaire à un monde obtus et mauvais — même dans les milieux ecclésiastiques[7] —, à un monde qui ne se soucie guère de relire ces écrits pour pouvoir y reconnaître ma présence et les approuver, mais qui porte toute son attention à éplucher l’ouvrage dans le seul dessein d’y trouver un mot qui puisse passer pour une erreur théologique ou simplement historique, que ce soit dû à l’écriture incertaine de l’écrivain ou à une erreur du copiste. C’est la pure vérité. J’agis donc en sorte que leur animosité soit déçue.    

Pendant ces trente-trois jours, je t’ai seulement montré deux visions évangéliques
[8]. Et, si je l’ai fait, c’est parce que, à travers elles, c’est à toi que j’ai voulu parler, Romualdo, comme je le fais si souvent. Mes scènes évangéliques sont de vraies leçons, pour la vie quotidienne individuelle comme pour des cas particuliers.           

 Si tel n’était pas le cas, je n’aurais pas, au début des visions, montré des scènes de temps en temps, mais j'aurais commencé par le premier mot des quatre évangiles et poursuivi dans l’ordre. Au contraire, j'ai montré aux bons moments les épisodes nécessaires pour soutenir le porte-parole dans la grande croix qu’elle devait porter peu après (de janvier à mars 1944) et dans celle qu’elle était en train de porter (de mai à octobre 1944); mon but était aussi d’évangéliser Giuseppe B., qui luttait contre Satan, pour le préparer à la dictée qui l’a séparé définitivement de lui et de ses hérésies
[9]. Plus tard, une fois passées ces deux nécessités, j’ai poursuivi la reconstruction évangélique avec régularité et dans l’ordre.     

Mais je te parle bien souvent par leur intermédiaire, Romualdo, ainsi que par les dictées non évangéliques que je donne. Toutes ont pour fonction de te servir de guide et de lumière. C’est ainsi que j’ai dicté les deux dernières pour t’aider, de façon extraordinaire parce que je ne voulais rien donner avant que tout ce qui l’avait déjà été ne soit en ordre. 

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170>  Maintenant souviens-toi et réfléchis: tout comme j'ai gardé le silence durant trente-trois jours, je pourrais me taire pour toujours. Et je le ferais si mon entreprise rencontrait des obstacles susceptibles de nuire à l’ouvrage. Tu vois que, d’elle-même, Maria ne peut rien, ni voir ni parler. Si tu lui disais pour l’éprouver: "Répète aussi la dernière vision", tu verrais que, non seulement les mots lui manqueraient, mais même la description des faits serait pauvre et incomplète. Hors de ma lumière, Maria est une pauvre femme quelconque. Il ne demeure en elle que le sens spirituel de la leçon reçue, ce qui accroît sa volonté d’agir saintement en toutes choses, conformément à l’instruction qu’elle a entendue. Mais son intelligence ne tire aucun profit de ce qu’elle a vu. Une fois la vision passée, son esprit ne peut pas la répéter. S’il n’était plus possible d’imprimer ce qu’elle écrit et si, par prudence, je cessais d’exiger de sa part les descriptions de ce qu’elle voit et entend, vous n’obtiendriez plus un seul mot. Ma fille reposerait encore et toujours dans mes bras, mais tous les autres resteraient sans nouvelles leçons. Penses-y, et fais réfléchir les autres là-dessus.      

 Voici maintenant une leçon qui t’est entièrement destinée mon cher serviteur. Ce n’est pas un reproche, ne le prends pas ainsi. C’est la caresse de quelqu’un qui t’aime et ne veut pas que tu fasses de faux pas ou des pas inutiles, par ingénuité. Tu ne le prendrais pas mal, si un bon père te disait: "Donne-moi la main, pour que je te guide sur ce sentier accidenté", ou bien: “Tu vois, mon fils ? Cette fleur, cette baie n’est pas bonne. Elles semblent l’être, mais ne le sont pas. Ne les goûte jamais. Elles recèlent des sucs nocifs.″ Il en va de même pour toi, mon enfant immortel: tu ne dois pas être peiné que je t’instruise. Tu fais partie de mon armée : celle des êtres qui, étant sans malice, se trouvent sans défense, au fond, contre un monde rusé et contre Satan, qui l’est plus encore pour agir. C’est une gloire, mais aussi un danger permanent. J’accorde donc à ces êtres sans défense une aide particulière, justement parce qu’ils sont ainsi, afin qu’ils ne se laissent pas tromper par des apparences mensongères.          

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171>  Tu ne dois pas mesurer tout ce qui est surnaturel de la même manière. Le surnaturel comprend tout ce qui sort du monde naturel, n’est-ce pas ? Mais il existe deux courants, deux fleuves dans le surnaturel, dans l’extranaturel : celui qui vient de Dieu, et celui qui vient de l’Ennemi de Dieu.

Pris extérieurement et superficiellement, les phénomènes sont à peu près identiques, car Satan sait contrefaire Dieu avec la perfection du mal. Mais les miens se reconnaissent à certains signes: le premier est la paix profonde, l’ordre qui accompagnent ces phénomènes et qui se communiquent aux personnes présentes; un autre consiste en l’accroissement des facultés naturelles d’intelligence et de mémoire, car le surnaturel céleste est toujours grâce; or la grâce augmente aussi les facultés naturelles de l’homme pour que l’on se souvienne avec exactitude de ses manifestations.     

Les phénomènes qui ne sont pas miens, en revanche, comprennent toujours l’effusion d’un je-ne-sais-quoi qui trouble ou diminue le sérieux surnaturel habituel en suscitant de la curiosité ou cet intérêt amusé et vide dont vous faites preuve quand vous allez à une représentation au théâtre, à un spectacle de jongleurs ou à d’autres semblables. Les phénomènes qui ne proviennent pas de moi comprennent toujours du désordre; de plus, après le crépitement des fusées aveuglantes, de la fumée et de la brume enlèvent sa pureté à la lumière préexistante, si bien que vous avez beau avoir vu et entendu, vous ne vous souvenez plus de rien avec exactitude et vous tombez dans les contradictions sans même l’avoir voulu. Satan, de sa main griffue, embrouille, embrouille pour tourner en dérision et épuiser.        

 Enfin, le sujet lui-même est un signe très sûr. À mon action dans un être correspond toujours l’action de l’être. Je m’explique.       

Lorsque j’instruis, tout se métamorphose chez la personne instruite. Il naît en elle une bonne volonté, un empressement à m’obéir, qui ne comprend pas de lentes phases d’élévation comme cela se voit dans la volonté habituelle de se sanctifier, mais des progrès rapides — mais durables — par lesquels l’âme s’élève et transforme ce qui existait précédemment en ce que je désire. Ces âmes sont prises de "bonne volonté". Cette dernière y broie et détruit tout ce qui appartient au passé, tout ce qui formait le "moi″ antérieur, et les recompose sous une nouvelle forme à mon modèle. Elles sont les artisans inlassables de leur être immortel. Elles voient qu’elles changent en mieux. Mais elles ne sont jamais satisfaites du niveau de bien qu’elles ont atteint et travaillent à acquérir une plus grande perfection. Et cela, non par orgueil personnel, mais par amour pour moi.

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172>  À l’opposé, chez les âmes qui sont de fausses contemplatives, de faux instruments, cette inlassable métamorphose manque. En élèves de Satan à cette occasion, elles se repaissent de ce qu’elles ont, elles s’en délectent. Parfois, elles ont réellement reçu, au commencement, un don de ma part. Elles se bercent dans l’orgueil d’être "quelqu’un". Ce sentiment grandit de jour en jour, comme un animal trop nourri. En fait, il se nourrit excessivement de l’orgueil que Satan déverse silencieusement mais en abondance autour d’eux. Ce sentiment d’être "quelqu’un" grossit jusqu’à en devenir monstrueux. Oui, monstrueux. C’est un monstre parce qu’il perd son aspect primitif, le mien, pour prendre celui de Satan. Ces gens se créent une auréole de fausses lumières, ils mettent à profit leur célébrité plus ou moins relative pour s’en couronner. Ils s’admirent, ils se disent: "Je suis comme il faut. Me voilà déjà arrivé!" C’est ainsi qu’ils s’aveuglent, au point de ne plus savoir ce qu’ils sont, c’est ainsi qu’ils se rendent sourds, au point de ne plus distinguer les voix qui parlent en eux. La mienne est pourtant si différente de celle de Satan ! Mais ils ne l’entendent plus. Et tandis que je me retire, Satan leur offre ce qu’ils veulent: des vanités. Et ils s’en parent...       

 Qu’est-ce que Dieu peut faire à ces gens qui veulent le mal et préfèrent les vêtements aux reflets irisés, les illuminations, les applaudissements, à la croix, à la nudité, aux épines, au secret, au travail assidu sur soi-même et autour de soi dans le Bien, pour son propre bien et celui des autres? Qu’est-ce que Dieu doit faire vis-à-vis de ces histrions de la sainteté pris, tous autant qu’ils sont, par les fables et les mensonges? Dieu se retire. Il les abandonne au père du mensonge et des ténèbres. Quant à eux, ils se délectent des dons que Satan leur accorde en récompense de leur comportement. Comme ils voient qu’ils parviennent à des choses qui dépassent le naturel, ils se proclament "saints". Ils ignorent qu’elles sont le produit de leur orgueil nourri par Satan. Et ils ne s’améliorent pas, tu sais? Ils ne s’améliorent pas. Même si, en apparence, ils ne régressent pas, il est visible même aux plus superficiels qu’ils ne font pas de progrès.           

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173>  Romualdo, fais attention à l’éclat multicolore qui se dissout en brouillard ! Moi, je laisse toujours les choses concrètes, bien ordonnées, claires, dans la lumière. Attention aux faux saints qui sont plus pernicieux pour mon triomphe que tous les pécheurs notoires. Le surnaturel saint existe. Je le suscite. Il faut l’accepter et y croire. Mais il ne faut pas accepter au premier coup d’œil n’importe quel petit vase qui porte l’inscription "Huile de sagesse divine″, ou n’importe quel livre fermé sur lequel il est écrit: "Dieu est ici". Assure-toi que le premier n’exhale pas une puanteur infernale et que le second ne contient pas des formules hérétiques. Observez également l’extérieur du vase et du livre, où et comment ces gens aiment à se tenir. Observez, pour abandonner le langage figuré, si cette personne est humble d’accès, si elle agit saintement, au plus haut degré. Si vous voyez que son évolution vers le bien est lente ou est même tout à fait absente, ouvrez les yeux. Ouvrez-les deux fois plus si vous remarquez en cette âme le plaisir d’être connue. Et ouvrez-les trois fois, soixante-dix fois plus, si vous la sentez orgueilleuse et installée dans le mensonge.

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Que la paix soit avec toi, Romualdo Maria. Que la paix soit avec toi, Maria." 

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Fiche mise à jour le 24/02/2015.

 



[1] Dictée du 25 décembre 1945, page 131.

[2] Le Père Romualdo Migliorini, son confesseur. Il a commencé une diffusion prosélyte de l’œuvre encore inachevée, contrairement aux instructions de Jésus.

[3] Dictée du 1er janvier 1946, à 0h 05.

[4] Périphrase de Jésus pour désigner Maria Valtorta.

[5] Les instructions pour la diffusion de l’œuvre ne sont pas respectées. Plusieurs dictées à partir du 21 septembre 1944, traitent du sujet.

[6] Sans doute une nouvelle maladie.

[7] Les démêlées avec certains commissaires du Saint-Office, qui aboutiront à la mise à l’Index n’ont pas encore eu lieu. Ce texte les annonce comme, pensons-nous, la suppression en 1966 de la censure.

[8] Scènes reportées dans L’Évangile tel qu’il m’a été révélé. Nous n’avons pas encore effectué les recherches qui nous permettent de les identifier.

[9] Giuseppe Belfanti son cousin adonné au spiritisme. Une dictée du Livre d’Azarias y fait allusion (28 avril 1946, page 76). Ainsi que dans la dictée du 10 février 1946.