I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\MV15ANS.gif

"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

© Centro Editoriale Valtortiano

Se repérer

Consulter la Bible en ligne

Aller sur le forum

Qui sommes-nous

  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroAccueil.gif  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroOeuvre.gif  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroValtorta.gif  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroThemes.gif  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroBoutique.gif

.5.316 - L'addio di Gesù a Giovanni di Endor e a Sintica.

 3.315 - Jesus' Farewell to the Two Disciples.

 4.316 - Jesús se despide de Juan de Endor y de Síntica.

 5.361 – Der abschied Jesu von den zwei jüngern.



L'adieu aux disciples,
d'après Cornelis Engebrechtsz (1462-1527)


Mercredi 13 décembre 28
(10 Tébeth 3789)
Vers
Ptolémaïs.


   Vers l'index des thématiques

 Jésus demande de prier pour Lui.

 L'ubiquité de Jésus.


        I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

- Descente difficile....... 27

- Jésus sur le char avec Jean d'Endor et Sintica .......... 27

- Discours (Remerciements .......................................... 28

- La mission en Asie mineure) .......................................... 29

- Le baiser de Jésus et son départ précipité ............. 30


- Réactions diverses ..... 30

 

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 5


Tome 5, chapitre 4.

316.
L'adieu de Jésus aux deux disciples.


 

Vision du jeudi 1er novembre 1945

27> C'est par la même route, la seule du reste de ce pays qui paraît un nid d'aigle sur le sommet d'un pic solitaire, qu'ils repartent le lendemain, poursuivis par un temps pluvieux et froid qui gêne la marche. Même Jean d'Endor doit descendre du char, car le chemin effectué en descente est encore plus dangereux qu'à la montée, et si l'âne par lui-même ne serait pas en danger, le poids du char que la pente de la route pousse en avant, fait que la pauvre bête se trouve très mal. Et se trouvent mal aussi ses conducteurs qui doivent, aujourd'hui, non plus suer pour pousser mais plutôt pour retenir le véhicule qui pourrait s'emballer en provoquant des malheurs ou, au moins, la perte du chargement.          

La route est ainsi horrible jusqu'à un tiers environ de sa longueur, le dernier vers la vallée, puis elle bifurque et une de ses branches se dirige vers l'ouest et devient plus praticable et plane. Ils s'arrêtent pour se reposer et essuyer la sueur, et Pierre récompense le bourricot qui halète en frémissant et qui secoue ses oreilles en s'ébrouant, certainement absorbé dans une méditation pro- fonde sur la douloureuse condition des ânes et sur les caprices des hommes qui choisissent certaines routes. Du moins
Simon de Jonas attribue à ces considérations l'expression pensive de la bête et, pour améliorer son humeur, lui met au cou un sac rempli de féveroles et pendant que le baudet broie son dur repas avec un plaisir plein d'avidité, les hommes aussi mangent du pain et du fromage et boivent le lait dont ils ont rempli les cruches.         

Le repas est fini, mais Pierre veut abreuver "son Antoine
[1] qui mérite des honneurs plus que César" dit-il, et il va avec un seau qu'il a sur le char prendre de l'eau à un torrent qui se dirige vers la mer.     

"Maintenant nous pouvons marcher... Et nous marcherons même au trot, car je pense qu'au-delà de ces coteaux il n'y a plus que la plaine... Mais nous, nous ne pouvons pas trotter. Pourtant nous irons vite. Allons, Jean et toi, femme, montez et partons."       

Haut de page           

28> "Je monte, Moi aussi, Simon, et je conduis. Vous tous suivez-nous…" dit
Jésus après que les deux sont montés.   

"Pourquoi ? Tu te sens mal ? Tu es tellement pâle !..."          

"Non, Simon. Je veux parler en particulier avec eux..." et il indique les deux qui eux aussi sont devenus tout pâles, devinant qu'est venu le moment de l'adieu.

"Ah ! Très bien. Monte donc et nous te suivrons."     

Jésus s'assoit sur la table qui sert de banc au conducteur et il dit : "Viens ici à côté de Moi, Jean. Et toi,
Sintica, viens tout près..."  

Jean s'assoit à la gauche du Seigneur et Sintica à ses pieds, presque sur le bord du char, tournant le dos à la route et tenant son visage levé vers Jésus. Dans cette position, assise sur les talons, détendue comme si elle était chargée d'un poids qui l'épuise, les mains abandonnées sur ses genoux et jointes à cause du tremblement qui les agite, le visage fatigué, ses yeux très beaux d'un noir violet comme embués par tant de pleurs qu'elle a versés, sous l'ombre de son manteau et de son voile qui descendent très bas, elle semble une Pietà désolée.    

Et puis Jean !... Je crois que s'il avait son gibet au bout de la route, il serait moins bouleversé.  

L'âne se met au pas si obéissant et bien avisé qu'il n'oblige pas Jésus à une stricte surveillance. Jésus en profite pour laisser aller les rênes et prendre la main de Jean et poser l'autre sur la tête de Sintica.    

"Mes enfants, je vous remercie de toute la joie que vous m'avez donnée. Cette année a été pour Moi parsemée de fleurs de joie parce que j'ai pu cueillir vos âmes et les garder en ma présence pour me cacher les brutalités du monde, pour parfumer l'air corrompu par le péché du monde, pour verser en Moi la douceur, pour me confirmer dans l'espoir que ma mission n'est pas inutile.
Margziam, toi, mon Jean, Hermastée, toi, Sintica, et Marie de Lazare, et Alexandre Misace, et d'autres encore... Les fleurs triomphales du Sauveur, que seulement les cœurs droits savent apprécier comme tels... Pourquoi hoches-tu la tête, Jean ?"        

"Parce que tu es bon de me mettre parmi les cœurs droits, mais mon péché est toujours présent à ma pensée..."        

"Ton péché est le fruit d'une chair excitée par deux méchants. La rectitude de ton cœur, c'est le fond de ton moi honnête, qui désire des choses honnêtes, malheureux parce qu'elles t'ont été enlevées par la mort ou par la méchanceté, mais non moins vif pour cela sous l'épaisseur d'une si grande douleur.      

Haut de page           

29>
Il a suffi que la voix du Sauveur s'infiltrât dans les profondeurs où languissait ton moi pour que tu bondisses debout, secouant tout poids, pour venir à Moi. N'est-ce pas ainsi ? Tu es donc un cœur droit. Beaucoup, beaucoup plus droit que d'autres qui n'ont pas ton péché, mais en ont de beaucoup plus graves parce que réfléchis et obstinément conservés vivants...

Vous, donc, vous mes fleurs de mon triomphe de Sauveur, soyez bénis. Dans ce monde fermé et hostile, qui abreuve d'amertume et de dégoût le Sauveur, vous avez représenté l'amour. Merci ! Dans les heures les plus pénibles que j'ai eues cette année, je vous a gardés présents à mon esprit pour en avoir consolation et soutien. Dans celles encore plus pénibles que j'aurai, je vous garderai encore plus présents à mon esprit. Jusqu'à la mort. Et vous serez avec Moi, pour l'éternité. Je vous le promets.  

Je vous confie mes intérêts les plus chers, c'est-à-dire la préparation de mon Eglise en Asie mineure, là où Moi je ne puis aller parc que c'est ici, en Palestine, le terrain de ma mission, et parce que la mentalité rétrograde des grands d'Israël emploierait tous le moyens pour me nuire si j'allais ailleurs. C'est ainsi que je ferais si j'avais d'autres Jean et d'autres Sintica pour d'autres pays. De cette façon mes apôtres trouveraient le terrain labouré pour répandre la semence à l'heure qui viendra !       

Soyez doux et patients, et en même temps forts, pour pénétrer et supporter. Vous trouverez des esprits obtus et railleurs. Ne vous désolez pas pour cela, Pensez ainsi : "Nous mangeons le même pain et nous buvons le même calice que notre Jésus". Vous n'êtes pas plus que votre Maître et vous ne pouvez pas prétendre avoir un meilleur sort. Voici le meilleur sort : partager ce qu'a le Maître.       

Je ne vous donne qu'un ordre : celui de ne pas vous avilir, de ne pas vouloir vous donner une réponse à cet éloignement qui n'es pas un exil, comme Jean veut le penser, mais une approche du seuil de la Patrie avant tous les autres, comme des serviteurs formé comme aucun autre ne l'est. Le Ciel s'est abaissé sur vous comme un voile maternel et le Roi des Cieux vous accueille déjà sur son sein, vous protège sous ses ailes de lumière et d'amour comme les premiers-nés de la nichée sans bornes des serviteurs de Dieu, du Verbe de Dieu qui, au nom du Père et de l'Éternel Esprit, vous bénit pour cette heure et pour toujours.      

Haut de page           

30>  Et priez pour Moi, Fils de l'Homme qui va à la rencontre de toutes ses tortures de Rédempteur. Oh ! en vérité mon Humanité va être écrasée par les plus amères expériences !... Priez pour Moi. J'aurai besoin de vos prières... Elles seront des caresses... Elles seront des aveux d'amour... Elles seront une aide pour ne pas arriver à dire : "L'Humanité n'est faite que de satans"...       

Adieu, Jean ! Donnons-nous le baiser d'adieu... Ne pleure pas ainsi... Au prix de vouloir m'arracher des lambeaux de chair, je t'aurais gardé si je n'avais pas vu tout le bien qui vient de cette séparation, pour toi et pour Moi. Éternel bien...           

Adieu, Sintica. Oui, baise aussi mes mains, mais pense que si la différence de sexe m'interdit de t'embrasser comme une sœur, Moi, je donne à ton âme le fraternel baiser...

 Et attendez-moi, avec votre esprit. Je viendrai. Vous m'aurez près de vos fatigues et près de vos âmes. Oui, car si l'amour pour l'homme a renfermé ma Nature divine dans une chair mortelle, il n'a pas cependant pu imposer des limites à ma liberté. Et je suis libre d'aller comme Dieu auprès de ceux qui méritent d'avoir Dieu avec eux. Adieu, mes fils. Le Seigneur est avec vous..."    

Jésus s'arrache à l'étreinte convulsive de Jean qui se serre à ses épaules, de Sintica qui s'est agrippée à ses genoux, et il saute vivement du char. Il fait un signe d'adieu à ses apôtres et s'éloigne en courant par le chemin déjà parcouru comme un cerf que l'on poursuit... L'âne s'est arrêté en sentant tomber tout à fait les rênes qui étaient avant sur les genoux de Jésus. Et ils s'arrêtent, étonnés, les huit apôtres, regardant le Maître qui s'éloigne toujours plus.        

"Il pleurait..." murmure Jean.

"Et il était pâle comme un mort..." murmure Jacques d'Alphée.         

"Il n'a pas même pris son sac... Le voilà sur le char..." observe l'autre Jacques.

"Et comment va-t-il faire maintenant ?" se demande Mathieu. Jude d'Alphée déploie toutes les ressources de sa voix puissante pour crier : "Jésus ! Jésus ! Jésus !..." L'écho des collines répond au loin: "Jésus. Jésus. Jésus !..." Mais un détour du chemin engloutit dans la verdure de ses arbres le Maître, sans même que Lui se retourne pour regarder qui l'appelle...    

Haut de page           

 



[1] Antoine : leur âne, acheté à un grec (cf. chapitre 3, page 24).