"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 3.181 - La parabola del grano e del loglio.

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 3.181 - La parábola del trigo y la cizaña.

 3.220 - Das Gleichnis vom guten Weizen und vom Unkraut.

 Évangile:
-
Matthieu 13,24-30
- Matthieu 13,(36) 37-42



Mardi 22 février 28
(9 Adar I 3788)
Bethsaïda.


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 La parabole du Bon grain et de l’ivraie

 La différence d’évolution des disciples


  03-016 03-016 03-016I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

- Pierre refuse d'aborder à Capharnaüm ............... 239

- Jésus ira chez les parents d'Élie ............................. 240

- Guérison d'une fillette atteinte de fièvre ....................... 240

- Discours 1 (Le bon grain et l'ivraie).......................... 241

- Discours 2 (Le sens général de la parabole .................. 243

- Application aux apôtres et aux disciples) ...................... 244

- L'homme demeure libre 246


- Jésus s'isole absorbé dans ses pensées ....................... 246


      I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Les versions audio de ce chapitre sont aimablement prêtées par la Librairie des éditions catholiques qui les édite

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 3


Tome 3, chapitre 41.

181.
Parabole du bon grain et de l’ivraie


Vision du vendredi 8 juin 1945

239> 1Une aube claire fait briller comme des perles les eaux du lac et enveloppe les collines d'une brume légère comme un voile de mousseline, à travers laquelle apparaissent embellis les oliviers et les noyers, les maisons et les mamelons des pays qui environnent le lac. Les barques glissent tranquilles et silencieuses en direction de Capharnaüm. Mais à un certain moment Pierre tourne la barre du gouvernail si rudement que la barque penche d'un côté.

"Que fais-tu ?" demande André.        

"Il y a la barque d'un hibou
[1] ! Elle sort maintenant de Capharnaüm[2]. J'ai de bons yeux, et depuis hier soir, un flair de policier. Je ne veux pas qu'ils nous voient. Je reviens au fleuve. Nous irons à pied."   

L'autre barque aussi a suivi la manœuvre, mais Jacques qui tient la barre, demande à Pierre: "Pourquoi as-tu fait cela ?"   

"Je te le dirai. Suis-moi."      

Jésus, qui est assis à la poupe
[3], se réveille quand il est presque à la hauteur du Jourdain. "Mais que fais-tu, Simon ?" lui demande-t-il.

"On descend ici. Il y a un chacal
[4] en vue. On ne peut aller à Capharnaüm aujourd'hui. Je vais y aller d'abord pour me rendre compte, moi. Simon et Nathanaël viennent avec moi. Trois dignes personnes contre trois indignes... si pourtant les indignes ne sont pas davantage."

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240> "Ne vois pas des pièges partout maintenant ! N'est-ce pas la barque de Simon le pharisien ?"  

"C'est bien elle."       

"Il n'était pas à la capture de Jean."  

"Je ne sais rien."      

"Il est toujours respectueux à mon égard."    

"Je ne sais rien."      

"Tu me fais paraître lâche."   

"Je ne sais rien. "     

Bien que Jésus n'ait pas envie de rire, il doit sourire pour le saint entêtement de Pierre. "Mais, nous devrons pourtant aller à Capharnaüm. Si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera plus tard..."         

"Je t'ai dit que j'y vais d'abord moi et je me rends compte et... le cas échéant... je ferai encore cette... ce sera une grosse épine à avaler ...
[5] mais je le ferai par amour pour Toi... J'irai... j'irai chez le centurion lui demander protection..."       

"Mais non, il ne faut pas !"    

La barque s'arrête sur une petite plage déserte en face de Bethsaïda. Tous descendent.

"Venez, vous deux. Viens toi aussi, Philippe. Vous, les jeunes, restez ici, Nous aurons vite fait."

Le nouveau disciple Élie supplie
[6] : " Viens chez moi Maître. Je serais si heureux de te donner l'hospitalité..."           

"Je viens. Simon, tu me rejoindras chez Élie. Adieu, Simon. Va. Mais sois bon, prudent et miséricordieux. Viens, que je te baise et te bénisse."            

Pierre ne promet pas d'être bon, ni patient, ni miséricordieux. Il se tait et échange un baiser avec son Maître. Même le Zélote, Barthélemy et Philippe échangent le baiser d'adieu et les deux troupes se séparent en allant dans deux directions opposées
[7].            

2Quand ils entrent à Corozaïn, l'aurore a fait place au plein jour[8]. Il n'y a pas de tiges qui ne brillent de gemmes de rosée. Les oiseaux chantent de tous côtés. Il y a un air pur, frais qui semble même avoir le goût de lait, d'un lait végétal plutôt qu'animal. L'odeur des grains qui se forment dans les épis, des amandiers chargés de fruits... une odeur que j'ai sentie pendant les fraîches matinées dans les champs fertiles de la plaine du Pô.   

Ils arrivent très vite à la maison d'Élie. Mais déjà beaucoup de gens à Corozaïn savent que le Maître est arrivé et au moment où Jésus va mettre le pied sur le seuil, une mère accourt en criant : "Jésus, fils de David, pitié pour mon enfant !" Elle a dans les bras une fillette d'une dizaine d'années, au teint cireux et très amaigrie. Plus que cireux le teint est jaunâtre.

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241> "Qu'a ta fille ?"

"Les fièvres. Elle les a prises aux pâturages le long du Jourdain
[9] car nous sommes les bergers d'un homme riche. J'ai été appelée par le père près de la petite malade. Lui maintenant est retourné à la montagne. Mais Toi, tu sais qu'avec ce mal on ne peut aller en des lieux élevés. Comment puis-je rester ici ! Le maître m'a laissée jusqu'à présent. Mais moi, je suis à la laine et à la mise-bas. Le temps du travail arrive pour nous, les bergers. Nous serons renvoyés ou séparés si je reste. Je verrai mourir ma fille si je vais à l'Hermon."

"As-tu la foi que je puisse ?"

"J'ai parlé à Daniel, berger d'Élisée. Il m'a dit : "Notre Enfant guérit tout mal. Va trouver le Messie". Depuis par-delà le lac de Méron, je suis venue à ta recherche avec elle dans les bras. J'aurais toujours marché jusqu'à ce que je te trouve..."

"Ne marche plus que pour retourner chez toi, à ton travail tranquille. Ta fille est guérie, car je le veux. Va-t-en en paix."      

La femme regarde sa fille et regarde Jésus. Peut-être elle espère voir à l'instant la fillette grasse et avec de belles couleurs. Voilà que la fillette écarquille ses yeux fatigués, qu'auparavant elle tenait fermés, en regardant Jésus et elle sourit.    

"Ne crains rien, femme. Je ne te trompe pas. La fièvre est disparue pour toujours. De jour en jour elle reprendra une bonne mine. Laisse-la aller. Elle ne chancellera plus et ne sentira pas la fatigue."         

La mère pose par terre la fillette qui se tient bien droite et sourit, toujours plus joyeuse. A la fin, elle gazouille de sa voix argentine: "Bénis le Seigneur, maman ! Je suis bien guérie ! Je le sens" et, dans sa simplicité de pastourelle et de fillette, elle s'élance au cou de Jésus et le baise. La mère, réservée comme l'âge l'enseigne, se prosterne et baise le vêtement du Seigneur en le bénissant.      

"Allez. Souvenez-vous du bienfait que vous avez eu de Dieu et soyez bonnes. La paix soit avec vous."  

3Mais la foule s'attroupe dans le petit jardin de la maison d'Èlie  et réclame la parole du Maître. Et, bien que Jésus n'ait guère envie de parler, affligé comme il l'est par la capture du Baptiste et par la façon dont elle est survenue, il se rend et, à l'ombre des arbres, il commence à parler.  

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242> "En cette belle période où les grains forment l'épi, je veux vous proposer une parabole empruntée au grain[10]. Écoutez.      

 Le Royaume des Cieux est semblable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Mais, pendant que l'homme et ses serviteurs dormaient, son ennemi est arrivé et a semé des graines d'ivraie sur les sillons et puis s'en est allé. Personne, au début, ne s'aperçut de rien. L'hiver arriva avec les pluies et le givre. Arriva la fin du mois de Tébeth et le grain germa, le vert tendre des petites feuilles qui pointaient à peine. Elles paraissaient toutes égales dans leur enfance innocente. Vint le mois de Scebat et puis d'Adar. Les plantes se formèrent et les épis formèrent leurs grains. On vit alors que le vert n'était pas que du grain mais qu'il y avait aussi de l'ivraie bien enroulée avec ses vrilles fines et tenaces sur les tiges du blé[11].         

Les serviteurs du maître allèrent à la maison et lui dirent : "Seigneur, quelles graines as-tu semées ? Ce n'était pas des graines de choix qui n'étaient pas mélangées à d'autres semences ?"            

"Mais si, certainement. J'en ai choisi les grains, tous de même qualité. Et j'aurais bien vu s'il y avait eu d'autres semences".         

"Et pourquoi alors tant d'ivraie a-t-il poussé parmi ton grain ?" Le maître réfléchit et puis il dit : "C'est un ennemi qui m'a fait cela pour me faire du tort". Les serviteurs demandèrent alors : "Veux-tu que nous allions parmi les sillons et que patiemment nous dégagions les épis de l'ivraie en arrachant ce dernier ? Commande, et nous le ferons".        

Mais le maître répondit : "Non. Vous pourriez, en le faisant, arracher aussi le grain et presque certainement abîmer les épis encore tendres. Laissez-les ensemble jusqu'à la moisson. Alors je dirai aux moissonneurs : 'Fauchez tout ensemble; puis, avant de lier les gerbes, maintenant que la sécheresse a rendu friables les vrilles de l'ivraie, et que les épis serrés sont plus robustes et plus durs, séparez l'ivraie du grain." et faites-en des bottes à part. Vous les brûlerez ensuite et cela fera une fumure pour le sol. Quant au bon grain, vous le porterez dans les greniers et il servira à faire du pain excellent, pour la honte de l'ennemi qui n'aura gagné que d'être méprisable à Dieu à cause de sa méchanceté".   

Maintenant, réfléchissez entre vous que de fois et de quelle abondance sont les semailles de l'Ennemi dans vos cœurs. Et comprenez comme il faut veiller avec patience et constance pour faire en sorte que peu d'ivraie se mélange au grain choisi. Le sort de l'ivraie, c'est de brûler. Voulez-vous brûler ou devenir citadins du Royaume ?           

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243> Vous dites que vous voulez être citadins du Royaume. Eh bien, sachez l'être. Le bon Dieu vous donne la Parole. L'ennemi veille pour la rendre nuisible, car la farine de grain mélangée à la farine d'ivraie donne un pain amer et nocif pour les intestins[12]. Sachez, par votre bonne volonté, s'il y a de l'ivraie dans votre âme, la mettre à part pour la jeter, pour n'être pas indignes de Dieu. Allez, fils, la paix soit avec vous."         

4Les gens se dispersent lentement. Dans le jardin il ne reste que les huit apôtres et en plus Elie, son frère, sa mère et le vieil Isaac qui se nourrit l'âme à regarder son Sauveur.  

"Venez autour de Moi et écoutez. Je vous explique le sens complet de la parabole qui a encore deux aspects en plus de celui que j'ai dit à la foule.   

Dans son sens universel, la parabole a cette explication : le champ c'est le monde. La bonne semence ce sont les fils du Royaume de Dieu semés par Dieu dans le monde en attendant d'arriver à leur fin et d'être coupés par la Faucheuse et amenés au Maître du monde pour qu'Il les mette dans ses greniers. L'ivraie ce sont les fils du Malin répandus, à leur tour, sur le champ de Dieu dans l'intention de faire de la peine au Maître du monde et de nuire aussi aux épis de Dieu. L'Ennemi de Dieu les a, par un sortilège, semés exprès, car vraiment le diable dénature l'homme jusqu'à en faire une créature qui soit sienne et il la sème pour corrompre les autres qu'il n'a pas pu asservir autrement. La moisson, ou mieux la formation des gerbes et leur transport dans les greniers, c'est la fin du monde et ce sont les anges qui en sont chargés. Il leur a été ordonné de rassembler les créatures après la fauchaison et de séparer le grain de l'ivraie et de même que dans la parabole on brûle cette dernière, ainsi seront brûlés dans le feu éternelles damnés, au Jugement Dernier.      

Le Fils de l'homme les enverra pour enlever de son Royaume tous les artisans de scandale et d'iniquité. Car alors le Royaume se trouvera sur la terre et au Ciel et aux citoyens du Royaume sur la terre seront mêlés de nombreux fils de l'Ennemi. Ceux-ci atteindront, comme il est dit aussi par les Prophètes, la perfection du scandale et de l'abomination dans toute leur activité terrestre et donneront de terribles ennuis aux fils de l'esprit. Dans le Royaume de Dieu, aux Cieux, on aura déjà expulsé ceux qui sont corrompus, car la corruption n'entre pas au Ciel.          

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244> Donc, les anges du Seigneur en passant la faux dans les rangs de la dernière récolte, faucheront et sépareront le grain de l'ivraie et jetteront cette dernière dans la fournaise ardente où il n'y a que pleurs et grincements de dents, et emmèneront au contraire les justes, le grain de choix, dans la Jérusalem éternelle où ils brilleront comme des soleils dans le Royaume de Celui qui est mon Père et le vôtre.        

 5Voilà le sens général. Mais pour vous, il y en a encore un autre qui répond à des questions que plusieurs fois et spécialement depuis hier soir vous vous posez. Vous vous demandez : "Mais, dans la masse des disciples, il peut donc y avoir des traîtres ?" et en votre cœur vous frémissez d'horreur et de peur. Il peut y en avoir. Il y en a certainement.

Le Semeur répand le bon grain. Dans ce cas, plus que répandre on pourrait dire : "choisit", car le Maître, que ce soit Moi ou que ce soit le Baptiste, avait choisi ses disciples. Comment alors se sont- ils dévoyés ? Non, ce n'est pas cela qu'il faut dire. Je me suis mal exprimé en parlant de "semence" pour les disciples. Vous pourriez mal comprendre. Je vais dire alors "champ". Autant de disciples autant de champs, choisis par le Maître pour former l'aire du Royaume de Dieu, les biens de Dieu. Sur eux le Maître se fatigue pour les cultiver afin qu'ils donnent le cent pour cent. Tous les soins. Tous. Avec patience. Avec amour. Avec sagesse. Avec fatigue. Avec constance. Il voit aussi leurs mauvaises tendances, leur aridité et leur avidité. Il voit leurs entêtements et leurs faiblesses. Mais il espère, il espère toujours, et fortifie son espérance par la prière et la pénitence, car il veut les amener à la perfection.   

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Mais les champs sont ouverts. Ce ne sont pas des jardins bien clos, entourés de murailles épaisses, dont le maître est le seul propriétaire et où il puisse seul entrer. Ils sont ouverts, placés au centre du monde, parmi le monde. Tous peuvent s'en approcher, tous peuvent y pénétrer. Tous et tout. Oh ! il n'y a pas seulement l'ivraie comme mauvaise semence ! L'ivraie: pourrait être le symbole de la légèreté amère de l’esprit du monde. Mais voilà qu'y naissent, jetées par l'ennemi. toutes les autres semences. Voici les orties. Voici le chiendent. Voici la cuscute
[13]. Voici les liserons. Voici enfin la ciguë et les poisons. Pourquoi ? Pourquoi ? Que sont-ils ?           

Les orties : les esprits piquants, indomptables qui blessent par surabondance de venin et qui donnent tant de désagrément. Le chiendent : les parasites qui épuisent le maître et qui ne savent qu'importuner et sucer, profitant de son travail et faisant du tort aux personnes de bonne volonté qui tireraient réellement un plus grand fruit si le maître n'était pas troublé et dérangé par les soins qu'exige le chiendent. Les liserons inertes qui ne s'élèvent de terre qu'en profitant des autres.    

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245> La cuscute : tourment sur le chemin déjà pénible du maître et pour les disciples fidèles qui le suivent. Ils s'accrochent, s'enfoncent, déchirent, griffent, apportent méfiance et souffrance. Les poisons : les criminels parmi les disciples, ceux qui en arrivent à trahir et à éteindre la vie comme la ciguë et les autres plantes toxiques. Avez-vous jamais vu comme elle est belle, avec ses petites fleurs qui deviennent des petites boules blanches, rouges, bleu-violet ? Qui dirait que cette corolle étoilée, blanche ou à peine rosée avec son petit cœur d'or, qui dirait que ces coraux multicolores si semblables aux autres baies qui font les délices des oiseaux et des enfants peuvent, arrivés à maturité, donner la mort ? Personne. Et les innocents se jettent dessus. Ils les croient bons comme eux-mêmes... ils les cueillent et en meurent. Ils les croient tous bons comme eux ! Oh ! quelle vérité qui élève le maître et condamne celui qui le trahit ! Comment ? La bonté ne désarme pas ? Elle ne rend pas le malveillant inoffensif ? Non. Elle ne le rend pas tel, car l'homme tombé et devenu la proie de l'Ennemi est insensible à tout ce qui est supérieur. Tout ce qui est supérieur change pour lui d'aspect. La bonté devient une faiblesse qu'il est permis de piétiner et qui exacerbe sa malveillance comme, chez un fauve, la volonté d'égorger est exacerbée par l'odeur du sang. Et même le maître est toujours un innocent... et il laisse le traître l'empoisonner car il ne peut penser qu'un homme puisse être le meurtrier de celui qui est innocent.          

6Chez les disciples, les champs du Maître, viennent les ennemis. Ils sont si nombreux. Le premier c'est Satan. Les autres, ses serviteurs, à savoir les hommes, les passions, le monde et la chair. Voilà, voilà que le disciple ils l'atteignent plus facilement parce qu'il ne reste pas tout près du Maître, mais il se tient en équilibre entre le Maître et le monde. Il ne sait pas, il ne veut pas se séparer de ce qui est monde, chair, passion et démon, pour être tout entier à celui qui l'amène à Dieu. Sur lui ils répandent leurs semences le monde, la chair, les passions, le démon. L'or, la puissance, la femme, l'orgueil, la peur d'être mal jugé par le monde, l'esprit d'utilitarisme. "Les grands sont les plus forts. Voici que je les sers pour les avoir comme amis', .Et on devient criminel et on se damne pour ces misérables choses !...    

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246> Pourquoi le Maître qui voit l'imperfection du disciple, même s'il ne veut pas se rendre à la pensée : "Celui-ci me donnera la mort", ne l'exclut-il pas immédiatement de sa suite ? C'est ce que vous vous demandez. Parce qu'il est inutile de le faire. S'il le faisait, cela ne l'empêcherait pas de l'avoir comme ennemi, doublement ennemi et plus acharné, par la rage ou la douleur d'être découvert ou d'être chassé. La douleur, oui, Car parfois le disciple mauvais ne se rend pas compte qu'il est tel. Le travail du démon est tellement subtil qu'il ne le remarque pas. Il devient un démon sans soupçonner qu'il subit cette transformation. La rage. Oui. La rage d'être connu pour ce qu'il est quand il n'est pas inconscient du travail de Satan et de ses adeptes : les hommes qui tentent celui qui est faible par ses faiblesses, pour enlever du monde le saint qui les offense à cause de leur méchanceté qu'ils comparent à sa bonté. Et alors le saint prie et s'abandonne à Dieu. "Que soit fait ce que Tu permets qu'on fasse" dit-il. Il ajoute seulement cette réserve : "pourvu que cela serve à ton but". Le saint sait que l'heure viendra où la mauvaise ivraie sera séparée de sa moisson. Par qui ? Par Dieu Lui-même qui ne laisse pas faire au-delà de ce qui est utile au triomphe de sa volonté d'amour."     

7"Mais si tu admets que c'est toujours Satan et ses adeptes... il me semble que la responsabilité du disciple en est diminuée" dit Mathieu.        

"Ne le pense pas. Si le Mal existe, le Bien aussi existe et il y a dans l'homme le discernement, et avec lui la liberté."  

"Tu dis que Dieu ne laisse pas faire au-delà de ce qui est utile au triomphe de sa volonté d'amour
[14]. Donc cette erreur est utile s'Il la permet et elle sert au triomphe de la volonté divine" ajoute l'Iscariote.       

"Et tu conclus, comme Mathieu, que cela justifie le crime du disciple. Dieu avait créé le lion sans férocité et le serpent sans venin. Maintenant, l'un est féroce, l'autre est venimeux. Mais Dieu les a séparés de l'homme pour cette raison. Médite sur cela et fais-en l'application. Rentrons. Le soleil est déjà fort, trop fort comme pour un commencement d'orage, et vous êtes fatigués par une nuit sans sommeil."     

Élie dit : "La maison a en haut une pièce grande et fraîche. Vous pourrez y reposer."

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Ils montent par l'escalier extérieur. Mais seuls les disciples s'étendent sur les nattes pour se reposer. Jésus sort sur la terrasse ombragée dans un coin par un rouvre très haut et il s'absorbe dans ses pensées.           

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[1] Ce sobriquet dans la bouche de Pierre est inspiré par le hibou de Palestine autrement appelé Grand-duc ascalaphe ou Grand-duc du désert (Bubo ascalaphus). Il habite en nombre les ruines et les lieux désolés, auxquels convient son cri lugubre (Source).

[2] Ils doivent être à 3 ou 4 km de Capharnaüm, et Pierre reconnaît la barque d'un des pharisiens.

[3] Poupe ou partie arrière d’un bateau. C'est sa place "habituelle", comme le note Maria Valtorta au Tome 6, chapitre 140, page 394 /vo 448.3. (Voir aussi le Tome 3, chapitre 45, page 263, /vo 185.2).

[4] Le chacal (schoual) est parfois appelé renard dans l’Ancien Testament. Il se ressemble en effet physiquement.

[5] "Grosse épine" ou peut-être "grosse arrête". Pierre ne peut encore surmonter que difficilement ses préjugés et sa répulsion instinctive vis à vis des romains.

[6] Cf. Chapitre 38.

[7] Pierre longe la côte au sud-ouest vers Capharnaüm, tandis que le groupe de Jésus remonte au nord pour rattraper le sentier qui mène à Corozaïn.

[8] Ils ont parcouru 6 km, ce qui a pu leur prendre 1 h ½ environ.

[9] Très probablement la fièvre jaune, ou fièvre des marais, qui fit des ravages dans les populations durant toute l'Antiquité. Voir, à ce sujet, la note de bas de page 3 du chapitre 37.

[10] La parabole du bon grain et de l'ivraie est rapportée brièvement par Matthieu 13,24-30. Au Tome 8, chapitre 36, page 319 /vo 575.7 Jésus rappelle cette parabole à Jean et Jacques

[11] La description correspondrait plutôt à la vesce de Palestine (Vicia palaestina). Car l'ivraie n'a pas de vrilles, mais plutôt des stolons, tiges rampantes comme celles du fraisier. Les graines de la vesce de Palestine ressemblent, par leur forme, aux lentilles; on en mange en cas de famine. Elles ne sont pas seulement désagréables au goût, mais encore difficiles à digérer.

[12] Exact: L'ivraie enivrante est une plante toxique à cause de ses grains souvent infestés par un champignon et contenant de ce fait un alcaloïde, la témuline, aux propriétés narcotiques.

[13] La cuscute de Palestine (cuscuta palaestina), est un parasite qui entoure les plantes grâce à de nombreux suçoirs. Voir les connaissances botaniques remarquables.

[14] À ce propos, Maria Valtorta a écrit une note se terminant ainsi: "si Dieu permet à l'homme de choisir librement ses actes – et ceci afin de le purifier et le confirmer dans la grâce, ou de le juger digne de punition -la culpabilité de l'homme n'est pas diminuée pour autant. Parce que s'il est vrai que l'homme, sous l'impulsion de Dieu ou celui de Satan, peut faire le bien ou le mal, le fait demeure que Dieu seul doit être suivi dans ses inspirations de l'amour, par l'homme, qu'il a reçu de Lui tous les dons naturels, moraux et surnaturels, capables de faire de lui un enfant de Dieu héritier du Ciel". Voir, sur le même sujet, vous pouvez lire les mots énoncés dans 176,4 (chapitre 36,page 214). Note traduite de Marta Soler, webmaster.