"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Commentaires du chapitre 181.
On a voulu semer la "zizanie" ?


Pro e contro Maria Valtorta.


La zizanie.         

De 1979 à 1983, une controverse s’établit entre deux mensuels catholiques : La Chiesa Viva de Brescia (Lombardie) démontrant, par les faits, neuf erreurs contenues dans les écrits de Maria Valtorta et Segno dei tempi, un bimestriel de Montefranco (Terni, Ombrie) réfutant cette démonstration[1]. 

L’un des neuf points débattus concerne la parabole du bon grain et de l’ivraie (
Matthieu 13,24-30 et Matthieu 13,36-43).

La Chiesa Viva, sous la plume d’un auteur se faisant appeler dottore Josif Mir, note que l’ivraie de la parabole est une graminée et non une convolvulacée qui s’enroule et étouffe le bon grain comme dans le récit de Maria Valtorta. Il nomme cette plante de l’Évangile : lolium temulentum ou ivraie enivrante.       

Segno dei tempi, élude l’accusation sans vraiment y répondre : Maria Valtorta n’aurait pas décrit la bonne plante, mais ce n’est pas pour autant que les visions seraient inexactes.     

Qu’en est-il vraiment ?

L’état du dossier.        
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L’ivraie est une plante, mais aussi une variété de plantes. L’Évangile ne précise pas de laquelle il s’agit. Il y a dix variétés différentes qui peuvent pousser dans un «climat doux, ensoleillé et relativement humide». Il est donc hâtif de conclure qu’il s’agit de l’ivraie enivrante.   

En italien, comme en latin, l’ivraie est connu sous deux noms : Loglio / Lolium ou zizania / zizzania. Deux mots ne désignent jamais exactement la même chose.   

Dans la Vulgate de saint Jérôme, c’est le terme
zizania qui est employé (d’où l’expression semer la zizanie) et non le terme lolium, nom latin de l’ivraie qu’oppose La Chiesa viva et que reprend la botanique.  

Zizania a un
double sens : ivraie et mauvaise herbe. C’est donc aussi un terme générique désignant les «mauvaises» plantes. C’est dans ce sens générique que Jésus l’emploie dans Maria Valtorta. C’est dans ce sens que peut se comprendre, aussi bien dans ces écrits que dans l’Évangile canonique, la catéchèse qu’évoque Matthieu 13,36-43.

Les catéchèses.
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Jésus précise : «ils (les anges) enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal». «Toutes» n’est pas une seule et ceux qui font le mal sont multiformes. Nul ne peut imaginer que le mal n’a qu’un seul aspect.    

Dans le récit de Maria Valtorta, la catéchèse ne se fait pas à un niveau, comme le rapporte l’Évangile, mais à trois niveaux :        

1 - Un niveau général : l’avertissement donné à la foule des auditeurs de ne pas laisser pousser de la «mauvaise herbe» dans leur cœur. Il faut la mettre à part par la bonne volonté afin «
de ne pas être indignes de Dieu».        

Jésus parle ainsi en parabole à la foule (
verset 10). Il sépare l’enseignement populaire de l’enseignement aux disciples, non par ésotérisme, mais par souci de donner en proportion des capacités d’ouverture de l’âme (verset 12).

2 – Un niveau universel, eschatologique, que Jésus réserve à ses disciples parce qu’ils peuvent le comprendre. C’est, de plus, un désir de leur part. C’est la catéchèse rapportée par l’Évangile, plus brièvement que dans Maria Valtorta qui le développe.         

3 – Un niveau particulier propre aux futurs pasteurs de l’Église. La parabole s’applique alors au discernement des âmes : un niveau que ne rapporte pas l’Évangile. 

- L’ivraie symbolise
«la légèreté amère de l'esprit du monde». En effet, cette graminée narcotique ou enivrante, ressemble, à un moment de sa croissance, à l’épi de blé, comme les attraits du monde peuvent tromper et perdre.       

- Les orties blessent «par surabondance de venin». Elles créent la rancœur si préjudiciable à la cohésion.  

- Le chiendent est un parasite qui épuise, ne sachant que «ramper et sucer» l’énergie qui, de ce fait, ne profite pas aux plantes les plus saines.        

- Le liseron inerte qui ne s’élève que par l’énergie des autres auxquels il s’accroche.

- La cuscute (cuscuta palaestina) désigne les tortueux à l’image de ses vrilles qui s’immiscent, s’accrochent et étouffent. 

- Enfin la cigüe et les plantes toxiques, voire mortelles, sont les disciples criminels qui en arrivent à trahir et éteindre la vie, sous une apparence parfois attirante et trompeuse.           

Cet enseignement, plus directement adressé aux pasteurs, pour eux-mêmes et leurs troupeaux a aussi un aspect circonstancié : la veille les disciples venaient d’apprendre l’arrestation du Baptiste à la suite d’une trahison d’un de ses disciples. La question qui était dans toutes les têtes était : comment peut-on en arriver là et suis-je moi-même en capacité de le devenir ?          

La parabole pourrait donc se titrer «le bon grain et les mauvaises herbes.»

Conclusion.       
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La Chiesa viva reprochait à Maria Valtorta d’avoir manié l’esbroufe en parsemant le discours de Jésus de quelques mois hébraïques : Tébet, Shebat et Adar, mais qu’en fait elle avait imaginé cette scène tant les erreurs étaient patentes.          

On en est loin.     

De son côté Segno dei tempi, tentait d’excuser l’inexactitude botanique.        

On en est loin aussi.      

Qu’a-t-il pu se passer depuis pour que ces deux avis tombent en désuétude ? Tout simplement l’avènement d’Internet qui rend accessible à chacun les connaissances rares auxquelles ni dottore Josif Mir, ni Mgr Aldo Gregori ne pouvaient accéder en leur temps.            

Il ne restait au premier qu’à affirmer sa défiance fondamentale envers l’œuvre à partir d’un prétexte et à l’autre à affirmer sa confiance indéfectible à partir d’une excuse. C’était encore plus difficile pour Maria Valtorta, car elle n’avait aucun moyen de vérifier les informations contenues dans la scène qu’elle décrivait : ni que la cuscute était «de Palestine» ni que orties ou la cigüe étaient présentes au Moyen-Orient.        

«Si je leur parle en paraboles, dit Jésus dans
Matthieu 13,12, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.»      

C’est là la gloire des visions transmises par Maria Valtorta, nous faire voir désormais cet épisode de l’Évangile avec une plus grande acuité spirituelle.

 


Mise à jour le
02/06/2017.

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[1] Cf. Pro e contro Maria Valtorta, La disputa tra Mir et Gregori, page 189 et suivantes.