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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif 9.583 - Vigilia del sabato avanti l'entrata in Gerusalemme. Commiato alle discepole. L'infelice nipote di Nahum.

    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif 5.581 - The Friday before the Entry into Jerusalem. Farewell to the Women Disciples and the Encounter with an Unhappy Child.

 5.583- Víspera del sábado anterior a la entrada en Jerusalén. Despedida de las discípulas. El desdichado nieto de Nahúm.

 10.638 - Der Freitag vor dem Einzug in Jerusalem; II. Jesus und die Jüngerinnen.


 






 

Vendredi 29 mars 30
(9 Nissan 3790)
Béthanie.


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 Acte de foi de Marie Madeleine.

 L’unité des peuples par la foi.

 La dispersion future des femmes disciples.

 Rôle des femmes disciples.

 Marie, mère de l’Église.

 Je serais avec vous.

 Annalia réitère son vœu de mourir avant le Christ.


    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

- Une quinzaine de femmes disciples attendent Jésus 378

- Marie-Madeleine affirme sa foi en Jésus....................... 379

- Il se ressuscitera lui-même ........................................ 380

- Sa profession de foi en Jésus comme Dieu ............... 381

- Discours (Restez unies 381

- Le Royaume ne connaît pas de frontières ...................... 382

- Ne vous découragez pas ........................................ 383

- Soyez obéissantes aux Bergers ........................................ 384

- Marie vous guidera en tout)....................................... 384

- On laisse avec Jésus celles qui doivent s'en aller ........ 384

- Jésus réconforte Marie Salomé ........................................ 384

- La vieille Anne demande grâce pour ses fils ................. 385

- Valeria ne veut pas retourner en Italie......................... 387

- Elle veut rester avec ce qui parle du Maître............ 388

- Jeanne gardera les enfants de Anne ............................. 389

- Vous ne pourrez me rencontrer ........................................ 389

- Jésus apaise Jeanne qui craint pour Chouza............... 389

- Hérode ne fera rien contre Jésus ............................ 390

- Jésus bénit Sara, l'émule d'Annalia ...................... 391

- Annalia s'en réjouit .. 391

- Elle sera la première victime de l'Amour ................... 391

- Départ des femmes et des enfants ......................... 392

- La rencontre de Lazare avec Pilate ............................. 393

- Un pauvre enfant se tient près de la grille.................... 394

- Jésus ouvre à ce petit corps difforme ....................... 394

- Le malheureux demande : Fais-moi mourir.......... 395

- Lazare reconnaît le petit-fils de Nahum ......................... 396

- Il est confié aux bons soins de Noémi ........................... 396

- Pierre est de retour, satisfait ........................................ 397


                     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Les références de l'Ancien Testament, notées en bas de page, sont de Davis Amos.

                                       I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Voir aussi l'infographie de Carlos Martinez.

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 8

 

Tome 8, chapitre 44.

583.
Le vendredi d'avant l'entrée à Jérusalem :
2. Jésus et les femmes disciples
.


Vision du samedi 22 mars 1947

378> La belle salle - une de celles qui servent aux banquets, avec ses murs blancs et aussi son plafond, ses lourds rideaux blancs, et de même les tapisseries qui recouvrent les sièges, les plaques de mica ou d'albâtre qui remplacent les vitres aux fenêtres et laissent passer la lumière - elle est remplie par le babillage des femmes.       

379> Une quinzaine de femmes qui parlent entre elles, ce n'est pas une petite affaire. Mais dès que Jésus paraît sur le seuil en déplaçant le lourd rideau, il se fait un silence absolu, alors que toutes se lèvent et s'inclinent avec le plus grand respect.   

"La paix à vous toutes, dit Jésus avec un doux sourire... De la tempête de douleur qui vient juste de cesser
[1], il n'y a aucune trace sur son visage, qui est serein, lumineux, paisible comme si rien de pénible n'était arrivé ou sur le point d'arriver, avec une pleine conscience de sa part.   

"Paix à Toi, Maître. Nous sommes venues. Tu as envoyé dire : "avec autant de femmes qu'il y en a chez
Jeanne" et je t'ai obéi. Élise était chez moi. Je la garde avec moi ces jours-ci. Et chez moi se trouvait celle qui dit te suivre. Elle était venue s'informer de Toi car on n'ignore pas que je suis ta fidèle disciple. Et Valeria aussi est avec moi, dans ma maison, depuis que je suis dans mon palais. Avec Valeria, il y avait Plautina, venue lui rendre visite. Avec elles était celle-ci. Valeria t'en parlera. Plus tard est venue Annalia, avertie de ton désir, et cette jeune fille, sa parente, je crois. Nous nous sommes arrangées pour venir, et nous n'avons pas oublié Nique. C'est si beau de se sentir sœurs dans une seule foi en Toi... d'espérer que celles qui en sont encore à un amour naturel pour le Maître, montent plus haut, comme a fait Valeria" dit Jeanne en regardant par en dessous Plautina qui... en est restée à l'amour naturel...      

"Les diamants se forment lentement, Jeanne. Il faut des siècles de feu caché... Il ne faut pas être pressé, jamais... Et ne jamais se décourager, Jeanne..."      

"Et quand un diamant redevient... cendre ?"  

"C'est signe que ce n'était pas encore un diamant parfait. Il faut encore de la patience et du feu. Recommencer derechef, en espérant dans le Seigneur. Ce qui semble un échec la première fois, se change souvent en triomphe la seconde."  

"Ou la troisième ou la quatrième, ou encore davantage. Moi, j'ai été un échec de nombreuses fois, mais finalement, tu as triomphé, Rabboni !" dit
Marie de Magdala avec sa voix d'orgue du fond de la salle.      

"Marie est contente chaque fois qu'elle peut s'humilier en rappelant le passé..." soupire
Marthe qui le voudrait effacé du souvenir de tous les cœurs.            

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380> "C'est vrai, ma sœur, qu'il en est ainsi ! Je suis contente de rappeler le passé, mais non pas pour m'humilier, comme tu dis. Pour monter encore, poussée par le souvenir du mal que j'ai commis et par la reconnaissance pour Celui qui m'a sauvée. Et aussi afin que celui qui hésite pour lui-même, ou pour un être qui lui est cher, puisse reprendre courage et arriver à cette foi dont mon Maître dit qu'elle serait capable de déplacer les montagnes."

"Et tu la possèdes, heureuse que tu es ! Tu ne connais pas la crainte..." dit en soupirant Jeanne, si douce et si timide, et paraît encore l'être davantage si on la compare avec la Magdeleine.

"Je ne la connais pas. Elle n'a jamais été dans ma nature humaine. Maintenant, depuis que j'appartiens à mon Sauveur, je ne la connais même plus dans ma nature spirituelle. Tout a servi pour augmenter ma foi. Serait-il possible que quelqu'une qui est ressuscitée comme moi, et qui voit ressusciter son frère, puisse douter de rien ? Non. Rien ne me fera plus douter."        

"Tant que Dieu est avec toi, c'est-à-dire que le Rabbi est avec toi... Mais Lui dit qu'il va nous quitter bientôt. Que sera alors notre foi ? Ou plutôt votre foi, car moi, je n'ai pas encore pénétré au-delà des frontières humaines..." dit Plautina.         

"Sa présence matérielle ou son absence matérielle ne blessera pas ma foi. Je ne craindrai pas. Ce n'est pas de l'orgueil de ma part. C'est la connaissance de moi-même. Si les menaces du Sanhédrin devaient se réaliser... voilà : je ne craindrai pas..."     

"Mais qu'est-ce que tu ne craindras pas ? Que le Juste soit juste ? Cette crainte, moi aussi je ne l'aurai pas. Nous le croyons de nombreux sages dont nous goûtons la sagesse, je dirais dont nous nous nourrissons avec la vie de leur pensée, après que depuis des siècles ils sont disparus. Mais si toi,.." insiste Plautina.        

"Je ne craindrai même pas à cause de sa mort. La Vie ne peut mourir. Lazare est ressuscité, lui qui était un pauvre homme..."       

"Mais ce n'est pas de lui-même qu'il est ressuscité, mais parce que le Maître a rappelé son esprit d'au-delà de la tombe. Œuvre que seul le Maître peut faire. Mais qui appellera l'esprit du Maître si le Maître est tué ?"         

"Qui ? Lui. C'est-à-dire Dieu. Dieu s'est fait de Lui-même. Dieu peut se ressusciter par Lui-même."        

"Dieu... oui... dans votre foi. Dieu s'est fait de Lui-même. C'est déjà difficile pour nous de l'admettre, pour nous qui savons que les dieux viennent l'un de l'autre, par suite d'amours entre dieux."

"Par suite d'amours obscènes, irréels, devrais-tu dire" l'interrompt impétueusement Marie de Magdala.      

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381> "Comme tu veux..." dit Plautina conciliante et elle va finir sa phrase, mais Marie de Magdala lui coupe la parole et dit :     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Mais l'Homme ne peut se ressusciter par lui-même, veux-tu dire. Mais Lui comme il s'est fait Homme par Lui-même, car rien n'est impossible au Saint des Saints, ainsi Lui, de Lui-même se donnera le commandement de ressusciter. Tu ne peux comprendre. Tu ne connais pas les figures de notre histoire d'Israël. Lui et ses prodiges s'y trouvent. Et tout s'accomplira comme il est dit. Moi, je crois à l'avance, Seigneur. Je crois tout. Que tu es le Fils de Dieu et le Fils de la Vierge, que tu es l'Agneau du salut, que tu es le Messie très Saint, que tu es le Libérateur et le Roi universel, que ton Royaume n'aura pas de fin ni de limites, et enfin que la mort ne prévaudra pas sur Toi, car la vie et la mort, c'est Dieu qui les a crées et elles Lui sont soumises comme toutes choses. Je crois. Et si grande sera la douleur de te voir méconnu et méprisé, plus grande sera ma foi dans ton Être éternel. Je crois. Je crois à tout ce qui est dit de Toi. Je crois à tout ce que tu dis. J'ai su croire aussi pour Lazare. J'ai été la seule qui ait su obéir et croire, la seule qui ait su réagir contre les hommes et les choses qui voulaient me persuader de ne pas croire. Ce n'est qu'à la limite, près de la fin de l'épreuve, que j'ai eu une défaillance... Mais l'épreuve durait depuis si longtemps... et je ne pensais plus que même Toi, Maître béni, tu pourrais t'approcher du golal après tant de jours de la mort... Maintenant... je ne douterai plus même si, au lieu de jours, un tombeau devrait être ouvert pour rendre la proie que depuis des mois il a en son ventre. Oh ! mon Seigneur ! Je sais qui tu es ! La fange a reconnu l'Étoile !" Marie s'est accroupie aux pieds de Jésus sur le dallage. Elle n'est plus véhémente, mais douce, et son visage tourné vers Jésus exprime l'adoration.          

"Qui suis-je ?"          

"Celui qui est
[2]. C'est cela que tu es. L'autre chose, la personne humaine, c'est le vêtement, le vêtement nécessaire mis sur ta splendeur et sur ta sainteté pour venir parmi nous et nous sauver. Mais tu es Dieu, mon Dieu." Et elle se jette par terre pour baiser les pieds du Christ, et il semble qu'elle ne puisse détacher ses lèvres des doigts qui dépassent du long vêtement de lin.        

"Lève-toi, Marie. Attache-toi toujours fortement à cette foi que tu possèdes. Et élève-la comme une étoile pendant les heures de la tempête pour que les cœurs s'y fixent, et sachent espérer, cela au moins..."    

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382> Puis il s'adresse à toutes et leur dit : "Je vous ai appelées car, dans les jours qui vont venir, nous ne pourrons nous voir que peu dans la paix. Le monde nous entourera, et les secrets des cœurs ont une pudeur plus grande que celle des corps. Je ne suis pas le Maître, aujourd'hui. Je suis l'Ami. Vous n'avez pas toutes d'espoirs ou de craintes à me dire. Mais il plaisait à toutes de me voir dans la paix encore une fois. Et je vous ai appelées vous, fleur d'Israël et du nouveau Royaume, et vous, fleur de la gentilité qui quittez le lieu des ombres pour entrer dans la Vie. Gardez cela dans votre cœur pour les jours à venir : que l'honneur que vous rendez au Roi persécuté d'Israël, à l'Innocent accusé, au Maître qu'on n'écoute pas, adoucisse ma douleur.  

    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Je vous demande de rester très unies, vous d'Israël, vous qui êtes venues en Israël, vous qui venez vers Israël. Les unes secourront les autres. Celles dont l'esprit est plus fort secourent les plus faibles. Les plus sages secourront celles qui savent peu de choses ou même rien, et ont seulement le désir de sagesses nouvelles, de sorte que leur désir humain, grâce aux soins des sœurs plus avancées, se développe en un désir surnaturel de la Vérité. Soyez pleines de pitié les unes pour les autres. Que celles que des siècles de la loi divine ont formées dans la justice compatissent à celles que le gentilisme[3] rend... différentes. Les habitudes morales ne se changent pas du jour au lendemain, sauf dans des cas exceptionnels dans lesquels intervient une puissance divine pour opérer le changement, afin de seconder une volonté très bonne. Ne vous étonnez pas si en celles qui viennent d'autres religions, vous voyez des arrêts dans leurs progrès et parfois même des retours sur les vieux chemins. Pensez au comportement d'Israël envers Moi et n'attendez pas des gentils la souplesse et la vertu qu'Israël n'a pas su, n'a pas voulu avoir envers le Maître.          

Regardez-vous comme des sœurs, les unes pour les autres, des sœurs que le destin a réunies autour de Moi, dans ce dernier temps de ma vie mortelle... Ne pleurez pas ! Et qui vous a réunies en vous amenant de lieux différents, par conséquent avec des coutumes et des idiomes différents, qui rendent un peu difficile de se comprendre humainement. Mais, en vérité, l'amour a un langage unique, et le voici : faire ce que l'aimé enseigne et le faire pour lui donner honneur et joie. Voici que sur ce point vous pouvez vous comprendre toutes, et que celles qui comprennent davantage aident les autres à comprendre.
    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Puis... dans l'avenir, dans un avenir plus ou moins lointain, dans des circonstances diverses, vous vous séparerez de nouveau à travers les régions de la Terre, une partie en revenant dans vos pays natals, une partie en s'en allant dans un exil qui ne leur pèsera pas car celles qui le subiront seront déjà arrivées à la perfection de vérité qui leur fera comprendre que ce n'est pas d'être conduites ici ou là qui constitue un exil de la vraie Patrie.  

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383> En effet, la vraie Patrie, c'est le Ciel. Car celui qui est dans la vérité est en Dieu et il a Dieu en lui. Il est donc déjà dans le Royaume de Dieu et le Royaume de Dieu ne connaît pas de frontières, et il ne sort pas de ce Royaume celui qui de Jérusalem se trouvera par exemple amené en Ibérie, ou en Pannonie, ou en Gaule ou en Illyrie[4]. Vous serez toujours dans le Royaume si vous restez toujours en Jésus, ou si vous venez en Jésus. Je suis venu rassembler toutes les brebis : celles du troupeau paternel, celles des autres, et aussi celles qui n'ont pas de pasteur, sauvages, perdues plus encore que sauvages, plongées dans des ténèbres si obscures qu'elles ne leur permettent de voir même un iota, non de la loi divine, mais même de la loi morale. Peuplades inconnues qui attendent d'être connues, à l'heure fixée par Dieu pour cela, et qui ensuite viendront faire partie du troupeau du Christ. Quand ? Oh ! années ou siècles c'est la même chose pour l'Éternel ! Mais vous serez les précurseurs de celles qui iront, avec les futurs pasteurs, rassembler dans l'amour chrétien les brebis et les agneaux sauvages pour les amener dans les pâturages divins.    

Et que votre premier champ d'expérience ce soit ces lieux. La petite hirondelle qui soulève son aile pour voler ne se jette pas tout de suite dans la grande aventure. Elle essaie son premier vol depuis l'avant-toit jusqu'à la vigne qui ombrage la terrasse, puis elle revient à son nid et de nouveau se lance à une terrasse au-delà de la sienne, et elle revient. Et puis de nouveau plus loin... jusqu'à ce qu'elle sente que devient fort le nerf de l'aile et sûre son orientation, et alors elle joue avec les vents et les espaces et elle va et vient en gazouillant, à la poursuite des insectes, en effleurant l'eau, en remontant vers le soleil, jusqu'à ce qu'au bon moment elle ouvre avec assurance ses ailes pour voler longuement vers les pays plus chauds et riches d'une nourriture nouvelle. Elle ne craint pas de franchir les mers, petite comme elle l'est, point d'acier bruni perdu entre les deux immensités bleues de la mer et du ciel, un point qui s'en va sans peur, alors que tout d'abord elle craignait le petit vol du bord du toit au sarment feuillu, un corps nerveux, parfait qui fend l'air comme une flèche et on ne sait pas si c'est l'air qui le transporte avec amour, ce petit roi de l'air, ou si c'est lui, le petit roi de l'air, qui avec amour sillonne ses domaines. En voyant son vol assuré qui utilise les vents et la densité de l'atmosphère pour aller plus vite, qui pense à son premier battement d'ailes gauche et apeuré ?    

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384>     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Il en sera ainsi de vous. Qu'il en soit ainsi de vous. De vous et de toutes les âmes qui vous imiteront. On ne devient pas capable à l'improviste. Pas de découragement pour les premières défaites, pas d'orgueil pour les premières victoires. Les premières défaites servent à faire mieux une autre fois, les premières victoires servent à être encouragées à faire encore mieux à l'avenir et à se persuader que Dieu aide les bonnes volontés.    

Soyez toujours soumises aux Bergers en ce qui est obéissance à leurs conseils et à leurs ordres. Soyez toujours pour eux des sœurs pour ce qui est aide dans leur mission et soutien pour leur fatigue. Dites cela aussi à celles qui ne sont pas présentes aujourd'hui. Dites-le à celles qui viendront à l'avenir.        

    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Et maintenant et toujours, soyez comme des filles pour ma Mère. Elle vous guidera en tout. Elle peut guider les jeunes filles comme les veuves, les épouses comme les mères, car Elle a connu les obligations de tous les états par son expérience personnelle en plus que par sagesse surnaturelle. Aimez-vous et aimez-moi en Marie. Vous ne défaillerez jamais, car elle est l'Arbre de la Vie, la vivante Arche de Dieu, la forme de Dieu en laquelle la Sagesse s'est faite un Siège et en laquelle la Grâce s'est faite Chair.            

Et maintenant que j'ai parlé en général, maintenant que je vous ai vues, je désire écouter mes disciples et celles qui sont l'espérance des disciples futures. Allez. Moi, je reste ici. Celles d'entre vous qui ont à me parler, qu'elles viennent, car nous n'aurons jamais plus un moment de paix intime semblable à celui-ci."            

Les femmes se consultent entre elles. Élise sort avec Marie et Marie de Cléophas. Marie de Lazare écoute Plautina qui veut la persuader de quelque chose, mais il semble que Marie ne veuille pas, car elle a fait des signes de dénégation avec la tête et puis elle s'en va, laissant en plan son interlocutrice et, en passant, elle prend avec elle sa sœur et
Suzanne en disant : "Nous aurons le temps de Lui parler. Laissons ici avec Lui celles qui doivent s'en aller."

"Viens Sara. Nous viendrons les dernières" dit Annalia.         

Toutes sortent lentement, sauf
Marie Salomé qui reste indécise à la porte.    

"Viens ici, Marie. Ferme et viens ici. Que crains-tu ?" lui dit Jésus.     

"C'est que moi... je suis toujours avec Toi. Tu as entendu Marie de Lazare ?"

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385> "J'ai entendu, mais viens ici. Tu es mère de mes premiers apôtres. Que veux-tu me dire ?"          

La femme s'approche avec la lenteur de quelqu'un qui doit demander une chose importante et qui ne sait pas s'il peut le faire.     

Jésus l'encourage d'un sourire et lui dit : "Quoi ? Veux-tu peut-être me demander une troisième place pour
Zébédée ? Mais lui est sage. Certainement il ne t'a pas envoyé me dire cela ! Parle donc..."  

"Ah ! Seigneur ! C'est justement de cette place que je voulais te parler. Toi... tu parles d'une façon... Comme si tu devais nous quitter, et je voudrais qu'avant que tu t'en ailles tu m'aies vraiment pardonnée. Je n'ai pas de paix à la pensée que je t'ai déplu."         

"Tu y penses encore ? Ne te semble-t-il pas que je t'aime comme avant, plus qu'avant ?"

"Oh ! cela oui, Seigneur. Mais dis-moi-la vraiment la parole de pardon, pour que je puisse dire à mon époux combien tu as été bon avec moi."

"Mais il n'est pas besoin, femme, que tu racontes une faute pardonnée !"     

"Si que je la raconterai ! Parce que, tu vois ? Zébédée, voyant comme tu aimes ses fils, pourrait tomber dans le même péché que moi et... si tu nous quittes, qui pourrait nous absoudre ? Je voudrais que nous tous entrions dans ton Royaume. Mon homme aussi. Je ne crois pas être hors de la justice en voulant cela. Je suis une pauvre femme, et je ne connais pas les livres. Mais quand ta Mère nous lit ou nous dit des passages de l'Écriture, à nous les femmes, elle parle souvent des femmes élues d'Israël et des endroits qui parlent de nous. Et dans les Proverbes qui me plaisent tellement, il est dit que le cœur de l'époux se fie à sa femme courageuse. Moi, je pense qu'il est juste que cette confiance, la femme la donne à son propre époux, même pour ce qui est commerce céleste. Si je lui procure une place sûre dans le Ciel, en l'empêchant de pécher, je pense que je fais une chose bonne."

"Oui, Salomé. Tu as vraiment maintenant ouvert ta bouche à la sagesse et tu as sur ta langue des principes de bonté. Va en paix. Tu as plus que mon pardon. Tes fils, selon le livre qui te plaît tant, te proclameront bienheureuse, et ton mari te louera dans la Patrie des justes. Va tranquille. Va en paix. Sois heureuse." Il la bénit et la congédie.    

Salomé s'en va toute joyeuse.          

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386> Entre la vieille Anne de la maison près du lac de Méron, tenant par la main deux petits garçons et suivie par une fillette timide et pâlotte qui marche en baissant la tête, déjà un peu maman quand elle conduit un petit qui sait à peine marcher.  

"Oh ! Anne ! Toi aussi tu veux donc me parler ? Et ton mari ?"          

"Malade, Seigneur, malade, très malade. Peut-être je ne vais pas le retrouver vivant..." Des larmes coulent à travers les rides du visage sénile.   

"Et tu es ici ?"          

"Je suis ici. Lui m'a dit : "Moi, je ne peux pas. Toi, va pour la Pâque et fais attention que nos fils..." Elle pleure plus fort et ne peut parler.       

"Pourquoi pleures-tu ainsi, femme ? Ton mari a bien dit : "Fais attention que nos fils ne soient pas contre le Christ pour leur éternelle paix". Jude est un juste. Plus que de sa vie et du réconfort qu'elle aurait de tes soins, il se préoccupe du bien de ses fils. Les voiles se lèvent dans les heures qui précèdent la mort des justes et les yeux de l'esprit voient la Vérité. Mais tes fils ne t'écoutent pas, femme. Et Moi, que puis-je faire s'ils me repoussent ?"     

"Ne les hais pas, Seigneur !"

"Et pourquoi devrais-je le faire ? Je prierai pour eux. Et à eux, qui sont innocents, je vais imposer les mains pour tenir loin d'eux la haine qui tue. Venez à Moi. Toi, qui es-tu ?"

"Jude, comme le père de mon père dit le plus grand des garçons, et le plus petit que sa sœur tient par la main saute et crie : "Moi, moi, Jude !"         

"Oui. Ils ont honoré le père en donnant son nom à leurs fils, mais pas en autre chose..." dit la petite vieille.         

"Ses vertus ressusciteront en eux. Viens toi aussi, fillette. Sois bonne et sage comme celle qui t'a conduite ici."  

"Oh ! Marie l'est ! Pour ne pas être seule, je l'amènerai avec moi en Galilée."

Jésus bénit les enfants en laissant sa main sur la tête de la fillette qui est bonne. Puis il demande : "Et pour toi, tu ne demandes rien, Anne ?"           

"De retrouver mon Jude vivant et d'avoir la force de mentir, en disant que ses fils..."

"Non, pas de mensonge, jamais. Même pas pour qu'un mourant meure en paix. Tu diras à Jude : "Le Maître a dit qu'il te bénit et qu'avec toi, il bénit ton sang". C'est son sang aussi cette enfance innocente et je l'ai bénie."        

"Mais s'il demande si nos fils..."       

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387> "Tu diras : "Le Maître a prié pour eux". Jude reposera dans la certitude que ma prière est puissante et la vérité sera dite sans décourager le mourant. Parce que je prierai aussi pour tes fils. Va en paix, toi aussi, Anne. Quand quittes-tu la ville ?"

"Le lendemain du sabbat, pour ne pas être arrêtée en route par le sabbat."    

"C'est bien. Je suis heureux que tu sois ici après le sabbat. Reste très unie à Élise et à Nique. Va, et sois forte et fidèle."     

La femme est déjà presque à la porte quand Jésus la rappelle : "Écoute. Tes petits-fils restent beaucoup avec toi, n'est-ce pas ?"    

"Toujours, pendant que je suis dans la ville."

"Pendant ces jours... laisse-les à la maison, si tu en sors pour me suivre."    

"Pourquoi, Seigneur ? Tu crains la persécution ?"      

"Oui. Et il est bien que l'innocence ne voie pas et n'entende pas..."   

"Mais... que penses-tu qu'il arrive ?"

"Va, Anne. Va."        

"Seigneur, si... s'ils devaient te faire ce que l'on dit, certainement mes fils... et alors la maison sera pire que la rue..."          

"Ne pleure pas. Dieu pourvoira. Paix à toi."   

La vieille femme s'en va en larmes.   

Pendant un moment personne n'entre; puis, ensemble, entrent Jeanne et Valeria. Elles sont angoissées, Jeanne surtout. L'autre est pâle et soupire, mais elle a plus de courage.

"Maître, Anne nous a effrayées. Tu lui as dit... Oh ! mais ce n'est pas vrai !
Chouza peut être indécis... calculateur. Mais ce n'est pas un menteur ! Il m'assure qu’Hérode n'a aucun désir de te nuire... Je ne sais rien de Ponce..." et elle regarde Valeria qui se tait. Elle reprend : "J'espérais comprendre quelque chose par Plautina, mais je n'ai pas compris grand-chose..."      

"Rien, devrais-tu dire, sauf qu'elle n'a pas avancé d'un pas du point où elle était. A moi aussi, elle n'a pas parlé. Mais, si j'ai bien compris, l'indifférence romaine, toujours si forte quand un fait ne peut avoir de répercussion sur la Patrie ou sur le propre moi, a fermé fortement celles qui paraissaient disposées à se remuer autrefois. Plus encore que de m'être approchée de la synagogue, nous sépare, comme un fossé sépare deux terrains auparavant unis, cette indifférence, cette tranquillité de leur esprit, désormais... si différent du mien. Mais elles sont heureuses. A leur manière, elles sont heureuses... Et la félicité humaine n'aide pas à tenir éveillée la pensée."          

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388> "Et à éveiller l'esprit, Valeria" dit Jésus.            

"C'est ainsi, Maître. Pour moi...c'est autre chose... Tu as vu cette femme qui était avec nous ? Elle est de la famille. Veuve et seule, elle m'a été envoyée par mes parents pour me persuader de retourner en Italie. Oh ! beaucoup de promesses de joies pour l'avenir ! Ce sont des joies que je n'apprécie plus, et qui pour ce motif ne me paraissent plus telles, et je les piétine. Je n'irai pas en Italie. Ici je t'ai Toi, et ma
fillette que tu m'as sauvée, et que tu m'as appris à aimer pour son âme. Je ne quitterai pas ces lieux... Marcella... Je l'ai amenée avec moi pour qu'elle te voie et comprenne que je ne reste pas ici à cause d'un amour déshonorant pour un juif — pour nous, c'est déshonorant — mais parce que j'ai trouvé en Toi le réconfort dans cette souffrance d'épouse répudiée. Marcella n'est pas mauvaise : elle a souffert, elle comprend. Mais elle est pourtant encore incapable de comprendre ma nouvelle religion et elle me réprimande un peu, pensant qu'elle est chimérique... Peu importe. Si elle veut, elle viendra où je suis désormais. Sinon, je resterai ici avec Tusnilde. Je suis libre, je suis riche, je puis faire ce que je veux. Et ne faisant pas de mal, je fais ce que je veux."            

"Et quand le Maître n'y sera plus ?"   

"Il restera ses disciples. Plautina,
Lidia, Claudia elle-même qui, après moi, est celle qui suit de plus près ta doctrine et t'honore davantage, n'ont pas encore compris que je ne suis plus la même femme qu'elles connaissaient et croient connaître encore. Mais je suis sûre de me connaître désormais. Tellement que je dis, que si je perds beaucoup en perdant le Maître, je ne perdrai pas tout, car la foi restera et moi je veux rester où elle est née. Je ne veux pas amener Fausta là où rien ne parle de Toi. Ici... tout parle de Toi et certainement, tu ne nous laisseras pas sans guide, nous qui avons voulu te suivre. Pourquoi ce doit être moi, la gentille, qui doive avoir ces pensées alors que plusieurs de vous, toi-même, vous êtes comme perdues en pensant au jour où le Maître ne sera plus parmi nous ?"       

"C'est qu'elles se sont habituées à des siècles d'immobilisme, Valeria. C'est leur idée que le Très-Haut est là, dans sa maison, au-dessus de l'autel invisible, que seul le Grand Prêtre voit dans des occasions solennelles. Cela les a aidées à venir vers Moi. Elles pouvaient finalement s'approcher du Seigneur. Mais elles tremblent de ne plus avoir ni le Très-Haut dans sa gloire, ni le Verbe du Père parmi elles. Mais il faut excuser... Et élever l'esprit, Jeanne.        

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389>     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Je serai en vous. Rappelle-le-toi, Je m'en irai, mais je ne vous laisserai pas orphelins. Je vous laisserai ma maison : mon Église. Ma parole : la Bonne Nouvelle. Mon amour habitera dans vos cœurs. Et enfin je vous laisserai un don plus grand qui vous nourrira de Moi, et fera en sorte, non seulement spirituellement, que je sois parmi vous et en vous. Je le ferai pour vous donner le réconfort et la force. Mais maintenant... Anne est très affligée, à cause des enfants..."       

"Elle nous en a parlé, angoissée..."   

"Oui. Je lui ai dit de les garder loin des gens. Je te dis la même chose à toi, Jeanne, et à toi, Valeria."

"J'enverrai Fausta avec Tusnilde à
Béther, avant le temps fixé. Elles devaient y aller après la Fête."           

"Moi, non. Je ne me sépare pas des enfants
[5]. Je les garderai à la maison, mais je dirai à Anne d'y laisser les siens. Les fils de cette femme sont de tristes sires, mais ils seront honorés de mon invitation et ils ne contrediront pas leur mère. Et moi..."       

"Moi, je voudrais..."  

"Quoi, Maître ?"        

"Que vous soyez toutes très unies en ces jours. Je garderai avec Moi la sœur de ma Mère, Salomé et Suzanne et les sœurs de Lazare. Mais je voudrais vous voir unies, très unies."

"Mais ne pourrons-nous pas venir où tu es ?"           

"En ces jours, je serai comme un éclair qui brille rapidement et disparaît. Je monterai au Temple le matin et puis je quitterai la ville. En dehors de ce passage au Temple, chaque matin, vous ne pourrez me rencontrer. "        

*L'an dernier, tu as été chez moi..."
[6] 

"Cette année, je ne serai dans aucune maison. Je serai l'éclair qui passe rapidement..."

"Mais la Pâque..."     

"Je désire la consommer avec mes apôtres, Jeanne. Si c'est la volonté de ton Maître, certainement il a une juste raison."    

"C'est vrai... Je serai donc seule... car mes frères
[7] m'ont dit qu'ils voulaient être libres pendant ces jours, et Chouza..."       

"Maître, je me retire. Il pleut à verse. Je vais trouver les enfants qui se sont rassemblés sous le portique" dit Valeria, qui se retire prudemment.      

"Dans ton cœur aussi, il pleut bien fort, Jeanne."      

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390> "C'est vrai, Maître. Chouza est tellement... étrange. Je ne le comprends plus. C'est une contradiction continuelle. Peut-être a-t-il des amis qui influencent sa pensée... ou bien on lui a fait quelque menace... ou bien, il craint pour son lendemain."         

"Il n'est pas le seul. Je puis même dire qu'ils sont peu nombreux et solitaires dispersés ça et là ceux qui, comme Moi, ne craignent pas le lendemain, et ils seront de moins en moins nombreux. Sois très douce et très patiente avec lui. Ce n'est qu'un homme..."          

"Mais il a tant reçu de Dieu, de Toi, qu'il devrait..."    

"Qu'il devrait ! Oui. Mais qui n'a pas reçu de Moi en Israël ? J'ai fait du bien aux amis et aux ennemis, j'ai pardonné, guéri, consolé, instruit... Tu vois, et tu verras toujours plus, comme Dieu seul est immuable, comme sont diverses les réactions des hommes, et comme souvent celui qui a le plus reçu est celui qui est le plus prompt à frapper son bienfaiteur. Vraiment on pourra dire que celui qui a mangé avec Moi mon pain a levé contre Moi son pied."           

"Moi, je ne le ferai pas, Maître."        

"Toi, non. Mais beaucoup, oui."        

"Mon époux est peut-être de ceux-ci ? S'il en était ainsi, je ne retournerai pas chez moi ce soir."            

"Non, il n'est pas de ceux-ci, ce soir. Mais même s'il en était, ta place est là. Car si lui pèche, toi, tu ne dois pas pécher. Si lui chancelle, tu dois le soutenir. S'il te piétine, tu dois pardonner."  

"Oh ! me piétiner, non ! Il m'aime, mais je le voudrais plus sûr de lui. Il peut tant sur Hérode. Je voudrais qu'il arrache au Tétrarque une promesse pour Toi, comme Claudia essaie de l'arracher à Pilate. Mais Chouza a su seulement me rapporter de vagues phrases d'Hérode... et m'assurer qu'Hérode n'a que le désir de te voir accomplir quelque prodige et qu'il ne te persécutera pas... Il espère de cette façon faire taire ses remords pour Jean. Chouza dit : "Mon roi ne cesse de dire : 'Même si le Ciel le commandait, je ne lèverais pas la main sur Lui. J'ai trop peur' !"

"Il dit la vérité. Il ne lèvera pas la main sur Moi. Beaucoup en Israël ne le feront pas, car beaucoup ont peur de me condamner matériellement, mais ils demanderont que d'autres le fassent. Comme s'il y avait une différence aux yeux de Dieu entre celui qui frappe, pressé par la volonté du peuple, et celui qui commande de frapper."           

"Oh ! mais le peuple t'aime ! De grandes fêtes se préparent pour Toi. Et Pilate ne veut pas de désordre. Il a renforcé les troupes ces jours-ci. J'espère tant que... Je ne sais pas ce que j'espère, Seigneur. J'espère et désespère. Ma pensée est changeante comme ces jours où le soleil alterne avec la pluie..."    

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391> "Prie, Jeanne, et reste en paix. Ne cesse pas de penser que tu n'as jamais donné de douleur au Maître et que Lui s'en souvient. Va."        

Jeanne, qui est devenue pâle et s'est amaigrie pendant ces quelques jours, sort toute pensive.       

Et c'est le doux visage d'Annalia qui se présente.     

"Avance. Ta compagne, où est-elle ?"           

"À côté, Seigneur. Elle veut s'en aller, elles vont partir. Marthe a compris mon désir et me garde jusqu'au coucher de soleil de demain. Sara retourne à la maison pour dire que je reste. Elle voudrait ta bénédiction car... Mais je te parlerai ensuite."   

"Qu'elle vienne, je la bénirai."            

La jeune fille sort pour revenir avec sa compagne qui se prosterne devant le Seigneur.

"La paix soit avec toi, et que la grâce du Seigneur te conduise sur les sentiers où t'a conduite celle qui t'a précédée. Sois affectueuse pour sa mère, et bénis le Ciel qui t'a épargné les liens et les souffrances afin de t'avoir toute entière pour Lui. Un jour, plus que maintenant, tu le béniras d'être restée stérile par ta volonté. Va !"      

La jeune fille s'en va toute émue.      

"Tu lui as dit tout ce qu'elle espérait. Ces paroles étaient son rêve. Sara disait toujours : "Ta destinée me plaît, bien qu'elle soit nouvelle en Israël, et je la veux moi aussi. N'ayant plus de père, et ma mère étant douce comme une colombe, je ne crains pas de ne pouvoir la suivre. Mais pour être certaine de pouvoir l'accomplir, et qu'elle soit sainte pour moi comme elle l'est pour toi, je voudrais l'entendre de sa bouche". Maintenant tu le lui as dit, et moi aussi, je suis en paix, car je craignais parfois d'avoir exalté un cœur..."         

"Depuis quand est-elle avec toi ?"    

"Depuis... Quand l'ordre du Sanhédrin est venu, je me suis dit : "L'heure du Seigneur est venue et je dois me préparer à mourir". Car je te l'ai demandé, Seigneur... Et maintenant je te le rappelle... Si tu vas au sacrifice, moi, hostie avec Toi."  

    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Veux-tu encore fermement la même chose ?"       

"Oui, Maître. Je ne pourrais pas vivre dans un monde où tu ne serais pas... et je ne pourrais survivre à ta torture. J'ai tellement peur pour Toi ! Beaucoup d'entre nous se font des illusions... Pas moi ! Je sens que l'heure est venue. Il y a trop de haine... Et j'espère que tu accueilleras mon offrande. Je n'ai que ma vie à te donner, car je suis pauvre, tu le sais. Ma vie et ma pureté. C'est pour cela que j'ai persuadé à maman d'appeler sa sœur chez elle, pour qu'elle ne reste pas seule... Sara sera sa fille à ma place, et la mère de Sara sera pour elle un réconfort.      

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392> Ne déçois pas mon cœur, Seigneur ! Le monde n'a aucun attrait pour moi. C'est pour moi une prison où beaucoup de choses me répugnent grandement. C'est peut-être parce que j'ai été au seuil de la mort, que j'ai compris comment ce qui pour beaucoup représente la joie, n'est qu'un vide qui ne rassasie pas. Il est certain que je ne désire que le sacrifice... et te précéder... pour ne pas voir la haine du monde jetée comme une arme de torture sur mon Seigneur, et pour te ressembler dans la souffrance..."   

"Nous déposerons alors le lys coupé sur l'Autel où s'immole l'Agneau, et il deviendra rouge du Sang rédempteur. Et il n'y aura que les anges qui sauront que l'Amour a été le sacrificateur d'une agnelle toute blanche, et ils marqueront le nom de la première victime de l'Amour, de la première continuatrice du Christ."        

"Quand, Seigneur ?"

"Tiens ta lampe prête et reste en vêtements de noces. L'Époux est à la porte. Tu verras son triomphe et non sa mort, mais tu triompheras avec Lui en entrant dans son Royaume."         

"Ah ! je suis la femme la plus heureuse d'Israël ! Je suis la reine couronnée de ton diadème ! Puis-je, comme telle, te demander une grâce ?"        

"Laquelle ?"  

"J'ai aimé un
homme, tu le sais. Je ne l'ai plus aimé comme époux car un amour plus grand est entré en moi et lui ne m'a plus aimée, parce que... Mais je ne veux pas rappeler son passé. Je te demande de racheter ce cœur. Le puis-je ? Ce n'est pas pécher que de vouloir me souvenir, alors que je suis au seuil de la Vie, de celui que j'aimais, pour lui donner la Vie éternelle, n'est-ce pas ?"       

"Ce n'est pas pécher. C'est porter l'amour jusqu'au terme saint du sacrifice, pour le bien de l'aimé."         

"Bénis-moi, alors. Maître. Absous-moi de tout mon péché. Prépare-moi pour les noces et pour ta venue. Car c'est Toi qui viens, mon Dieu, pour prendre ta pauvre servante et en faire ton épouse."            

La jeune fille, radieuse de joie et de santé, se penche pour baiser les pieds du Maître, pendant qu'il la bénit en priant sur elle. Et vraiment la salle, blanche, comme si elle était toute de lys, est un digne environnement pour ce rite, et s'harmonise bien avec ses deux protagonistes, jeunes, beaux, tout de blanc vêtus, dans la splendeur d'un amour angélique et divin.        

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393> Jésus quitte la jeune fille absorbée dans sa joie et il sort doucement pour aller bénir les enfants qui, avec des cris de joie, se précipitent vers le char où ils montent joyeux avec les femmes qui s'en vont. Restent Élise et Nique pour reconduire le jour suivant Annalia dans la ville. Il a cessé de pleuvoir et, une fois les nuages dispersés, le ciel montre son azur, et le soleil fait descendre ses rayons pour rendre étincelantes de lumière les gouttes de pluie. Un magnifique arc-en-ciel joint par son arc Béthanie à Jérusalem. Le char s'en va en grinçant et sort par le portail. Il disparaît.  

Lazare, qui est près de Jésus, au bout du portique, demande : "T'ont-elles donné de la joie, les disciples ?" et il observe le Maître.          

"Non, Lazare. Sauf une, elles m'ont toutes donné leurs douleurs, et aussi des déceptions, si je pouvais me faire des illusions."     

"Les romaines, tu veux dire, t'ont déçu ? T'ont-elles parlé de Pilate ?"           

"Non."          

"Alors, moi, je dois le faire. J'espérais qu'elles t'en parleraient. C'est pour cela que j'avais attendu. Entrons dans cette pièce solitaire. Les femmes sont allées à leurs travaux avec Marthe. Marie, de son côté, est avec ta Mère dans l'autre maison. Ta Mère a été longtemps avec Judas et maintenant l'a conduit avec elle... Assois-toi, Maître... J'ai été chez le Proconsul... Je l'avais promis et je l'ai fait. Mais Simon de Jonas ne serait pas très satisfait de ma mission !... Heureusement Simon n'y pense plus. Le Proconsul m'a écouté et m'a répondu ces mots : "Moi ? Moi m'en occuper ? Mais je n'ai pas l'ombre même de la plus lointaine pensée de le faire ! Je dis seulement ceci, que ce n'est pas à cause de l'Homme — de Toi, Maître — mais à cause de tous les ennuis qui me viennent par son intermédiaire, je suis bien décidé à ne plus m'en occuper, ni en bien ni en mal. Je m'en lave les mains. Je renforcerai la garde car je ne veux pas de désordres. De cette façon, je contenterai César, mon épouse et moi-même, c'est-à-dire les seuls dont je me préoccupe d'une manière sacrée. Et pour le reste, je ne remue pas un doigt. Querelles de ces éternels mécontents. Ce sont eux qui les créent, eux qui y prennent plaisir. Moi, l'Homme, comme malfaiteur je l'ignore, comme vertueux je l'ignore, comme sage je l'ignore. Et je veux l'ignorer, continuer à l'ignorer. Pourtant, malgré mon désir, je n'y arrive que difficilement, car les chefs d'Israël m'en parlent en se lamentant, Claudia en faisant son éloge, les partisans du Galiléen en récriminant contre le Sanhédrin. Si ce n'était pas à cause de Claudia, je le ferais prendre et je le leur donnerais pour qu'ils en finissent de cette affaire et que je n'en entende plus parler. L'Homme est le sujet le plus tranquille de tout l'Empire, mais malgré cela, il m'a donné tant d'ennuis que je voudrais une solution..." Voilà son humeur, Maître..."            

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394> "Tu veux dire qu'il n'y a pas lieu de se rassurer. Avec les hommes, on n'est jamais sûr..."           

"Mais pourtant il me résulte que le Sanhédrin est plus calme. On n'a pas rappelé l'ordre d'arrestation, les disciples n'ont pas été importunés. D'ici peu vont revenir ceux qui sont allés à la ville et nous serons renseignés... Te contredire : toujours. Mais t'attaquer ?... Les foules t'aiment trop pour pouvoir les défier imprudemment."

"Allons-nous à la route, au devant de ceux qui reviennent ?" propose Jésus.

"Allons."       

Ils sortent dans le jardin et sont à moitié route quand Lazare demande : "Mais Toi. quand as-tu mangé ? Et où ?"  

"À prime."    

"Mais le soleil va bientôt se coucher. Rentrons."       

"Non, je n'en sens pas le besoin. Je préfère aller. Là-bas, à la grille, je vois agrippé un pauvre enfant. Il a peut-être faim. Il est déchiré et pâle. Je l'observe depuis un moment. Il était déjà là quand le char est sorti et il s'est enfui pour n'être pas vu et peut-être chassé. Puis il est revenu et il regarde avec insistance vers la maison et vers nous."  

"S'il a faim, il sera bien que j'aille prendre de la nourriture. Va devant, Maître. Je te rejoins tout de suite" et Lazare retourne sur ses pas en courant pendant que Jésus se hâte vers la grille.           

L'enfant, un visage souffreteux et irrégulier, où seuls brillent de beaux yeux vifs, le regarde.

Jésus lui sourit doucement et lui dit, tout en poussant le verrou : "Qui cherches-tu, enfant ?"

"Es-tu le Seigneur Jésus ?"   

"Je le suis."  

"Je te cherche."        

"Qui t'envoie ?"        

"Personne. Mais je veux te parler. Il y en a tant qui viennent te parler. Moi aussi. Tu en exauces tant. Moi aussi."      

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395> Jésus a fait jouer la fermeture et il prie l'enfant de lâcher les barres qu'il tient de ses mains décharnées afin de pouvoir ouvrir. L'enfant s'écarte et, en le faisant, il remue son petit vêtement déteint sur son corps déformé, et on voit que c'est un pauvre enfant rachitique, avec la tête enfoncée dans les épaules à cause d'un commencement de gibbosité, aux jambes écartées par une démarche mal assurée. Vraiment un petit malheureux. Il est peut-être plus âgé que ne le fait penser sa taille, qui est celle d'un enfant de six ans environ, alors que son petit visage est déjà celui d'un homme, un peu fané, avec le menton proéminent, presque un visage de petit vieux.       

Jésus se penche pour le caresser et lui dit : "Dis-moi donc ce que tu veux. Je suis ton ami. Je suis l'ami de tous les enfants." Avec quelle affectueuse douceur Jésus prend dans ses mains le petit visage et le baise au front !     

"Je le sais, c'est pour cela que je suis venu. Tu vois comme je suis ? Je voudrais mourir pour ne plus souffrir et pour n'appartenir plus à personne... Toi, qui en as tant guéri et as ressuscité des morts, fais-moi mourir, moi que personne n'aime et qui ne pourrai jamais travailler."     

"N'as-tu pas des parents ? Es-tu orphelin ?"  

"Un père, oui, j'en ai. Mais il ne m'aime pas, parce que je suis ainsi. Il a chassé ma mère et lui a donné un libelle de divorce, et il m'a chassé avec elle, et ma mère est morte à cause de moi qui suis ainsi déformé."

"Mais avec qui vis-tu ?"        

"Quand ma mère est morte, les serviteurs m'ont reconduit au père, mais lui, qui s'est marié de nouveau et a de beaux enfants, m'a chassé. Il m'a donné à ses paysans, qui agissent comme leur maître pour lui plaire, et ils me font souffrir."      

"Ils te frappent ?"     

"Non. Mais ils ont plus soin des bêtes que de moi, et ils me méprisent, et comme je suis souvent malade je les ennuie. Je deviens de plus en plus difforme et leurs enfants me raillent et me font tomber. Personne ne m'aime. Cet hiver, quand j'ai tant toussé et qu'il me fallait des remèdes, mon père ne voulut rien dépenser et disait que ce que je pouvais faire de mieux, c'était de mourir. Depuis ce moment je t'ai attendu pour te dire : "Fais-moi mourir".        

Jésus le prend à son cou, sourd aux paroles de l'enfant qui Lui dit : "Mes pieds sont boueux et aussi mon vêtement, car je me suis assis en route. Je vais salir ton vêtement."

"Viens-tu de loin ?"   

"Des environs de la ville, car c'est là qu'habite celui qui me garde. J'ai vu passer tes apôtres. Je sais que ce sont eux, car les paysans ont dit : "Voilà les disciples du Rabbi galiléen. Mais Lui n'y est pas". Et je suis venu."        

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396> "Tu es trempé, enfant. Pauvre enfant ! Tu vas tomber malade de nouveau."      

"Si tu ne m'écoutes pas, qu'au moins la maladie me fasse mourir. Où m'emmènes-tu ?"         

"À la maison. Tu ne peux rester ainsi."          

Jésus rentre dans le jardin avec dans ses bras l'enfant difforme. Il crie à Lazare qui arrive : "Toi, ferme le portail. J'ai ce petit tout trempé dans les bras."           

"Mais qui est-ce, Maître ?"    

"Je ne sais pas. Je ne sais même pas son nom."      

"Et je ne le dis pas non plus. Je ne veux pas être connu. Je veux ce que je t'ai dit. Maman me disait : "Mon fils, mon pauvre fils, moi je meurs, mais je voudrais que tu meures avec moi, car là-bas tu ne serais plus difforme au point de souffrir dans tes os et dans ton cœur. Là, on ne raille pas ceux qui naissent malheureux, car Dieu est bon pour les innocents et les malheureux". M'envoies-tu à Dieu ?"

"L'enfant veut mourir. C'est une triste histoire..."        

Lazare, qui regarde fixement le petit garçon, dit tout à coup : "Mais n'es-tu pas le fils du fils de
Nahoum ? N'est-ce pas toi qui restes assis au soleil près du sycomore qui se trouve à la limite des oliviers de Nahum, et que ton père a confié à Josias qui tient son domaine ?"

"C'est moi. Mais pourquoi l'as-tu dit ?"         

"Pauvre enfant ! Ce n'est pas pour te railler. Crois, Maître, qu'il est moins triste le sort d'un chien en Israël que celui de cet enfant. S'il ne retournait plus à la maison d'où il est venu, personne ne le chercherait. Les serviteurs comme les maîtres : des hyènes au cœur féroce. Joseph connaît bien l'histoire... Elle a fait beaucoup de bruit, mais moi, alors, j'étais tellement affligé à cause de Marie... Ensuite, après la mort de l'épouse malheureuse lui est venu chez Josias. Je le voyais en passant... Oublié sur l'aire, au soleil ou au vent, car il sut marcher très tard... et toujours bien peu. Je ne sais pas comment aujourd'hui il a pu venir jusqu'ici. Qui sait depuis combien de temps il est en route !"

"Depuis que Pierre est passé par ce lieu."     

"Et maintenant, qu'en faisons-nous ?"           

"Moi je ne retourne pas à la maison. Je veux mourir, m'en aller. Grâces et pitié pour moi, Seigneur !"   

Ils sont entrés dans la maison et Lazare appelle un serviteur pour qu'il apporte une couverture et envoie
Noémi pour soigner l'enfant qui est livide de froid dans ses vêtements trempés.      

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397> "Le fils de l'un des plus acharnés parmi tes ennemis ! L'un des plus mauvais en Israël. Quel âge as-tu, enfant ?"      

"Dix ans."     

"Dix ans ! Dix ans de souffrance !"   

"Et c'est assez !" dit Jésus à haute voix en posant l'enfant par terre.

Il est bien difforme ! L'épaule droite est plus haute que la gauche, la poitrine ressort excessivement, le cou étroit s'enfonce dans les clavicules, les jambes sont écartées !...

Jésus le regarde avec pitié, pendant que Noémi le dévêt et l'essuie avant de l'envelopper dans une chaude couverture. Lazare aussi le regarde avec pitié.        

"Je vais le coucher dans mon lit, Seigneur, après lui avoir donné du lait chaud" dit Noémi.

"Mais tu ne me fais pas mourir ? Aie pitié ! Pourquoi me faire vivre pour être ainsi et tant souffrir ?" et il termine : "J'ai espéré en Toi, Seigneur" et il y a dans sa voix un reproche, une déception.    

"Sois bon, obéis, et le Ciel te consolera" dit Jésus et il se penche pour le caresser encore en passant sa main sur les pauvres membres déformés".     

"Porte-le au lit et veille-le. Ensuite... on pourvoira."    

On emmène l'enfant tout en larmes.  

"Et ce sont ces gens qui se croient saints !" s'écrie Lazare en pensant à Nahoum.     

On entend Pierre qui appelle son Maître...     

"Oh ! Maître ! Tu es ici ? Tout va bien. Pas d'ennuis. Oh ! beaucoup de calme, au contraire. Au Temple, personne ne nous a dérangés. Jean a eu de bonnes nouvelles. On laisse les disciples en paix. Les gens t'attendent joyeusement. Je suis content. Et Toi, Maître, qu'as-tu fait ?"

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    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Suivant.gif

Ils s'éloignent en parlant ensemble, pendant que Lazare va où l'appelle Maximin.      

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Fiche mise à jour le 22/05/2015

 



[1] Voir au chapitre précédent la scène douloureuse qui vient d'avoir lieu avec Judas

[2] C'est le nom même de Dieu révélé à Moïse sur le Sinaï " Dieu dit à Moïse: "Je suis celui qui est." Et il dit: "Voici ce que tu diras aux Israélites: "Je suis" m’a envoyé vers vous." (Exode 3,14)

[3] Gentils vient du mot latin "gentiles" que l'on retrouve dans la Vulgate pour désigner ceux qui appartiennent aux nations (gentes). Le mot hébreu est "goï" (la nation) ou "goïm" (les nations). Cette désignation a fini par désigner les païens, les gentils.

[4] Ibérie = Espagne. Pannonie = Autriche, Croatie, Styrie. Gaule = France. Illyrie = côte de la Yougoslavie.

[5] Les enfants adoptifs Marie et Matthias.

[6] Cf. 5.60

[7] Éliel et Elcana qui viennent de rencontrer Jésus.