L'œuvre de Maria Valtorta
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Niké ou Niqué (sainte Véronique)

Disciple dédiée aux œuvres de charité.

 Sainte Véronique est évoquée dans la sixième station du chemin de croix, bien que l’Évangile ne mentionne pas l’épisode. Sur la Via Dolorosa, (Véro)Nique tend à Jésus un linge pour qu’il s’essuie le visage : il y demeure miraculeusement marqué. Ici, la force de la Tradition a authentifié le fait.


 Présentation générale
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Illustration ci-dessus : Icone sur http://www.santiebeati.it.       

Ci-contre, le visage qu’aurait pu avoir Niké, d’après un portrait du Fayoum (Égypte, Ie – IIIe siècle après J.C.). Il n’est pas sans similitude avec celui de l’Icône inspirée ci-dessus.

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Nike est une femme de la Diaspora juive. Veuve de quarante ans environ et sans enfants, elle vient s'installer au plus proche de la Cité Sainte de Jérusalem qu'elle vénère : elle choisit Jéricho où elle acquiert des terres.     

Elle entend parler de Jésus par ses disciples et décide alors de mettre sa vie et ses biens au service des pauvres de Jésus, qui accepte (
5.63). Il la charge de prendre régulièrement soin d'Élie l’essénien retiré comme ermite au Carit, un massif désertique près de Jéricho (5.72).

Elle hérite de la garde d'Egla, une jeune esclave israélite rachetée par Claudia Procula. Nike ne demandait pas mieux : "Elle m'en a tant prié, dit Jésus, et c'est une juste prière. La veuve sans enfants aura un saint amour, et la fillette sans parents une mère vraiment Israélite" (6.78).          

Nike acquiert une maison à Jérusalem, afin d'être près de Jésus chaque fois qu'il vient à Jérusalem pour les fêtes juives (7.202). Elle collabore avec
Zachée le publicain de Jéricho. Après sa conversion[1] il se lance dans une œuvre de charité destinée à la reconversion des pécheurs et des parias de la société (7.219 et 7.221).

Nike met à la disposition des apôtres et disciples les fruits de sa riche propriété située sur la route de Jéricho à Jérusalem (
8.39). Tous, à qui mieux mieux, louent son accueil : "De bons fruits ! dit l'un.           
- Et une bonne disciple, dit l'autre.    
- Une belle maison, sans luxe, mais sans misère, reprend un troisième.         
- Et dirigée par une femme qui exerce une douce autorité. Ordre, propreté, respect et aussi tendresse.         
- Quels beaux champs elle a autour ! Une richesse !" (
7.229).


Voir l’étonnante découverte de J.F. Lavère.

Sa générosité et sa compassion sont récompensées lors de la Passion, par le miracle de son voile : elle a préparé un linge pour que le condamné puisse s'en ceindre les reins au lieu des chiffons utilisés habituellement. Sur la Via Dolorosa, elle croise Jésus en sueur, aveuglé par le sang. Elle lui tend le linge préparé pour qu'il s'essuie. Jésus se rafraîchit et lui rend le linge (9.28). Elle veut garder le linge comme relique, mais elle craint la foule menaçante ameutée par son geste de pitié. Escortée des romaines sympathisantes, présentes elles aussi, elle se réfugie dans sa maison de Jérusalem. Elle s'effondre en pleurs.

Le tremblement de terre la terrifie : elle tombe évanouie. Revenue à elle, elle veut embrasser la relique et y découvre le visage imprimé du Rédempteur. En hâte, elle court chez la Vierge Marie* à peine revenue de la sépulture. La vue de la relique la réconforte (9.33).      

Nike est présente à l'Ascension (10.23).        

Lors des premières persécutions, sa propriété devient l'un des refuges pour les disciples (
10.34).

 Son nom
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Niké (Nique) veut dire "Victoire" en grec. C’est la même racine qui a donné son nom à la ville de Nice en France. Le surnom de Véronique par lequel elle est plus connue, provient d'une déformation du nom grec Béréniké (Bérénice), "porteuse de victoire", ce qui est plus conforme à ce qu'en dit Maria Valtorta. Un écrit apocryphe : les Actes de Pilate, chapitre VII, le mentionne mais c'est le nom de l'hémorroïsse guérie et non de la femme qui essuie le visage de Jésus.

 Où en parle-t-on dans l'œuvre ?
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Nique (Véronique) fait partie des personnages fondamentaux, cités 50 fois et plus dans l'œuvre

 Tome 5 : 5.635.68 - 5.72.          
 Tome 6 : 6.78 - 6.89 - 6.99 - 6.109 - 6.1156.118. 
 Tome 7 : 7.187 - 7.198 - 7.202 - 7.206 - 7.208 - 7.217 - 7.219 - 7.221 - 7.229 - 7.235.           
 Tome 8 : 8.7 - 8.12 8.15 - 8.17 - 8.20 - 8.21 - 8.25 - 8.27 - 8.28 - 8.29 - 8.32 - 8.35 - 8.36 - 8.37 - 8.39 - 8.40 - 8.41 - 8.43 - 8.44 - 8.45.     
 Tome 9 : 9.15 - 9.21 - 9.289.33. 
 Tome 10 : 10.12 - 10.17 - 10.18/8 - 10.23 - 10.26 - 10.28 - 10.34.

 En savoir plus sur ce personnage
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Extraits du « Dictionnaire des personnages de l’Évangile selon Maria Valtorta (Mgr René Laurentin, François-Michel Debroise, Jean-François Lavère, Éditions Salvator, 2012).  
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Sainte Véronique est fêtée le 4 février en Occident et le 4 octobre en Orient. 

Elle n'est pas nommée dans les Évangiles et le miracle du voile n'y est pas mentionné, mais la 6ème station du chemin de croix traditionnel commémore son geste.      

La transformation de son nom de Niké (Victoire, en grec) en Véronique, hésite entre plusieurs hypothèses mêlant grec et latin. La plus courante est l'amalgame fait avec le voile miraculeux : la Vera Ikon, ou vraie image.  

Au moyen-âge, légende et tradition la disent mariée à Zachée. Elle aurait émigré avec lui en Gaule à Soulac-sur-mer (Gironde). Elle y serait morte en l'an 70 à l'âge de 87 ans
[2]. Ses reliques sont vénérées dans la Basilique Notre-Dame de la fin des Terres. D'autres sources postulent que ses reliques furent transportées en l'église Saint-Surin de Bordeaux à la suite des guerres[3] mais nous sommes dans la même région.    

En rapprochant ces informations des données de Maria Valtorta, on peut noter que son union, probablement platonique, avec Zachée est plausible : tous les deux sont de Jéricho et se consacrent au même apostolat des éprouvés. Leur émigration en Gaule est plausible. Lors des premières persécutions, il y eut une
vague d'émigration : la famille de Béthanie par exemple.   

Selon Saint Méthode de Tyr (IIIème siècle)
[4] elle serait passée par Rome où le Suaire aurait guéri l'empereur Tibère.   

Selon Anne-Catherine Emmerich (XIXème siècle) Véronique était une vierge du Temple. Son nom était Séraphia.

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Fiche mise à jour le 22/05/2014

 



[1] Cf. Luc 19, 2-7.

[2] P. Philippe Labbé, Nouvelle bibliothèque des manuscrits, Tome I, page 629 et Tome II, page 265.

[3] Rapporté par Mgr Gaume dans Vie de saints 1880.

[4] Mariani Scoli chronicon ad. An 39.