I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\MV15ANS.gif

"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

© Centro Editoriale Valtortiano

Se repérer

Consulter la Bible en ligne

Aller sur le forum

Qui sommes-nous

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroAccueil.gif   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroOeuvre.gif   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroValtorta.gif   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroThemes.gif   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroBoutique.gif

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\TableMatieres.gif

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Precedent.gif

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Suivant.gif

 9.600 - L'ultima Cena pasquale.

 5.598 - The Passover Supper.

 5.600 - La Última Cena pascual.

 11.660 - Das Passahmahl.

 Évangile :
-
Matthieu 26,19-30.
- Marc 14,17-26.
- Luc 22,13-38.
- Jean 13,1 jusqu'à 17, 26.
- 1Corinthiens 11,23-25.



Le Grand Miracle de l'Eucharistie.


Quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui, d'après Benoît Molin.


Je vous enverrai le Consolateur.

 


Jeudi 4 avril 30
(15 Nissan 3790)
Jérusalem, le Cénacle.


   Vers l'index des thématiques
CETTE PAGE

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Vous n'êtes pas tous purs.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Jésus désigne le traître à Jean.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Le grand miracle contenu dans l'Eucharistie.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif C'est pour peu de temps que je suis encore avec vous.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Je vous donne un commandement nouveau.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Avant que le coq ne chante, tu m'auras renié trois fois.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Que votre cœur ne se trouble pas.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Je suis le chemin, la Vérité et la Vie.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Qui me voit, voit le Père.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Je vous laisse Ma paix, Je vous donne Ma paix.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Je suis la vraie vigne, vous êtes les sarments.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Je vous enverrai le Consolateur.


   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

CETTE PAGE --------------

- Jésus va communier sa mère ........................................ 174

- Discours (Soyez humbles comme le Maître ........ 174

- L'un de vous me trahira) 175


- Réactions de Pierre, de Jude et de Judas ...................... 175

- Jean demande à Jésus qui est le traître ........................ 175

- Judas part avec l'assentiment de Jésus ....................... 176

- Commentaire de MV : Suspension par pitié .. 176

- Assoyons-nous les uns près des autres .................... 176

- Discours (Le grand miracle de l'Eucharistie ................. 177


- Allusion à la mort-résurrection ........................................ 177

- Le rôle de Marie ....... 178

- Le commandement nouveau)....................................... 178

- Tu m'auras renié trois fois ........................................ 179

- Discours (Je vais vous préparer une place) .................... 180


- Un rappel d'Aglaé et de Fotinaï ........................................ 180

- Discours (Puissance de la foi....................................... 181


- Promesse d'un autre Consolateur. ................ 181

- Ne vous troublez pas ainsi) ........................................ 182

- Discours (Je suis la Vigne et vous les sarments ...... 183

- Mon nouveau commandement) ....... 184


- Le traître, l'incarnation de Satan ........................................ 184

- Ce n'est pas Pierre, c'est Judas ........................................ 185

- Discours (Aimer et pardonner ........................................ 185

- Vous serez persécutés 185

- Le rôle de l'Esprit Saint) 186

- Discours (Parabole de la parturiente : Votre tristesse se changera en joie) ....... 186

- Discours (Le Pain de la déification) ................... 187

- La prière de Jésus et le départ ........................................ 187

 

PAGE PRÉCÉDENTE -----

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 9


Tome 9, chapitre 19.

600.15
La Cène Pascale.
2ème partie


Vision du vendredi 9 mars 1945

<= Retour au début du chapitre.

174> Jésus est très triste. Tout sourire, toute trace de lumière, de couleur l'ont abandonné. Il a déjà un visage d'agonie. Les apôtres le regardent angoissés.        

15Jésus se lève en disant : "Ne bougez pas. Je reviens tout de suite." Il prend le treizième morceau de pain, prend le calice et sort du Cénacle.

"Il va trouver sa Mère" murmure Jean.           

Et Jude Thaddée soupire : "Pauvre femme !"            

Pierre demande tout bas : "Crois-tu qu'elle sache ?"  

"Elle sait tout. Elle a toujours tout su."          

Ils parlent tous à voix très basse comme devant un mort.     

"Mais croyez-vous que vraiment..." demande Thomas qui ne veut pas encore croire.

"Et en doutes-tu ? C'est son heure" répond Jacques de Zébédée.     

"Que Dieu nous donne la force d'être fidèles" dit le Zélote.   

"Oh! moi..." va dire Pierre. Mais Jean, qui est aux aguets, dit : "Chut ! Le voici."        

Jésus rentre. Il a dans les mains le calice vide. Sur le fond il y a à peine une trace de vin, et sous la lumière du lampadaire elle semble vraiment du sang.            

Judas Iscariote, qui a devant lui le calice, le regarde comme fasciné, et puis il détourne son regard. Jésus l'observe et il a un frisson que ressent Jean, appuyé comme il l'est sur sa poitrine. "Mais dis-le ! Tu trembles..." s'écrie-t-il.       

"Non. Je ne tremble pas de fièvre...  
16Je vous ai tout dit et je vous ai tout donné. Je ne pouvais vous donner davantage. C'est Moi-même que je vous ai donné."     

Il a son doux geste des mains qui, d'abord jointes, se séparent maintenant et s'écartent alors qu'il baisse la tète comme pour dire : "Excusez-moi si je ne puis davantage. C'est ainsi."

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Je vous ai tout dit, et je vous ai tout donné. Et je répète. Le nouveau rite est accompli. Faites ceci en mémoire de Moi. Je vous ai lavé les pieds pour vous apprendre à être humbles et purs comme votre Maître. Car je vous dis qu'en vérité les disciples doivent être comme le Maître. Souvenez-vous-en, souvenez-vous-en. Même quand vous serez haut placés, souvenez-vous-en. Le disciple n'est pas plus que le Maître. Comme je vous ai lavés, faites-le entre vous. C'est-à-dire aimez-vous comme des frères, en vous aidant l'un l'autre, en vous vénérant réciproquement, en étant un exemple l'un pour l'autre.        

Haut de page           

175> Et soyez purs. Pour être dignes de manger le Pain vivant descendu du Ciel et pour avoir en vous et par Lui la force d'être mes disciples dans un monde ennemi qui vous haïra à cause de mon Nom. Mais l'un de vous n'est pas pur. L'un de vous me trahira. De cela, mon esprit est fortement troublé... La main de celui qui me trahit est avec Moi sur cette table, et ni mon amour, ni mon Corps, ni mon Sang, ni ma parole ne le rappellent ni ne le font repentir. Je lui pardonnerais en allant à la mort pour lui aussi."   

Les disciples se regardent terrifiés. Ils se scrutent, se suspectant l'un l'autre. Pierre fixe l'Iscariote dans un réveil de tous ses doutes. Jude Thaddée se lève brusquement pour regarder à son tour l'Iscariote au-dessus de Matthieu.           

Mais l'Iscariote a tant d'assurance ! À son tour, il regarde fixement Matthieu comme s'il le suspectait, puis il fixe Jésus et sourit en demandant: "Serait-ce moi, celui-là ?" Il paraît le plus sûr de son honnêteté et qu'il parle ainsi pour ne pas laisser tomber la conversation.

Jésus répète son geste en disant : "Tu le dis, Judas de Simon. Ce n'est pas Moi, c'est toi qui le dis. Je ne t'ai pas nommé. Pourquoi t'accuses-tu ? Interroge ton admoniteur intérieur, ta conscience d'homme, la conscience que le Dieu Père t'a donnée pour te conduire en homme, et rends-toi compte si elle t'accuse. Tu le sauras avant tous. Mais si elle te rassure, pourquoi dis-tu une parole et penses-tu à une chose dont il est anathème même d'en parler ou d'y penser par plaisanterie ?"       

Jésus parle avec calme. Il semble qu'il soutienne la thèse proposée comme peut le faire un savant à sa classe. L'émoi est grand, mais le calme de Jésus l'apaise.         

17Cependant Pierre qui soupçonne le plus Judas — peut-être le Thaddée aussi, mais il le paraît moins, désarmé comme il l'est par la désinvolture de l'Iscariote — tire Jean par la manche. Quand Jean, qui s'est tout serré contre Jésus en entendant parler de trahison, se tourne, il lui murmure: "Demande-lui qui c'est."          

Jean reprend sa position et lève seulement la tête comme pour baiser Jésus et en même temps Lui murmure à l'oreille: "Maître, qui est-ce ?"   

Et Jésus, très doucement, en lui rendant le baiser dans les cheveux : "Celui auquel je vais donner un morceau de pain trempé."

Et prenant un pain encore entier, pas le reste de celui qui a servi pour l'Eucharistie, en détache une grosse bouchée, la trempe dans la sauce de l'agneau dans le plateau, il allonge le bras au-dessus de la table et dit: "Prends, Judas. Tu aimes cela."

Haut de page
           

176> "Merci, Maître. Oui, j'aime cela" et ne sachant pas ce qu'est cette bouchée, il la mange, alors que Jean, horrifié, va jusqu'à fermer ses yeux pour ne pas voir l'horrible rire de l'Iscariote pendant qu'il mange à belles dents le pain accusateur.      

"Bon ! Va, maintenant que je t'ai fait plaisir" dit Jésus à Judas. "Tout est accompli, ici (il marque beaucoup ce mot). Ce qui reste encore à faire ailleurs, fais-le vite, Judas de Simon."

"Je t'obéis de suite, Maître. Ensuite je te rejoindrai au Gethsémani. Tu vas là, n'est-ce pas, comme toujours ?"   

"J'y vais... comme toujours... oui."   

"Qu'a-t-il à faire ?" demande Pierre. "Il va seul ?"       

"Je ne suis pas un enfant" plaisante Judas qui met son manteau.      

"Laisse-le aller. Lui et Moi savons ce qu'il y a à faire" dit Jésus.        

"Oui, Maître," Pierre se tait. Peut-être pense-t-il qu'il a péché en soupçonnant son compagnon. La main sur le front, il réfléchit.

Jésus serre Jean sur son cœur et se tourne pour lui murmurer dans les cheveux : "Ne dis rien à Pierre pour le moment. Ce serait un scandale inutile."   

"Adieu, Maître. Adieu, amis." Judas salue.    

"Adieu" dit Jésus.     

Et Pierre : "Je te salue, garçon."       

Jean, la tête presque sur le sein de Jésus, murmure : "Satan !" Jésus seul l'entend et soupire.


Ici tout s'arrête, mais Jésus dit: "Je suspends par pitié pour toi. Je te donnerai la fin de la Cène à un autre moment."     

18(la cène continue)


Il y a quelques minutes de silence absolu. Jésus a la tête inclinée, en caressant machinalement les cheveux blonds de Jean.

Puis il se secoue, lève la tête, tourne son regard, a un sourire qui réconforte les disciples. Il dit : "Quittons la table et asseyons-nous tous les uns près des autres, comme autant de fils autour de leur père."

Ils prennent les lits-sièges qui étaient derrière la table (ceux de Jésus, Jean, Jacques, Pierre, Simon, André et du cousin Jacques) et ils les portent de l'autre côté.            

Jésus prend place sur le sien, toujours entre Jacques et Jean. Mais quand il voit qu'André va s'asseoir à la place laissée par l'Iscariote, il crie : "Non, pas là." Un cri impulsif que son extrême prudence ne réussit pas à empêcher. Puis il se reprend en parlant ainsi : "Il n'est pas besoin de tant de place. En restant assis, on peut tenir sur eux seuls. Ils suffisent. Je vous veux très proches."      

Haut de page           

177> Jacques de Zébédée appelle Pierre : "Assieds-toi ici. Moi, je m'assois sur ce petit tabouret, aux pieds de Jésus."         

"Que Dieu te bénisse, Jacques ! Je le désirais tant !" dit Pierre, et il se serre contre son Maître qui est ainsi serré de près par Jean et Pierre, avec Jacques à ses pieds.        

Jésus sourit : "Je vois que commence à opérer la parole dite auparavant. Les bons frères s'aiment. Moi aussi, je te dis, Jacques : "Que Dieu te bénisse". Ce geste aussi, l'Éternel ne l'oubliera pas, et tu le trouveras là-haut.        

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 19Moi je puis tout ce que je demande. Vous l'avez vu. Il a suffi d'un de mes désirs pour que le Père accorde au Fils de se donner en Nourriture à l'homme. Avec ce qui vient d'arriver le Fils de l'homme a été glorifié car c'est un témoignage de pouvoir le miracle qui n'est possible qu'aux amis de Dieu. Plus le miracle est grand et plus est sûre et profonde cette divine amitié. C'est un miracle qui, par sa forme, sa durée et sa nature, par son étendue et les limites qu'il atteint, est le plus fort qui puisse exister. Je vous le dis : il est si puissant, surnaturel, inconcevable pour l'homme orgueilleux, que bien peu le comprendront comme il doit être compris et que beaucoup le négligeront. Que dirai-je alors ? Condamnation pour eux ? Non. Je dirai : pitié !         

Mais plus grand est le miracle, plus grande est la gloire qui en revient à son auteur. C'est Dieu Lui-même qui dit : "Voilà, mon bien-aimé a voulu cela, il l'a eu, et c'est Moi qui le Lui ai accordé, parce qu'il possède une grande grâce à mes yeux". Et ici Il dit: ''Il a une grâce sans limites comme est infini le miracle accompli par Lui". De même à la gloire qui revient à l'auteur du miracle de la part de Dieu il y a la gloire qui de son auteur revient au Père. Car toute gloire spirituelle, venant de Dieu, revient à sa source. Et la gloire de Dieu, bien qu'elle soit infinie, s'accroît toujours plus et brille par la gloire de ses saints. C'est pourquoi je vous dis : de même que le Fils de l'homme a été glorifié par Dieu, ainsi Dieu a été glorifié par le Fils de l'homme. J'ai glorifié Dieu en Moi-même. À son tour Dieu glorifiera son Fils en Lui. C'est bientôt qu'il va le glorifier.        

Haut de page           

178> 20Exulte, Toi qui reviens à ton Siège, ô Essence spirituelle de la Seconde Personne ! Exulte, ô chair qui vas remonter après un si long exil dans la fange. Et ce n'est pas le Paradis d'Adam, mais le Paradis sublime du Père qui va t'être donné comme demeure. S'il a été dit que par la stupeur d'un commandement de Dieu, donné par la bouche d'un homme, le soleil s'est arrêté, que n'arrivera-t-il pas dans les astres quand ils verront le prodige de la Chair de l'Homme monter et prendre place à la droite du Père dans sa Perfection de matière glorifiée ?    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Mes petits enfants, c'est pour peu de temps encore que je reste avec vous. Et vous, ensuite, vous me chercherez comme des orphelins cherchent leur père mort. Et en pleurant, vous irez en parlant de Lui et vous frapperez en vain à son tombeau muet, et puis encore vous frapperez aux portes azurées du Ciel, avec votre âme lancée dans une suppliante recherche d'amour, disant : "Où est notre Jésus ? Nous le voulons. Sans Lui, il n'y a plus de lumière dans le monde, ni de joie, ni d'amour. Rendez-le-nous, ou bien laissez-nous entrer. Nous voulons être où il est". Mais, pour le moment, vous ne pouvez venir où je vais. Je l'ai dit aussi aux juifs: "Ensuite vous me chercherez, mais où je vais vous ne pouvez venir". Je le dis aussi à vous.           

21Pensez à la Mère... Elle non plus ne pourra venir où je vais. Et pourtant j'ai quitté le Père pour venir à elle et me faire Jésus dans son sein sans tache. Et pourtant c'est de l'Inviolée que je suis venu dans l'extase lumineuse de ma Naissance. Et c'est de son amour, devenu lait, que je me suis nourri. Je suis fait de pureté et d'amour car Marie m'a nourri de sa virginité fécondée par l'Amour parfait qui vit dans le Ciel. Et pourtant c'est par elle que j'ai grandi, en lui coûtant fatigues et larmes... Et pourtant je lui demande un héroïsme tel que jamais il n'en a été accompli, et par rapport auquel celui de Judith et de Jahel sont des héroïsmes de pauvres femmes discutant avec leur rivale près de la fontaine de leur village. Et pourtant personne ne lui est pareil quand il s'agit de m'aimer. Et, malgré cela, je la laisse et je vais où elle ne viendra que dans beaucoup de temps. Pour elle ce n'est pas le commandement que je vous donne à vous : "Sanctifiez-vous année par année, mois par mois, jour par jour, heure par heure, pour pouvoir venir à Moi quand ce sera votre heure". En elle est toute grâce et toute sainteté. C'est la créature qui a tout eu et qui a tout donné. Il n'y a rien à ajouter ni à enlever. C'est le très saint témoignage de ce que peut Dieu.        

Haut de page           

179> 22   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Mais pour être certain qu'il y a en vous la capacité de pouvoir me rejoindre, et d'oublier la douleur du deuil de la séparation de votre Jésus, je vous donne un commandement nouveau. Et c'est que vous vous aimiez les uns les autres. Comme je vous ai aimés, de même aimez-vous l'un l'autre. C'est par cela que l'on saura que vous êtes mes disciples. Quand un père a de nombreux fils, par quoi reconnaît-on qu'ils sont tels ? Pas tellement par l'aspect physique - car il y a des hommes qui sont semblables à un autre homme avec lequel ils n'ont aucun rapport de sang ni non plus de nation - mais par l'amour commun pour la famille, pour leur père, et entre eux. Et le père une fois mort, la bonne famille ne se désagrège pas, parce qu'il y a un même sang et que c'est toujours celui qui vient de la semence du père, et il noue des liens que la mort elle-même ne délie pas parce que l'amour est plus fort que la mort. Or, si vous vous aimez même après que je vous aurai quittés, tous reconnaîtront que vous êtes mes fils et par conséquent mes disciples et que vous êtes frères entre vous, ayant eu un seul père."  

23"Seigneur Jésus, mais où vas-tu ?" demande Pierre.           

"Je vais où, pour le moment, tu ne peux me suivre. Mais plus tard tu me suivras."     

"Et pourquoi pas maintenant ? Je t'ai toujours suivi depuis que tu m'as dit : "Suis-moi". J'ai tout quitté sans regret... Or, si tu t'en allais sans ton pauvre Simon, en me laissant sans Toi, mon Tout, alors que pour Toi j'ai quitté le peu de bien que j'avais, ce ne serait pas juste ni beau de ta part. Tu vas à la mort ? C'est bien. Mais moi aussi je viens. Allons ensemble dans l'autre monde. Mais auparavant je t'aurai défendu. Je suis prêt à donner ma vie pour Toi."

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Tu donneras ta vie pour Moi ? Maintenant ? Maintenant non. En vérité, oh ! c'est en vérité que je te le dis : le coq n'aura pas encore chanté que tu m'auras renié trois fois. Maintenant c'est encore la première veille. Puis viendra la seconde... et puis la troisième. Avant que résonne le chant du coq tu auras par trois fois renié ton Seigneur."   

"Impossible, Maître ! Je crois à tout ce que tu dis, mais pas à cela. Je suis sûr de moi."

"Maintenant, pour l'instant tu es sur, mais c'est parce que tu m'as encore. Tu as Dieu avec toi. D'ici peu le Dieu Incarné sera pris et vous ne l'aurez plus. Et Satan, après vous avoir déjà appesantis - ton assurance elle-même est une ruse de Satan, un poids pour t'appesantir - vous effrayera. Il vous insinuera : "Dieu n'existe pas. Moi j'existe". Et pourtant, bien que votre esprit sera aveuglé par l'épouvante, vous raisonnerez encore, et vous comprendrez que quand Satan est le maître du moment, le Bien est mort et le Mal agissant, l'esprit abattu et l'humain triomphant. Alors vous resterez comme des guerriers sans chef, poursuivis par l'ennemi, et dans votre frayeur de vaincus vous courberez l'échiné devant le vainqueur, et pour n'être pas tués vous renierez le héros tombé.       

Haut de page           

180>    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 24Mais, je vous en prie, que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu, et croyez aussi en Moi. Croyez en Moi, contre toutes les apparences. Qu'il croie dans ma miséricorde et dans celle du Père aussi bien celui qui reste que celui qui fuit. Aussi bien celui qui se tait que celui qui ouvrira la bouche pour dire : "Je ne le connais pas". Croyez également dans mon pardon. Et croyez que quelles que soient dans l'avenir vos actions, dans le Bien et dans ma Doctrine, dans mon Église par conséquent, elles vous donneront une même place dans le Ciel.

Dans la maison de mon Père il y a beaucoup de demeures. S'il n'en était pas ainsi, je vous l'aurais dit. Car je vais en avant, vous préparer une place pour vous. N'agissent-ils pas ainsi les bons pères quand ils doivent amener ailleurs leur petite famille? Ils vont à l'avance préparer la maison, le mobilier, les provisions, et puis ils viennent prendre leurs enfants les plus chers. Ils agissent ainsi par amour, pour que rien ne manque aux petits et qu'ils ne souffrent pas dans le nouveau village. J'agis de même et pour le même motif. Maintenant je m'en vais. Et quand j'aurai préparé une place pour chacun dans la Jérusalem céleste, je viendrai de nouveau, je vous prendrai avec Moi pour que vous soyez avec Moi où je suis, où il n'y aura ni mort, ni deuil, ni larmes, ni cris, ni faim, ni douleur, ni ténèbres, ni feu, mais seulement lumière, paix, béatitude et chant.  

Oh ! chant des Cieux très hauts quand les douze élus seront sur les trônes avec les douze patriarches des douze tribus d'Israël, et chanteront dans l'ardeur du feu de l'amour spirituel, dressés sur la mer des béatitudes, le cantique éternel qui aura pour arpège l'éternel alléluia de l'armée angélique...         

25Je veux que vous soyez là où je serai. Et vous savez où je vais et vous en connaissez le chemin."       

"Mais, Seigneur ! Nous ne savons rien. Tu ne nous dis pas où tu vas. Comment pouvons-nous savoir le chemin à prendre pour venir vers Toi et pour abréger l'attente ?" dit Thomas.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie. Vous me l'avez entendu dire et expliquer plusieurs fois et, en vérité certains, qui ne savaient même pas qu'il existe un Dieu, se sont avancés sur le chemin, sur mon chemin et ont déjà de l'avance sur vous. Oh ! où es-tu, brebis perdue de Dieu que j'ai ramenée au bercail ? Où es-tu, toi dont l'âme est ressuscitée ?"        

"Qui ? De qui parles-tu ? De Marie de Lazare ? Elle est à côté, avec ta Mère. Tu la veux ? Ou bien tu veux Jeanne ? Certainement elle est dans son palais, mais si tu veux, nous allons l'appeler..."   

Haut de page           

181> "Non. Pas elles... Je pense à celle qui ne sera dévoilée que dans le Ciel... et à Fotinaï... Elles m'ont trouvé et n'ont plus quitté mon chemin. A l'une j'ai indiqué le Père comme Dieu vrai et l'Esprit comme lévite dans cette adoration individuelle. A l'autre, qui ne savait même pas qu'elle avait un esprit, j'ai dit : "Mon nom est Sauveur. Je sauve celui qui a bonne volonté de se sauver. Je suis Celui qui cherche ceux qui sont perdus pour leur donner la Vie, la Vérité et la Pureté. Qui me cherche me trouve". Et toutes deux ont trouvé Dieu... Je vous bénis. Èves faibles devenues plus fortes que Judith... Je viens, où vous êtes je viens... Vous me consolez... Soyez bénies !..."          

26"Montre-nous le Père, Seigneur, et nous serons pareilles à elles" dit Philippe.         

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Depuis si longtemps je suis avec vous, et toi, Philippe, tu ne m'as pas encore connu ? Qui me voit, voit mon Père. Comment donc peux-tu dire : "Montre-nous le Père" ? Tu n'arrives pas à croire que je suis dans le Père et le Père est en Moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de Moi-même. Mais le Père qui demeure en Moi accomplit toutes mes œuvres, et vous ne croyez pas que je suis dans le Père et Lui est en Moi? Que dois-je dire pour vous faire croire ? Mais si vous ne croyez pas aux paroles, croyez au moins aux œuvres. Je vous dis et je vous le dis avec vérité : celui qui croit en Moi fera les œuvres que je fais, et en fera encore de plus grandes, parce que je vais au Père. Et tout ce que vous demanderez au Père en mon nom je le ferai pour que le Père soit glorifié en son Fils. Et je ferai ce que vous me demanderez au nom de mon Nom. Mon Nom est connu, pour ce qu'il est réellement, à Moi seul, au Père qui m'a engendré et à l'Esprit qui procède de notre amour. Et par ce Nom tout est possible. Qui pense à mon Nom avec amour m'aime, et obtient.        

Mais il ne suffit pas de m'aimer. Il faut observer mes commandements pour avoir le véritable amour. Ce sont les œuvres qui ; témoignent des sentiments, et au nom de cet amour, je prierai le Père, et Lui vous donnera un autre Consolateur pour qu'il reste pour toujours avec vous. Quelqu'un que Satan et le monde ne peuvent atteindre, l'Esprit de Vérité que le monde ne peut recevoir et ne peut frapper, car il ne le voit pas et ne le connaît pas. Il s'en moquera. Mais Lui est si élevé que le mépris ne pourra l'atteindre alors que, compatissant au-delà de toute mesure, Il sera toujours avec celui qui l'aime, même s'il est pauvre et faible. Vous le connaîtrez car Il demeure déjà avec vous et bientôt sera en vous.

Haut de page           

182> 27Je ne vous laisserai pas orphelins. Je vous l'ai déjà dit: "Je reviendrai à vous". Mais je viendrai avant que ce soit l'heure de venir vous prendre pour aller dans mon Royaume. Je viendrai à vous. D'ici peu, le monde ne me verra plus. Mais vous me voyez et vous me verrez parce que je vis et vous vivez, parce que je vivrai et vous aussi vivrez. Ce jour-là, vous saurez que je suis en mon Père, et vous en Moi, et Moi en vous. En effet, celui qui accueille mes préceptes et les observe, celui-là m'aime, et celui qui m'aime sera aimé de mon Père et il possédera Dieu car Dieu est charité et celui qui aime a Dieu en lui. Et je l'aimerai car en lui je verrai Dieu, et je me manifesterai à lui en me faisant connaître dans les secrets de I mon amour, de ma sagesse, de ma Divinité Incarnée. Ce seront mes retours parmi les fils de l'homme que j'aime bien qu'ils soient faibles et même ennemis. Mais ceux-ci seront seulement faibles. Et je les fortifierai et je leur dirai : "Lève-toi !", je dirai : "Viens dehors !", je dirai : "Suis-moi", je dirai : "Écoute", je dirai : "Écris"... et vous êtes parmi ceux-ci."

"Pourquoi, Seigneur, te manifestes-tu à nous et pas au monde ?" demande Jude Thaddée.

"Parce que vous m'aimez et observez mes paroles. Celui qui agira ainsi sera aimé de mon Père et Nous viendrons à lui et Nous établirons notre demeure chez lui, en lui. Alors que celui qui ne m'aime pas n'observe pas mes paroles et agit selon la chair et le monde.

Maintenant sachez que ce que je vous ai dit n'est pas parole de Jésus de Nazareth, mais parole du Père parce que je suis le Verbe du Père qui m'a envoyé. Je vous ai dit ces choses en parlant ainsi, avec vous, parce que je veux vous préparer Moi-même à la possession complète de la Vérité et de la Sagesse. Mais vous ne pouvez encore comprendre et vous souvenir. Pourtant, quand viendra à vous le Consolateur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, alors vous pourrez comprendre et Lui vous enseignera tout et vous rappellera ce que je vous ai dit.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 28Je vous laisse ma paix. Je vous donne ma paix. Je vous la donne non comme la donne le monde, ni même comme jusqu'à présent je vous l'ai donnée: le salut béni du Béni à ceux qui sont bénis. Plus profonde est la Paix que maintenant je vous donne. En cet adieu, je vous communique Moi-même, mon Esprit de paix, comme je vous ai communiqué mon Corps et mon Sang, pour qu'en vous reste une force dans la bataille imminente. Satan et le monde vont déchaîner la guerre contre votre Jésus. C'est leur heure. Ayez en vous la Paix, mon Esprit qui est un esprit de paix, car je suis le Roi de la Paix. Ayez-la pour ne pas être trop abandonnés. Celui qui souffre avec la paix de Dieu en lui, souffre mais sans blasphème et sans désespoir.          

Haut de page           

183> Ne pleurez pas. Vous avez bien entendu que j'ai dit : "Je vais au Père et puis je reviendrai". Si vous m'aimiez au-delà de la chair vous vous réjouiriez, car je vais au Père après un si long exil... Je vais vers Celui qui est plus grand que Moi et qui m'aime. Je vous l'ai dit maintenant, avant que cela s'accomplisse, comme je vous ai dit toutes les souffrances du Rédempteur avant d'aller vers elles afin que, quand tout sera accompli, vous croyiez toujours plus en Moi. Ne vous troublez pas ainsi ! Ne vous effrayez pas. Votre cœur a besoin d'équilibre...  

29Je n'ai plus que peu à vous parler... et j'ai encore tant à dire ! Arrivé au terme de mon évangélisation, il me semble n'avoir encore rien dit et tant, tant, tant il reste encore à faire. Votre état augmente cette sensation. Et que dirai-je, alors ? Que j'ai manqué à mon devoir ? Ou que vous êtes si durs de cœur que cela n'a servi à rien ? Vais-je douter ? Non. Je me fie à Dieu et je vous confie à Lui vous, mes bien-aimés. Lui accomplira l'œuvre de son Verbe. Je ne suis pas comme un père qui meurt et n'a d'autre lumière que l'humaine. J'espère en Dieu. Et même en sentant en Moi se presser tous les conseils dont je vois que vous avez besoin et en voyant fuir le temps, je vais tranquille vers mon sort. Je sais que sur les semences tombées en vous, va descendre une rosée qui les fera toutes germer, et puis viendra le soleil du Paraclet, et elles deviendront un arbre puissant. Il va venir le prince de ce monde, avec qui je n'ai rien à faire. Et, si ce n'avait été dans un but de rédemption, il n'aurait rien pu sur Moi. Mais cela arrive afin que le monde sache que j'aime le Père et que je l'aime jusqu'à l'obéissance qui me soumet à la mort et que je fais ce qu'il m'a ordonné.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 30C'est l'heure de partir. Levez-vous, et écoutez les ultimes paroles. Je suis la vraie Vigne et c'est mon Père qui la cultive. Tout sarment qui ne porte pas de fruit, Lui le coupe et celui qui porte du fruit, Il le taille pour qu'il en porte encore plus. Vous êtes déjà purifiés par ma parole. Demeurez en Moi et Moi en vous pour continuer à être tels. Le sarment détaché de la vigne ne peut faire de fruit. Il en est ainsi pour vous si vous ne restez pas en Moi. Je suis la Vigne et vous les sarments. Celui qui reste uni à Moi porte des fruits abondants. Mais si l'un se détache, il devient un rameau sec que l'on jette au feu et que l'on brûle, car sans l'union avec Moi, vous ne pouvez rien faire. Restez donc en Moi, et que mes paroles restent en vous, puis demandez ce que vous voulez et cela vous sera fait. Mon Père sera toujours d'autant plus glorifié que vous porterez davantage de fruit et que vous serez davantage mes disciples.          

Haut de page           

184> 31Comme le Père m'a aimé, il en est de même pour Moi avec vous. Demeurez dans mon amour qui sauve. En m'aimant vous serez obéissants, et l'obéissance fait croître l'amour réciproque. Ne dites pas que je me répète. Je connais votre faiblesse, et je veux que vous vous sauviez. Je vous ai dit ces choses pour que la joie que j'ai voulu vous donner soit en vous et soit complète. Aimez-vous, aimez-vous ! C'est mon nouveau commandement. Aimez-vous réciproquement plus que chacun de vous ne s'aime lui-même. Il n'y a pas de plus grand amour que celui de qui donne sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis et Moi, je donne ma vie pour vous. Faites ce que je vous enseigne et commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître, alors que vous, vous savez ce que je fais. Vous savez tout de Moi. Je vous ai manifesté non seulement Moi-même, mais aussi le Père et le Paraclet, et tout ce que j'ai entendu de Dieu. Ce n'est pas vous qui vous êtes choisis. Mais c'est Moi qui vous ai choisis et je vous ai élus pour que vous alliez parmi les peuples et que vous fassiez du fruit en vous et dans les cœurs de ceux qui seront évangélisés, et que votre fruit demeure, et que le Père vous donne tout ce que vous demanderez en mon nom.   

32Ne dites pas: "Et alors si tu nous as choisis, pourquoi as-tu choisi un traître ? Si tu connais tout, pourquoi as-tu fait cela ?" Ne vous demandez pas non plus qui est celui-là. Ce n'est pas un homme, c'est Satan. Je l'ai dit à l'ami fidèle et je l'ai laissé dire par le fils aimé. C'est Satan. Si Satan ne s'était pas incarné, l'éternel singe de Dieu, en une chair mortelle, ce possédé n'aurait pas pu se soustraire à mon pouvoir de Jésus. J'ai dit : "possédé". Non. Il est beaucoup plus: il est anéanti en Satan."  

"Pourquoi, Toi qui as chassé les démons, ne l'as-tu pas délivré ?" demande Jacques d'Alphée.     

"Le demandes-tu par amour pour toi, craignant de l'être ? Ne le crains pas."  

"Moi alors ?"            

"Moi ?"         

"Moi ?"         

"Taisez-vous. Je ne dis pas ce nom. J'use de miséricorde, et vous, faites la même chose."

"Mais pourquoi ne l'as-tu pas vaincu ? Tu ne le pouvais pas ?"         

"Je le pouvais. Mais pour empêcher Satan de s'incarner pour me tuer, j'aurais dû exterminer la race humaine avant la Rédemption. Qu'aurais-je racheté alors ?"    

Haut de page           

185> "Dis-le-moi, Seigneur, dis-le-moi !" Pierre s'est glissé à genoux et secoue Jésus avec frénésie, comme s'il était en proie au délire. "Est-ce moi ? Est-ce moi ? Je m'examine ? Il ne me semble pas. Mais Toi... Tu as dit que je te renierai... Et je tremble... Oh ! quelle horreur si c'était moi !..."          

"Non, Simon de Jonas, pas toi."       

"Pourquoi m'as-tu enlevé mon nom de "Pierre" ? Je suis donc redevenu Simon ? Tu le vois ? Tu le dis !... C'est moi ! Mais comment ai-je pu ? Dites-le... dites-le vous... Quand est-ce que j'ai pu devenir traître ?... Simon?... Jean ?... Mais parlez !..."       

"Pierre, Pierre, Pierre ! Je t'appelle Simon parce que je pense à notre première rencontre quand tu étais Simon. Et je pense comment tu as toujours été loyal dès le premier moment. Ce n'est pas toi. Je te le dis Moi : Vérité."     

"Qui alors ?"

"Mais c'est Judas de Kériot ! Tu ne l'as pas encore compris ?" crie le Thaddée qui n'arrive plus à se contenir.    

"Pourquoi ne me l'as-tu pas dit avant ? Pourquoi ?" crie aussi Pierre.            

"Silence. C'est Satan. Il n'a pas d'autre nom. Où vas-tu, Pierre ?"      

"Le chercher."           

"Dépose tout de suite ce manteau et cette arme. Ou bien je dois te chasser et te maudire ?"

"Non, non ! Oh ! mon Seigneur ! Mais moi... mais moi... Je suis peut-être malade de délire, moi ? Oh ! Oh !" Pierre pleure après s'être jeté par terre aux pieds de Jésus.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 33"Je vous donne le commandement de vous aimer et de pardonner. Avez-vous compris ? Si dans le monde il y a aussi la haine, qu'en vous il n'y ait que l'amour. Pour tous. Combien de traîtres vous trouverez sur votre route ! Mais vous ne devez pas haïr et rendre le mal pour le mal. Autrement le Père vous haïra. Avant vous, j'ai été haï et trahi, Moi. Et pourtant, vous le voyez, je ne hais pas. Le monde ne peut aimer ce qui n'est pas comme lui. Il ne vous aimera donc pas. Si vous lui apparteniez il vous aimerait, mais vous n'êtes pas du monde, car je vous ai pris du milieu du monde, et c'est pour cela que vous êtes haïs.           

Haut de page           

186> Je vous ai dit : le serviteur n'est pas plus que le maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi. S'ils m'ont écouté, ils vous écouteront vous aussi. Mais ils feront tout à cause de mon nom parce qu'ils ne connaissent pas, ne veulent pas connaître Celui qui m'a envoyé. Si je n'étais pas venu et si je n'avais pas parlé, ils ne seraient pas coupables, mais maintenant leur péché est sans excuse. Ils ont vu mes œuvres, entendu mes paroles, et pourtant ils m'ont haï, et avec Moi le Père, parce que le Père et Moi, nous sommes une seule Unité avec l'Amour. Mais il était écrit : "Tu m'as haï sans raison". Cependant quand sera venu le Consolateur, l'Esprit de vérité qui procède du Père, ce sera Lui qui rendra témoignage de Moi, et vous aussi, vous me rendrez témoignage parce que dès le début vous avez été avec Moi.           

Ceci je vous le dis pour que, quand ce sera l'heure, vous ne soyez pas abattus et scandalisés. Il va venir le temps où ils vous chasseront des synagogues et où celui qui vous tuera pensera rendre ainsi un culte à Dieu. Ils n'ont connu ni le Père ni Moi. C'est là leur excuse. Je ne vous ai pas dit ces choses en les développant autant avant maintenant, parce que vous étiez comme des enfants à peine nés. Mais maintenant la mère vous quitte. Je m'en vais. Vous devez vous accoutumer à une autre nourriture. Je veux que vous la connaissiez.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 34Personne ne me demande plus : "Où vas-tu ?" La tristesse vous rend muets. Et pourtant, c'est un bien pour vous aussi que je m'en aille, autrement le Consolateur ne viendra pas. C'est Moi qui vous l'enverrai. Et quand Il sera venu, par le moyen de la sagesse et de la parole, les œuvres et l'héroïsme qu'il versera en vous, Il convaincra le monde de son péché déicide et de la justice de ma sainteté. Et le monde sera nettement divisé en réprouvés, ennemis de Dieu, et en croyants. Ces derniers seront plus ou moins saints, selon leur volonté. Mais le jugement du prince du monde et de ses serviteurs sera fait. Je ne puis vous en dire davantage car vous ne pouvez encore comprendre. Mais Lui, le Divin Paraclet, vous donnera la Vérité entière car Il ne parlera pas de Lui-même, mais II dira tout ce qu'il aura entendu de l'esprit de Dieu et Il vous annoncera l'avenir. Il prendra ce qui vient de Moi, c'est-à-dire de ce qui encore appartient au Père, et vous le dira.           

Encore un peu de temps pour se voir, ensuite vous ne me verrez plus. Et ensuite encore un peu de temps, et puis vous me verrez.         

35Vous murmurez entre vous et dans votre cœur. Écoutez une parabole. La dernière de votre Maître.         

Quand une femme a conçu et arrive à l'heure de l'enfantement, elle est dans une grande affliction car elle souffre et gémit. Mais quand son petit enfant est venu au jour, et qu'elle le serre sur son cœur, toute peine cesse et la tristesse se change en joie parce qu'un homme est venu au monde.  

Haut de page           

187> Ainsi pour vous. Vous pleurerez et le monde rira de vous, mais ensuite votre tristesse se changera en joie. Une joie que le monde ne connaîtra jamais. Vous êtes tristes maintenant, mais quand vous me reverrez, votre cœur deviendra plein d'une joie que personne n'aura plus le pouvoir de vous ravir. Une joie tellement pleine qu'elle estompera tout besoin de demander à la fois pour l'esprit et pour le cœur et pour la chair. Vous vous repaîtrez seulement de ma vue, oubliant toute autre chose. Mais justement, à partir de ce moment-là vous pourrez tout demander en mon nom, et cela vous sera donné par le Père pour que vous ayez toujours plus de joie. Demandez, demandez. Et vous recevrez.  

L'heure vient où je pourrai vous parler ouvertement du Père. Ce sera parce que vous aurez été fidèles dans l'épreuve et tout sera surmonté. Votre amour sera parfait du fait qu'il vous aura donné la force dans l'épreuve. Et ce qui vous manquera, je vous l'ajouterai en le prenant de mon immense trésor et en disant : "Père, tu le vois. Ils m'ont aimé en croyant que je suis venu de Toi". Descendu dans le monde, maintenant je le quitte et je vais au Père, et je prierai pour vous."           

36"Oh ! maintenant, tu t'expliques. Maintenant nous savons ce que tu veux dire et que tu sais tout et que tu réponds sans que personne t'interroge. Vraiment tu viens de Dieu !"    

"Vous croyez maintenant ? À la dernière heure? Cela fait trois ans que je vous parle ! Mais déjà en vous opère le Pain qui est Dieu et le Vin qui est Sang qui n'est pas venu de l'homme et vous donne le premier frisson de la déification. Vous deviendrez des dieux si vous persévérez dans mon amour et dans ma possession. Non pas comme l'a dit Satan à Adam et Ève, mais comme je vous le dis. C'est le vrai fruit de l'arbre du Bien et de la Vie. Le Mal est vaincu en qui s'en nourrit, et la Mort est morte. Qui en mange vivra éternellement et deviendra "dieu" dans le Royaume de Dieu. Vous serez des dieux si vous restez en Moi. Et pourtant voilà... bien qu'ayant en vous ce Pain et ce Sang, puisque arrive l'heure où vous serez dispersés, vous vous en irez pour votre compte et vous me laisserez seul... Mais je ne suis pas seul. J'ai le Père avec Moi. Père, Père ! Ne m'abandonne pas ! Je vous ai tout dit... Pour vous donner la paix, ma paix. Vous serez encore opprimés. Mais ayez foi. J'ai vaincu le monde."     

37Jésus se lève, ouvre les bras en croix et dit avec un visage lumineux la sublime prière au Père. Jean la rapporte intégralement[1].          

Les apôtres pleurent plus ou moins ouvertement et bruyamment. Pour finir, ils chantent un hymne.         

Haut de page           

188> 38Jésus les bénit, puis il ordonne : "Mettons nos manteaux maintenant et partons. André, dis au chef de maison de laisser tout ainsi, par ma volonté. Demain... cela vous fera plaisir de revoir ce lieu." Jésus le regarde. Il paraît bénir les murs, le mobilier, tout. Puis il prend son manteau et s'éloigne, suivi des disciples. Près de Lui se trouve Jean auquel il s'appuie.      

"Tu ne salues pas la Mère ?" Lui demande le fils de Zébédée.           

"Non, Tout est déjà fait. Ne faites pas de bruit."

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\TableMatieres.gif

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Precedent.gif

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Suivant.gif

Simon, qui a allumé une torche à la lampe, éclaire le vaste corridor qui va à la porte. Pierre ouvre avec précaution le portail et ils sortent tous sur le chemin et puis, faisant jouer une clef, ils ferment du dehors et ils se mettent en route. 

Haut de page           

 



[1] "Père, l’heure est venue. Manifeste la gloire de ton Fils, afin que le Fils manifeste aussi ta gloire. Tu lui as donné le pouvoir sur tous les êtres humains, pour qu’il donne la vie éternelle à ceux que tu lui as confiés. La vie éternelle consiste à te connaître, toi le seul véritable Dieu, et à connaître Jésus-Christ, que tu as envoyé. J’ai manifesté ta gloire sur la terre; j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donné à faire. Maintenant donc, Père, accorde-moi en ta présence la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. Je t’ai fait connaître à ceux que tu as pris dans le monde pour me les confier. Ils t’appartenaient, tu me les as confiés, et ils ont obéi à ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’as données et ils les ont accueillies. Ils ont reconnu que je suis vraiment venu de toi et ils ont cru que tu m’as envoyé. Je te prie pour eux. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as confiés, car ils t’appartiennent. Tout ce que j’ai est à toi et tout ce que tu as est à moi; et ma gloire se manifeste en eux. Je ne suis plus dans le monde, mais eux sont dans le monde; moi je vais à toi. Père saint, garde-les par ton divin pouvoir, celui que tu m’as accordé, afin qu’ils soient un comme toi et moi nous sommes un. Pendant que j’étais avec eux, je les gardais par ton divin pouvoir, celui que tu m’as accordé. Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu, à part celui qui devait se perdre, pour que l’Écriture se réalise. Et maintenant je vais à toi. Je parle ainsi pendant que je suis encore dans le monde, afin qu’ils aient en eux-mêmes ma joie, une joie complète. Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, comme moi je n’appartiens pas au monde. Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, comme moi je n’appartiens pas au monde. Fais qu’ils soient entièrement à toi, par le moyen de la vérité; ta parole est la vérité. Je les ai envoyés dans le monde comme tu m’as envoyé dans le monde. Je m’offre entièrement à toi pour eux, afin qu’eux aussi soient vraiment à toi. Je ne prie pas seulement pour eux, mais aussi pour ceux qui croiront en moi grâce à leur message. Je prie pour que tous soient un. Père, qu’ils soient unis à nous, comme toi tu es uni à moi et moi à toi. Qu’ils soient un pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme toi et moi nous sommes un. Je vis en eux, tu vis en moi; c’est ainsi qu’ils pourront être parfaitement un, afin que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé et que tu les aimes comme tu m’aimes. Père, tu me les as donnés, et je désire qu’ils soient avec moi là où je suis, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la création du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je t’ai fait connaître à eux et te ferai encore connaître, afin que l’amour que tu as pour moi soit en eux et que je sois moi-même en eux.