"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 8.532 - Preparativi per le Encenie. Una prostituta mandata a tentare Gesù, che lascia Nobe.

 4.530 - Jesus and the Prostitute Sent to Tempt Him.



Lundi 19 novembre 29 (24 Kisleu)
Nobé


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 L'usage des cadeaux

 Jésus accueille la prostituée

 J'ai pris un corps d'homme pour détruire le péché, non pour pécher

 Le Créateur peut tourner en bien même ce qui est mal


- Une atmosphère de fête pour les Encénies 506

- La fabrication des cadeaux 507

- Le ciseau fait saigner le pouce de Jésus 508

- Un coup frappé à la porte sème la panique 509

- Jésus sait qu'elle est une prostituée soudoyée 510

- Judas refuse d'accompagner Jésus 511

- Dialogue de Jésus avec la prostituée : Jésus va seul la rencontrer dans le jardin 511

- (Quel mal t'ai-je fait ? 512

- Les circonstances du piège tendu 512

- Je suis le Rédempteur 512

- Tu es rongée par le remords 513

- N'aie pas honte de te repentir) 514

- Ce que tu dis est vrai 515

- La femme se défait de ses bijoux et de sa beauté 516

- Elle retournera auprès de sa mère 516

- La repentante est confiée aux soins d'Élise 517

- Un conseil d'Élise à Jésus 518

- Jésus part en compagnie de Judas 518

- Les autres se demandent ce qui est arrivé 519

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 7

 

7.229.
Jésus et la pécheresse envoyée pour le tenter


506> Les peuples pris en masse, les hommes pris en particulier, sont toujours un peu enfants et un peu sauvages, ou du moins primitifs, très sensibles par conséquent à tout ce qui sent la nouveauté, l'extraordinaire et résonne comme une fête.

L'approche des solennités a toujours le pouvoir d'exalter les hommes comme si la festivité faisait disparaître ce qui les rend tristes et las. Dès l'approche d'une fête, un je ne sais quoi d'entrain, de légère exaltation, frappe tout le monde, comme si cette approche ressemblait au tam-tam des sauvages dans leurs fêtes idolâtres ou leurs entreprises belliqueuses.

Et les apôtres aussi, à l'approche des Encénies, sont dans cet état d'euphorie. Bavards, joyeux, ils se mettent à faire des projets, à rappeler les fêtes passées. Un peu de mélancolie marque les conversations, mais ensuite l'air de fête les reprend et les pousse à agir pour que tout soit beau pendant la festivité.

Les lampes dans la maison de Jean sont-elles peu nombreuses ? Oh ! la maison de Thomas à Rama en est pleine ! Et Thomas part pour Rama pour prendre des lampes. L'huile n'est pas abondante ? Oh ! Élise a beaucoup d'huile à Béthsur, et elle l'offre. Et André et Jean vont à Béthsur pour prendre l'huile. Pour cuire les fouaces, il faut un feu doux de brindilles ? Voici les deux Jacques qui s'en vont par les monts pour en ramasser. Il semble qu'il y ait peu de farine, d'orge et de miel pour les plats rituels ? 507> Et que fait-elle à Jérusalem Nike, qui s'est presque offensée de ce que l'on ne lui demande jamais rien, si ce n'est pour donner de son miel blond, de la farine et de l'orge de son beau domaine ? Et Pierre et Simon le Zélote s'en vont chez Nike alors que Jude d'Alphée aide Élise à embellir la maison, et c'est jusqu'au vieux Barthélemy qui partage la commune allégresse et avec Philippe donne une bonne couche de chaux à la cuisine enfumée pour la rendre plus gaie.

Judas Iscariote se réserve la partie décorative et ne cesse de revenir avec des branches de semper virens [1] odorantes et garnies de baies et il les dispose avec grâce sur les étagères et autour du manteau du foyer.

Et la veille des Encénies, la maisonnette semble préparée pour accueillir une épouse, tant elle est changée avec sa brillante vaisselle de cuivre, ses lampes claires comme le soleil, ses rameaux joyeux sur les murs blanchis, alors que l'odeur du pain et des fouaces se répand dans l'air déjà parfumé par les rameaux coupés.

Jésus laisse faire. Il paraît si loin de tous, très pensif, triste même. Il répond à ceux qui l'interrogent, en demandant, par la question qu'ils posent, un compliment pour ce qu'ils ont fait. Ce sont ces questions qui me permettent de reconstituer les travaux faits par les disciples, avec leurs remarques : "N'ai-je pas eu une bonne idée, moi, d'aller à la maison prendre des lampes ?"; ou : "Avons-nous bien fait Philippe et moi de tout blanchir ? C'est clair et gai et cela semble plus grand"; ou encore : "Tu vois, Maître ? Élise est contente. Il lui semble être dans sa maison du temps de ces fils. Aujourd'hui elle chantait en mettant son huile dans les lampes et en pétrissant son miel dans la farine et en le délayant dans le lait pour l'orge"; et encore : "Que Elchias dise ce qu'il veut, mais un peu de verdure, cela fait bien. Au fond !... Si le Créateur a fait les branchages, c'est pour que nous nous en servions, n'est-ce pas ?"; tout cela me permet de reconstituer le travail fait par chacun. Mais si Jésus répond aussi à ces questions, qui supposent un désir de louange, sa pensée est absente. Et cela se voit.

Le soir tombe. Après les derniers saluts des habitants qui, avant de s'enfermer dans leurs maisons, passent la tête dans la cuisine pour saluer le Maître, le silence s'établit dans Nobé. C'est l'heure du souper, et c'est déjà l'heure du repos pour les enfants et pour les vieillards, pour tous ceux que la maladie ou l'âge rend délicats.

 Ce doit être l'usage de faire des cadeaux pour les Encénies. Je vois en effet qu'à peine le vieux Jean s'est retiré dans sa petite pièce près de la cuisine, Élise et les apôtres se mettent à finir l'une un vêtement, les autres des objets utiles taillés dans le bois, et un 508> rideau en filet, avec des ficelles teintes en rouge, vert, jaune et indigo, travail spécial des pêcheurs.

Thomas, Matthieu, Barthélemy et le Zélote s'occupent à regarder.

"Voilà. J'ai fini" dit Élise en se levant et en secouant le vêtement pour le débarrasser des fils qui pouvaient y rester.

"Cela lui tiendra chaud, pauvre vieux ! dit Pierre en palpant l'étoffe. Hé ! nous, les hommes, sans les femmes, nous sommes vraiment malheureux. Je me demande, sans toi, à quoi nous serions réduits après des mois d'absence de la maison. Je suis capable de faire cela, mais s'il fallait accrocher une boucle !..."

"Tu as été rapide aussi. Tu ressembles à mon épouse" dit Barthélemy.

"Moi aussi, j'ai fini. Le bois était bon, facile à découper et en même temps résistant" dit Jude Thaddée en déposant sur la table sombre une boîte pouvant servir au sel ou aux épices.

"Mon travail, au contraire, est encore inachevé. Il y a une veine dure qui ne veut pas se laisser travailler. Peut-être je ne vais pas réussir le travail, je le regrette. C'était beau ces veines sombres sur le bois plus clair. Regarde, Jésus. Ne rappellent-elles pas des sommets de montagnes peints sur du bois ?" dit Jacques d'Alphée et il montre une espèce de vase dont je ne sais pas à quel usage il peut être destiné, d'une forme vraiment belle, avec un couvercle à coupole et des veines gracieuses sur la panse et le couvercle. Mais c'est justement sur le couvercle, près du pommeau de prise, que le bois résiste avec opiniâtreté.

"Insiste, insiste; tu y arriveras. Chauffe le fer au rouge. Tu attaqueras la fibre et tu réussiras. Une fois enlevée la première couche..." répond Jésus qui a observé.

"Mais ne va-t-il pas s'abîmer avec le feu ?" demande Matthieu.

"Non, s'il s'en sert habilement. Et du reste ! Ou ce moyen ou tout jeter."

Jacques chauffe le poinçon coupant puis approche la pointe rouge du point résistant. Odeur de bois brûlé...

"Assez ! Maintenant travaille et tu vas réussir" dit Jésus. Et il aide son cousin en tenant le couvercle serré comme dans un étau. Deux fois la lame glisse et effleure les doigts de Jésus.

"Enlève ta main, Frère. Je ne voudrais pas te blesser..." dit Jacques d'Alphée, mais Jésus continue de tenir le vase.

La troisième fois le ciseau fait saigner le pouce de Jésus.

"Voilà ! Tu vois ? Tu t'es fait mal ! Fais-moi voir !"

509> "Ce n'est rien. Deux gouttes de sang..." répond Jésus en secouant son doigt pour que tombe le sang qui coule de la coupure. "Essuie plutôt le couvercle, il est resté taché" ajoute-t-il ensuite.

"Non, laissez-le ! Il est précieux ainsi. Essuie ici ton doigt, Maître, ici à mon voile. Ton sang, sang béni" dit Élise et elle enveloppe la main dans le lin de son voile.

Le couvercle, cause de tant de malheurs, est vaincu. La rayure est achevée.

"Il voulait d'abord faire du mal" commente le Zélote.

"Oui ! Et ensuite il s'est laissé faire, bois têtu !" dit Thomas.

"Par le fer, le feu et la douleur. Cela semble une des phrases chères aux romains" observe Simon le Zélote.

"À moi, je ne sais pourquoi, cela me rappelle les prophètes en certains points. Nous aussi, nous sommes du bois têtu... [2] et faudra-t-il le fer, le feu et la douleur pour nous rendre bons ?" demande Barthélemy.

"En vérité, il les faudra. Et cela ne servira pas encore. Moi je travaille avec le feu et avec ma douleur, mais tous les cœurs ne savent pas imiter ce bois... Silence ! Dehors, il y a quelqu'un... C'est un bruit de pas..."

Ils écoutent. On n'entend rien.

"Peut-être le vent, Maître. Il y a des feuilles sèches dans le jardin..."

"Non. C'étaient des pas..."

"Quelque animal nocturne. Moi, je n'entends rien."

"Ni moi, ni moi..."

Jésus écoute. Il paraît écouter. Puis il lève son visage et fixe Judas de Kériot qui lui aussi écoute, écoute de toutes ses oreilles, plus que les autres. Il le regarde si fixement que Judas demande : "Pourquoi me regardes-tu ainsi, Maître ?" Mais il n'y a pas de réponse car une main frappe à la porte.

Des quatorze visages que la lampe éclaire, seul celui de Jésus reste ce qu'il était. Les autres changent de couleur.

"Ouvrez ! Ouvre, Judas de Kériot !"

"Moi, non, je n'ouvre pas ! Ce pourrait être des malfaiteurs venus exprès pendant la nuit. Qu'il n'arrive pas que je te nuise !"

"Ouvre toi, Simon de Jonas."

"Jamais de la vie ! Je jette la table contre l'entrée, plutôt !" dit Pierre et il s'apprête à le faire.

"Ouvre, Jean, et ne crains pas."

"Oh ! si vraiment tu veux faire entrer, moi, je m'en vais chez le vieillard. Moi, je ne veux rien voir" dit l'Iscariote et ce disant, il parcourt en quatre grands pas la distance qui le sépare de la porte du vieillard et disparaît dans sa pièce.

510> Jean, debout près de la porte, la main sur la clef, regarde Jésus avec effroi et murmure : "Seigneur !..."

"Ouvre, et ne crains pas."

"Mais oui. Enfin nous sommes treize hommes forts. Ils ne vont pas être une armée ! Avec quatre poings et beaucoup de cris — Élise, tu vas crier s'il le faut — nous les mettrons en fuite. Nous ne sommes pas dans un désert !" dit Jacques de Zébédée et il quitte son vêtement et retrousse les manches de sa tunique ou de son sous-vêtement prêt à se défendre. Pierre l'imite.

Jean, encore hésitant, ouvre la porte, regarde par l'ouverture et ne voit rien. Il crie : "Qui est-ce qui dérange ?"

Une voix de femme répond, faible, comme si elle était souffrante : "Une femme. Je veux le Maître."

"Ce n'est pas une heure pour venir dans les maisons, dit Pierre qui s'était placé derrière Jean. Si tu es malade, comment es-tu dehors à cette heure ? Si tu es lépreuse, comment t'aventures-tu dans un village ? Si tu es affligée, reviens demain. Va, va retourne à tes affaires."

"Oh ! par pitié ! Je suis seule sur la route. J'ai froid. J'ai faim. Et je suis malheureuse. Appelez-moi le Maître. Lui a pitié..."

Les apôtres regardent Jésus, interdits. Jésus est très sévère et se tait. Ils referment la porte.

"Que fait-on Maître ? Nous lui donnons au moins un peu de pain ? Il n'y a pas de place, il faudra aller dans les maisons avec une inconnue..." intervient Philippe.

"Attends. Moi je vais voir" dit Barthélemy, en saisissant une lampe pour y voir clair.

"Il n'est pas nécessaire que tu y ailles . La femme n'a ni faim, ni froid et elle sait très bien où aller. Elle n'a pas peur de la nuit. Mais c'est une malheureuse, bien qu'elle ne soit ni malade ni lépreuse. C'est une prostituée, et elle vient pour me tenter. Je vous en dis tant pour que vous sachiez que je sais, pour que vous vous persuadiez que je sais. Et je vous dis encore qu'elle ne vient pas par un caprice personnel, mais elle vient parce qu'elle est payée pour venir." Jésus parle à haute voix, assez haut pour qu'on puisse l'entendre dans la pièce à côté où se trouve Judas.

"Et qui veux-tu qui ait fait cela ? Dans quel but ? dit Judas lui-même en réapparaissant dans la cuisine. Les pharisiens, certainement pas; les scribes non plus, ni non plus les prêtres si c'est une prostituée. Et je ne crois pas que les hérodiens soient assez... rancuniers pour se donner certains ennuis pour... Et je ne sais pas non plus pourquoi."

511> "Le pourquoi, je te le dis, Moi. Pour pouvoir arriver à dire que je suis un pécheur, quelqu'un qui a des relations avec les pécheresses publiques. Et tu sais autant que Moi qu'il en est ainsi. Et je te dis aussi que je ne maudis ni elle ni ceux qui l'ont envoyée. Je suis encore et toujours la Miséricorde et je vais la trouver. Si tu juges bon venir avec Moi, viens donc. Je vais la trouver car c'est vraiment une malheureuse. Elle dit qu'elle l'est croyant dire un mensonge, car elle est jeune, belle et bien payée, saine et contente de sa vie infâme, mais elle est malheureuse. C'est l'unique vérité qu'elle dit parmi tant de mensonges. Précède-moi et assiste à l'entretien."

*Moi, non, je n'y assiste pas ! Pourquoi devrais-je le faire ?"

"Afin de témoigner à ceux qui t'interrogent."

"Et qui veux-tu qui m'interroge ? Parmi nous, il n'y a personne pour poser des questions, et les autres... Je ne vois personne, moi."

"Obéis. Passe devant."

"Non. Je ne veux pas obéir en cela, et tu ne peux m'obliger à approcher une courtisane."

"Heu ! Qu'es-tu ? Le Grand Prêtre ? J'y vais, moi, Maître, et sans peur que je prenne quoi que ce soit" dit Pierre.

"Non. Je vais seul. Ouvre."

Jésus sort dans le jardin. Dans le noir absolu d'une nuit encore sans lune, on ne voit rien. La porte de la cuisine se rouvre et Pierre vient dehors avec une lampe. "Prends au moins cela, Maître, si vraiment tu ne veux pas de moi" dit-il à haute voix. Et ensuite tout bas : "Fais pourtant attention que nous sommes derrière la porte. Si tu as besoin, appelle..."

"Oui. Va. Et ne vous disputez pas entre vous."

Jésus prend la lampe et la lève pour y voir. Derrière le gros tronc du noyer, il y a une forme humaine. Jésus fait deux pas vers elle, et commande : "Suis-moi." Et il va se mettre sur le petit banc de pierre contre la maison, du côté de l'orient.

La femme s'avance toute voilée et penchée. Jésus pose la lampe sur la pierre, près de Lui.

"Parle." L'ordre est tellement austère, raide, il est tellement Dieu que la femme, au lieu d'avancer et de parler, recule et se penche plus encore, silencieuse.

"Parle, te dis-je. Tu m'as demandé, je suis venu. Parle" dit-il avec une nuance de douceur dans la voix.

Silence.

512>  "Alors c'est Moi qui parle. Je te demande : pourquoi me hais-tu tant, au point de servir ceux qui veulent ma ruine et y rêvent de toutes les manières et en cherchent toutes les causes possibles ? Réponds. Quel mal t'ai-je fait, ô malheureuse ? Quel mal t'a fait l'Homme qui même dans son cœur ne t'a pas méprisée pour la vie infâme que tu mènes ? Quoi ? Est-ce que l'Homme t'a corrompue, lui qui même dans son cœur ne t'a pas désirée, pour que tu doives le haïr plus que ceux qui t'ont prostituée et qui te méprisent chaque fois qu'ils viennent à toi ? Réponds ! Que t'a fait Jésus de Nazareth, le Fils de l'homme, que tu connais à peine de vue pour l'avoir rencontré dans les rues de la ville, Jésus qui ignore ton visage et qui ne se soucie pas de tes grâces car c'est seulement de ton âme qu'il recherche l'image souillée, défigurée, pour la connaître et pour la guérir ? Parle donc !

Tu ne sais pas qui je suis ? Si, tu le sais en partie. Tu le sais même aux deux tiers. Tu sais que je suis un homme et que ma personne te plaît. C'est ce que t'a dit ton animalité effrénée. Et ta langue de femme ivre l'a dit à celui qui a recueilli l'aveu de tes sens et s'en est fait une arme pour me nuire [3].

Tu sais que je suis Jésus de Nazareth, le Christ. Cela te l'ont dit ceux qui, exploitant ton désir charnel, t'ont payée pour que tu viennes ici me tenter. Ils t'ont dit : "Lui se dit le Christ, les foules le disent le Saint, le Messie. Ce n'est qu'un imposteur. Nous avons besoin d'avoir les preuves de sa misère d'homme. Donne-nous-les, et nous te couvrirons d'or". Toi, par un reste de justice, le dernier reste du trésor de justice que Dieu avait mis dans ta chair avec l'âme, et que tu as brisée et dispersée, tu ne voulais pas me faire de mal parce que, à ta manière, tu m'aimais, alors eux t'ont dit : "Nous ne Lui ferons pas de mal. Au contraire. Nous te l'abandonnons l'homme en te donnant les moyens de le faire vivre en roi près de toi. Il nous suffit de pouvoir nous dire à nous-mêmes, pour mettre notre conscience en paix, que Lui est simplement un homme. Une preuve que nous sommes dans la vérité en ne le croyant pas Messie". C'est ce qu'ils t'ont dit, et tu es venue. Mais si j'acceptais ta flatterie, ce serait l'enfer sur Moi. Eux sont déjà tout prêts à me couvrir de boue et à s'emparer de Moi. Et tu sers d'instrument pour faire cela.

 Tu vois que Moi je ne t'interroge pas. Je parle parce que je sais sans avoir besoin de demander. Mais si tu sais ces deux choses, la troisième, tu ne la sais pas. Tu ne sais pas qui je suis, excepté que je suis homme et Jésus. 513> Tu vois l'homme. Les autres te disent : "C'est le Nazaréen". Mais Moi je vais te dire qui je suis. Je suis le Rédempteur. Pour racheter, je dois être sans péché. Ma possible sensualité d'homme, regarde comme je l'ai foulée aux pieds. Comme je fais avec cette chenille dégoûtante qui dans les ténèbres se dirigeait d'une fange à une autre fange pour ses amours lascives, ainsi je l'ai foulée aux pieds toujours. C'est ainsi que je la foule aux pieds en ce moment aussi. Et c'est ainsi que je suis disposé à t'arracher ta maladie, et à la fouler aux pieds pour t'en délivrer afin de te rendre saine et sainte. Car je suis le Rédempteur. Cela seulement. J'ai pris un corps d'homme pour vous sauver, pour détruire le péché, non pas pour pécher. Je l'ai pris pour enlever vos péchés, pas pour pécher avec vous. Je l'ai pris pour vous aimer, mais d'un amour qui donne sa vie, son sang, sa parole, tout, pour vous conduire au Ciel, à la Justice, non pas pour vous aimer comme une brute. Et même pas comme un homme, car je suis plus qu'un homme.

Sais-tu exactement qui je suis ? Tu ne le sais pas. Tu ne connaissais même pas la portée de ce que tu venais faire. Et de cela je te pardonne sans que tu me le demandes. Tu ne savais pas. Mais de ta prostitution ! Comment as-tu pu vivre dans cet état ? Tu n'étais pas ainsi. Tu étais bonne. Oh ! malheureuse ! Tu ne te rappelles pas ton enfance ? Tu ne te rappelles pas les baisers de ta mère ? Ses paroles ? Et les heures de prière ? Les paroles de la Sagesse que tu entendais expliquer le soir par ton père et au sabbat par le chef de la synagogue... Qui t'a rendue hébétée et ivre ? Tu ne te souviens pas ? Tu ne regrettes pas ? Dis-moi ! Es-tu vraiment heureuse ? Tu ne réponds pas. Je parle pour toi. Je dis : non, tu n'es pas heureuse. Quand tu te réveilles tu trouves à ton chevet ta honte pour te donner le premier tour quotidien de torture. Et la voix de ta conscience te crie son reproche pendant que tu te coiffes et te parfumes pour plaire. Et tu sens une odeur infâme dans les essences les plus fines, et les mets les plus rares te donnent la nausée. Et tes colliers te pèsent comme une chaîne, ce qu'ils sont. Et pendant que tu ris et séduis, en ton intérieur quelque chose gémit. Et tu t'enivres pour vaincre l'ennui et la nausée de ta vie. Et tu hais ceux que tu dis aimer pour en tirer profit. Et tu te maudis toi-même. Et ton sommeil est lourd de cauchemars. Et la pensée de ta mère est une épée dans ton cœur. Et la malédiction de ton père ne te laisse pas en paix. Et puis ce sont les offenses de ceux que tu rencontres, les cruautés de ceux qui usent de toi, sans pitié, jamais. Tu es une marchandise. Tu t'es vendue. 514> La marchandise une fois acquise, on en use comme on veut. On la déchire, on la consume, on la foule aux pieds, on lui crache dessus. C'est le droit de l'acquéreur. Tu ne peux te révolter... Et elle te rend heureuse cette situation ? Non. Tu es désespérée. Tu es enchaînée. Tu es torturée. Sur la Terre tu es une loque dégoûtante que chacun peut fouler aux pieds. Si en une heure de peine, tu essaies de trouver du réconfort en élevant ton esprit vers Dieu, tu sens la colère de Dieu sur toi, prostituée, et le Ciel fermé plus encore que pour Adam. Si tu te sens mal tu as la terreur de mourir car tu connais ton sort. C'est pour toi l'Abîme.

Oh ! malheureuse ! Et cela ne suffisait pas encore ? Tu voudrais à la chaîne de tes fautes unir celle d'être la ruine du Fils de l'homme ? De Celui qui t'aime ? Du Seul qui t'aime. Car c'est aussi pour ton âme qu'il s'est revêtu de chair. Je pourrais te sauver si tu le voulais. Sur l'abîme de ton abjection se penche l'abîme de la Sainteté Miséricordieuse et elle attend de toi un désir de salut pour te tirer de l'abîme de ta souillure. Tu penses en ton cœur qu'il est impossible que Dieu te pardonne. Tu tires le fond de cette pensée que tu as de la comparaison avec le monde qui ne te pardonne pas d'être la prostituée. Mais Dieu n'est pas le monde. Dieu est Bonté. Dieu est Pardon. Dieu est Amour.

 Tu es venue vers Moi, payée pour me nuire. En vérité je te dis que le Créateur, pour sauver une créature, peut tourner en bien même ce qui est mal. Et, si tu le veux, c'est en bien que se changera ta venue vers Moi. N'aie pas honte de ton Sauveur, n'aie pas honte de Lui montrer ton cœur nu. Même si tu veux le cacher, il le voit et pleure sur lui. Pleure. Aime. N'aie pas honte de te repentir. Sois audacieuse dans le repentir comme tu l'as été dans la faute. Tu n'es pas la première prostituée qui pleure à mes pieds et que je ramène à la justice... Je n'ai jamais chassé une créature, si coupable qu'elle fût. J'ai cherché au contraire à l'attirer et à la sauver. C'est ma mission.

Ne me fait pas horreur l'état d'un cœur. Je connais Satan et ses œuvres. Je connais les hommes et leurs faiblesses. Je connais la condition de la femme qui paie, comme il est juste, plus durement que l'homme les conséquences de la faute d'Ève. Je sais donc juger et compatir, et je dis que plus qu'envers les femmes tombées je suis sévère envers ceux qui les amènent à tomber. Pour toi, malheureuse, je suis plus sévère à l'égard de ceux qui t'ont envoyée que pour toi qui es venue sans savoir exactement à quoi tu te prêtais. J'aurais préféré que tu sois venue, poussée par un désir de rédemption comme tes autres sœurs. 515> Mais si tu exauces le désir de Dieu et si tu fais d'une mauvaise action la pierre angulaire de ta nouvelle vie, je te dirai la parole de paix..."

Jésus, qui au début était très sévère, s'est fait de plus en plus doux, tout en demeurant ainsi :... Dieu qui exclut toute faiblesse de sentiment, et aussi toute erreur d'appréciation sur sa bonté. Maintenant il se tait, regarde la femme, restée toujours debout, mais courbée, courbée de plus en plus, à quelques deux mètres de Lui. Au milieu de son discours, elle a porté au visage, en les appuyant sur le voile, deux belles mains qui se détachent sur le manteau sombre, toutes ornées d'anneaux. Elle a des bracelets aux poignets de ses bras nus jusqu'aux coudes.

Je ne pourrais pas dire si la femme pleure ou non. Si elle le fait, c'est certainement en silence, car on n'entend pas de sanglots et on ne voit pas de secousses. Elle ressemble à une statue tant elle est immobile dans ses vêtements sombres. Puis, tout d'un coup, elle tombe à genoux et se pelotonne sur le sol. Alors elle pleure vraiment et elle ne se retient pas de le faire voir, et puis restant ainsi, comme un chiffon par terre, elle parle : "C'est vrai ! Tu es vraiment un prophète... Tout est vrai... Ils m'ont payée pour cela... Mais ils m'avaient dit que c'était pour un pari... Ils t'auraient découvert dans ma maison... Mais aussi près de Toi..."

"Femme, je n'écoute que le récit de tes fautes..." interrompt Jésus.

"C'est vrai. Je n'ai pas le droit d'accuser quelqu'un car je suis une fosse d'immondices. Tout est vrai. Je ne suis pas heureuse... Je ne jouis pas des richesses, des festins, des amours... Je rougis en pensant à ma mère... J'ai peur de Dieu et de la mort... Je hais les hommes qui me paient. Tout ce que tu as dit est vrai. Mais ne me chasse pas, Seigneur. Personne jamais, depuis ma mère, ne m'a parlé comme Toi. Et même tu m'as parlé avec encore plus de douceur que ma mère qui dans les derniers temps était dure avec moi à cause de ma conduite... Pour ne plus l'entendre je me suis enfuie à Jérusalem... Mais Toi... Et pourtant c'est comme si ta douceur était de la neige sur le feu qui me dévore. Mon feu se calme, et même c'est un autre feu. Il était ardent, mais il ne donnait ni lumière ni chaleur. J'étais de glace et dans les ténèbres. Oh ! combien j'ai voulu souffrir ! Que de douleurs inutiles et maudites je me suis données ! Seigneur, je t'ai dit à travers la porte entrouverte que j'étais une malheureuse et d'avoir pitié. C'étaient des paroles mensongères qu'ils m'avaient enseigné de te dire pour t'attirer dans le piège. 516> Ils m'avaient dit qu'ensuite ma beauté aurait faite le reste... Ma beauté ! Mes vêtements !..."

La femme se lève. Maintenant qu'elle s'est redressée, je vois qu'elle est grande. Elle a arraché son voile et son manteau et elle apparaît dans sa vraie beauté de femme brune à la peau très blanche. Ses yeux, agrandis par le bistre, sont grands et très beaux. Ils ont un regard d'innocence étonnée qu'il est étrange de trouver chez une femme de ce genre. Peut-être les pleurs les ont-ils déjà lavés. La femme arrache et piétine l'étoffe du manteau, déchire son voile, arrache les boucles précieuses de l'un et de l'autre et les jette au sol, enlève ses bagues et ses bracelets, lance au loin les ornements de sa tête, saisit les boucles frisées remplies de barrettes brillantes et se les arrache et se dépeigne pour faire disparaître l'artifice de sa coiffure dans une furie de sacrifice qui est même effrayante. Le collier qu'elle a au cou, arraché violemment, s'égrène sur le sol, et son pied chaussé de sandales ornées piétine les gemmes et les écrase; la ceinture précieuse suit le sort commun, et de même une broche qui retenait avec art l'étoffe du vêtement sur la poitrine. Et tout cela pendant qu'à voix basse, angoissée, elle répète : "Loin ! Loin ! Choses maudites. Loin ! Vous et ceux qui me les ont données. Au loin, ma beauté ! Au loin, mes cheveux ! Au loin, ma peau de jasmin !"

Vivement elle saisit une pierre pointue qu'elle voit sur le sol et se frappe jusqu'au sang le visage, la bouche; elle se griffe avec ses ongles colorés. Le sang dégoutte des blessures, ses traits se gonflent sous les coups... jusqu'à ce que sa furie s'apaise. Haletante, épuisée, défigurée, dépeignée, déchirée, dans un vêtement souillé par le sang et la terre, elle se jette sur le sol aux pieds de Jésus en gémissant : "Et maintenant tu peux me pardonner, si tu vois mon cœur, car il n'y a plus rien de mon passé, plus rien de... Tu as triomphé. Seigneur, de tes ennemis et de ma chair... Pardonne-moi mon péché..."

"Je te l'avais déjà pardonné quand je suis venu à ta rencontre. Lève-toi et ne pèche jamais plus."

"Dis-moi ce que je dois faire, pour le faire."

"Éloigne-toi des lieux de ton péché, de ceux qui savent qui tu es. Ta mère..."

"Oh ! mon Seigneur ! Elle ne m'accueillera plus. Elle me hait à cause de mon père qui est mort, par ma faute, en me maudissant."

"Si t'accueille Dieu qui est Dieu, et s'il t'accueille parce qu'il est Père, peut-elle ne pas t'accueillir la mère qui t'a engendrée et qui est femme comme toi ? 517> Va humblement à elle. Pleure à ses pieds comme tu pleures aux miens. Fais-lui tes aveux comme tu l'as fait à Moi. Dis-lui ta souffrance, invoque sa pitié. Ta mère attend ce moment depuis des années. Elle l'attend pour mourir en paix. Supporte ses paroles d'amoureux reproche comme tu as supporté les miennes. Moi, j'étais pour toi l'étranger et pourtant tu m'as écouté. C'est ta mère, tu as donc un double devoir de l'écouter avec respect."

"Tu es le Messie, tu es plus que ma mère."

"Tu le dis maintenant. Mais quand tu es venue pour me tenter, tu ne savais pas que j'étais le Messie, et pourtant tu as écouté mes paroles."

"Tu étais si différent des hommes... ainsi... Tu es Saint, ô Jésus de Nazareth !"

"Ta mère est sainte comme mère et comme créature. Par ses prières, tu as trouvé miséricorde auprès de Dieu. Elle est toujours sainte, la mère ! Et Dieu veut qu'on lui fasse honneur."

"Je l'ai déshonorée. Tout le village le sait."

"Raison de plus pour aller à elle et lui dire : "Mère, pardon". Et pour lui consacrer ta vie, pour la dédommager des peines qu'elle a souffertes à cause de toi."

"Je le ferai... Mais... Seigneur, ne me renvoie pas à Jérusalem. Eux m'attendent... et je ne sais pas si je saurai résister aux menaces... Laisse-moi ici jusqu'à l'aube, et ensuite..."

"Attends un moment."

Jésus se lève, va vers la porte de la cuisine, frappe, se fait ouvrir. Il dit : "Élise, viens dehors."

Élise obéit. Jésus la conduit vers la femme qui, voyant venir une autre femme et âgée, a un mouvement de honte et cherche à couvrir son visage et son vêtement provocant avec les restes du manteau et du voile déchirés.

"Écoute, Élise. Je quitte immédiatement cette maison. Tu diras à mes apôtres qu'ils me rejoignent à l'aurore à la Porte d'Hérode. Tous, sauf Judas de Kériot qui doit venir avec Moi. Tu feras dormir cette femme avec toi. Tu peux prendre mon lit car je ne reviendrai pas à Nobé d'ici longtemps. Demain, quand Jean s'éveillera, toi et lui accompagnerez cette femme où elle vous dira. Tu lui donneras un vêtement ordinaire et un de tes manteaux. Et vous l'aiderez en tout."

"C'est bien, Seigneur. Il sera fait comme tu veux. Je regrette pour Jean..."

518> "Moi aussi, je voulais lui faire plaisir, mais la haine des hommes interdit au Fils de l'homme de donner une heure de fête à un juste..."

"Et ensuite, Seigneur ?"

"Ensuite ? Tu peux retourner à Béthsur, en attendant... Adieu, Élise. Que ma bénédiction et ma paix soient avec toi. Adieu, femme. Je te confie à une mère et à un juste. Cependant, si tu crois devoir retourner prendre tes affaires..."

"Non. Je ne veux rien avoir du passé."

"Mais ma brave femme ! Tu ne peux certainement pas tout laisser à l'abandon. Tu n'as pas des serviteurs ni des parents ?" dit Élise.

"Je n'ai qu'une servante... et..."

"Tu devras la congédier, tu devras..."

"Je te prie de le faire, toi, à ton retour. Aide-moi à guérir tout à fait, ô femme." Et dans sa voix, il y a une véritable angoisse.

"Oui, ma fille ! Oui. Ne t'inquiète pas. Demain, nous penserons à tout. Viens maintenant en haut avec moi" et Élise la prend par la main et la conduit à l'étage par l'escalier dans une des petites chambres, puis elle descend rapidement : "J'ai pensé qu'il serait bien que tout le monde te voie sans elle, Seigneur. Et que l'on ne sache pas où elle est. Ces bijoux..." Elle se penche pour ramasser bagues et bracelets, boucles et épingles de coiffure et la ceinture et autant de perles qu'elle peut trouver du collier brisé : "Qu'est-ce que j'en fais, Seigneur ?"

"Viens avec Moi. Tu as raison. Il est bien qu'ils me voient."

Ils entrent dans la cuisine. Tous regardent Jésus d'un air interrogateur. Le vieux Jean s'est levé aussi, peut-être réveillé par une discussion.

"Élise, donne à Thomas les choses précieuses. Et toi, Thomas, tu les vendras demain à quelque orfèvre. Cela servira pour les pauvres. Oui, ce sont des bijoux de femme, de cette femme. C'est la réponse à ceux qui pensent qu'une chair peut tenter le Fils de l'homme et l'écarter de sa mission. Et c'est aussi un conseil, pour ceux qui me haïssent, que toute machination est inutile pour trouver matière d'accusation. Jean, Élise te dira ce que tu dois faire. Je te bénis..."

"Tu me quittes, Seigneur ?" Le vieillard est affligé.

"Je le dois. Adieu. Que la paix soit avec toi." Il se tourne vers les apôtres : "Allez vous reposer. Tous, sauf Judas de Kériot qui vient avec Moi."

"Mais où ? Il fait nuit" objecte Judas.

519> "Prier. Cela ne te fera pas de mal, à moins que tu craignes l'air de la nuit si tu le respires avec Moi."

Judas baisse la tête et de mauvaise grâce il prend son manteau pendant que Jésus prend le sien.

"Demain, à la Porte d'Hérode, à l'aurore. Nous irons au Temple et..."

"Non !" Le non est unanime. Celui de Judas est le plus fort.

"Nous irons au Temple. N'as-tu pas dit peut-être que tu les as persuadés de me laisser en paix ?"

"C'est vrai."

"Et alors, nous irons au Temple. Viens." Et il se dirige vers la sortie.

"Et ainsi, elle est déjà finie la fête que nous avions préparée..." dit Pierre en soupirant.

"Finie avant de commencer, dois-tu dire" lui répond Jacques de Zébédée.

Jésus est déjà sur le seuil de la porte ouverte. Il se retourne et bénit. Puis il disparaît dans la nuit.

Dans la cuisine, tous sont muets. Enfin Matthieu demande à Élise : "Mais qu'est-il arrivé, enfin ?"

"Je ne sais pas. Il y avait une femme en pleurs. Et il m'a dit ce qu'il vous a dit aussi à vous. Qui était-ce, d'où et pourquoi est-elle venue, je ne sais pas..."

"Bien. Allons..." et tous s'en vont, sauf Matthieu et Barthélemy qui dorment à la maison.


 

 



[1] "Semper virens" (toujours verdoyants) désigne plusieurs arbres : le cyprès, le buis, le chèvrefeuille, … Il s'agit peut-être ici du Buxus sempervirens (Buis toujours vert) à l'odeur caractéristique.

[2] "Comme il les (Abraham, Isaac et Jacob) éprouva pour scruter leur coeur, de même ce n’est pas une vengeance que Dieu tire de nous, mais c’est plutôt un avertissement dont le Seigneur frappe ceux qui le touchent de près." (Judith 8,27) – "Jérusalem, tu vas avoir affaire à moi: je vais te purifier au feu, fondre tes scories comme avec de la soude, et supprimer tous tes déchets" (Isaïe 1,25) – "Tout ce qui t’advient, accepte-le et, dans les vicissitudes qui t’humilient, montre-toi patient. Car l’or est éprouvé dans le feu, et les élus dans la fournaise de l’humiliation. Dans la maladie et l’indigence, garde-lui ta confiance". (Siracide 2,4-5)

[3] Judas lors d'une de ses nuits de débauche. Cf. 7.227