I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\MV15ANS.gif

"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

© Centro Editoriale Valtortiano.

Se repérer

Consulter la Bible en ligne

Aller sur le forum

Qui sommes-nous

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroAccueil.gif I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroOeuvre.gif I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroValtorta.gif I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroThemes.gif I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\IntroBoutique.gif

               I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\TableMatieres.gif

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Precedent.gif

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Suivant.gif

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif 6.417 - Storia di Zaccaria lebbroso e conversione di Zaccheo pubblicano.

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif 4.415 - The Conversion of Zacchaeus.

 4.417 - Historia de Zacarías el leproso y conversión de Zaqueo el publicano.

 7.463 - Die Bekehrung des Zachäus.

 Автоматический перевод Google.

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\CarrePP.jpg Évangile :
- Luc 19,1-10.

Mardi 15 mai 29
(15 Lyar ou ziv 3789)
Jéricho.


      Vers l'index des thématiques

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif La guérison et la conversion de Zacharie le lépreux.

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Zachée, descends tout de suite...

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Je te donne la moitié de mon avoir pour les pauvres…




Place du marché de Jéricho – Dessin de Ferri, réalisé sur les indications de Maria Valtorta.

 

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome.

Ancienne édition : Tome 6, chapitre 106.
Nouvelle édition : Tome 6, chapitre 417.

417.
L’ancien lépreux Zacharie et la conversion de Zachée, un publicain qui a fait fermenter le levain du bien.

Vision du lundi 17 juillet 1944.

419>  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 417.1 - Je vois une grande place — on dirait un marché —, ombragée de palmiers et d’autres arbres plus bas et feuillus. Les palmiers ont poussé çà et là, en désordre, et balancent leurs touffes de feuilles au rythme d’un vent chaud et élevé qui soulève une poussière rougeâtre comme s’il venait d’un désert, ou du moins de terres incultes rougeâtres.  

Haut de page        

420> En revanche, les autres arbres forment une sorte de long portique sur les côtés de la place, un berceau d’ombre, sous lequel se sont réfugiés vendeurs et acheteurs en une cohue agitée et hurlante.  

Dans un coin de la place, précisément là où débouche la rue principale, se trouve un comptoir important de collecteur d’impôts. Il y a des balances et des mesures, un banc sur lequel est assis un petit homme qui surveille, observe et encaisse. Tout le monde parle avec lui comme s’il était très connu. J’apprends que c’est Zachée, un chef de publicains, parce que beaucoup s’adressent à lui, les uns pour lui poser des questions sur les événements de la ville — ce sont les étrangers —, les autres pour lui verser leurs taxes. Plusieurs s’étonnent de le voir soucieux. Il paraît en effet distrait et absorbé dans ses pensées. Il répond par monosyllabes et parfois par signes. Cela surprend beaucoup de gens et on comprend que Zachée est d’habitude loquace. Quelqu’un lui demande s’il se sent mal, ou bien s’il a des parents malades. Mais il dit que non.    

Il montre un vif intérêt à deux reprises seulement. La première, quand il interroge deux hommes en provenance de Jérusalem et qui parlent du
Nazaréen en racontant ses miracles et ses prédications. Alors Zachée pose de nombreuses questions :      

«Est-il vraiment bon comme on le dit ? Ses paroles correspondent-elles à ses actes ? Fait-il réellement preuve de la miséricorde qu’il prêche ? Pour tous ? Même pour les publicains ? Est-il vrai qu’il ne repousse personne ?»        

Et il écoute, il réfléchit, il soupire.     

La seconde fois, c’est quand on lui désigne un homme barbu qui passe sur son âne, chargé de meubles.    

«Tu vois, Zachée ? Voici
Zacharie, le lépreux. Depuis dix ans, il vivait dans un tombeau. Maintenant qu’il est guéri, il rachète du mobilier pour sa maison vidée par application de la Loi quand lui et les siens furent déclarés lépreux.     

– Appelez-le.»      

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 417.2 - Zacharie s’approche.     

«Tu étais lépreux ?         

– Je l’étais, tout comme ma femme et mes deux enfants. La maladie a d’abord pris ma femme, et nous ne nous en sommes pas aperçus tout de suite. Les enfants l’ont attrapée en dormant sur leur mère, et moi en m’approchant de ma femme.   

Haut de page        

421> Nous étions tous lépreux ! Quand les gens s’en sont aperçus, ils nous ont expulsés du village… Ils auraient pu nous laisser dans notre maison. C’était la dernière… tout au bout de la route. Nous ne leur aurions pas causé d’ennuis… Nous avions déjà laissé pousser très haut la haie pour n’être pas même vus. C’était déjà un tombeau… mais c’était notre maison… On nous en a chassés. Dehors ! Dehors ! Aucun village ne voulait de nous. C’était juste ! Même le nôtre refusait notre présence. Nous nous sommes installés près de Jérusalem, dans un tombeau vide. Il y a là beaucoup de malheureux. Mais les enfants, dans le froid de la caverne, sont morts. La maladie, l’hiver et la faim les ont vite tués… C’étaient deux garçons… ils étaient beaux et robustes avant de tomber malades, bruns comme deux mûres d’août, bouclés, éveillés. Ils n’étaient plus que deux squelettes couverts de plaies… Plus de cheveux, les yeux fermés par des croûtes, leurs pieds et leurs mains s’effritaient en squames blanches.   

Mes enfants sont tombés en poussière sous mes yeux !… Ils n’avaient plus figure humaine, ce matin-là où ils sont morts à quelques heures d’intervalle… sous les cris de leur mère, je les ai ensevelis sous un peu de terre et beaucoup de pierres comme des charognes d’animaux… Quelques mois plus tard, ma femme est morte… et je suis resté seul… J’attendais la mort, et je n’aurais même pas eu une fosse creusée de mains d’homme…        

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 417.3 - J’étais déjà presque aveugle, quand un jour est passé le Nazaréen. De mon tombeau, j’ai crié :

Jésus, Fils de David, aie pitié de moi !”         

Un mendiant, qui n’avait pas eu peur de m’apporter son pain, m’avait dit qu’il avait été guéri de sa cécité en appelant le Nazaréen par ce cri. Et il disait :       

Il ne m’a pas seulement accordé la vue des yeux, mais celle de l’âme. J’ai vu que c’est lui, le Fils de Dieu, et je vois tout à travers lui. C’est pour cela que je ne te fuis pas, mon frère, mais que je t’apporte du pain et la foi. Va trouver le Christ : qu’il y ait quelqu’un de plus pour le bénir
[1].”

Je ne pouvais plus marcher. Mes pieds, ulcérés jusqu’à l’os, ne me le permettaient pas… D’ailleurs… j’aurais été lapidé si on m’avait vu. Je suis resté à attendre son passage, car il se rendait souvent à Jérusalem. Un jour, j’ai vu — comme je pouvais voir — un nuage de poussière sur la route, puis une foule, et j’ai entendu des cris.     

Haut de page        

422> Je me suis traîné au sommet de la colline où se trouvaient les grottes sépulcrales et, quand il m’a semblé voir une tête blonde qui brillait, nue au milieu des autres couvertes, j’ai crié de toutes mes forces, par trois fois, jusqu’à ce qu’il m’entende.      

Il s’est retourné, il s’est arrêté
[2]. Puis il s’est avancé, seul. Il est venu juste au-dessous de l’endroit où j’étais, et il m’a regardé. Il était beau, bon, et avec quelle voix, avec quel sourire !… Il m’a demandé :   

“Que veux-tu que je fasse pour toi ?  

– Je veux être purifié.    

– Crois-tu que je le puisse ? Pourquoi ? m’a-t-il demandé.         

– Parce que tu es le Fils de Dieu.       

– Tu le crois ?      

– Je le crois” ai-je répondu. “Je vois le Très-Haut étinceler de toute sa gloire sur ta tête. Fils de Dieu, aie pitié de moi !”  

Alors, avec un visage en feu, il a étendu une main. Ses yeux semblaient être deux soleils d’azur, et il a dit : 

“ Je le veux. Sois purifié.”         

Et il m’a béni avec un de ces sourires !… Ah ! quel sourire ! J’ai senti une force entrer en moi comme une épée de feu qui courait chercher mon cœur, qui courait dans mes veines. Mon cœur, qui était si malade, avait retrouvé ses vingt ans ; mon sang, glacé, est redevenu chaud et vif. Plus de douleur, plus de faiblesse, mais une joie, une joie ! Il me regardait et, simplement par son sourire, il me rendait heureux. Puis il a dit :        

“Va te montrer aux prêtres. Ta foi t’a sauvé.”         

Alors, j’ai compris que j’étais guéri et j’ai regardé mes mains, mes jambes. Les plaies n’existaient plus. Là où l’os était à nu, il y avait une chair rosée et fraîche. J’ai couru à un ruisseau et je me suis regardé. Mon visage aussi était pur. J’étais pur ! J’étais pur après dix ans d’horreur !… Ah ! pourquoi n’était-il pas passé plus tôt, pendant les années où ma femme et mes enfants étaient vivants ? Il nous aurait tous guéris. Maintenant, tu vois ? Je fais des achats pour ma maison… Mais je suis seul !… 

– Tu ne l’as pas revu ?   

– Non. Mais je sais qu’il est dans les parages et je suis venu ici exprès. Je voudrais le bénir encore et qu’il me bénisse pour me donner de la force dans ma solitude. »        

Zachée baisse la tête et se tait. Le groupe se disperse.       

Haut de page        

423>  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 417.4 - Le temps passe. L’heure devient chaude. Le marché se vide. Assis à son comptoir, le collecteur d’impôts, la tête appuyée sur la main, réfléchit.   

«Voici le Nazaréen !» crient des enfants en montrant la rue principale.        

Femmes, hommes, malades, mendiants, tous s’empressent de courir à sa rencontre. La place s’est vidée. Seuls restent des mulets et des chameaux, attachés aux palmiers, et Zachée à son comptoir.  

Puis il se lève et monte dessus. Il ne voit toujours rien, car beaucoup de gens ont détaché des branches et les agitent comme pour faire fête à Jésus, qui apparaît penché sur des malades. Alors Zachée enlève son vêtement et, ne gardant que sa tunique courte, il grimpe sur l’un des arbres. Il monte non sans peine sur le tronc gros et lisse qu’il enserre mal de ses jambes et de ses bras courts. Mais il y parvient, et s’assied à califourchon sur deux branches comme sur un perchoir. Ses jambes pendent de cette balustrade et il se plie en deux pour voir, comme quelqu’un qui est à une fenêtre et qui se penche pour regarder.   

La foule arrive sur la place. Jésus lève les yeux et sourit au spectateur solitaire perché dans les branches.    

«Zachée, descends immédiatement. Aujourd’hui, je demeure chez toi» ordonne-t-il.        

Après un moment de stupeur, Zachée, le visage rougi par l’émotion, se laisse glisser à terre comme un sac. Il est agité et n’en finit pas de remettre son vêtement. Il ferme ses registres et sa caisse avec des gestes qu’il voudrait rapides et qui n’en sont que plus lents. Mais Jésus est patient et, en attendant, il caresse des enfants.  

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 417.5 - Enfin Zachée est prêt. Il s’approche du Maître et le conduit vers une belle maison entourée d’un vaste jardin, au centre du bourg. C’est une belle cité, et même une ville de peu inférieure à Jérusalem pour ses bâtiments, sinon pour son étendue.  

Jésus entre et, en attendant que le repas soit préparé, il s’occupe des malades et des bien portants, avec une patience… dont lui seul est capable.        

Zachée va et vient en se donnant beaucoup de mal. Il ne se tient plus de joie. Il voudrait parler avec Jésus, mais le Maître est toujours entouré d’une foule de gens.       

Haut de page        

424> Finalement, Jésus les congédie tous en disant :      

«Revenez au coucher du soleil. Maintenant, rentrez chez vous. Paix à vous.»
       

Tout le monde se dispense, et l’on sert le repas dans une salle belle et fraîche qui donne sur le jardin. Zachée a très bien fait les choses. Je ne vois pas de gens de sa famille, aussi je pense qu’il était célibataire, entouré seulement de nombreux serviteurs.  

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 417.6 - À la fin du repas, quand les disciples s’éparpillent à l’ombre des buissons pour faire la sieste, Zachée reste avec Jésus dans la salle fraîche. Pendant un moment, Jésus reste même seul, car son hôte se retire comme pour lui permettre de se reposer. Puis il revient et écarte un peu le rideau pour regarder. Il voit que le Seigneur ne dort pas, mais réfléchit. Alors il s’approche. Il porte un coffre pesant qu’il pose sur la table, près de Jésus :         

«Maître… on m’a parlé de toi, il y a un certain temps. Un jour, sur une montagne, tu as exposé nombre de vérités que nos docteurs ne savent plus dire. Elles me sont restées dans le cœur… et depuis lors, je pense à toi… Puis on m’a dit que tu es bon et que tu ne repousses pas les pécheurs. Moi, je suis pécheur, Maître. On m’a dit que tu guéris les malades. J’ai le cœur malade, parce que j’ai fraudé, parce que j’ai pratiqué l’usure, parce que j’ai été vicieux, voleur, dur envers les pauvres. Mais maintenant, me voilà guéri, parce que tu m’as parlé. Tu t’es approché de moi, et le démon de la volupté et de la richesse s’est enfui. Et moi, à partir d’aujourd’hui, je suis à toi, si tu ne me refuses pas. Et pour te prouver que je nais de nouveau en toi, je me dépouille de mes richesses mal acquises. Je te donne la moitié de mes biens pour les pauvres et l’autre moitié servira à restituer au quadruple ce que j’ai pris frauduleusement. Je sais qui j’ai escroqué. Et puis, après avoir rendu à chacun ce qui lui appartient, je te suivrai, Maître, si tu le permets…

               I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\TableMatieres.gif

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Precedent.gif

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Suivant.gif

– Je le veux. Viens. Je suis venu pour sauver et appeler à la lumière. Aujourd’hui, la lumière et le salut sont entrés dans la maison de ton cœur. Ceux qui, de l’autre côté du portail, murmurent parce que je t’ai racheté en m’asseyant à ton banquet, oublient que, comme eux, tu es un fils d’Abraham et que je suis venu sauver ce qui était perdu et donner la vie à ceux dont l’âme était morte. Viens, Zachée. Tu as compris ma parole mieux que beaucoup de ceux qui me suivent uniquement pour pouvoir m’accuser. Aussi, désormais, tu seras avec moi.»           

La vision se termine ainsi.       

Haut de page        

Fiche mise à jour le 18/10/2017.

 



[1] L’artisan de Césarée guéri de sa cécité par Jésus à Capharnaüm. Cf. Tome 2, chapitre 21.

[2] EMV 199.