"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Mardi 20 avril 27
(27 Nissan 3787)

Nazareth
.

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- Jésus invite les disciples à manger chez lui ............ 92

- Les enfants du village donnent des nouvelles ................ 92

- Marie craint pour ce qui est arrivé à Jérusalem ....... 93

- Elle apprend que Jude est devenu disciple ............. 93

- Jésus fait entrer les six 94

- Pierre refuse de se laisser servir par Marie ............. 94

- Marie d'Alphée accourt tout heureuse ........................ 94

- Pierre veut se faire une alliée de Marie ......................... 94

- On raconte des souvenirs .......................................... 94

- Jésus et Marie restent seuls .......................................... 95

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 2


Tome 2, chapitre 20.

57.
Retour à Nazareth, après la Pâque.
Rencontre des six disciples avec la Vierge Marie.


Vision du mardi 31 octobre 1944

92> Jésus arrive avec le cousin et les six disciples à proximité de Nazareth. Du haut du coteau où ils se trouvent, on voit la petite cité, blanche parmi la verdure, qui monte et descend suivant les pentes sur lesquelles elle est construite. Le terrain ondule doucement, Ici c'est à peine visible, là plus accentué.      

"Nous sommes arrivés, amis. Voici ma maison.
Ma Mère est à l'intérieur car je vois la fumée qui s'élève de la maison. Peut-être Elle fait le pain. Je ne vous dis pas : "Restez", parce que je pense que vous avez hâte de regagner votre demeure, mais si vous voulez rompre le pain avec Moi et connaître Celle que Jean connaît déjà, je vous dis : "Venez".           

Les six qui étaient déjà tout tristes à cause de l'imminente séparation redeviennent tout joyeux et acceptent de bon cœur.     

"Eh bien, allons."      

Ils descendent vivement la petite colline et prennent la grande route. C'est vers le soir. Il fait encore chaud, mais déjà l'obscurité s'étend sur la campagne où les blés commencent à mûrir. Ils entrent dans le pays. Des femmes qui vont à la fontaine ou en reviennent, des hommes, sur le seuil des ateliers, ou dans les jardins, saluent Jésus et Jude
[1].          

 Les enfants ensuite se pressent en foule autour de Jésus.

"Tu es revenu ?"       

"Tu restes ici maintenant ?"   

"J'ai de nouveau cassé la roue de mon charreton."    

"Sais-tu, Jésus. J'ai une petite sœur, et on l'a appelée
Marie."           

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93> "Le maître m'a dit que je sais tout et que je suis un vrai fils de la Loi."    

"
Sara n'est pas là, car sa maman est très malade. Elle pleure car elle a peur[2]."         

"Mon frère
Isaac a pris femme, il y a eu une grande fête" Jésus écoute, caresse, félicite, promet de l'aide. Ils arrivent ainsi a là maison. Marie est déjà sur le seuil, avertie par un petit garçon empressé.    

"Mon Fils !"  

"Maman !"    

Les deux sont dans les bras l'un de l’autre. Marie beaucoup moins grande que Jésus a la tête appuyée en haut de la poitrine de son Fils
[3], blottie dans le cercle de ses bras. Embrasse ses cheveux blonds. Ils entrent dans la maison.   

Les disciples, y compris Jude, restent dehors pour leur laisser la liberté de leurs premiers épanchements.         

"Jésus, mon Fils !" La voix de Marie tremble, comme si Elle allait pleurer.     

"Pourquoi, Maman, cette émotion ?"

"O mon Fils ! On m'a dit...
Au Temple, il y avait des gens de Galilée, de Nazareth, ce jour-là… Ils sont revenus... et ils ont raconté... O Fils !... "           

"Mais, tu le vois, Maman, je vais bien. Aucun mal ne m'est arrivé, et la gloire de Dieu est venue dans sa Maison."       

"Oui, je le sais, Fils de mon cœur. Je sais que cela a été comme la cloche qui éveille les gens qui dorment. Et, pour la gloire de Dieu, j'en suis heureuse... heureuse que ce peuple qui est mon peuple s'éveille à Dieu... Je ne te ferai pas de reproche... je ne t'empêcherai pas... je te comprends... et… et je suis heureuse. Mais je t'ai donné la vie, moi, mon Fils !..." Marie est encore entourée par les bras de Jésus. Elle a parlé en tenant ses petites mains ouvertes et appuyées sur la poitrine du Fils, la tête levée vers Lui, l’œil plus brillant à cause d'une larme qui est sur le point de descendre. Maintenant, Elle se tait appuyant de nouveau sa tête sur la poitrine de Jésus. On dirait une tourterelle grise ainsi vêtue de toile bise; à l'abri de deux grandes ailes blanche car Jésus a encore son habit et son manteau blancs.         

"Maman, pauvre Maman, Maman chérie !..." Jésus l'embrasse encore. Puis il dit : "Eh bien, tu vois, je suis ici, et pas tout seul J'ai avec Moi mes premiers disciples. J'en ai d'autres en Judée. Et le cousin Jude aussi, est avec Moi et me suit..."    

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94> "Jude ?"

"Oui, Jude. Je sais pourquoi tu es étonnée. Sûrement, parmi ceux qui ont parlé du fait, il y avait
Alphée et ses fils... et je ne me trompe pas en disant qu'ils m'ont critiqué. Mais n'aie pas peur. Aujourd'hui, c'est ainsi, demain autrement. L'homme c'est comme la terre, là où il y avait des épines s'épanouissent des roses. Jude, que tu aimes bien est déjà avec Moi."

"Où est-il, à présent ?"          

"Là dehors, avec les autres. As-tu du pain pour tous ? "        

"Oui, Fils.
Marie d'Alphée est au four, en train de défourner. Elle est très bonne, Marie avec moi. Maintenant particulièrement."     

" Dieu lui donnera la gloire. Il va à la porte et dit : Jude, ta mère est ici. Amis, venez !"

Ils entrent et saluent. Mais Jude embrasse Marie et court chercher sa mère.   

Jésus nomme les cinq :
Pierre, André, Jacques, Nathanaël, Philippe. Pour Jean, Marie le connaît déjà. Il l'a saluée tout de suite après Jude, s'est incliné et a reçu sa bénédiction[4].

Marie les salue et les invite à s'asseoir. C'est la maîtresse de maison et Elle s'occupe des hôtes. Pourtant Elle a aussi pour son Jésus un regard d'adoration. Son âme semble avec ses yeux continuer avec son Fils un muet entretien. Elle voudrait apporter l'eau pour les rafraîchir, mais Pierre s’emporte : "Non, Femme, je ne puis te le permettre. Toi, reste près de ton Fils, Mère sainte. Moi, j'irai, nous irons au jardin pour nous rafraîchir. "           

Voici qu'accourt Marie d'Alphée, rouge et enfarinée. Elle salue Jésus qui la bénit et puis conduit les six au jardin vers la vasque. Elle revient heureuse. "Oh ! Marie !" dit-elle à la Vierge. "Jude m'a dit. Comme je suis contente ! Pour Jude, et pour Toi, ma belle-sœur. Je sais que les autres me gronderont. Mais n'importe. Je serai heureuse le jour où ils seront tous à Jésus. Nous, mamans, nous savons… nous sentons ce qui est bien pour nos créatures. Et moi, je sens que le bien de mes créatures, c'est Toi, Jésus."    

Jésus lui caresse la tête en souriant. 

Les disciples reviennent, et Marie d'Alphée sert le pain tout chaud, les olives, le fromage, Elle apporte une amphore de piquette rouge que Jésus verse à ses amis. C'est toujours Jésus qui offre et puis distribue.      

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95> Un peu embarrassés, au début, les disciples prennent ensuite de l'assurance. Ils parlent de leurs maisons, du voyage à Jérusalem, des miracles que Jésus a faits. Ils sont zélés et affectueux et Pierre essaye de se faire une alliée de Marie pour obtenir d'être tout de suite près de Jésus, sans attendre d'être à Bethsaïde.      

"Faites ce qu'il vous dit, lui conseille Marie avec un doux sourire. Cette attente vous sera plus utile qu'une union immédiate. Mon Jésus fait bien tout ce qu'il fait."       

L'espoir de Pierre meurt, mais lui se résigne de bonne grâce Il demande seulement : "Est-ce que l'attente durera longtemps ?"      

Jésus regarde avec un sourire, mais ne dit rien d'autre. Marie interprète ce sourire comme un signe de bienveillance : "Simon de Jean, Lui sourit... aussi, je te dis : rapide comme le vol de l'hirondelle sur le lac sera le temps de ton attente obéissante."           

"Merci, Femme."       

"Tu ne parles pas, Jude ? ...et toi, Jean ?"    

"Je te regarde, Marie."          

"Et moi aussi."         

"Moi aussi, je vous regarde... et, savez-vous ? Il me revient à l'esprit une heure lointaine. Alors, aussi, j'avais
trois paires d'yeux qui s'attachaient à mon visage avec amour. Tu te rappelles Marie mes trois écoliers ?[5]"           

"Oh ! si je me rappelle ! C'est vrai ! Maintenant aussi, ils sont trois, d'âge sensiblement égal. Ils te regardent avec tout leur amour. Et celui-ci, Jean, je crois, me paraît le Jésus d'alors, cheveux blonds et joues roses, et le plus jeune de tous."     

Les autres veulent savoir. On raconte des souvenirs et des anecdotes. Le temps passe et le soir arrive.

"Amis, je n'ai pas de pièces meublées. Mais là se trouve l’atelier où je travaillais, Vous pourrez, si vous voulez y trouver un refuge... mais il n'y a que des bancs."   

"Lit commode pour des pêcheurs habitués à dormir sur des planches étroites. Merci, Maître. Dormir sous ton toit est honneur et sanctification."    

Ils se retirent après maintes salutations. Jude aussi s'éloigne avec sa mère. Ils vont à leur maison.

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Dans la pièce restent Jésus et Marie, assis sur le coffre, à la lueur d'une petite lampe, le bras chacun autour des épaules de l'autre. Jésus raconte et Marie écoute, ravie, tremblante, heureuse…   

La vision cesse ainsi.           

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[1] Les enfants du pays.

[2] Par la suite, Jésus va guéri sa mère bien que la famille soit ingrate (Cf. chapitre 23.)

[3] Elle doit donc mesurer 1,60 m environ, ou moins. Cette taille se déduit de la hauteur d'une tête et d'un cou (ceux de Jésus), ôtée de la taille humaine donnée par le Linceul de Turin (1,80 m).

[4] On ne connaît pas la formule de bénédiction. Elle est peut-être inspirée de la bénédiction Mosaïque. En tous cas, il ne s'agit pas d'une simple salutation qui est mentionnée après.

[5] La Vierge Marie, élevée au Temple, était l'enseignante de Jésus et de Jacques et Jude qui deviendront apôtres.