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L'œuvre de Maria Valtorta
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Le massacre des saints innocents.

Le massacre qui horrifia Rome.

Voltaire considérait comme un récit falsifié le massacre rapporté par Matthieu 2,16-18. Il tenait pour nul le récit d’un historien romain qui le confirmait. Mais on sait que, pour lui, l’Église n’était qu’un cloaque de mensonge aux ramifications occultes. 

Hors nous disposons de trois sources pour mieux comprendre le « massacre qui horrifia Rome
[1] » :       

- L’évangile de Matthieu qui nous montre un roi paranoïaque, ce que l’Histoire confirme. D’autre part, il indique bien une période passée de deux ans environ pour la visite des mages et non, comme la ferveur populaire l’imagine, quelques jours après la naissance du Christ. 

- Le récit de Maria Valtorta, tant dans la narration traumatisée qu’en font les témoins, des années plus tard
[2], que dans la dictée de Jésus qui corrige l’exagération des chiffres sans en diminuer l’horreur.        

- Un texte de Macrobe
[3], un historien romain, chroniqueur du règne d’Auguste. Il met en scène[4] un empereur qui à l’audition des rapports qu’on lui faisait sur les évènements de l’empire, commente : « Ayant appris que, parmi les enfants de deux ans et au-dessous qu'Hérode, roi des Juifs, avait fait massacrer en Syrie, était compris le propre fils de ce roi, il dit – "Il vaut mieux être le porc (hys) d'Hérode que son fils (huios). ».   

On voit bien, à la lecture de ce texte, que deux évènements se mélangent dans ce rapport d’empire : l’assassinat du fils d’
Hérode le grand et celui du massacre des enfants. Le tout est résumé par ce jeu de mot sur le porc, car cet animal n’étant pas mangé, avait la vie sauve, lui au moins.     

Ce n’est certainement pas l’assassinat du fils d’Hérode qui aurait pu provoquer cette réflexion qui traverse l’Histoire, car Hérode le grand, roi paranoïaque, était coutumier de l’assassinat de sa famille et de ses enfants
[5], sans compter ceux de la population[6].     

Par contre le massacre gratuit de plusieurs centaines d’enfants en bas âge en disait long sur le triste personnage qui n’allait pas tarder à mourir.      

Les experts contemporains estiment que le village de Bethléem ne devait comporter que de 800 à 2.000 habitants à l'époque. Ils en déduisent que le massacre n'a du toucher que 20 à 30 enfants. Mais Maria Valtorta avance une hypothèse différente plus conforme à la pyramide des âges qui devait prévaloir à l’époque :     

Un témoin du massacre rapporte à Jésus : « Plus de
mille petits dans la ville, un autre millier dans les campagnes ». Mais le traumatisme (détail d’une vérité psychologique étonnante) explique l’exagération que Jésus corrige  dans une dictée[7] : 320 en tout (188 à Bethléem même et 132 dans les campagnes environnantes), ce qui est déjà une boucherie monumentale. Il précise : « Parmi ces tués, il y eut 64 petites filles, que les sicaires n’ont pas identifiées comme telles, car ils tuèrent dans l’obscurité, la confusion et la frénésie d’agir vite, avant que quoi que ce soit n’intervienne pour mettre fin au massacre ». Cette précision confirme bien la paranoïa d’Hérode qui ne veut pas que ce « roi » nouveau-né lui échappe, où qu’il se cache.        

L’extrême cohérence des faits comme des psychologies en jeu sont les meilleures preuves de l’authenticité du récit de Matthieu.    

Quant à ce massacre d’innocents dont la population de Bethléem rendit coupable ce « faux Messie » né chez eux, il manifeste la rage des ténèbres contre la Lumière du Salut, rappelle l’Église
[8]. Mais « dans les Limbes, les saints innocents font la joie des patriarches et des justes » confie Jésus à ses apôtres.    

François-Michel Debroise,        
 28 décembre 2014.

Dans "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé".      
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     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Plus de mille petits dans la ville, un autre millier dans les campagnes" 2.37 

     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Le roi Hérode ordonna l'extermination par jalousie à l'égard du futur roi. Mais l'ange du Seigneur avait annoncé le danger. Les enfants de Bethléem moururent, mais pas Lui qui s'était enfui plus loin que Matarea. 2.86

    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Dans les Limbes, les saints innocents font la joie des patriarches et des justes 3.70 

    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Le massacre qui horrifia Rome... 6.117         

    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Vous comprendrez que heureux, bénis en Israël, dans l'Israël des temps du Christ, furent ceux qui ayant été exterminés dans leur enfance, ont été préservés du plus grand péché : celui d'être complices de la mort du Sauveur 6.128      

    I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Quelle angoisse de ne plus rien savoir de vous après le massacre ! Alphée se rendit jusqu'à Bethléem... "Partis" dirent-ils. Mais comment croire quand on vous hait à mort dans une ville encore rouge du sang innocent et où fumaient les ruines et où on vous accusait que c'était à cause de vous que ce sang avait été répandu ? Il alla à Hébron, et puis au Temple, car Zacharie était de service. Élisabeth ne lui donna que des larmes, Zacharie des paroles de réconfort. L'un et l'autre, angoissés pour Jean, craignant de nouvelles atrocités, l'avaient caché et tremblaient pour lui. De vous, ils ne savaient rien et Zacharie dit à Alphée : "S'ils sont morts, leur sang est sur moi, car c'est moi qui les ai persuadés de rester à Bethléem". 8.38

Dans les autres ouvrages de Maria Valtorta.           
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Cahiers de 1943
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À venir.

Cahiers de 1944
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 À venir.

Cahiers de 1945 à 1950
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 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Dictée du 28 février 1947 - À propos du nombre des saints Innocents qui ont péri dans le massacre d’Hérode, Jésus dit :

"Entre ceux de Bethléem et ceux des campagnes, leur nombre s’élève à trois cent vingt. Et je précise encore que, parmi eux, ceux de Bethléem furent cent quatre-vingt-huit, tandis que ceux des campagnes battues dans un vaste rayon par les envoyés d’Hérode pour exterminer les nouveau-nés furent cent trente- deux.         

Parmi ces tués, il y eut soixante-quatre petites filles, que les sicaires n’ont pas identifiées comme telles, car ils tuèrent dans l’obscurité, la confusion et la frénésie d’agir vite, avant que quoi que ce soit n’intervienne pour mettre fin au massacre."

Livre d’Azarias
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À venir.

Leçons sur l’épître de saint Paul aux romains
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À venir.

Dans les textes fondamentaux chrétiens.    
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Dans la Bible
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Alors Hérode, se voyant joué par les mages, entra dans une grande fureur et envoya tuer, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants jusqu’à deux ans, d’après l’époque qu’il s’était fait préciser par les mages. (Matthieu 2,16-18).

Dans le catéchisme de l'Église catholique
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Les mystères de l'enfance de Jésus : La fuite en Égypte et le massacre des innocents manifestent l’opposition des ténèbres à la lumière (§ 530)

 

Dans d'autres sources.      
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 Un certain Méthodien aurait conforté ce massacre dans sa chronique. Cette source est citée par le Bienheureux Jacques de Voragine dans sa "Légende Dorée". Cette œuvre très célèbre du 13ème siècle est une recension de très nombreuses sources de l'époque. Malheureusement nous n'avons pas pu encore trouver à quoi Jacques de Voragine faisait allusion.          

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 Le souvenir du massacre des innocents à Aïn Karem.       
Extraits de :
Les traditions de la naissance de Jean-Baptiste en Terre Sainte, de Jean-Marie Allafort, 2007.  

« Le proto-évangile de Jacques montre Elisabeth fuyant de Jérusalem pour sauver son fils de la fureur d’Hérode et se cache avec lui dans la montagne. Le texte apocryphe raconte comment la montagne s’est fendue puis s’est refermée sur les réfugiés. L’église d’Ain Karem ne devait pas être considérée comme la maison de Zacharie mais comme l’habitation provisoire d’Elisabeth et de Jean.        

La tradition du massacre des Innocents qui aurait frappé Ain Karem est renforcée par la découverte en 1885 de deux fosses funéraires romaines vénérées à l’époque Byzantine avec une inscription en grecque : « Salut ! martyrs de Dieu ! » Epiphane, moine à Constantinople à la fin du 8ème siècle, témoigne lui aussi : « Près de la Ville Sainte, à 6 milles environ, du côté ouest, deux grottes contiennent les restes des saints Innocents tués par Hérode. » L’époque Byzantine ne nous laisse aucune autre tradition sur le village ».         

Remarques : Si le villa de Ein Karem a été touché par les massacres, il faut le rattacher à cette indication de Jésus, dans Maria Valtorta : « campagnes battues dans un vaste rayon par les envoyés d’Hérode ».    

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 Notes de Voltaire contre Macrobe
  
Histoire de l'établissement du christianisme, chapitre VI, De la personnalité de Jésus     

"Quelques esprits faibles, ou faux, ou ignorants, ou fourbes, ont prétendu trouver dans l’antiquité des témoignages du massacre des enfants qu’on suppose égorgés par l’ordre d’Hérode, de peur qu’un de ces enfants nés à Bethléem n’enlevât le royaume à cet Hérode, âgé de soixante et dix ans, et attaqué d’une maladie mortelle. Ces défenseurs d’une si étrange cause ont trouvé un passage de Macrobe dans lequel il est dit : « Lorsque Auguste apprit qu’Hérode, roi des Juifs en Syrie, avait compris son propre fils parmi les enfants au-dessous de deux ans qu’il avait fait tuer: « Il vaut mieux, dit-il, être le cochon d’Hérode que son fils."         

Ceux qui abusent ainsi de ce passage ne font pas attention que Macrobe est un auteur du Ve siècle, et par conséquent qu’il ne pouvait être regardé par les chrétiens de ce temps-là comme un ancien.       

Ils ne songent pas que l’empire romain était alors chrétien, et que l’erreur publique avait pu aisément tromper Macrobe, qui ne s’amuse qu’à raconter de vieilles historiettes. Ils auraient dû remarquer qu’Hérode n’avait point alors d’enfant de deux ans.
        

Ils pouvaient encore observer qu’Auguste ne put dire qu’il valait mieux être le cochon d’Hérode que son fils, puisque Hérode n’avait point de cochon.           

Enfin on pouvait aisément soupçonner qu’il y a une falsification dans le texte de Macrobe, puisque ces mots, pueros quos infra binatuns Herodes jussit interfici (les enfants au-dessous de deux ans qu’Hérode fit tuer), ne sont pas dans les anciens manuscrits.       

On sait assez combien les chrétiens se sont permis d’être faussaires pour la bonne cause. Ils ont falsifié, et maladroitement, le texte de Flavius Josèphe; ils ont fait parler ce pharisien déterminé, comme s’il eût reconnu Jésus pour messie. Ils ont forgé des Lettres de Pilate, des Lettres de Paul à Sénèque et de Sénèque à Paul, des Écrits des apôtres, des vers des Sibylles. Ils ont supposé plus de deux cents volumes. Il y a eu de siècle en siècle une suite de faussaires. Tous les hommes instruits le savent et le disent, et cependant l’imposture avérée prédomine. Ce sont des voleurs pris en flagrant délit, à qui on laisse ce qu’ils ont volé".  

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Fiche mise à jour le
28/12/2014.

 



[1] Tome 6, chapitre 117.

[2] Tome 2, chapitre 37.

[3] Le philosophe MACROBE (Ambrosius Theodosius Macrobius) est un auteur latin païen ayant exercé des fonctions importantes dans l’administration romaine : vicaire des Espagnes en 399 et proconsul d’Afrique en 410. Ses Saturnales en sept livres décrivent un banquet académique où sont abordés différents sujets historiques et philologiques, en particulier sur Virgile.  
Parmi ses sources d'information, on trouve Plutarque (entre 46 et 125 après J-C) ou Aulu-Gelle (v. 115/120 – 180). L'information sur les massacres d'Hérode peut se trouver dans les parties, aujourd'hui perdues, de leurs œuvres, voire dans d'autres sources.

[4] Saturnales, II, 4.11.

[5] En l'an -4, Hérode cumula en effet le massacre d'Antipater, l'un de ses enfants (un de plus) et le massacre des innocents.

[6] Sur le point de mourir, très peu de temps après, et craignant que sa mort ne fut pas assez pleurée, il convia tous les notables de tout le territoire et les enferma dans l'hippodrome de Jéricho. Il ordonna de les tuer après sa mort. L'ordre ne fut heureusement pas exécuté.         
Hérode le grand serait mort, selon certains, à la Pâque de -4 avant JC. C'est l'hypothèse dominante. D'autres retiennent une date ultérieure. Jean Aulagnier, et c'est ce que nous reproduisons, date la fuite en Égypte de novembre -4, et donc la mort d'Hérode le grand à une date ultérieure, le 22 mars de l'an -3.

[7] Dictée du 28 février 1947.

[8] Cf. Catéchisme de l’Église catholique, § 530.