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Catéchèse du mercredi 29 décembre 1943.




 




 

595> Le Père Éternel dit :     

Écris, car il y quelqu’un qui le désire et pense à ceci.

 Paul de Tarse, un temps synhédriste convaincu[1] et persécuteur acharné des disciples du Christ, étant revenu à la Lumière à travers une fulguration divine[2] et devenu l’infatigable apôtre de mon Fils, annonça aux Athéniens devant l’Aréopage d’Athènes le Dieu inconnu auquel ils avaient dédié un autel[3].     

596> Encore aujourd’hui, de nombreux autels sont privés de leur Dieu et pourraient écrire sur leur nudité religieuse au moins cette parole : "au Dieu inconnu".        

Ils n’écrivent même pas cette parole, inférieurs, dans leur paganisme, aux Athéniens d’autrefois qui, insatisfaits de leurs simulacres sans vie véritable et dont l’esprit n’était pas obscurci comme le vôtre par un affaiblissement religieux, sentaient qu’au-dessus de l’Olympe mensonger de leurs dieux, il y avait un Dieu, vrai et saint, et ils le priaient de se faire connaître par cet autel qui lui était dédié, sur lequel il n’y avait encore ni statue, ni nom en attendant que la révélation divine les y apposât.       

Mais vous, vous connaissez le vrai Dieu, puisque je vous l’ai révélé depuis des siècles et des siècles
[4] et, non content de vous le révéler, je vous ai envoyé ce Dieu lui-même, non dans une apparition trompeuse ou une demeure éphémère, mais revêtu de chair humaine et vivant parmi vous pendant toute une vie.    

 À cette Perfection de la perfection de Dieu — souvenez-vous, ô humains, que Dieu est charité[5], et que la synthèse et la perfection de la charité se trouve dans le Christ qui s’incarne pour vous donner la vie — à cette Perfection descendue pour agir parmi vous, j’ai donné un nom. Nom saint que j’ai voulu, puisque son Nom est la synthèse de sa perfection et de sa mission sublime[6]. Nom dont Dieu seul connaît la vraie signification. Nom devant lequel la Divinité palpite d’une plus vive ardeur, le Paradis, avec toutes ses théories[7] d’anges et de saints, resplendit d’une plus béatifique splendeur, l’abîme tremble et les forces de l’Univers inclinent leurs pouvoirs, car elles reconnaissent le nom du Roi qui a fait toute chose.

Dans le nom trois fois saint et puissant de Jésus, il y a la splendeur et la gloire du Dieu Unique et Trin, puisqu’il est le Saint des saints en qui se trouve, comme dans le temple de Dieu, le Dieu vivant, vrai, parfait comme il est au Ciel, éternel et agissant comme une roue sans soudure et qui ne cesse son mouvement dans les siècles des siècles qui précèdent l’humanité et dans les siècles des siècles qui la suivront. Il est donc bien dit dans le Livre (la Bible) : "Ce n’est pas toi, homme, qui édifieras la maison à mon Nom, mais ton fils qui sortira de tes entrailles; c’est lui qui édifiera une maison à mon Nom
[8]".       

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597>  Le Fils de l’homme, né d’une femme d’une sainte lignée, consacrée à moi, lequel fut conçu, par la volonté du Saint Esprit, sans poids charnel, mais uniquement par infusion d’amour, celui qui naquit de Marie sans ouvrir en naissant son sein virginal, tout comme en le concevant, personne ne viola ce sein qui m’était consacré, ton fils par sa Mère, ô humanité, et mon Fils par son origine divine, ce Fils sera celui qui fera de lui-même la Maison sur laquelle est gravée la Gloire de mon Nom.      

Puisque nous sommes indissolubles dans notre Trinité, dans le Christ il y a le Père, le Fils et le divin Esprit. Le Fils n’est que la Parole du Père qui a pris forme pour être votre rédemption. Mais son anéantissement ne brise pas l’union des Trois Personnes, car la perfection de Dieu ne connaît ni limites ni séparations.           

Comment auriez-vous pu contenir Dieu dans un temple aussi infini et saint que la Divinité l’exige ? Seul Dieu lui-même pouvait servir de temple à Dieu et porter son Nom sans que cela fût une ironie et une offense. Seul Dieu pouvait habiter en lui-même et rendre vivants, par sa présence, les temples des humains, sur lesquels le nom qu’ils y ont apposé n’est plus un mensonge, puisque c’est moi qui vous ai dit ce Nom. 

 Seul Dieu, ô chrétiens, pouvait vous donner ce Nom en signe de salut pour toutes les lignées de la terre, ce Nom que les anges liront sur le front de ceux qui ne mourront pas pour l’éternité et grâce auquel ils les préserveront des fléaux de la dernière heure[9], comme ce Nom a déjà préservé les élus qui, dans la demeure céleste, chantent la sainteté du Nom de mon Fils. 

Malheur à ceux qui renient ce Nom et l’offensent en substituant à ce Nom saint le signe démoniaque de Satan
[10], ou qui même seulement permettent à l’esprit affaibli de l’oublier, comme si une substance corrosive l’effaçait de leur moi qui n’a la vie que par ce Nom. La mort, la vraie mort, attend les méconnaisseurs du Nom de mon Fils, à qui j’ai déféré tout pouvoir[11] et tout jugement et au Nom duquel ma Majesté se plie à tout miracle, comme dans l’Univers toute créature devrait s’incliner en une douce et sainte adoration.    

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598>  Oh ! enfants de mon Fils - qui a porté son Nom pour qu’il fût rougi de Sang divin au sommet du Calvaire et qu’il resplendît, seule lumière du monde obscurci, parmi les ténèbres du Vendredi Saint, afin d’être l’avertissement qui, du haut de la croix, montre le Ciel pour lequel vous avez été faits; Nom qui depuis des siècles resplendit pour continuer de vous rappeler le Ciel, et qui jamais comme maintenant brille pour vous appeler à lui au milieu de la colère que vous avez provoquée, invoquée, voulue, dans laquelle vous périssez parmi les gargouillis de sang et les rires des démons[12] — ô enfants de mon Fils, gravez de nouveau avec votre douleur qui retourne à Dieu, avec votre espérance qui se relève vers Dieu, avec votre foi que les larmes rebaptisent, avec votre amour qui retrouve la voie de la charité, gravez le saint Nom de Jésus sur la surface de votre cœur sans Dieu, sur le temple profané de votre esprit. Délivrez-les l’un et l’autre des simulacres d’un culte qui vous apporte la mort de l’esprit. Placez en eux et sur eux le vrai Dieu. Aimez, chantez, invoquez, bénissez-le, croyez au Nom de mon Fils. 

 Au Nom du Juste, du Saint, du Fort, du Dominateur, du Vainqueur. Au Nom de celui devant qui le Père ne résiste pas et pour qui l’Esprit verse ses fleuves de grâce sanctifiante. Au Nom du Miséricordieux qui vous aime au point d’avoir voulu connaître la vie et la mort de la terre, et de se faire Nourriture pour nourrir votre faiblesse et Sacrement pour rester parmi vous au-delà de son retour au ciel et apporter Dieu en vous. 

Je vous le jure par ma Sainteté : il n’y a, il n’y eut, il n’y aura pas de Nom plus grand que celui-là. Je donne en lui, moi, Dieu Unique et Trin, ma manifestation suprême de puissance et d’amour."     

Il dit encore :

"Mets la date de demain. Jésus Christ, fils de David, doit avoir célébré son Nom le jour du prophète royal
[13] dont Marie descend."         

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Jésus dit :    

 Et la parole du Seigneur t’est adressée en ces termes, même si tu ne veux pas l’entendre, parce qu’elle te fait trembler le cœur de frayeur et de pitié pour les jours qui vous sont réservés et pour tes frères et sœurs qui, le jour de la terrible colère, ne m’auront pas dans leur cœur pour les réconforter et ne verront que l’horreur de satan, et n’entendront que les blasphèmes de Satan, et ne connaîtront que le désespoir de Satan.  

J’ai laissé cette lacune comme avertissement aux indiscrets, montrant et démontrant que je suis le Seigneur et Maître à qui on ne peut imposer des limitations ou des thèses, lequel ne connaît pas de limitations, pour montrer que c’est moi qui parle, et non toi, créature, et que je t’amène avec moi là où je veux : des révélations et de la contemplation des vérités éternelles et des célestes visions aux considérations portant sur cette heure satanique où tout reflet du ciel s’est effacé et sur les fruits qu’elle vous donne maintenant.        

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599> Écoute, ô mon peuple. 

 Je t’avais élu à la plus haute destinée et je t’avais confié les pierres précieuses de ma Rédemption et de ma Doctrine dans mon Eglise, florissante sur ton sol comme un dattier et un cèdre dont coulent le miel et le vin et qui servent d’abri à tous les vivants qui cherchent refuge dans l’arche véritable du salut éternel.

Comme d’un soleil partaient de toi les rayons d’une civilisation parfaite, car elle était la civilisation du Christ, laquelle ne se pare pas de découvertes aptes à rendre la vie trop douce et le sort cruel, mais de lois saintes, qui visent à élever les humains, à soulager leurs misères, à instruire leur ignorance, puisque ce sont des lois qui proviennent de la source divine de la sainteté, de la charité, de la sagesse.           

Je t’avais donné une mission semblable à ma Lumière dans le monde.         

Tu m’as renié. Nouvelle Jérusalem, tu as trahi le Christ et tu t’es acharnée contre ses saints et ses prophètes, et tu t’apprêtes à t’acharner encore davantage. Tu as supporté la croix et les églises comme formes d’art et comme moyen de poursuivre tes objectifs néo-païens. Tu as repoussé la Nourriture pour rassasier ton cœur de fange.      

Tu as voulu connaître et goûter toute la fange et, maintenant que ton goût est corrompu comme celui d’un animal immonde, elle te semble douce au palais. Et la luxure, la violence, la barbarie, l’avidité, le mensonge, la corruption, le satanisme sont les plats dont tu remplis ta table. Et tu attires sur toi châtiment et châtiment et châtiment; tu le forges de tes propres mains et tu te l’infliges, et tu invoques ceux qui te perdent et tu n’appelles pas celui qui te pardonnerait encore. 

J’ai usé de miséricorde envers toi à plusieurs reprises et je t’ai averti de ne pas tourner de nouveau ma miséricorde à ton détriment en t’en servant à une fin indigne. Et à plusieurs reprises, tu as fait un péché du don de Dieu en t’en servant à une fin illicite.  

C’est vraiment comme le dit le prophète : "La verge a fleuri, l’orgueil a germé
[14]". Je vous avais donné un rejeton d’olivier pour que vous le cultiviez et que vous en fassiez une fronde de justice et de paix, vous avisant que le sol devait être déblayé de l’erreur afin que mon saint bourgeon ne devînt pas sauvage au contact impur et ne germât point en branches et fruits d’une plus grande culpabilité. Mais vous n’avez pas écouté le Seigneur qui, en Père et Maître, vous donnait conseil, et la floraison s’est transformée en poison, et l’orgueil a engendré le crime. Et un autre crime suivra, et d’autres encore. 

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600> C’est pourquoi je vous dis : pas un d’entre vous ne restera sans pleurer. Celui qui possède pleurera, ainsi que celui qui est nu. Car celui qui possède perdra et celui qui est nu ne trouvera plus quelqu’un pour l’habiller. La famine, l’épée, l’épidémie serreront vos corps de leurs cordes, et le désespoir et la terreur, vos âmes aveugles.          

Oui, vous serez comme des aveugles qui marchent dans les ténèbres au milieu des gouffres et des décombres, en sachant que chaque pas que vous faites peut vous conduire à une embûche ou à la mort; vous marcherez comme sur un sol secoué par un terrible tremblement de terre. Et en vérité, la Terre tremble sous vos pas, car même si ce n’est qu’une planète, elle est plus fille du Créateur que vous, et elle voit l’œil en colère de Dieu fixer ce sol, comme lorsqu’il regarda ses enfants qui méritaient le déluge et le feu, et elle s’agite dans ses profondeurs de peur de son châtiment.        

 Les valeurs matérielles et intellectuelles sont bouleversées et dépouillées de leur juste substance. Les connaissances sont devenues une entrave et non une aide; jusqu’à la sainte connaissance de Dieu qui est devenue une condamnation parce que, le connaissant, vous le reniez. La Lumière et la Parole vous restent dans la gorge sans pouvoir descendre illuminer et nourrir l’esprit, puisque la corde de vos passions perverses vous empêche de les accueillir. 

En voyant s’écrouler les idoles de fange que vous avez érigées à la place du vrai Dieu, vous saurez que vous avez adoré des choses immondes et vous n’aurez plus la foi. Foi en rien. Ni dans le vrai, ni dans le faux.  

Et pour punir les renieurs, les sans-foi, ceux qui haïssent le Christ Romain, leur tomberont dessus les impies de la Terre, ceux qui sont de plus en plus proches de Satan, les démolisseurs de la Croix, non tant sur les coupoles de leurs temples, mais dans les cœurs qui portent encore des traces de mon Signe.  

Et toi,
nouveau Pierre, veille, et veille sans te faire d’illusions. Il est vrai que souffrir pour le Christ est une dignité que rien ne surpasse. Mais je te dis : "Veille et prie".    

Aux heures de grande tempête, il faut, non seulement le gonfalon pourpré suspendu au sommet du mât de la voile, mais aussi que la main de Pierre soit plus que jamais saine et sûre à la barre du timon. Le désorientateur se sert de tout pour désorienter.            

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601>
Et aux heures où la tourmente assaille de tous côtés pour faire couler dans un naufrage les valeurs saintes, mal vues des pervertis, il suffit que la main laisse un seul instant la roue du timon pour que, irréparable malheur, les vagues frappent plus fort par le travers la barque mystique.     

Veille sur toi afin de pouvoir veiller sur les autres. Pierre, maintenant plus que jamais, il faut que tu nourrisses mes agneaux et mes brebis.
Il n’y a plus que toi qui demeures le saint Pasteur et si tu tombes, de nombreux agneaux seront menés par des moutons imprudents hors des pâturages, et d’autres pasteurs de mauvaises doctrines s'insinueront jusqu’à l’intérieur de mon domaine pour le contaminer de leurs pressions humaines — et c’est déjà un jugement bien miséricordieux que de les appeler humaines.     

Non. Ce n’est pas le moment de mourir pour le Christ. C’est le moment de veiller, de défendre, d’enseigner, d’ériger des défenses contre ce qui veut entrer et corrompre de façon de plus en plus vaste et profonde.          

Et crois-moi, ô Christ sur terre
[15], crois-moi quand je dis que la plaie ronge déjà dans les profondeurs et obscurcit les esprits et les cœurs et, malheur des malheurs, elle éteint les lanternes qui avaient été placées au sommet des monts pour illuminer la voie aux pèlerins à la recherche du ciel. Beaucoup sont déjà éteintes, beaucoup fument, beaucoup languissent et d’autres sont sur le point de faiblir. Si les fidèles sont de glace, les pasteurs sont transis, et la mort de l’esprit vient par le froid. Une mort insensible qui endort en un sommeil sans lumière de résurrection.        

Penses-y, ô Christ sur terre, né pour un tel destin. Et sans te lasser insiste, prêche, exhorte, reprends, évangélise. Il y a trop de temples où l’Évangile a perdu sa valeur et trop de cœurs qui entendent un son de l’Évangile qui n’est point le vrai et qui les en éloigne.       

Supplée, comme le premier Pierre, aux insuffisances des ministres et fais en sorte que les foules entendent de nouveau de tes lèvres la douce, sainte et salutaire doctrine du Christ, et que ceux qui n’ont pas encore été tués se sauvent et reviennent à moi, et que la paix revienne sur cette terre où il n’est pas de motte qui ne connaisse la rosée des martyrs."         

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Après avoir écrit ce passage, que le bon Jésus me dicte sans délai après votre visite
[16], je repense à la conversation que j’ai eue avec vous au sujet de cette personne qui pense que "rien de bon ne peut venir de Nazareth".        

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602> Le Maître intervient : "Tu t’en occupes et tu t’en préoccupes peut-être ?", et moi : "Non, Jésus. Pas du tout. Je pensais seulement". “N’y pense même pas. Laisse que les morts s’ensevelissent eux-mêmes. Occupe-toi de mon berceau. Je viendrai avec lui te donner beaucoup de baisers eucharistiques. C’est cela qui compte : mon amour et non la désaffection des créatures”.         

Et
[17] il me semblait que Jésus posât ses mains sur mes épaules (se tenant avec les bras derrière mes épaules). Je sentais distinctement les deux mains longues et fortes de Jésus qui m’enserraient et me secouaient un peu, en m’attirant à lui dans une étreinte d’amour, et je voyais son sourire doux et majestueux.        

 Et puis hier soir, avant l’assoupissement que je sentais me gagner, je vis la vierge et Jésus, mais Jésus adulte, comme il était à sa mort. Toujours dans sa tunique blanche. Vêtus de blanc tous les deux. Mais la robe de la Vierge était d’un blanc argenté comme celui du lys, et son voile aussi, comme dans les visions de la Grotte; tandis que la tunique de Jésus était d’un blanc ivoire comme s’il était d’une étoffe de laine.  

J’ai pu bien comparer les deux corps et les deux visages, car ils étaient près l’un de l’autre, du côté droit de mon lit, Jésus près de mon chevet, Marie à sa droite vers le pied de lit.       

Marie était plus petite de toute la tête de son Fils, de sorte que la tête de la Vierge était à la hauteur de l’épaule du Fils qui est très grand. Elle est beaucoup plus mince que lui, lequel a de larges épaules et un corps robuste sans être gros. Le teint du visage d’un blanc ivoire. Seules les lèvres sont accentuées dans leur couleur, qui tranche sur cette couleur sans couleur de la peau; les yeux, bleus : clairs ceux de la Vierge, plus foncés ceux du Fils, et plus grands. Des yeux de dominateur, mais si doux ! Les cheveux plus clairs chez la Mère, d’une couleur plus vive chez le Fils, mais toujours d’un blond qui tire sur le cuivre et également fins, soyeux et avec des vagues qui se terminent par des boucles chez Jésus; pour Marie, je ne sais pas parce que le voile ne me permet de voir que les cheveux du front jusqu’aux oreilles. Je ne sais pas s’ils sont dénoués, tressés ou épinglés sur la nuque.         

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603> Les deux ont un visage d’un ovale allongé, mince sans être osseux. Celui de Marie est plus délicat, plus petit, proportionné au corps. Mais le front, le nez, la bouche, la forme des joues, la coupe de l’œil, à la paupière lisse et plutôt baissée, sont les mêmes. Excepté que, je le répète, les yeux de Jésus sont plus grands et leur regard est celui d’un dominateur.      

Les mains, très blanches et toutes petites chez Marie, sont plus viriles chez le Fils et de peau plus foncée, mais la forme en est très fuselée chez les deux par rapport à la largeur.

Jésus et Marie se regardent de temps en temps avec un indescriptible amour. Marie regarde avec adoration. Jésus regarde sa Mère avec un amour infini, vénérant et protecteur, reconnaissant, je dirais. Et je dirais aussi qu’ils se parlent avec le regard et le sourire. Ils me regardaient et puis se regardaient. Je voyais clairement le mouvement des têtes.      

Puis tout s’effaça dans l’assoupissement. Mais quand je revins à moi, la première chose que je vis fut mes deux amours toujours au même endroit.          

Alors, comme j’étais seule dans le noir, pendant que les autres mangeaient ou parlaient (je ne sais) dans la salle à manger, je me suis bien gardée de faire savoir que j’étais éveillée. J’ai enduré une soif ardente et le besoin d’être remuée (j’avais des fourmis dans tout le corps) pour pouvoir savourer en paix la douce vision. De mes mains à moitié engourdies, j’ai pris mon chapelet qui était sur ma poitrine, où je le mets toujours quand je sens venir le sommeil ou le collapsus
[18], et j’ai commencé à réciter le chapelet. Les mystères douloureux.  

Aussitôt que j’ai commencé par les invocations de Fatima : "Jésus, c'est pour ton amour, pour la conversion des pécheurs, pour le saint Père et pour réparer les injures faites au cœur immaculée de Marie. Jésus, pardonnez-nous nos fautes, préservez-nous du feu de l’enfer, amenez au Ciel toutes les âmes et surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde", j’ai vu les deux se regarder, étincelant d’amour réciproque. Etincelant est le mot juste et exprime à peine la splendeur des deux visages.       

Puis, quand je dis le mystère : "L’oraison de Jésus au jardin
[19]", le visage de Marie regarda le Fils avec amour et peine, et elle prit dans sa toute petite main la main droite du Fils, laquelle pendait le long de sa hanche, et la baisa avec une suprême vénération. Et ce fut ainsi à chacun des cinq mystères douloureux. La grâce de ce geste est indescriptible, comme est indescriptible le regard que Jésus posait sur la tête penchée de sa Mère pendant qu’elle lui baisait le dos de la main.      

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604>  Je ne voyais pas les stigmates. À vrai dire, même quand j’ai vu Jésus souffrant[20], j’ai vu du sang sur ses mains, mais jamais la blessure ouverte. Je ne peux donc pas dire le point précis où elle se trouve.           

Plus tard, des gens sont venus à la maison et ils m’ont dérangée. Je continuais à voir, mais j’étais dérangée dans la paix de ma contemplation. J’avais le visage habituel que j’ai quand je vois et Paola
[21] s’en est aperçue et a dit : "Comme on est beau ce soir !".     

Puis, j’ai travaillé parce que je me sentais heureuse. J’ai assemblé le ‘Berceau’ que Jésus veut.

Et puis... j’ai éprouvé une douleur au cœur et j’ai eu une belle crise qui dure encore. La vie et la joie fondent avec trop de violence sur moi et mon corps épuisé s’en ressent. Mais je suis prête à mourir avec cette vision. Oh ! et comment je suis prête !...    

Je vous
[22]  ai fait une description si précise que c’en est presque un tableau. Délectez-vous-en vous aussi. Je regrette de ne pas pouvoir vous faire voir comme je vois, mais je fais de mon mieux pour vous faire partager les trésors que me donne Jésus. Excusez-moi si je suis plus que jamais illisible, mais je suis entre la mort et la vie, au point que je ne cesse de prendre des gouttes, etc., et aussitôt que Paola sera levée, je me ferai faire des injections parce que la crise ne passe pas. J’ai voulu écrire, en dépit de mon état, parce que si je devais mourir je veux que vous sachiez ce qui a illuminé mes dernières heures[23].     

Puis, pendant la journée, alors que j’étais à moitié assommée par la souffrance, je pensais à ce que je disais à propos des blessures aux mains de Jésus. Et voici ce que me dit maintenant le Maître. 

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Jésus dit :    

 "Les blessures aux paumes, que tu n’as pas vues parce que je bouge rarement ma main gauche, à la fois par une habitude contractée au travail et parce que c’est la plus blessée, ont été infligées de la façon suivante.     

L’idée des bourreaux était de me suspendre par les carpes, immédiatement au-dessus de la jointure du pouls, pour rendre la suspension plus solide. Et en effet, après m’avoir étendu sur la croix, ils me transpercèrent la main droite en ce point.       

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605> Mais, étant donné que le constructeur de l’échafaud avait marqué le trou de gauche (c’était la coutume de marquer l’emplacement des clous afin de les faire entrer plus facilement dans le bois épais et de suspendre plus solidement un corps placé, non à l’horizontale, mais à la verticale et sans autre support que trois longs clous) plus loin du point où pouvait arriver le carpe de ma main, on décida, après m’avoir étiré le bras jusqu’à déchirer les tendons, d’enfoncer le clou au centre de la paume, entre deux os du métacarpe. 

Ça ne se voit pas dans le suaire parce que la main droite recouvre la main gauche.   

La blessure aux membres, que je subis de mon vivant, fut plus grande parce que, une fois qu’on eut levé la croix, quand le poids du corps se déplaça vers le bas et en avant, le clou fit une grande lacération vers le pouce, élargissant le trou plus que dans la main droite où le carpe résista mieux à la suspension que le métacarpe. Et cette blessure fut aussi la plus lancinante, soit parce qu’elle était du côté du cœur, soit parce qu’en entrant, le clou brisa les nerfs et les tendons de la main, provoquant un spasme atroce qui se propagea jusqu’à la tête
[24].         

Les peintres et sculpteurs qui, par un sens de l’art, me représentèrent la main droite partiellement ouverte et la main gauche fermée en poing, ont témoigné sans le vouloir d’une vérité physique de mon corps martyrisé, parce que la main gauche se ferma réellement en poing à cause du spasme et de la rupture des nerfs coupés, et elle se ferma de plus en plus parce que le spasme et la contraction des fibres nerveuses augmenta avec le passage des heures.         

J’eus beaucoup de spasmes sur la croix. Je t’en parlerai un jour
[25]. Mais celui des mains fut l’un des plus cruels.  

La blessure à la main droite est presque complètement cachée par la manche, et elle est plus petite et plus régulière.         

Quand je t’apparus comme l’Homme des douleurs en marche vers le Calvaire
[26], tu n’as pas vu les blessures des mains parce que, n'ayant pas encore été crucifié, logiquement je ne les avais pas encore. J’avais sur les mains le sang qui coulait de ma tête couronnée et de mon épiderme lacéré par la flagellation, mais pas les blessures aux mains. Je te les montrerai à un moment plus approprié que le temps de Noël pour une telle vision de douleur.         

 En ce qui concerne ce mot dont tu ne comprends pas le vrai sens, sache qu’il signifie "commerce illicite avec Satan". Ce commerce peut s’accomplir de plusieurs façons, toutes maudites par moi.

606> Je te reparlerai de cela aussi un jour. Sache, pour l’instant, qu’il est très pratiqué dans le monde et il est la cause de bien des malheurs et de châtiments inexorables ici et dans l’éternité.      

C’est assez maintenant. Repose-toi. Je suis là et je te bénis."           

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Fiche mise à jour le 23/04/2015

 



[1] Cette appartenance de Saül au Sanhédrin explique beaucoup de choses, notamment qu’il fut missioné pour mener la persécution contre les chrétiens.

[2] La conversion de saint Paul sur le chemin de Damas. Les Actes des apôtres en livrent trois récits : L’évènement lui-même (Actes 9,1-18), puis la narration par Paul lui-même (Actes 22,1-23 et Actes 26,2-23).

[3] Actes 17, 22-31.

[4] Dans l’Ancien Testament ou Bible avant Jésus-Christ.

[5] Le mot charité est l’équivalent du mot grec initial agapé qui désigne l’amour, car Dieu est Amour et l’Amour est Dieu même, rappelle saint Jean (1 Jean 4, 7-8). Le mot agapé fut traduit par Caritas dans la Vulgate, version latine à l’origine de la plupart des Bibles.

[6] Le Saint Nom de Jésus est une fête liturgique célébrée huit jours après Noël. C’est en effet à ce moment que les enfants étaient circoncis et recevaient leur nom. Le Nom de Jésus, qui veut dire Sauveur, a été donné par l’Ange Gabriel lors de l’Annonciation, puis répété à Joseph (Matthieu 1, 20-21). La puissance de ce Nom est attestée par Paul (Philippiens 2, 9-10) et les apôtres en témoignent devant le Sanhédrin (Actes 4, 6-12).

[7] Théories d’anges = Défilé ou procession interminable. Cf. par exemple la vision des rachetés Apocalypse 7, 9.

[8] Maria Valtorta ajoute au crayon : Le troisième Livre des Rois, 8, 19. À noter que cette classification correspond à la Septante (LXX), la Bible au temps de Jésus. Connaissance étonnante car Maria Valtorta découvre à peine la Bible que vient de lui donner son confesseur. Auparavant, elle ne connaissait que les Évangiles. Cela correspond, dans notre Bible au premier livre des Rois 8, 19.

[9] Cf. Apocalypse 7, 2-3 : "Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu". Le Tav (ou taw), dernière lettre de l’alphabet hébreu, symbolise Yahvé. Ézéchiel y fait référence dans sa prophétie (Ézéchiel 9, 4-6) : "Passe par le milieu de la ville, et marque d’un Thau le front des hommes". Sa forme primitive était une croix ou un x qui la faisait marquer sur le front des premiers chrétiens. Elle est à l’origine de la lettre T que l’on retrouve dans notre alphabet ou dans le grec. Les franciscains l’ont adopté comme croix.

[10] Cf. le nombre de la Bête : Apocalypse 13, 16-18.

[11] Cf. Matthieu 28, 19 : Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.

[12] La deuxième guerre mondiale fait rage, mais le texte qui suit peut aussi s’adresser au temps présent ou à des temps futurs.

[13] David est fêté le 29 décembre. À noter aussi que Dieu confirme la descendance davidique de Marie, ce qui est parfois débattu.

[14] Ezéchiel 7, 10.

[15] Périphrase pour désigner le Pape qui est le Vicaire (remplaçant) du Christ sur terre.

[16] Le Père Migliorini, son confesseur.

[17] Maria Valtorta inscrit ici la date de nouveau, le 29 décembre, qu’elle ajoute comme si elle la notait.

[18] Le collapsus ou faiblesse cardiaque est une des nombreuses maladies dont souffrait Maria Valtorta.

[19] L’agonie de Jésus au Gethsémani.

[20] Dans les écrits du 28 juin et du 2 août

[21] Paola Belfanti, une parente du côtéde sa mère.

[22] Elle s’adresse au père Migliorini

[23] Elle pensait effectivement mourir prochainement. L’Autobiographie qu’elle vient d’écrire devait clore l’histoire de sa vie, mais elle ne soupçonne pas encore le don qui va lui être fait pendant 7 ans. Elle mourra en octobre 1961, dans 18 ans.

[24] Peut-être une lésion du nerf optique qui provoque en effet une douleur insupportable.

[25] Dans "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé" : "La crucifixion" – Tome 9, chapitre 29, ainsi que le récit que fait Jean, seul apôtre présent sur le calvaire (Tome 10, chapitre 17).

[26] Voir ci-dessus, les écrits du 28 juin, des 2 et 13 août.