"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Qui sommes-nous

 5.310 - Con Pietro, a Nazareth, Gesù organizza la partenza di Giovanni di Endor e Sintica.

 3.309 - Simon Peter at Nazareth.

 3.310 - Con Pedro, en Nazaret, Jesús organiza la partida de Juan de Endor y Síntica.

 5.355 - Simon Petrus in Nazareth; Der Grossmut Margziams.



Les bras chargés de bonnes choses !


Jeudi 30 novembre 28
(26 Kisleu 3789)

Nazareth.


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 Le vœu de Margziam.

 Un "Noël" au temps de Jésus.


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- Pierre accueilli par Marie ........................................ 557

- Et par Margziam ....... 558


- Des nouvelles de Porphyrée ........................................ 558

- Distribution des cadeaux ........................................ 559

- Le vœu de Margziam 559

- Préparation secrète du voyage pour Antioche 560

 

 

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4


Tome 4, chapitre 176.

310.
Simon Pierre à Nazareth.
La générosité de Margziam.


 

Vision du lundi 22 octobre 1945

557> La matinée est avancée quand Pierre seul, et sans être attendu, arrive à la maison de Nazareth. Il est chargé comme un portefaix de paniers et de sacs, mais il est si heureux, qu'il ne sent pas le poids et la fatigue.          

À
Marie, qui va lui ouvrir, il adresse un sourire bienheureux et un salut à la fois joyeux et respectueux. Puis il demande : "Où sont le Maître et Margziam ?"     

558> "Ils sont sur le talus, au-dessus de la grotte, mais du côté de la maison d'Alphée. Je crois que Margziam cueille les olives[1] et Jésus certainement médite. Je vais les appeler."

"Je m'en charge, moi."         

"Débarrasse-toi au moins de tous ces colis."            

"Non, non. Ce sont des surprises pour l'enfant. J'aime le voir écarquiller les yeux et fouiller anxieusement... Ses joies, mon pauvre enfant."        

Il sort dans le jardin, va au-dessous du talus, se cache bien à l'intérieur de la grotte et puis il crie en changeant un peu sa voix : "La paix à Toi, Maître" et puis d'une voix naturelle : "Margziam !..."         

La petite voix de Margziam qui remplissait d'exclamations l'air tranquille, se tait... Une pause, puis la petite voix semblable à celle d'une fillette demande ! "Maître, n'était-ce pas mon père celui qui m'a appelé ?"      

Peut-être Jésus était tellement plongé dans ses pensées qu'il n'a rien entendu et il le reconnaît, simplement.         

Pierre appelle de nouveau : "Margziam !" et puis il pousse un grand éclat de rire.      

"Oh ! c'est bien lui ! Père ! Mon père ! Où es-tu ?"     

Il se penche pour regarder dans le jardin, mais il ne voit rien... Jésus aussi s'avance et regarde... Il voit Marie qui sourit à la porte et
Jean et Sintica qui l'imitent de la pièce au fond du jardin, près du four.

Mais Margziam se décide et se jette du haut du talus tout près de la grotte et Pierre le saisit rapidement avant qu'il ne touche le sol. Il est émouvant le salut des deux. Jésus, Marie et les deux qui sont au fond du jardin les observent en souriant, et puis s'approchent du petit groupe affectueux.  

Pierre se libère comme il peut de l'étreinte de l'enfant pour s'incliner devant Jésus et le saluer de nouveau. Et Jésus l'embrasse, embrassant aussi l'enfant qui ne se détache pas de l'apôtre et qui demande : "Et la mère ?"   

Mais Pierre répond à Jésus qui lui demande : "Pourquoi es-tu venu si tôt ?"  

"Et il te semblait que je pourrais rester si longtemps sans te voir ? Et puis... Hé ! Et c'était Porphyrée qui ne me laissait pas tranquille : "Va voir Margziam. Porte-lui ceci, porte-lui cela". Elle semblait penser que Margziam était au milieu des voleurs ou dans un désert. Puis la nuit dernière, elle s'est levée exprès pour faire les fouaces et à peine furent-elles cuites qu'elle me fit partir..."

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559>
 "Oh ! les fouaces !..." crie Margziam, mais ensuite il se tait.  

"Oui. Elles sont ici dedans avec les figues séchées au four et les olives et les pommes rouges. Et puis elle t'a fait un pain à l'huile, et puis elle t'a envoyé les petits fromages de tes brebis. Et puis il y a un vêtement qui ne prend pas l'eau. Et puis, et puis... je ne sais quoi d'autre : Comment ? Tu n'es plus pressé ? Tu pleures ? Oh ! Pourquoi ?"          

"Parce que j'aurais préféré que tu me l'amènes elle, plutôt que toutes ces choses... Je l'aime bien, sais-tu, moi ?"    

"Oh ! Divine Miséricorde ! Mais qui l'aurait pensé ?! Si c'était elle qui entende ces choses, elle fondrait comme du beurre..."      

"Margziam a raison. Tu aurais pu venir avec elle. Sûrement elle désire le voir, depuis si longtemps. Nous femmes, nous sommes ainsi avec nos enfants..." dit Marie.          

"Bien... Mais sous peu, elle le verra, n'est-ce pas Maître ?"    

"Oui, après les
Encénies, quand nous partirons... Mais, même... Oui, quand tu reviendras après les Encénies, tu viendras avec elle. Elle sera avec lui, quelques jours, et puis ils retourneront ensemble à Bethsaïda."

"Oh ! comme c'est beau ! Ici avec deux mères !" L'enfant est rasséréné et heureux.   

 Ils entrent tous dans la maison et Pierre se débarrasse de ses paquets.    

"Voici : du poisson sec, du salé, du frais. Ce sera pratique pour ta Mère. Voici ce fromage tendre qui te plaît tant, Maître. Et ici des œufs pour Jean. Espérons qu'ils ne sont pas cassés... Non, heureusement. Et puis du raisin. C'est Suzanne qui me l'a donné à Cana, où j'ai dormi. Et puis... Ah ! Et puis cela ! Regarde, Margziam comme il est blond, On dirait des cheveux de Marie..." Et il ouvre un pot rempli de miel filant.       

"Mais pourquoi tant de choses ? Tu t'es sacrifié, Simon" dit Marie devant les gros paquets et les petits, les vases et les pots qui couvrent la table.        

"Sacrifié ? Non. J'ai beaucoup pêché et avec beaucoup de succès. Cela pour le poisson. Pour le reste : des produits de la maison. Cela ne coûte rien, et en revanche cela donne tant de joie de les apporter. Et puis... Ce sont les Encénies... C'est l'usage
[2]. Non ?! Tu ne goûtes pas le miel ?"            

"Je ne peux pas" dit sérieusement Margziam.           

"Pourquoi ? Tu te sens mal ?"           

"Non. Mais je ne peux le manger."    

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560> "Mais pourquoi ?"        

 L'enfant devient rouge mais il ne répond pas. Il regarde Jésus et se tait. Jésus sourit et explique : "Margziam a fait un vœu pour obtenir une grâce. Il ne peut prendre de miel pendant quatre semaines."   

"Ah ! bien ! Tu le prendras après... Prends quand même le vase... Mais regarde ! Je ne le croyais pas si.., si..."           

"Si généreux, Simon. Celui qui se met à la pénitence dès l'enfance trouvera facilement le chemin de la vertu pendant toute sa vie" dit Jésus pendant que l'enfant s'éloigne avec le petit vase dans les mains.    

Pierre le regarde aller, plein d'admiration. Puis il demande : "
Le Zélote n'est pas ici ?"

"Il est chez
Marie d'Alphée, Mais il va bientôt venir. Ce soir vous dormirez ensemble. Viens ici, Simon Pierre."     

Ils sortent pendant que Marie et Sintica mettent en ordre la pièce encombrée par les paquets.      

"Maître... je suis venu pour vous voir, Toi et l'enfant. C'est vrai. Mais aussi parce que j'ai beaucoup réfléchi, ces jours-ci, surtout depuis la venue de ces trois empoisonneurs... auxquels j'ai dit plus de mensonges qu'il n'y a de poissons dans la mer. Maintenant ils sont en route pour Gethsémani, croyant y trouver Jean d'Endor, et puis ils iront chez
Lazare espérant y trouver Sintica et aussi Toi. Qu'ils y aillent !... Mais ensuite, ils reviendront et... Maître, ils veulent te causer des ennuis pour ces deux malheureux..."         

"J'ai déjà pourvu à tout, depuis des mois. Quand ils reviendront à la recherche de ces deux qu'ils poursuivent, ils ne les trouveront plus, en aucun lieu de la Palestine. Tu vois ces coffres ? C'est pour eux. Tu as vu tous ces vêtements pliés près du métier ? C'est pour eux. Tu es étonné ?"

"Oui, Maître. Mais où les envois-tu ?"            

Antioche."           

Pierre fait un sifflement significatif et puis il demande : "Et chez qui ? et comment y vont-ils ?"            

"Dans une maison de Lazare. La dernière que possède Lazare là où
son père gouverna au nom de Rome[3]. Et ils y iront par mer..."       

"Ah! ! voilà ! Car si Jean devait y aller sur ses jambes..."       

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561> "Par mer. J'ai plaisir de pouvoir t'en parler. J'aurais envoyé Simon pour te dire : "Viens", pour tout préparer. Écoute. Deux ou trois jours après les Encénies, nous partirons d'ici par petits groupes, pour ne pas attirer l'attention. De la troupe feront partie Moi, toi, ton frère, Jacques et Jean et mes deux frères, avec en plus Jean et Sintica. Nous irons à Ptolémaïs ! De là, en barque, tu les accompagneras jusqu'à Tyr. Là vous prendrez place sur un navire qui va à Antioche, comme des prosélytes qui reviennent à leur maison. Puis vous reviendrez et me trouverez à Aczib. Je serai au sommet de la montagne chaque jour et, du reste, l'Esprit vous guidera..."

"Comment ? Tu ne viens pas avec nous ?"    

"Je serais trop remarqué. Je veux donner la paix à l'esprit de Jean."

"Et comment vais-je faire, moi qui ne suis jamais allé hors d'ici ?!"    

"Tu n'es pas un enfant... et bientôt tu devras aller beaucoup plus loin qu'Antioche. Je me fie à toi. Tu vois que je t'estime..."    

"Et
Philippe et Barthélemy ?"            

"Ils viendront à notre rencontre à Jotapate, évangélisant en nous attendant. Je leur écrirai et tu porteras la lettre."

"Et... ces deux d'ici, savent-ils leur destinée ?"         

"Non. Je leur ferai faire la fête en paix. .."     

"Oh ! les pauvres ! Regarde donc, si quelqu'un doit être persécuté par des criminels et..."

"Ne te souille pas la bouche, Simon."           

"Oui, Maître... Écoute... Pourtant comment allons-nous faire pour porter ces coffres ? Et pour porter Jean ? Il me semble vrai- ment très malade."       

"Nous prendrons un âne."     

"Non. Nous prendrons un petit char."            

"Et qui va le conduire ?"       

"Hé ! Si Judas de Simon a appris à ramer
[4], Simon de Jonas apprendra à conduire. Et puis ce ne doit pas être une chose difficile de conduire un âne par la bride ! Sur le char nous mettons le coffre et ces deux... et nous, nous allons à pied. Oui, oui ! C'est bien de faire ainsi, crois-le."         

"Et le char, qui est-ce qui nous le donne ? Rappelle-toi que je ne veux pas que le départ soit connu."  

Pierre réfléchit... Il décide : "Tu as de l'argent?"         

"Oui. Beaucoup encore des bijoux de
Misace.[5]"       

"Alors, tout est facile. Donne-moi une somme. Je me procurerai un âne et un char auprès de quelqu'un et... oui, oui... après nous donnerons l'âne à quelque malheureux et le char... nous verrons... J'ai bien fait de venir et dois-je vraiment revenir avec l'épouse ?"       

"Oui. C'est bien."      

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562> "Et ce sera bien. Mais ces deux pauvres ! Il me déplaît, voilà, de ne plus avoir Jean avec nous. Déjà, nous l'aurions pour peu de temps... Mais le pauvre ! Il pouvait mourir ici, comme Jonas..."      

"Il ne le lui aurait pas permis. Le monde hait celui qui se rachète."     

"Cela va le peiner..."

"Je trouverai une raison pour le faire partir sans trop de regrets ?"     

"Laquelle ?"  

"La même qui m'a servi pour envoyer
Judas de Simon : celle de travailler pour Moi."

"Ah !... Seulement en Jean il y aura la sainteté, mais en Judas il n'y a que l'orgueil."  

"Simon, ne médis pas."        

"C'est plus difficile que de faire chanter un poisson. C'est la vérité, Maître, ce n'est pas de la médisance... Mais il me semble que le Zélote soit venu avec tes frères. Allons-y."

"Allons. Et silence avec tout le monde."

"Tu me le dis ? Je ne puis cacher la vérité quand je parle, mais je sais me taire tout à fait, si je veux. Et je le veux. Je me le suis juré à moi-même. Moi ! aller jusqu'à Antioche ! Au bout du monde ! Oh ! je ne vois pas l'heure du retour ! Je ne dormirai pas tant que tout ne sera pas fini..."         

Ils sortent et je ne sais plus rien.       

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[1] Les olives arrivent en effet à maturité à cette période.

[2] Cette fête perdure dans le judaïsme : c'est Hanoukka.

[3] Théophile était syrien. Il fut gouverneur local d'Antioche pour le compte de l'administration romaine. Ceci explique la fortune de la famille de Béthanie et la protection dont elle bénéficie de la part des romains.

[4] Voir le Tome 2, chapitre 63. Cet épisode, où les apôtres croisent Marie de Magdala au temps de sa frivolité, relate une prise de bec entre Pierre et Judas. C'était il y a 18 mois. Plus récemment, Judas fait le quatrième rameur avec une technique parfaite : Pierre l'en félicite. Voir le chapitre 165 précédent.

[5] Alexandre Misace a fait don d'une importante bourse remplie de pierres précieuses. Voir le chapitre 158 précédent.