L'œuvre de Maria Valtorta
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Catéchèse du mercredi 5 janvier 1944.



Description du bienheureux passage de la très sainte Vierge Marie.





AUTRES TEXTES SUR L’ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE.






(à venir)










 

17> Jésus dit :         

"Ce que tu viens de voir est la bienheureuse dormition de ma Mère. Tu es tellement épuisée et torturée que mon amour ressent le besoin de déverser sur toi la douceur des visions. D’ailleurs, pour toi qui dois mourir, que pourrait-il y avoir de plus réconfortant que celle-ci ?  

 La mort des victimes n’est pas toujours paisible comme le fut le soir de la vie de Marie. Il en est parmi vous qui restent sur la croix jusqu’à leur dernier soupir.

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18> Mais aussi longtemps que dure ce dernier, l’extase vous accompagne, en plus de la douleur, vers la paix du ciel. Quand vient le soir de votre vie, la souffrance est désormais achevée et, du ciel, la paix coule sur vous, une paix qui ne vous attend pas mais court à votre rencontre pour vous couvrir de son baume après un tel martyre.           

N’ayez pas peur, vous qui vous offrez. Il n’y a jamais eu que moi, l’Expiateur pour le monde entier, à ne connaître aucun réconfort à ma mort. Et, parce que j'ai connu cette amertume, j'ai pitié et j’ouvre les portes du ciel à mes petits christs pour les abreuver de lumière, de joie, dans leurs derniers moments. Vous ne mourrez pas, non, vous qui avez choisi la croix. Vous quittez la douleur pour entrer dans la joie. Et comme la joie d’un fils de Dieu est de posséder Dieu, cette joie vous est donnée en anticipation sur la mort par une connaissance de Dieu que vos yeux voient avant de se fermer aux horreurs de la Terre.  

Ayez foi en moi. La mort de mes disciples fait envie aux anges.       

 Ma Mère t’a déjà dit comment, au terme de ses jours sur la terre, l’amour grandissait en elle comme un torrent en crue, comme un incendie à son point culminant[1].         

La vie de Marie a toujours été une vie dans le Seigneur. Les vicissitudes et les occupations de l’existence ne faisaient pas obstacle à son union à Dieu. Vivre, pour elle, revenait à prier, et prier revenait à contempler. Ses heures de prière étaient des abîmes d’adoration, de charité, des perles d’une beauté inestimable dans le grand trésor de ses jours. Ce qui est, pour les autres, consomption dans l’ardeur, était pour elle accroissement de vie; pour elle, se reposer n’était pas dormir mais se recueillir en Dieu, dans le silence des nuits, pour l’aimer, l’aimer d’une âme ravie en Dieu; pendant ce temps, sa chair abandonnée par l’âme gisait dans l’attente du retour de l’esprit réjoui et fortifié par le baiser de Dieu. Pour les fleurs, la rosée est nourriture. Pour Marie, c’était la rosée de l’amour qui était nourriture. Elle s’en nourrissait comme de la manne divine.         

 Lorsque vint l’heure de son dernier soir, comme un lys épuisé qui s’incline la nuit sous les étoiles et ferme son œil tout de pureté, Marie, sur sa couche, ferma les yeux au monde pour se recueillir en une ultime contemplation de son Dieu.           

L’ange gardien de Marie, penché sur sa couche, attendait, le cœur battant, que l’élan de l’extase sépare pour toujours cet esprit de la terre, tandis que, des cieux, provenait ce doux ordre de Dieu : "Viens, ma toute belle !
[2]".     

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19> Sous cette sainte exultation, son resplendissement angélique devenait de plus en plus éclatant tandis qu’il appelait du ciel d’autres cohortes de lumière pour acclamer d’hosannas la Femme victorieuse qui s’élevait vers son triomphe.   

Penché sur son repos, cet ange qu’est
Jean veillait lui aussi la Mère qui le laissait seul. Lorsqu’il vit qu’elle s’était éteinte, il continua à la veiller afin que celle qui avait été inviolée par les regards profanes demeure après sa mort la Femme inviolée de Dieu, qui dormait avec une telle paix et une si grande beauté. La virginité de Jean lui avait donné de ressentir les désirs de Marie tout comme son amour lui avait donné de me comprendre comme nul autre; c’est pourquoi il ne permit jamais aucune violation de la Femme bénie, dont la mort ressemblait au changement de couleur d’une fleur vers une pureté encore plus pure, telle celle d’un lys qui s’épanouit à l’aurore d’un jour d’avril. À l’aurore du ciel.   

 Votre légende raconte que, quand le tombeau de Marie fut rouvert pour Thomas, il n’y avait que des fleurs[3]. La tombe de Marie n’a pas englouti sa dépouille. La dépouille de Marie ne s’y trouvait pas. Marie n’est pas morte. Elle a rejoint, avec son corps, son âme qui l’avait précédée. À l’inverse des lois habituelles qui veulent que l’extase se termine quand l’âme revient dans le corps, ce fut le corps de Marie qui retourna vers son âme après une pause sur le lit funèbre.

Tout est possible pour Dieu. Je suis sorti du tombeau sans autre aide que ma puissance. Marie est venue à moi sans connaître la tombe ni l’horreur de la putréfaction. C’est l’un des miracles les plus éclatants de Dieu.  

Vous n’avez pas de
reliques du corps de Marie, ni de son tombeau puisqu’elle n’en a pas eu. Son corps fut assumé au ciel. Et là, elle vous attend en priant son Fils pour vous".   

 Je vous ai dit comment, depuis hier, j’ai vu le sommeil de la Vierge. Elle était toute blanche, calme, l’air serein. Elle avait les mains jointes sur la poitrine, le genou de la jambe droite légèrement replié. Je l’ai vu s’affaisser sur cette espèce de lit et fermer les yeux comme quelqu’un qui s’endort dans une grande paix.

Il est impossible d’exprimer toute la grâce de cet acte et de son aspect. C’est quelque chose qui tout à la fois repose et émeut.    

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Fiche mise à jour le 11/03/2015

 



[1] Voir aussi la méditation des mystères glorieux dans la catéchèse du 18 décembre 1943.

[2] Cf. Cantique des cantiques 2, 10. Ce cantique prend une valeur supplémentaire à la lecture de cette catéchèse sur la Dormition de Marie.

[3] Plusieurs légendes racontent en effet que Thomas, absent à la mort de la Vierge Marie revient des Indes sur le tard et fait ouvrir le tombeau dans lequel il n’y a que des fleurs. Pour Anne-Catherine Emmerich, il n’y a que le linceul vide (La Vie de la Vierge Marie – page 446). Jacques de Voragine, dans son récit de l’Assomption, cite une lettre de saint Jérôme reléguant l’absence de Thomas au rang des récits "qu'il faut rejeter et taire".