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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Voir le résumé ci-dessous.


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- Éloge des bergers et de Jean ........................................ 254

- Les lianes du pharisaïsme ........................................ 255

- Les conversions de Saul et de Gamaliel ...................... 257



Les bergers de la Nativité.


Les mages.


Le vieillard Syméon.


Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 10


Tome 10, chapitre 31.

645.9
Les effets divers et les conséquences
des rencontres avec le Christ.


 

Commentaires du chapitre précédent

254> "Je me suis manifesté bien des fois, et à plusieurs, même dans des manifestations extraordinaires. Mais mes manifestations n’ont pas agi en tous de la même façon. Nous pouvons voir comment à chacune de mes manifestations correspond une sanctification de ceux qui possédaient la bonne volonté demandée aux hommes pour avoir Paix, Vie, Justice.        

Ainsi chez
les bergers la Grâce a travaillé pendant les trente années de ma vie cachée, et puis elle a fleuri en donnant un saint épi quand ce fut le temps où les bons se séparèrent des mauvais pour suivre le Fils de Dieu qui passait par les chemins du monde en jetant son cri d’amour pour appeler à se rassembler les brebis du Troupeau éternel, disséminées et égarées par Satan.   

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255>
Présents parmi les foules qui me suivaient, ils étaient mes messagers, car par leurs récits simples et convaincus, ils faisaient connaître le Christ en disant : "C’est Lui, nous le reconnaissons. Sur ses premiers vagissements descendirent les berceuses des anges. Et les anges nous ont dit, à nous, que les hommes de bonne volonté auront la paix. La bonne volonté c’est le désir du Bien et de la Vérité. Suivons-le ! Suivez-le ! Nous aurons tous la paix promise par le Seigneur".          

Humbles, ignorants, pauvres, mes premiers messagers parmi les hommes s’échelonnèrent comme des sentinelles le long des routes du Roi d’Israël, du Roi du monde. Yeux fidèles, bouches honnêtes, cœurs affectueux, encensoirs qui exhalaient le parfum de leurs vertus pour rendre moins corrompu l’air de la Terre autour de ma Divine Personne qui s’était incarnée pour eux et pour tous les hommes, je les ai trouvés jusqu’au pied de la Croix, après les avoir bénis de mon regard le long de la voie sanglante du Golgotha, les seuls avec quelques autres, qui ne m’ont pas maudits au milieu de la foule déchaînée, mais qui m’ont aimé, ont cru, espéré encore, et qui ont porté sur Moi un regard de compassion en pensant à la nuit lointaine du jour de ma Naissance, et en pleurant sur l’Innocent qui avait dormi son premier sommeil sur un bois inconfortable et son dernier sur un bois encore plus douloureux. Cela parce qu’en me manifestant à eux, qui avaient l’âme droite, je les avais sanctifiés.    

Et il en fut ainsi pour les
trois Sages d’Orient, pour Siméon et Anne dans le Temple[1], pour André et Jean au Jourdain, et pour Pierre, Jacques et Jean au Thabor, pour Marie de Magdala à l’aube de Pâque, aux onze, pardonnés sur l’Oliveraie, et encore avant à Béthanie, de leur égarement... Non, Jean, le pur, n’eut pas besoin de pardon. Il fut le fidèle, le héros, toujours aimant. L’amour très pur qu’il avait en lui et sa pureté d’esprit, de cœur, de chair, l’a préservé de toute faiblesse.       

Gamaliel, et avec lui Hillel, n’étaient pas simples comme les bergers, saints comme Siméon, sages comme les trois Sages. Chez lui, et chez son maître et parent, s’étaient développées des lianes pharisaïques pour étouffer la lumière et le libre développement de l’arbre de la foi. Mais dans leur être pharisien ils avaient la pureté d’intention. Ils croyaient être dans le juste, et ils désiraient de l’être. Ils le désiraient par instinct, parce que c’étaient des justes; et par intelligence, car leur esprit s’écriait mécontent : "Ce pain est mêlé à trop de cendre. Donnez-nous le pain de la vraie Vérité".   

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256>
Gamaliel pourtant n’avait pas assez de force pour avoir le courage de briser ces lianes pharisaïques. Son humanité le tenait encore trop esclave, et avec elle les considérations de l’estime humaine, du danger personnel, du bien-être familial. Pour toutes ces choses Gamaliel n’avait pas su comprendre “le Dieu qui passait parmi son peuple”, ni user de “cette intelligence et de cette liberté” que Dieu a données à tout homme pour qu’il en use pour son bien. Seul le signe attendu pendant tant d’années, le signe qui l’avait terrassé et torturé par des remords qui ne cessaient plus, aurait produit en lui la reconnaissance du Christ et le changement de son ancienne pensée, par laquelle, de rabbi de l’erreur il serait devenu, après une longue lutte entre son ancien moi et son moi actuel, disciple de la Vérité divine, car les scribes, les pharisiens et les docteurs avaient corrompu l’essence et l’esprit de la Loi, en étouffant la simple et lumineuse vérité venue de Dieu sous un tas de préceptes humains souvent erronés, mais toujours avantageux pour eux.   

Du reste, il n’avait pas été le seul à rester dans l’indécision et à manquer de force pour agir.
Joseph d'Arimathie aussi, et plus encore Nicodème, ne surent pas mettre tout de suite sous leurs pieds les coutumes et les lianes judaïques et embrasser ouvertement la nouvelle Doctrine, si bien qu’ils avaient l’habitude de venir trouver le Christ “en secret” par crainte des juifs, ou bien de le rencontrer comme par hasard, et tout au plus dans leurs maisons de campagne ou dans celle de Béthanie, chez Lazare, parce qu’ils la savaient plus sûre et plus redoutée par les ennemis du Christ qui connaissaient bien la protection de Rome pour le fils de Théophile. Pourtant ceux-ci furent certainement toujours plus avancés dans le Bien et plus courageux que Gamaliel, au point d’oser manifester leur pitié par leur attitude le Vendredi Saint.        

Moins avancé était le rabbi Gamaliel. Mais remarquez, vous qui lisez, la puissance de sa droiture d’intention. Grâce à elle sa justice, très humaine, se teint de surhumain. Celle de
Saül, au contraire, se souille de démoniaque à l’heure où le déchaînement du mal met lui et son maître Gamaliel au carrefour du choix entre le Bien et le Mal, entre le juste et l’injuste.

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257> L’arbre du Bien et du Mal se dresse devant tout homme pour lui présenter ses fruits mauvais sous un aspect plus attirant et plus alléchant, alors que dans le feuillage, avec une voix trompeuse de rossignol, siffle le Serpent tentateur. Il appartient à l’homme, créature douée de raison et d’une âme que Dieu lui a donnée, de savoir discerner et vouloir le fruit qui est bon parmi ceux nombreux qui ne le sont pas et qui blessent et font mourir l’esprit. Et il faut cueillir le bon fruit, même si on se pique et si on se fatigue à le faire, même si le goût en est amer et l’aspect mesquin. Le changement qui le rend tellement plus lisse et agréable au toucher, doux au palais, beau à voir, arrive seulement quand, par justice d’esprit et par raison, on sait choisir le bon fruit, et qu’on s’est nourri de son suc qui est amer mais saint.       

Saül tend ses mains avides au fruit du Mal, de la haine, de l’injustice, du crime, et il les tendra jusqu’à ce qu’il soit foudroyé, abattu, rendu aveugle pour la vue humaine afin d’acquérir la vue surhumaine et de devenir non seulement juste, mais apôtre et confesseur de Celui que d’abord il haïssait et persécutait dans ses serviteurs.    

Gamaliel, en rompant les lianes tenaces de son humanité et de l’hébraïsme, pour faire naître et fleurir une lointaine semence de lumière et de justice, non seulement humaine mais surhumaine aussi, que ma quatrième épiphanie, ou manifestation, qui peut-être est une parole plus claire et plus compréhensible, lui avait mise dans le cœur, dans son cœur aux intentions droites, semence qu’il avait gardée et défendue avec une honnête affection et une noble soif de la voir pousser et fleurir, tend les mains vers les fruits du Bien. Sa volonté et mon Sang rompirent la dure écorce de cette lointaine semence qu’il avait conservée dans son cœur pendant des dizaines d’années, dans ce cœur de roche qui se fendit en même temps que le voile du Temple et que la terre de Jérusalem, et qui cria son suprême désir vers Moi qui ne pouvais plus l’entendre de mes oreilles mais qui l’entendais bien avec mon divin esprit quand il était, allongé par terre, au pied de la Croix. Et sous le soleil de feu des paroles apostoliques et des meilleurs disciples et la pluie de sang d’
Étienne, premier martyr, cette semence poussa des racines, devint un arbre, fleurit et fructifia. La plante nouvelle de son christianisme, poussée là où la tragédie du Vendredi Saint avait abattu, déraciné, détruit toutes les plantes et herbes anciennes.

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258> La plante de son christianisme nouveau et de sa sainteté nouvelle est née et s’est dressée devant mes yeux. Pardonné par Moi, bien que coupable de ne m’avoir pas compris plus tôt, à cause de sa justice qui ne voulut pas participer à ma condamnation ni à celle d’Étienne, son désir de devenir pour Moi un fidèle, fils de la Vérité, de la Lumière, fut béni aussi par le Père et l’Esprit Sanctificateur et, de désir il devint une réalité, sans avoir besoin d’être puissamment et violemment foudroyé, comme il fut nécessaire pour Saül sur le chemin de Damas, pour l’arrogant qu’aucun autre moyen n’aurait pu conquérir et amener à la Justice, à la Charité, à la Lumière, à la Vérité, à la Vie éternelle et glorieuse des Cieux."

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[1] Voir la présentation de Jésus au Temple.