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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif 10.646 - Sepoltura de Stefano e inizio della persecuzione.

     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif 5.642 - Deposition of Stephen's Body.

 7.646 - Sepultura de Esteban y comienzo de la persecución.

 12.708 - Die Beisetzung des heiligen Stephanus.


     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\CarrePP.jpg Évangile :
-
Actes 8, 1-2.

Dans le courant de l'année 32
Jérusalem.


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     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Localisation de la lapidation d'Étienne.

     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Annonce de la dispersion des apôtres suite aux persécutions.


     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

- Marie se rend là où a eu lieu la lapidation 258  

- Le corps lavé est transporté dans la campagne 258  

- Conseil donné aux apôtres de se disperser 259             

- Jacques d'Alphée restera à Jérusalem 260

- Marie décidera où les autres logeront 260     

- Le groupe se sépare 261



Jacques d'Alphée,
premier évêque de Jérusalem.


 

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 10


Tome 10, chapitre 32.

646.
La déposition de saint Étienne.
Début des persécutions.


Vision du mercredi 8 août 1951

258> C’est une pleine nuit, sombre car la lune est déjà couchée, quand Marie sort de sa maison du Gethsémani avec Pierre, Jacques d'Alphée, Jean, Nicodème et le Zélote. À cause de l’obscurité Lazare, qui est devant la maison pour les attendre là où commence le sentier qui mène à la grille la plus basse, allume une lampe à huile protégée par une plaque mince d’albâtre ou autre matière transparente. La lumière est faible, mais en la tenant en bas vers la terre, comme on le fait, elle sert toujours à voir les pierres et les obstacles qui peuvent se trouver sur le parcours. Lazare se met à côté de Marie pour qu’elle surtout y voie clair. Jean est de l’autre côté, et soutient la Mère par un bras. Les autres sont derrière en groupe.        

Ils vont jusqu’au Cédron et avancent, en le côtoyant, de façon à être à moitié cachés par les buissons sauvages qui s’élèvent près de ses rives. Le bruissement de l’eau sert aussi à les dissimuler en se confondant avec celui des sandales des voyageurs.           

     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif En suivant toujours la partie extérieure des murs jusqu’à la Porte la plus proche du Temple, et puis en pénétrant dans la zone inhabitée et dépouillée, ils arrivent là où on a lapidé Étienne. Ils se dirigent vers le monceau de pierres sous lequel il est à demi enseveli, et en enlèvent les pierres jusqu’au moment où le pauvre corps apparaît. Il est désormais livide, à la fois par la mort et par les coups et les pierres qu’il a reçues, dur, raidi, pelotonné sur lui-même comme la mort l’a saisi.           

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259> Marie, que par pitié Jean avait tenue éloignée de quelques pas, se dégage et elle court à ce pauvre corps déchiré et sanglant. Sans se soucier des taches que le sang coagulé imprime sur son vêtement, Marie, aidée par Jacques d’Alphée et Jean, dépose le corps sur une toile étendue sur la poussière, dans un endroit sans pierres et avec un linge, qu’elle trempe dans une petite amphore que lui présente le Zélote, elle nettoie, comme elle peut, le visage d’Étienne, remet en ordre ses cheveux en cherchant à les amener sur les tempes et sur les joues blessées pour couvrir les traces horribles laissées par les pierres. Elle nettoie aussi les autres membres et voudrait lui donner une pose moins tragique. Mais le froid de la mort, arrivée déjà depuis plusieurs heures, ne le permet qu’en partie. Ils essaient aussi les hommes, plus forts physiquement et moralement que Marie, qui semble de nouveau la Mère douloureuse du Golgotha et du Tombeau. Mais eux aussi doivent se résigner à le laisser comme ils ont réussi à le réduire après tant d’efforts. Ils le revêtent d’un long vêtement propre, car le sien a été dispersé ou volé, par mépris, par ceux qui l’ont lapidé, et la tunique qu’ils lui avaient laissée n’est plus qu’une loque déchirée et couverte de sang.           

Ceci une fois fait, toujours à la faible lueur de la lanterne que Lazare tient tout près du pauvre corps, ils le soulèvent et le déposent sur une autre toile bien propre. Nicodème prend la première toile, trempée par l’eau qui a servi à laver le martyr et par son sang coagulé, et la met sous son manteau. Jean et Jacques du côté de la tête, Pierre et le Zélote du côté des pieds, soulèvent la toile qui contient le corps, et commencent le chemin du retour, précédés par Lazare et Marie.            

Ils ne reviennent pas cependant par le chemin fait pour venir mais, au contraire, entrent dans la campagne et tournent au pied de l’Oliveraie pour rejoindre le chemin qui mène à Jéricho et à Béthanie. Là ils s’arrêtent pour se reposer et pour parler.            

Nicodème, qui pour avoir été présent, bien que d’une manière passive, à la condamnation d’Étienne, et parce qu’il était un des chefs des juifs, connaissait mieux que les autres les décisions du
Sanhédrin, avertit ceux qui sont présents que l’on a déchaîné et ordonné la persécution contre les chrétiens, et qu’Étienne n’est que le premier d’une longue liste de noms déjà désignés comme partisans du Christ.      

Tous les apôtres commencent par s’écrier : "Qu’ils fassent ce qu’ils veulent ! Nous ne changerons pas, ni par menace, ni par prudence !"   

     I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Mais les plus avisés de ceux qui sont présents, c’est-à-dire Lazare et Nicodème, font observer à Pierre et à Jacques d’Alphée que l’Église a encore bien peu de prêtres du Christ et que, si les plus puissants d’entre eux, c’est-à-dire le Pontife Pierre et Jacques Évêque de Jérusalem, venaient à être tués, l’Église aurait du mal à se sauver.    

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260> Ils rappellent aussi à Pierre que leur Fondateur et Maître avait quitté la Judée pour la Samarie pour ne pas être tué avant de les avoir bien formés, et comment il avait conseillé à ses serviteurs d’imiter son exemple jusqu’à ce que les pasteurs fussent assez nombreux pour ne pas faire craindre la dispersion des fidèles par suite de la mort des pasteurs. Et ils terminent en disant : "Dispersez-vous vous aussi à travers la Judée et la Samarie. Faites-y là des prosélytes, d’autres pasteurs nombreux, et de là répandez-vous à travers la Terre, afin que, comme Lui a commandé de le faire, toutes les nations connaissent l’Évangile."

Les apôtres sont perplexes. Ils regardent Marie comme pour savoir ce qu’elle en pense.

Et Marie, qui comprend ces regards, dit : "Le conseil est juste. Écoutez-le. Ce n’est pas de la lâcheté, mais de la prudence. Lui vous l’a enseigné : “Soyez simples comme les colombes et prudents comme les serpents. Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Gardez-vous des hommes..."
[1]    

Jacques l’interrompt : " Oui, Mère. Pourtant il a dit aussi : “Quand vous serez tombés entre leurs mains et traduits devant ceux qui gouvernent, ne vous troublez pas pour ce que vous devrez répondre
[2]. Ce ne sera pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père parlera par vous et en vous”. Pour moi, je reste ici. Le disciple doit être comme le Maître. Lui est mort pour donner la vie à l’Église. Chacune de nos morts sera une pierre ajoutée au grand nouveau Temple, un accroissement de vie pour le grand et immortel corps de l’Église universelle. Qu’ils me tuent donc, s’ils veulent. Vivant au Ciel je serai plus heureux, car je serai à côté de mon Frère, et plus puissant encore. Je ne crains pas la mort, mais le péché. Abandonner ma place me paraît imiter le geste de Judas, le traître parfait. Ce péché, Jacques d’Alphée ne le fera jamais. Si je dois tomber, je tomberai en héros à mon poste de combat, au poste où Lui me veut[3]."  

Marie lui répond : "Je n’entre pas dans tes secrets avec l’Homme-Dieu. Si Lui te donne cette inspiration, suis-la. Lui seul, qui est Dieu, peut avoir le pouvoir de commander. À nous tous il nous appartient seulement de Lui obéir toujours, en tout, pour faire sa Volonté."    

Pierre, moins héroïque, s’entretient avec le Zélote pour savoir ce qu’il en pense. Lazare, qui est près des deux, propose : "Venez à Béthanie. Elle est proche de Jérusalem et proche du chemin pour la Samarie. C’est de là que le Christ est parti tant de fois pour échapper à ses ennemis..."   

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261> Nicodème propose à son tour : "Venez dans ma maison de campagne. Elle est sûre, et proche aussi bien de Béthanie que de Jérusalem, et sur la route qui conduit, par Jéricho, à Éphraïm."  

"Non, la mienne est meilleure, protégée par Rome" insiste Lazare.     

"Tu es déjà trop haï depuis que Jésus t’a ressuscité, affirmant ainsi, puissamment, sa Nature divine. Réfléchis que c’est pour ce motif que son sort fut décidé. Que tu n’aies pas à décider le tien" lui répond Nicodème.            

"Et ma maison, qu’en faites-vous ? En réalité elle appartient à Lazare, mais elle porte encore mon nom" dit Simon le Zélote.         

Marie intervient en disant : "Laissez-moi réfléchir, penser, juger ce qu’il vaut mieux faire. Dieu ne me laissera pas sans sa lumière. Quand je le saurai, je vous le dirai. Pour le moment, venez avec moi au Gethsémani."    

"Siège de toute Sagesse, Mère de la Parole et de la Lumière, tu es toujours pour nous l’Étoile qui nous guide sûrement. Nous t’obéissons" disent-ils tous ensemble comme si vraiment l’Esprit-Saint avait parlé dans leurs cœurs et par leurs lèvres.

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Ils se relèvent de l’herbe où ils s’étaient assis au bord de la route. Pendant que Pierre, Jacques, Simon et Jean vont avec Marie vers le Gethsémani, Lazare et Nicodème soulèvent la toile qui enveloppe le corps d’Étienne et, aux premières lueurs de l’aube, ils se dirigent vers le chemin qui va de Béthanie à Jéricho. Où portent-ils le martyr ? Mystère[4].       

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[1] Matthieu 10,16 - Luc 10,3.

[2] Matthieu 10, 19. – Marc 13, 11-13 – Luc 12, 11.

[3] Cf. L'entretien sur le Carmel au Tome 4, chapitre 121. Voir aussi sa nomination au chapitre 27, page 237.

[4] La sépulture d'Étienne aurait été découverte par le songe d'un prêtre de Jérusalem, Lucien, au début du Vème siècle. Le tombeau serait situé à Kafr Gimal ("Le tombeau de Gamliel"), aujourd'hui Bayt Jamal. Ce lieu est situé à 22 km à l'est de Jérusalem. C'est en effet la direction indiquée par Maria Valtorta, mais cela suppose le recours à un char pour le transport sur une aussi longue distance. Dans cette hypothèse, les disciples auraient voulu éviter, par l'éloignement et le secret, toute profanation de la sépulture.