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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif 9.595 - Martedì notte al Getsemani con gli apostoli.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif 5.593 - The Tuesday Night before Passover. Other Teachings to the Apostles.

 5.595- El martes por la noche en el Getsemaní con los apóstoles.

 11.655 - Der Dienstag vor dem Passahfest: II. Die Nacht.

 




Injures et menaces contre Jésus.

 

Mardi 2 avril 30
(13 Nissan 3790)

Jérusalem, dans le jardin de Joseph.


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 Injures et menaces contre Jésus.

 Pour accomplir la fin du monde il ne faudrait qu'une pensée de Dieu

 Passion : Voilà, je me lève pour la bataille.

 Je sais la torture inconnue qui m'attend.


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- Discours (On a voulu maltraiter Jésus ............................... 93

- Sa mort-résurrection) 93

- Confusion chez les apôtres .......................................... 94

- Jean traite Judas de démon et s'en excuse .................... 94

- Discours (Le Sauveur de toute la terre ............................. 95

- Le torturé sera le vainqueur) .......................................... 95


Les références de l’Ancien Testament sont de David Amos.

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 9


Tome 9, chapitre 14.

595.
Le mardi d'avant la Pâque :
II - la nuit
.


Vision du 7 mars 1945

93>  "Aujourd'hui vous avez entendu parler des gentils et des juifs, et vous avez vu comment les premiers se sont inclinés devant Moi et comment les seconds pour un peu m'auraient frappé. Toi, Pierre, tu allais en venir aux mains en voyant qu'exprès ils envoyaient contre Moi des agneaux, des béliers et des bouvillons pour me faire tomber par terre parmi les excréments. Toi, Simon, prudent pourtant comme tu l'es, tu as ouvert la bouche pour insulter les membres les plus haineux du Sanhédrin qui grossièrement me poussaient en me disant : "Écarte-toi, démon, pour que passent les envoyés de Dieu". Toi, Jude, mon cousin, et toi, Jean, mon préféré, avez crié, et vivement m'avez empêché le premier d'être heurté en prenant le cheval par la bride, l'autre en se mettant devant Moi et en recevant le choc de la barre dirigée contre Moi quand, avec un rire méprisant, Sadoc a marché contre Moi en lançant au galop son lourd char contre Moi, intentionnellement.

Je vous remercie de votre amour qui vous fait vous lever contre ceux qui offensent Celui qui est désarmé. Mais vous verrez bien d'autres offenses et d'autres actes de cruauté. Quand cette lune reviendra dans le ciel pour la seconde fois après ce soir, les offenses, qui pour le moment sont verbales, ou à peines ébauchées quand elles sont matérielles, deviendront concrètes et plus nombreuses que les fleurs qui sont maintenant sur les arbres fruitiers et qui ne cessent de se multiplier dans leur hâte de fleurir. Vous avez vu — et vous avez été stupéfaits — un figuier desséché et toute une pommeraie sans fleurs. Le figuier, comme Israël, a refusé de restaurer le Fils de l'homme et il est mort dans son péché. La pommeraie[1], comme les gentils, attend l'heure que j'ai dite aujourd'hui pour fleurir et faire disparaître le dernier souvenir de la férocité des hommes par la douceur des fleurs qu'ils répandront sur la tête et sous les pieds du Vainqueur."         

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94> "Quelle heure, Maître ?" demande Matthieu. "Tu as tant parlé et de tant de choses aujourd'hui ! Je ne me rappelle pas bien, et je voudrais me rappeler tout. Peut-être l'heure du retour du Christ ? Ici aussi tu as parlé de branches qui deviennent tendres et mettent des feuilles."       

"Mais non !" s'écrie
Thomas. "Le Maître parle comme si cette conjuration qui l'attend était imminente. Comment alors, en si peu de temps, peut arriver tout ce que Lui dit précéder son retour ? Guerres, destructions, esclavage, persécutions, l'Évangile prêché dans le monde entier, désolation et abomination dans la maison de Dieu, et puis des tremblements de terre, des pestes, de faux prophètes, des signes dans le soleil et dans les étoiles... Eh ! il faut des siècles pour faire tout cela ! Il serait frais le maître de la pommeraie si son jardin devait attendre cette heure pour fleurir !"       

"Il ne mangerait plus de ses pommes parce que je dis qu'alors ce sera la fin du monde" commente
Barthélemy.         

 "Pour accomplir la fin du monde il ne faudrait qu'une pensée de Dieu, et tout retournerait au néant. Par conséquent cette pommeraie pourrait avoir peu de temps à attendre. Mais comme je l'ai dit, cela arrivera. Et de l'un à l'autre il se passera donc des siècles. Je veux dire jusqu'au triomphe et au retour du Christ" explique
Jésus.           

"Et alors ? Quelle heure ?"    

"Oh ! moi, je la connais l'heure !" dit Jean en pleurant. "Je la connais. Et ce sera après ta mort et ta résurrection !..." et Jean l'embrasse fortement.      

"Et tu pleures s'il ressuscite ?" plaisante
Judas Iscariote.      

"Je pleure parce qu'auparavant il doit mourir. Ne te moque pas de moi, démon. Je comprends et je ne puis penser à cette heure."         

"Maître, il m'a appelé démon. Il a péché contre son compagnon."     

"Judas, as-tu conscience de ne pas le mériter ? Et alors ne te fâche pas pour sa faute. Moi aussi on m'a appelé "démon" et on m'appellera encore ainsi."           

"Mais tu as dit que celui qui insulte son frère est coup..."      

"Silence. Que devant la mort finissent enfin ces accusations odieuses, ces disputes et ces mensonges. Ne troublez pas celui qui meurt."           

"Pardonne-moi, Jésus, murmure Jean. "J'ai senti quelque chose qui se révoltait en moi, en entendant son rire... et je n'ai pu me retenir."

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95> Jean est tout embrassé, poitrine contre poitrine, et pleure sur son cœur.

"Ne pleure pas. Je te comprends. Laisse-moi parler."            

Mais Jean ne se détache pas de Jésus même pas quand il s'assoit sur une grosse racine qui dépasse. Il reste un bras derrière son dos et l'autre autour de sa poitrine, la tête appuyée sur son épaule et il pleure sans bruit. Seules brillent au clair de lune ses larmes qui tombent sur l'habit pourpre de Jésus et elles semblent des rubis, gouttes de sang pâle frappées par la lumière.        

"Vous avez entendu parler les juifs et les gentils, aujourd'hui. Vous ne devez donc pas vous étonner si je vous dis : "De ma bouche est sortie une parole de justice, toujours. Et elle ne sera pas révoquée
[2]". Si je dis, toujours avec Isaïe, en parlant des gentils qui viendront à Moi après que j'aurai été élevé de terre : "En ma présence tout genou pliera, à cause de Moi et sur Moi jurera toute langue[3]". Et encore vous ne douterez pas lorsque vous aurez remarqué les manières des juifs, qu'il est facile de dire sans crainte d'erreur que me seront amenés tous ceux qui, sans honte, s'opposent à Moi[4].        

Mon Père n'a pas fait de Moi son serviteur seulement pour faire revivre les tribus de Jacob, pour convertir ce qui reste d'Israël : les restes, mais Il m'a donné comme lumière des Nations afin que je sois le "Sauveur" pour toute la Terre
[5]. C'est pour cela qu'en ces trente-trois années d'exil du Ciel et du sein du Père, j'ai continué à croître en Grâce et en Sagesse près de Dieu et près des hommes, pour atteindre l'âge parfait, et en ces trois dernières années, après avoir brûlé mon âme et mon esprit au feu de l'amour et l'avoir trempée au froid de la pénitence, j'ai fait "de ma bouche une sorte d'épée tranchante[6]".  

Le Père saint, qui est mon Père et le vôtre, m'a jusqu'ici gardé sous l'ombre de sa main, car ce n'était pas encore l'heure de l'Expiation
[7]. Maintenant Il me laisse aller. La flèche choisie, la flèche de son divin carquois[8], après avoir blessé pour guérir, blessé les hommes pour faire dans leurs cœurs une brèche pour la Parole et la Lumière de Dieu, s'en va rapide et sûre d'elle blesser la Seconde Personne, l'Expiateur, l'Obéissant pour tout l'Adam désobéissant... Et comme un guerrier qui est frappé je tombe, en disant pour trop d'hommes : "C'est en vain que je me suis fatigué sans raison, sans rien obtenir. J'ai consumé mes forces pour rien[9]".     

Mais non ! Non, pour le Seigneur Éternel qui ne fait jamais rien sans but ! Arrière
Satan qui veux me porter au découragement et essayer de me faire désobéir ! À l'alpha et à l'oméga de mon ministère tu es venu et tu viens.       

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96>  Eh bien, voici, je me lève (et réellement il se dresse debout) pour la bataille. Je me mesure avec toi. Et, je me le jure à Moi-même, je vaincrai. Ce n'est pas de l'orgueil de le dire. C'est la vérité. Le Fils de l'homme sera dans sa chair vaincu par l'homme, le misérable ver qui mord et empoisonne avec sa fange putride. Mais le Fils de Dieu, la Seconde Personne de l'inexprimable Triade, ne sera pas vaincue par Satan. Tu es la Haine. Et tu es puissant dans ta haine et dans ta tentation. Mais avec Moi il y aura une force qui t'échappe, car tu ne peux l'atteindre et tu ne peux l'arrêter. L'Amour est avec Moi !         

 Je sais la torture inconnue qui m'attend. Non celle dont je vous parlerai demain pour que vous sachiez que rien de ce que l'on faisait ou entreprenait pour Moi, ou autour de Moi, que rien de ce qui se formait en vos cœurs, ne m'était inconnu. Mais l'autre torture... Celle qui n'est pas donnée au Fils de l'homme avec des lances ou des bâtons, par des railleries et des coups, mais par Dieu même et qui ne sera connue que par peu de personnes pour ce que réellement elle aura d'atroce, et admise comme possible par encore moins. Mais dans cette torture où il y aura deux principaux tortureurs : Dieu, par son absence, et toi, démon, par ta présence, la Victime aura avec elle l'Amour. L'Amour vivant dans la Victime, force première de sa résistance à l'épreuve et l'Amour dans le consolateur spirituel qui déjà agite ses ailes d'or dans son anxiété de descendre pour essuyer mes sueurs et recueillir toutes les larmes des anges dans le céleste calice et y délaie le miel des noms de mes rachetés et de ceux qui m'aiment pour adoucir par cette boisson la grande soif du Torturé et son amertume sans mesure.        

Et tu seras vaincu, démon.
Un jour, en sortant d'un obsédé, tu m'as dit : "J'attends pour te vaincre que tu sois une loque de chair sanglante". Mais Moi, je te réponds : "Tu ne m'auras pas. Je vaincs. Ma fatigue était sainte, ma cause est auprès de mon Père. Lui défend l'œuvre de son Fils et il ne permettra pas que mon esprit fléchisse".

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Père, je te dis, dès maintenant je te dis pour cette heure atroce : "Entre tes mains j'abandonne mon esprit".      

Jean, ne me quitte pas... Vous, allez. Que la paix du Seigneur soit là où Satan n'est pas l'hôte. Adieu."          

Tout prend fin.         

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Fiche mise à jour le
08/06/2015

 



[1] La floraison est en effet anormalement en retard.

[2] Isaïe 45, 23.

[3] Isaïe 45, 23.

[4] Cf. Isaïe 45, 24.

[5] Cf. Isaïe 49, 6.

[6] Cf. Isaïe 49, 2.

[7] Cf. Isaïe 49, 2.

[8] Cf. Isaïe 49, 2.

[9] Cf. Isaïe 49, 4.