"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 4.240 - A Betsaida da Porfirea e Marziam, che insegna alla Maddalena la preghiera di Gesù.

 2.239 - Marjiam Teaches Mary Magdalene the “Our Father”.

 3.240 -  En Betsaida, en la casa de Simón, con Porfiria y Margziam, el cual enseña a la Magdalena la oración de Jesús.

 4.282 -  Margziam lehrt Magdalena das Vaterunser.



Mercredi 7 juin 28
(27 siwan 3788)
Capharnaüm.


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 Nos mères sont toujours près de nous.


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- Brève traversée du lac 86

- Accueil fait par Margziam et Porphyrée...................... 87

- Margziam s'attache à Marie-Magdeleine .................... 88



Margziam, le disciple prodige.

 

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4


Tome 4, chapitre 103.

240.
Margziam enseigne le "Pater" à Marie-Magdeleine.


 

Vision du mercredi 1er août 1945

86> 1Le beau temps est revenu sur la mer de Galilée. Et même tout est plus beau qu'avant la tempête car tout a été débarrassé de la poussière. L'atmosphère est d'une transparence totale et l'œil, en regardant le firmament, a l'impression qu'il s'est relevé, et devenu plus léger... c'est un voile presque transparent qui s'étend entre la terre et les splendeurs du Paradis. Le lac reflète cet azur parfait et rit tranquille avec ses eaux d'une couleur bleue turquoise.     

C'est le commencement de l'aurore.
Jésus avec Marie, Marthe et Marie-Magdeleine, monte dans la barque de Pierre. Avec Lui, en plus de Pierre et André, il y a aussi le Zélote, Philippe, Barthélemy. Mathieu, Thomas, les cousins de Jésus, l'Iscariote sont au contraire dans la barque de Jacques et Jean. Ils mettent le cap sur Bethsaïda. Un bref trajet que le vent favorise. Le parcours demande quelques minutes.        

87> Quand ils sont sur le point d'arriver, Jésus dit à Barthélemy et à son inséparable compagnon Philippe[1] : "Vous irez prévenir vos femmes. Aujourd'hui je viendrai chez vous." Et il regarde les deux d'une manière expressive.        

"Ce sera fait, Maître. Tu ne m'accordes pas à moi ni à Philippe de t'avoir avec nous ?"

"Nous ne restons ici que jusqu'au coucher du soleil et je ne veux pas priver Simon Pierre de la joie d'être avec
Margziam."      

La barque parvient au rivage et s'arrête. On débarque et Philippe se détache avec Barthélemy de ses compagnons pour aller dans le pays.      

"Où vont ces deux-là ?" demande Pierre au Maître qui est descendu le premier et se trouve à ses côtés.

"Ils vont prévenir leurs femmes"        

"Je vais, moi aussi, prévenir
Porphyrée alors ?"        

"Pas besoin. Porphyrée est si bonne qu'il n'est pas nécessaire de la préparer. Son cœur ne sait donner que douceur."     

Le visage de Simon Pierre s'illumine quand il entend louer son épouse, et il n'ajoute rien. Entre temps, les femmes sont descendues de la barque à l'aide d'une table qui a servi de débarcadère et elles se dirigent vers la maison de Simon.     

2Le premier qui les voit c'est Margziam qui est en train de sortir avec ses brebis pour les mener brouter l'herbe fraîche sur les premières pentes de Bethsaïda et, avec un cri de joie, il en donne la nouvelle en courant se réfugier sur la poitrine de Jésus qui s'est incliné pour l'embrasser, Puis il va vers Pierre. Porphyrée accourt, les mains enfarinées, et s'incline pour saluer.  

"Paix à toi, Porphyrée. Tu ne nous attendais pas si tôt, n'est-ce pas ? Mais j'ai voulu t'amener ma Mère et deux disciples, en plus de ma bénédiction. Ma Mère désirait revoir l'enfant... Le voici dans ses bras. Et les
femmes disciples désiraient te connaître... C'est l'épouse de Simon. Une disciple, bonne et silencieuse, active dans son obéissance plus que beaucoup d'autres. Elles, ce sont Marthe et Marie de Béthanie. Deux sœurs. Aimez-vous bien."   

"Ceux que tu m'amènes me sont plus chers que mon sang, Maître. Viens. La maison se fait plus belle chaque fois que tu y mets les pieds."       

Marie s'approche, souriante, et embrasse Porphyrée en lui disant : "Je vois qu'en toi est vraiment vivante la mère. L'enfant a déjà une meilleure mine et il est heureux. Merci."

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88> "Oh ! Femme, plus que toute autre bénie ! Je sais que c'est grâce à toi que j'ai eu la joie de m'entendre appeler : maman. Et sache que je ne te donnerai pas la douleur de ne pas l'être avec tout ce qu'il y a de meilleur en moi. Entre, entre avec les sœurs..."     

3Margziam regarde Marie-Magdeleine avec curiosité. Il se fait dans sa tête tout un travail de réflexion. À la fin, il dit : "Pourtant ... à Béthanie tu n'y étais pas..."   

"Je n'y étais pas, mais maintenant j'y serai toujours" dit Marie- Magdeleine en rougissant et en ébauchant un sourire. Et elle caresse l'enfant, en lui disant : "Même si nous ne nous connaissons que maintenant, m'aimes-tu bien ?"       

"Oui, parce que tu es bonne. Tu as pleuré, n'est-ce pas ? Et c'est pour cela que tu es bonne. Et tu t'appelles Marie, n'est-ce pas ? Ma mère aussi s'appelait ainsi et elle était bonne. Toutes les femmes qui s'appellent Marie sont bonnes. Cependant" finit-il, pour ne pas blesser Porphyrée et Marthe, "cependant il y en a de bonnes parmi celles qui portent un autre nom. Ta mère, comment s'appelait-elle ?"    

"
Euchérie ...et elle était si bonne" et deux grosses larmes tombent des yeux de Marie de Magdala.      

 "Tu pleures, parce qu'elle est morte ?" demande l'enfant et il caresse ses très belles mains jointes sur son vêtement foncé, sûrement un de ceux de Marthe mis à ses mesures, car on voit que l'ourlet a été descendu. Et il ajoute : "Mais tu ne dois pas pleurer. Nous ne sommes pas seuls, sais-tu ? Nos mères sont toujours près de nous. C'est Jésus qui le dit. Et elles sont comme des anges gardiens. Cela aussi, Jésus le dit. Et si on est bon, elles viennent à notre rencontre quand on meurt et on monte vers Dieu dans les bras de la mère. Mais c'est vrai, tu sais ? C'est Lui qui l'a dit !"           

Marie de Magdala embrasse bien fort le petit consolateur et le baise en disant : "Prie alors pour que je devienne bonne ainsi."   

"Mais, ne l'es-tu pas ? Avec Jésus ne vont que ceux qui sont bons... Et, si on ne l'est pas tout à fait, on le devient pour pouvoir être les disciples de Jésus, car on ne peut enseigner si l'on ne sait pas. On ne peut dire : "Pardonne" si d'abord nous ne pardonnons pas, nous. On ne peut pas dire : "Tu dois aimer ton prochain" si d'abord nous ne l'aimons pas nous.
4La sais-tu, la prière de Jésus ?"       

"Non."          

"Ah ! c'est vrai ! tu es depuis peu avec Lui. Elle est si belle, sais-tu ? Elle dit toutes ces choses. Écoute comme elle est belle." Et Margziam dit lentement le "Pater Noster" avec sentiment et foi.       

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89> "Comme tu la sais bien !" dit Marie de Magdala saisie d'admiration.       

"C'est ma mère qui me l'a enseignée la nuit, et la Mère de Jésus le jour. Mais, si tu veux, je vais te l'apprendre. Veux-tu venir avec moi ? Les brebis bêlent, elles ont faim. Je vais les mener au pâturage. Viens avec moi. Je t'apprendrai à prier et tu deviendras tout à fait bonne" et il lui prend la main.            

"Mais je ne sais pas si le Maître veut..."        

"Va, va, Marie. Tu as un innocent pour ami, et des agneaux... Vas-y. En toute sérénité..."

Marie de Magdala sort avec l'enfant et on la voit qui s'éloigne, précédée des trois brebis. Jésus regarde... les autres regardent aussi.

"Ma pauvre sœur !" dit Marthe.         

"Ne la plains pas. C'est une fleur qui redresse sa tige après l'ouragan. Tu entends ? ... Elle rit... L'innocence réconforte toujours."           

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[1] C'est Philippe qui a amené Nathanaël (Barthélemy) à Jésus (cf. Tome 2, chapitre 12). Ils habitent tous les deux Bethsaïda, sont tous les deux mariés et pères de plusieurs filles. Leurs épouses sont elles-mêmes des amies. Philippe et Barthélemy représentent le courant traditionaliste dans les apôtres.