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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif  2.127. - I discorsi dell'Acqua Speciosa: Non tentare il Signore Iddio tuo. Testimonianza del Battista.

         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif  1.127. - Jesus at the “Clear Water”:  “Do Not Put the Lord Your God to the Test". The Three Disciples of the Baptist.

         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\CarrePP.jpg Concordance avec l’Évangile : Jean 3,22-36


Samedi 4 décembre 27 (17 Kisleu)
La "Belle Eau"


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Deutéronome 6,16


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         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Jean-Baptiste et la Visitation

         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif  "Ne tente pas le Seigneur ton Dieu"

         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif  La mort foudroyante


                                     03-016 03-016 03-016               I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

- Arrivée de Siméon, Jean et Mathias........................... 549

- Le désir du Baptiste de revoir Jésus .............................. 549

- Le Baptiste a refusé le baptême à Doras .............................. 550

- Les cas de Mannanen et de la femme voilée .................. 551


- Discours du Baptiste (Seulement le précurseur) ................ 551

- Jésus rappelle sa présanctification........... 552

- Discours (Doras a tenté Dieu) ......................................... 553

- Le miracle de sa naissance nous suffit ................................ 555


            I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Les références de l'Ancien Testament, notées en bas de page, sont de Davis Amos

            I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif La conformité du texte à l'original italien a été corrigée par Emmanuel Vincent

                               I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Voir aussi l'infographie de Carlos Martinez

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 2

 

2.94.
Jésus à la Belle-Eau. 
Les trois disciples du Baptiste. 
"Ne tente pas le Seigneur Ton Dieu"


 

549> C'est une très sereine journée d'hiver. Le soleil et le vent dans un ciel serein, uni, sans la moindre trace de nuages. Le jour vient de se lever. Il y a encore une légère couche de givre ou plutôt de rosée presque gelée qui fait l'effet d'une poussière de diamant sur le sol et sur l'herbe.           

Vers la maison arrivent trois hommes qui marchent d'un pas décidé, sachant où ils doivent se rendre. Enfin ils aperçoivent
Jean qui traverse la cour, chargé de brocs d'eau qu'il a tirés du puits. Et ils l'appellent.    

Jean se retourne, pose les brocs et dit : "Vous ici ? Soyez les bienvenus ! Le Maître vous verra avec joie. Venez, venez avant qu'arrive la foule. Maintenant beaucoup de monde vient ici ! ..."         

Ce sont les trois bergers, disciples de
Jean Baptiste. Siméon, Jean et Mathias, ils suivent l'apôtre avec plaisir.

"
Maître, voici trois amis. Regarde." dit Jean en entrant dans la cuisine où flambe gaiement un grand feu de brindilles qui répand une agréable odeur de bois et de laurier brûlé.

"Oh ! Paix à vous, mes amis. Comment ça se fait que vous venez me voir ? Un malheur pour le Baptiste ?"    

"Non, Maître. Nous sommes venus avec sa permission. Il te salue et te dit de recommander à Dieu le lion poursuivi par les archers. Il ne se fait pas d'illusions sur son sort, mais pour l'heure, il est libre. Et il est heureux car il sait que tu as beaucoup de fidèles, même ceux qui tout d'abord étaient les siens. Maître... nous aussi nous brûlons de l'être, mais... nous ne voulons pas l'abandonner maintenant qu'il est poursuivi. Comprends-nous..." dit Siméon.       

"Bien sûr je vous bénis pour ce que vous faites. Le Baptiste mérite tout respect et tout amour."        

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550> "Oui. Tu dis bien. Il est grand le Baptiste et toujours plus grand. Il rappelle l'agave qui, près de mourir, sort un grand candélabre avec sa fleur à sept pétales qui flamboient et répandent son parfum. Lui, c'est pareil. Et il dit toujours : "Je voudrais seulement le voir une fois encore...". Te voir. Nous avons recueilli ce cri de son âme, et sans lui en avoir parlé, nous te l'apportons. Lui, c'est le "Pénitent", "l’Abstinent". Et il fait encore le sacrifice du désir saint de te voir et de t'entendre. Je suis Tobie, maintenant Mathias, mais je pense que l'archange donné au jeune Tobie ne devait pas être différent de lui. Tout en lui est sagesse."         

"Il n'est pas dit que je ne le voie pas... Mais est-ce pour cela seulement que vous êtes venus ? La marche est pénible en cette saison. Aujourd'hui, il fait beau, mais ces trois jours passés, quelle pluie sur les routes !"

"Pas pour cela seulement. Il y a quelques jours,
Doras le pharisien est venu pour se purifier. Mais le Baptiste lui a refusé le baptême en disant : "L'eau ne pénètre pas avec une pareille croûte de péchés. Un seul peut te pardonner: le Messie". Et lui alors a dit : "J'irai le trouver. Je veux guérir, et je pense que ce mal vient de son maléfice". Alors le Baptiste l'a chassé comme il aurait chassé Satan. Et lui, en s'en allant a rencontré Jean qu'il connaissait depuis le temps où il allait voir Jonas qui lui était un peu parent, et lui a dit : " J'y vais, tout le monde y va. Même Mannanen y a été et jusqu'aux... (je dis les courtisanes, mais lui a dit un nom plus dégoûtant) y vont. La Belle Eau est pleine de gens dans l'illusion. Maintenant, s'il me guérit et m'enlève l'anathème des terres, creusées comme par des machines de guerre par des armées de taupes, de vers et de courtilières qui vident les graines et rongent les racines des arbres à fruit et des vignes, car il n'y a pas moyen d'en venir à bout, je deviendrai pour Lui un ami. Mais autrement... malheur à Lui !" Nous lui avons répondu : "Et c'est avec ces sentiments que tu y vas ?" Et lui a répondu : "Et qui a foi en ce satanisé ? Du reste, comme il reçoit les courtisanes, il peut faire aussi alliance avec moi". Nous avons voulu venir te le dire pour que tu puisses savoir à quoi t'en tenir sur Doras."  

"Tout est déjà fait."   

"Déjà fait ? Ah ! c'est vrai ! Lui a des chars et des chevaux, nous n'avons que nos jambes. Quand est-il venu ? "

"Hier."          

"Et, qu'est-il arrivé ? "           

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551> "Voilà: si vous avez l'intention de vous occuper de Doras, vous pouvez aller à sa maison de Jérusalem, et participer au deuil. On est en train de le préparer pour le tombeau."         

"Mort ?!!"     

"Mort. Ici. Mais ne parlons pas de lui."          

"Oui, Maître... Dis-nous seulement une chose. Est-ce vrai ce qu'il a dit de
Mannanen ?"         

"Oui. Cela vous déplaît-il ?"  

"Oh ! mais c'est notre joie ! Nous lui avons tant parlé de Toi, à lui, à
Machéronte ! Et que veut un apôtre, sinon que son Maître soit aimé ? C'est ce que veut Jean, et nous avec lui."         

"Tu parles bien, Mathias, la Sagesse est avec toi."    

"Et moi... je ne le crois pas. Mais maintenant, nous l'avons rencontrée...
Elle était même chez nous pour te chercher avant les Tabernacles et nous lui avons dit : "celui que tu cherches n'est pas ici, mais il sera bientôt à Jérusalem pour les Tabernacles". Nous lui avons parlé ainsi car le Baptiste nous a dit : "Voyez cette pécheresse : c'est une croûte d'ordure, Mais, à l'intérieur elle a une flamme qui va grandissant. Elle deviendra si forte qu'elle rompra la croûte et tout brûlera. L'ordure tombera et il ne restera que la flamme". C'est ainsi qu'il a parlé. Mais... est-il vrai qu'elle dort ici, comme sont venus le dire deux scribes puissants ?"

"Non, elle est dans une des étables du
régisseur à plus d'un stade [1] d'ici."   

"Langues infernales. As-tu entendu ? Et eux !..."       

"Laisse-les dire. Les bons ne croient pas à leurs paroles, mais à mes œuvres."         

"C'est ce que dit aussi Jean. Il y a quelques jours, des disciples lui ont dit en notre présence : "Maître, Celui qui était avec toi au-delà du Jourdain et auquel tu as rendu témoignage, baptise maintenant. Et tous vont vers Lui. Tu vas rester sans fidèles
[2]".

Et Jean a répondu : "Bienheureuse mon oreille qui entend cette nouvelle ! Vous ne savez pas quelle joie vous me donnez. Sachez que l'homme ne peut prendre rien qui ne lui soit donné par le Ciel. Vous pouvez témoigner que j'ai dit : 'Je ne suis pas le Christ, mais celui qui a été envoyé devant Lui pour Lui préparer le chemin'. L'homme juste ne s'approprie pas un nom qui n'est pas le sien et même si quelqu'un veut le louer en lui disant : 'C'est toi celui-là' c'est à dire le Saint, il dit : 'Non. En vérité, non. Je suis son serviteur'.          

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552> Et il en ressent également une grande joie car il dit : 'Voilà, c'est que je lui ressemble un peu si quelqu'un peut me prendre pour Lui'. Et que veut-il celui qui aime, sinon ressembler à celui qu'il aime ? Seule l'épouse jouit de l'époux. Celui qui s'est entremis pour le mariage ne pourrait en jouir car ce serait immoralité et larcin. Mais l'ami de l'époux qui se tient dans son voisinage et entend sa voix que remplit la joie nuptiale, éprouve une joie si vive qu'elle est un peu semblable à celle qui rend heureuse la vierge que l'ami a épousée et qu'il goûte le miel des paroles nuptiales. C'est ma joie et elle est complète. Que fait encore, l'ami de l'époux après avoir servi celui-ci des mois durant et après avoir escorté l'épouse jusqu'à la maison ? Il se retire et disparaît. Il en est ainsi de moi ! Un seul reste : l'époux avec l'épouse : l'Homme avec l'humanité. Oh ! profonde parole ! Il faut que Lui croisse et que moi je diminue.  

Celui qui vient du Ciel est au-dessus de tous. Les Patriarches et les Prophètes disparaissent à son arrivée, car Lui est pareil au soleil qui éclaire tout et d'une lumière si vive que les astres et, les planètes, dont la lumière est éteinte, s'en revêtent, et ceux qui ne sont que ténèbres par eux-mêmes disparaissent dans sa suprême splendeur, C'est ainsi qu'il en est, car Lui vient du Ciel, tandis que les Patriarches et les Prophètes doivent aller au Ciel, mais n'en viennent pas. Celui qui vient du Ciel est au-dessus de tous et Il annonce ce qu'Il a vu et entendu. Mais personne ne peut accepter son témoignage s'il ne tend pas au Ciel et par conséquent il renie Dieu. Qui accepte le témoignage de Celui qui est descendu du Ciel scelle, par sa croyance, sa foi en Dieu vérité, et non pas fable sans vérité; il sent la Vérité parce qu'il a une âme qui La recherche. Car Celui que Dieu a envoyé, dit les paroles de Dieu, parce que Dieu lui a donné l'Esprit avec plénitude, et l'Esprit dit : 'Me voici. Prends-Moi, Je veux être avec Toi. Toi, délice de notre amour'. Car le Père aime le Fils sans mesure et Lui a tout remis en mains. Celui donc qui croit au Fils possède la vie éternelle. Mais qui refuse de croire au Fils, ne verra pas la Vie et la colère de Dieu restera en lui et sur lui'.   

C'est ainsi qu'il a parlé. Ces paroles sont gravées dans mon esprit pour que je te les dise." dit Mathias.  

"Et Moi, je t'en loue et t'en remercie. Le dernier des prophètes d'Israël n'est pas Celui qui descend du Ciel, mais ayant reçu le bénéfice des dons divins dès le sein de sa mère
[3] - vous ne le savez pas, mais Moi, je vous le dis - c'est celui qui est le plus proche du Ciel."        

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553> "Quoi ? Quoi ? Oh! Raconte ! Il dit de lui-même : "Je suis le pécheur". Les trois bergers sont anxieux de savoir et les disciples aussi ont le même désir.       

         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Quand la Mère me portait, enceinte de Moi-Dieu, parce qu'Elle est l'Humble et l'Amoureuse, Elle alla rendre service à la mère de Jean qui était sa cousine par sa mère et avait conçu pendant sa vieillesse. Déjà le Baptiste avait son âme car il était au septième mois de sa formation et le germe d'homme, renfermé en son sein maternel, tressaillit de joie en entendant la voix de l'Épouse de Dieu. Il fut Précurseur aussi par le fait qu'il devança les rachetés car d'un sein à l'autre se répandit la Grâce, et Elle y pénétra et la Faute d'Origine disparut de l'âme de l'enfant. Je dis donc que sur la terre, il y en a trois qui possèdent la Sagesse, comme au Ciel il y en a Trois qui sont la Sagesse: le Verbe, la Mère, le Précurseur sur la terre; le Père, le Fils, l'Esprit Saint au Ciel."           

"Notre âme est remplie d'étonnement... Presque comme lorsqu'il nous fut dit : "Le Messie est né..." Car tu es l'Abîme de la Miséricorde et notre Jean est l'abîme de l'humilité."

"Et ma Mère est l'Abîme de la Pureté, de la Grâce, de la Charité, de l'Obéissance, de l'Humilité, de toute autre vertu dont la source est en Dieu et que Dieu verse en ses saints."         

"Maître, dit
Jacques de Zébédée, il y a beaucoup de gens d'arrivés."            

"Allons. Venez, vous aussi." Les gens sont très nombreux.   

"La paix soit avec vous" dit Jésus, souriant comme il l'est peu souvent. Les gens bavardent et le montrent du doigt. Il y a beaucoup de curieux.  

         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif "Ne tente pas le Seigneur ton Dieu" [4] est-il dit.      

Trop souvent on oublie ce commandement. On tente Dieu quand on veut Lui imposer à Lui notre propre volonté. On tente Dieu quand, imprudemment on agit, contre les préceptes de la Loi, qui est sainte et parfaite et, en ce qu'elle a de spirituel, le principal, et qu'on s'occupe et se préoccupe de la chair que Dieu a créée. On tente Dieu quand, après avoir reçu son pardon, on revient au péché. On tente Dieu quand, après avoir reçu de Lui, on détourne, en vue du mal, le bénéfice ainsi offert pour notre bien et notre rapprochement de Dieu. On ne plaisante pas avec Dieu et on ne se moque pas de Lui. Trop souvent cela arrive.          

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554> Hier vous avez vu le châtiment qui atteint ceux qui se moquent de Dieu. Le Dieu Éternel, plein de pitié pour qui se repent, n'est au contraire que sévérité pour celui qui ne se repent pas et n'accepte pas de changer. Vous venez à Moi pour entendre la parole de Dieu. Vous venez à Moi pour avoir le miracle. Vous venez à Moi pour avoir le pardon. Et le Père vous donne la parole, le miracle et le pardon. Et Moi, je ne regrette pas le Ciel parce que je peux vous donner le miracle et le pardon et que je puis vous faire connaître Dieu.     

         I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif L'homme est tombé hier, foudroyé comme Nadab et Abiu [5], par le feu de la colère divine. Mais pour vous, abstenez-vous de le juger. Seulement que ce qui est arrivé, nouveau miracle, vous fasse réfléchir sur la manière d'agir pour avoir Dieu pour ami. Lui voulait l'eau de la pénitence, mais sans esprit surnaturel. Il la voulait avec une mentalité humaine. Comme une pratique magique qui le guérît de la maladie et le délivrât du malheur. Son corps et sa récolte, il n'avait pas d'autre but. Rien pour sa pauvre âme. Elle n'avait pas de valeur pour lui. Ce qui comptait pour lui, c'était la vie et l'argent.   

Je dis : le cœur est là où est le trésor et le trésor est là où est le cœur. C'est donc dans le cœur que se trouve le trésor. Lui, dans le cœur n'avait soif que de vivre et de posséder beaucoup d'argent. Comment le procurer ? Par un moyen quelconque, même par le crime. Et alors, demander le baptême n'était-ce pas se moquer de Dieu et Le tenter ? Il aurait suffi d'un repentir sincère pour sa longue vie de péché, pour lui procurer une sainte mort et même ce qu'il pouvait avoir avec justice sur la terre. Mais lui était l'impénitent. N'ayant jamais aimé personne en dehors de lui-même, il en arriva à ne pas s'aimer lui-même car la haine tue jusqu'à l'amour animal et égoïste qu'on a pour soi. C'étaient les larmes d'un repentir sincère qui devaient être son eau lustrale. Et qu'il en soit ainsi pour vous tous qui m'écoutez. Car personne n'est sans péché et tous, par conséquent, vous avez besoin de cette eau. Elle descend pressée par le cœur, elle lave, rend la virginité à ce qui était profané, relève celui qui est tombé, rend la vigueur à celui que la faute avait saigné à blanc.         

Cet homme ne se préoccupait que des misères de la terre. Mais il n'y a qu'une misère qui doit faire réfléchir l'homme. C'est l'éternelle misère de perdre Dieu. Cet homme n'oubliait pas de faire les offrandes rituelles, mais il ne savait pas offrir à Dieu un sacrifice spirituel, c'est à dire s'éloigner du péché, faire pénitence, demander par ses actes le pardon.  

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555> Les offrandes hypocrites, faites avec des richesses provenant de biens mal acquis, c'est comme inviter Dieu à se faire complice des mauvaises actions de l'homme. Cela peut-il jamais arriver ? N'est-ce pas se moquer de Dieu que d'avoir cette audace ? Dieu repousse loin de Lui celui qui dit : "Voilà mon sacrifice" mais qui brûle de continuer sa vie de péché. Est-ce que par hasard le jeûne corporel sert à quelque chose lorsque l'âme ne s'impose pas le jeûne du péché ?        

Que la mort de l'homme qui a eu lieu ici vous fasse réfléchir sur les conditions nécessaires pour être vraiment aimés par Dieu, Maintenant, dans son riche palais, les parents et les pleureurs mènent le deuil sur sa dépouille que l'on va bientôt conduire au tombeau.  

Oh ! vrai deuil et vraie dépouille ! Il n'est plus qu'une dépouille ! Rien d'autre qu'un deuil sans espérance. Car l'âme, déjà morte, sera pour toujours séparée de ceux qu'il aima par parenté ou par affinité des idées. Si même un séjour identique les unit pour toujours, la haine qui y règne les séparera. Et alors la mort est une "vraie" séparation. Il vaudrait mieux que, au lieu des autres, ce soit l'homme qui pleure sur lui-même quand il a tué son âme. Et que, par ces pleurs d'un homme contrit et humble, il rende à l'âme la vie avec le pardon de Dieu.  

Allez, sans haine ou commentaire, sans autre chose que l'humilité. Comme Moi qui sans haine, mais avec une juste appréciation, ai parlé de lui. La vie et la mort enseignent à bien vivre et à bien mourir, pour conquérir la Vie qui n'est pas sujette à la mort. La paix soit avec vous."          

Il n'y a pas de malades ni de miracles, et
Pierre dit aux trois disciples du Baptiste : "J'en suis fâché pour vous."         

"Oh ! il ne faut pas l'être. Nous croyons sans voir. Nous avons eu le miracle de sa naissance pour nous rendre croyants. Et maintenant nous avons sa parole pour confirmer notre foi. Nous ne demandons que d'y être fidèles jusqu'au Ciel comme Jonas, notre frère."

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Tout prend fin.         

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[1] Un stade = 185m

[2] Cf. Jean 3,26-30

[3] Voir Tome 1, chapitre 32 - La visitation

[4] Deutéronome 6,16

[5] Nadab : L’aîné des quatre fils d’Aaron. Nadab et Abihou eurent le privilège de s’approcher de l’Éternel, sur le Sinaï (Exode 24,1) plus tard, ils furent consacrés au sacerdoce (Exode 28.1). Pourtant, l’Éternel les foudroya, parce qu’ils offrirent le parfum sur un brasier allumé avec du feu "étranger", (ne provenant pas de l’autel des holocaustes). Immédiatement après cette tragédie, l’Éternel donna à Aaron une loi valable à perpétuité pour tous les prêtres : l’interdiction de boire du vin ou une boisson fermentée avant d’entrer dans le sanctuaire. Cette défense permet de comprendre que Nadab et Abihou étaient sous l’influence de l’alcool, au moment où ils commirent la profanation qui leur coûta la vie (Lévitique 10,1-2) - Source BibleOnLine