"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 1.25 - Presentazione di Giovanni Battista al Tempio e partenza di Maria. La Passione di Giuseppe.

 1.25 – The Presentation of the Baptist in the Temple.

 1.25 - Presentación de Juan el Bautista en el Templo Y partida de María. La Pasión de José.

 1.40 - Darstellung des Täufers im Tempel.


 Évangile :
- Luc 1,56.
- Luc 1,66.
- Matthieu 1,19.

Lundi 12 août an -5
(11 Eloul 3756)
Jérusalem.



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 L'embarras réciproque de Marie et de Joseph devant la maternité désormais visible.


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- Tout le monde descend du char ............................... 147

- Marie est étonnée de ne pas voir Joseph.................. 148


- Zacharie est reçu avec les honneurs...................... 148

- La foule assiste avec curiosité à la purification de la mère et à la présentation de l'enfant ........................................ 148

- Marie ne trouve pas Joseph à l'hôtellerie .................... 149

- Elle attend Joseph chez les parents de Zébédée .. 150


- Arrivée de Joseph qui s'excuse ........................................ 150

- Il s'inquiète pour Marie 150

- Départ de Zacharie et d'Élisabeth ................... 150

- Marie retrouvera un jardin magnifique.................. 151

- Départ de nuit de Joseph et de Marie ............................. 152

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 1


Tome 1, chapitre 40.

25.
La présentation du Baptiste au Temple.


Vision du mercredi 5 et du jeudi 6 avril 1944 (Semaine sainte)

147> Dans la nuit du mercredi au jeudi de la semaine sainte voici ce que je vois :


148> D'un char confortable auquel est attachée aussi la monture de Marie, je vois descendre Zacharie, Élisabeth et Marie qui tient le petit Jean, et Samuel avec un agneau et, dans une cage, une colombe. Ils descendent devant l'écurie habituelle où doivent s'arrêter tous les pèlerins qui se rendent au Temple, pour remiser leurs montures.       

Marie appelle le petit homme qui en est propriétaire et lui demande si aucun Nazaréen n'est venu le jour précédent ou aux premières heures de la matinée. "Personne, femme" répond le petit vieux. Marie demeure étonnée, mais n'ajoute rien d'autre.          

Elle fait détacher son âne par Samuel et puis rejoint Zacharie et Élisabeth. Elle explique le retard de
Joseph : "Il aura été retenu par quelque chose, mais il viendra certainement aujourd'hui." Elle reprend le bébé qu'elle avait donné à Élisabeth et ils se dirigent vers le Temple.        

Zacharie reçoit les honneurs des gardes, les saluts et les compliments des autres prêtres. Il est splendide aujourd'hui Zacharie avec ses vêtements sacerdotaux et sa joie de père heureux. On dirait un Patriarche. Je pense qu'Abraham devait lui ressembler quand il se réjouissait d'offrir Isaac au Seigneur.            

Je vois la cérémonie de la présentation du nouvel Israélite et la purification de la mère. Elle est encore plus pompeuse que pour la présentation de Marie, parce que Jean est le fils d'un prêtre et les prêtres font grande fête. Ils accourent en nombre et s'affairent autour du petit groupe des femmes et du nouveau-né.         

Des gens aussi se sont approchés par curiosité et j'entends les commentaires. Comme Marie a l'enfant sur les bras pendant qu'on se dirige vers l'endroit coutumier les gens croient que c'est la mère. Mais une femme dit : "Ce n'est pas possible. Ne voyez-vous pas qu'elle est enceinte ? Le bambin n'a que quelques jours et elle, elle est déjà grosse."           

"Pourtant" dit un autre "il n'y a qu'elle qui puisse être la mère. L'autre est vieille. Ce doit être une parente, mais elle ne peut être mère à l'âge qu'elle a."     

"Suivons-les, et nous verrons qui a raison." Et la stupeur augmente quand on voit que celle qui accomplit le rite de la purification, c'est Élisabeth. Elle offre son agneau bêlant pour l'holocauste et la colombe pour le péché.     

"C'est elle la mère, tu as vu ?"          

"Non !"         

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149> "Oui." Les gens chuchotent, incrédules encore. Ils font tant de bruit qu'un "Pschit !" impérieux part du groupe des prêtres qui assistent à la cérémonie. Les gens se taisent un moment, mais les chuchotements se font plus forts quand Élisabeth rayonnante d'une sainte fierté prend le bambin et pénètre dans le Temple pour en faire la présentation au Seigneur.     

"C'est bien elle."       

"C'est toujours la mère qui fait l'offrande."    

"Quel miracle est-ce donc jamais ?"  

"Que sera cet enfant accordé à un âge si avancé à cette femme ?"   

"Qu'est-ce que cela présage ?"         

"Vous ne savez pas ? dit quelqu'un qui arrive tout essoufflé. C'est le fils du prêtre Zacharie, de la descendance d'Aaron, celui-là qui devint muet pendant qu'il offrait l'encens au Sanctuaire."  

"Mystère ! Mystère ! Et maintenant il parle de nouveau ! La naissance de son fils lui a délié la langue."    

"Quel esprit lui aura parlé et rendue morte sa langue pour l'habituer à garder le silence sur les secrets de Dieu ?"          

"Mystère ! Quelle vérité sera révélée à Zacharie ?"     

"Son fils serait-il le Messie qu'attend Israël ?"           

"Il est né en Judée, mais pas à Bethléem et pas d'une vierge. Il ne peut être le Messie."

"Qui donc est-il ?"
[1]  

Mais la réponse reste dans le secret de Dieu et les gens restent avec leur curiosité.  

La cérémonie est achevée. Les prêtres font fête, maintenant à la mère aussi et au bébé. La seule à qui on ne fait pas attention, qu'on évite même dédaigneusement, quand on s'aperçoit de son état, c'est Marie.   

Une fois les félicitations finies, la plupart se remettent en route et Marie veut retourner à l'hôtellerie pour voir si Joseph est arrivé. Il n'est pas arrivé. Marie reste déçue et pensive.

Élisabeth se préoccupe de sa situation. "Nous pouvons rester jusqu'à la sixième heure
[2], mais ensuite, nous devons partir pour être à la maison avant la première veille. Il est encore trop petit pour rester la nuit tombée."            

Et Marie calme et triste : "Je resterai dans une cour du Temple. J'irai trouver mes maîtresses... Je ne sais. Mais je ferai quelque chose."          

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150> Zacharie intervient avec un projet immédiatement accepté, comme une bonne solution. "Allons chez les parents de Zébédée[3], c'est sûrement là que Joseph va te chercher et s'il ne venait pas, il te sera facile de trouver quelqu'un pour t'accompagner vers la Galilée. Dans cette maison il y a un va-et-vient continuel de pêcheurs de Génésareth."       

Ils prennent la monture de Marie et vont chez les parents de Zébédée, qui au fond ne sont que ceux qui ont donné l'hospitalité à Marie et Joseph quatre mois auparavant.        

Les heures passent vite et Joseph ne paraît point. Marie maîtrise sa peine en berçant le petit, mais on voit qu'elle est pensive. Comme pour cacher son état, elle n'a pas enlevé son manteau bien qu'il fasse une chaleur qui fait transpirer tout le monde.           

Finalement, un grand coup à la porte annonce Joseph. Le visage de Marie resplendit rasséréné.    

Joseph la salue, après qu'elle s'est présentée tout d'abord le saluant avec respect : "La bénédiction de Dieu sur toi, Marie !"

"Et sur toi, Joseph et louange au Seigneur que tu sois venu ! C'est que Zacharie et Élisabeth allaient partir pour être à la maison avant la nuit."   

"Ton messager est arrivé à Nazareth pendant que j'étais à Cana pour des travaux. J'ai été informé hier soir et je suis parti tout de suite. Mais ayant marché sans arrêt, je suis en retard parce que l'âne avait perdu un fer. Pardonne-moi."    

"C'est à toi de me pardonner d'être restée si longtemps loin de Nazareth ! Mais regarde: ils étaient si heureux de m'avoir avec eux, c'est pourquoi j'ai voulu leur faire plaisir jusqu'à maintenant."

"Tu as bien fait, Femme. Et le bambin où est-il ?" Ils entrent dans la pièce où se trouve Élisabeth qui donne son lait à Jean avant de partir. Joseph complimente les parents pour la robustesse de l'enfant. Élisabeth l'enlève de son sein pour le montrer à Joseph, mais il crie et se débat comme si on l'écorchait. Tout le monde rit de ses protestations, même les parents de
Zébédée qui sont accourus apportant des fruits frais pour tout le monde, du lait, du pain et un grand plat de poissons, ils rient et s'unissent à la conversation des autres.

Marie parle très peu. Elle reste tranquille et silencieuse assise dans son coin, les mains sur son sein, sous son manteau. Et même quand elle boit une tasse de lait et mange une grappe de raisin doré avec un peu de pain, elle parle peu et ne bouge guère. Elle regarde Joseph avec un mélange de peine et d'inquiétude. Lui aussi la regarde et après quelque temps, se penchant sur son épaule, lui demande :    

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151> "Es-tu fatiguée ? Souffres-tu ? Tu es pâle et triste."      

"J'ai de la peine de me séparer du petit Jean. Je l'aime bien. Je l'ai porté sur mon cœur presque dès sa naissance..."            

Joseph ne pose pas d'autre question. L'heure du départ est venue pour Zacharie. Le char s'arrête à la porte et tout le monde s'approche. Les deux cousines s'embrassent affectueusement. Marie embrasse plusieurs fois le bébé avant de le reporter sur le sein de sa mère déjà assise dans son char. Puis elle salue Zacharie et lui demande sa bénédiction. Quand elle s'agenouille devant le prêtre, le manteau glisse de ses épaules et ses formes apparaissent dans la lumière intense d'un après-midi d'été. Je ne sais si Joseph le remarque à ce moment occupé qu'il est à saluer Elisabeth. Le char s'éloigne.   

Joseph rentre avec Marie qui reprend sa place dans un coin à moitié éclairé. "S'il ne te déplaisait pas de voyager de nuit, je proposerais de partir au crépuscule. La chaleur est forte dans la journée. La nuit, au contraire, est fraîche et tranquille. C'est pour toi que je le dis pour ne pas t'exposer trop au soleil. Pour moi, ce n'est rien d'être exposé à la canicule. Mais toi..."   

"Comme tu veux Joseph. Oui, je crois que ce serait bien de voyager de nuit. "          

"La maison est bien en ordre, et aussi le jardinet. Tu verras quelles belles fleurs ! Tu arrives à temps pour voir tout fleuri. Le pommier, le figuier et la vigne sont chargés de fruits comme jamais et le grenadier, j'ai dû lui mettre des tuteurs tant ses branches sont chargées de fruits déjà bien formés qu'on n'a jamais vu chose pareille en ce temps-ci. Et puis l'olivier ... Tu auras de l'huile en abondance. Il a eu une floraison miraculeuse et pas une fleur ne s'est perdue; toutes ont déjà donné une petite olive. Quand elles seront mûres, l'arbre sera couvert de perles noires. Il n'y a que toi pour avoir un si beau jardin dans toute Nazareth. Même les parents en sont étonnés. Et
Alphée dit que c'est un miracle."        

"Tes soins l'ont créé."           

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152> "Oh ! non ! Pauvre homme que je suis ! Qu'ai-je donc fait, moi ? Un peu de soins aux arbres et un peu d'eau aux fleurs... Sais-tu ? Je t'ai fait une fontaine, tu n'auras pas besoin de sortir pour avoir de l'eau. Je l'ai amenée au fond, près de la grotte, et j'y ai mis une vasque. Je l'ai conduite de la source qui se trouve au-dessus de l'olivier de Mathias. Elle est pure et abondante. C'est par un petit ruisseau que je te l'ai amenée. J'ai fait un petit canal bien couvert et maintenant l'eau arrive et chante comme une harpe. Ça me faisait de la peine de te voir aller à la fontaine du pays et en revenir chargée d'amphores remplies d'eau."         

"Merci, Joseph. Tu es bon !" Les deux époux se taisent maintenant comme fatigués, Joseph sommeille même. Marie prie.            

Le soir arrive. Les hôtes insistent pour qu'ils mangent encore avant de se mettre en route. Joseph mange du pain et du poisson. Marie seulement des fruits et du lait.  

 Puis c'est le départ. Ils montent sur leurs ânes. Comme à l'aller, Joseph a installé sur le sien le coffre de Marie et avant que Marie ne monte il regarde si la selle est bien en place. Je remarque que Joseph regarde Marie quand elle monte en selle; mais il ne dit rien
[4]. Le voyage a commencé au moment où les étoiles, les premières se mettent à clignoter dans le ciel.

Ils se hâtent vers les portes pour les atteindre avant qu'elles ne soient fermées, peut-être, Quand ils sortent de Jérusalem et ils prennent la grand-route qui va vers la Galilée, déjà les étoiles fourmillent dans toute l'étendue du ciel. Il y a grand silence dans la campagne. On n'entend que le chant d'un rossignol et les pieds des deux ânes qui battent en cadence le terrain de la route durci par la sécheresse de l'été.    

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[1]  Luc 1, 66.

[2] Midi.

[3] Les grands-parents de Jacques et Jean les futurs apôtres.

[4] Joseph s’est rendu compte de l’état de Marie (Cf. Chapitre 41. C’est le début de sa grande douleur (Matthieu 1, 19).