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Accueil >> Plan du site >> Index des "Cahiers" >> Sommaire d'août 1943

Traduction automatique de cette fiche :
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Catéchèse du dimanche 22 août 1943.

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF L’éternel envieux cherche à copier Dieu dans toutes ses manifestations.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse : la Bête sortie de la mer.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse : la Bête qui sous l’aspect d’un agneau, a l’esprit d’un dragon.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Savoir humain et savoir surhumain.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Vous suivez toutes les doctrines, il n’y a que le christianisme que vous ne voulez pas approfondir.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse : Les sept dernières plaies.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse 1 : l’ulcère de la luxure.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF L’humanité se scinde de plus en plus.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse 2 : la mort des eaux.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse 3 : le sang versé.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse 4 : le dérèglement climatique.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse 5 : Les ténèbres.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse 6 : Les prodiges des trois fils du Mal.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse : La Grande Babylone, c'est la Terre toute entière.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse : le cavalier et son nom connu de lui seul.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Apocalypse : Viens, Seigneur Jésus !  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Précisions sur un mot qui évite la contradiction.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Les deux morts et les deux résurrections.

 

 

Les démons, émules des anges.

Les sept plaies de l’Apocalypse.

Le règne de la grande Babylone.

Première et seconde mort, première et seconde résurrection.


 





 Jésus dit :

246> "Je t’ai dit un jour[1] que l’éternel envieux cherche à copier Dieu dans toutes ses manifestations.        

Dieu a ses fidèles archanges, Satan a les siens. Michel, témoignage de Dieu, a son émule infernal, tout comme Gabriel, force de Dieu, a le sien.          

 La première bête, sortie de la mer, laquelle, d’une voix de blasphème, fait proclamer aux naïfs : "Qui est semblable à la bête ?
[2]", correspond à Michel[3]. Vaincue et brûlée par lui dans la bataille entre les troupes de Dieu et celles de Lucifer, au commencement du temps[4], guérie par Satan, elle porte à Michel une haine mortelle et amour à Satan, si toutefois on peut parler d’amour entre les démons - il vaut mieux dire soumission absolue.      

Ministre fidèle de son roi maudit, elle se sert de son intelligence pour nuire à la descendance de l’humain, créature de Dieu, et pour servir son maître. Elle emploie une force sans fin et sans limites pour persuader l’être humain d’effacer de soi mon Signe qui fait horreur aux esprits des ténèbres. Une fois enlevé ce signe, par le péché qui supprime la grâce, le chrisme lumineux sur votre être, la bête peut s’approcher et induire la créature à l’adorer comme si elle était un Dieu et à la servir dans le crime.       

Si l’être humain réfléchissait à quoi il s’assujettit en épousant la faute, il ne pécherait pas. Mais il ne réfléchit pas. Il ne regarde que le moment et la joie du moment, et pire qu’Ésaü
[5], il troque le divin engendrement pour un plat de lentilles.          

 Mais Satan ne se sert pas seulement de ce violent séducteur des humains. Si en général ils réfléchissent peu, il y a encore trop d’humains qui, non par amour, mais par crainte du châtiment, ne veulent pas pécher gravement. Et voilà qu’entre en scène l’autre ministre satanique, la deuxième bête. Sous l’aspect d’un agneau, elle a l’esprit d’un dragon
[6].

C’est la deuxième manifestation de Satan et elle correspond à Gabriel, parce qu’elle annonce la bête et elle est sa plus grande force : celle qui démantèle sans en avoir l’air avec une feinte douceur qui convainc qu’il est juste de suivre dans les traces de la bête.      

Il est inutile de parler de pouvoir politique et de pouvoir de la terre. Tout au plus, vous pouvez donner au premier le nom de pouvoir humain et au second celui de science humaine. Et si le pouvoir de par lui-même produit des rebelles, la science, lorsqu’elle est uniquement humaine, corrompt sans susciter la révolte et entraîne à leur perte un nombre infini d’adeptes. Combien se perdent par l’orgueil de l’esprit qui leur fait mépriser la Foi et tuer l’âme par l’orgueil qui sépare de Dieu !  

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247> Au dernier jour, je moissonnerai les moissons de la terre, mais il y a déjà un moissonneur parmi vous. Et c’est cet esprit du Mal qui vous fauche et fait de vous, non pas des épis de blé éternel, mais de la paille pour les demeures de Satan.          

 Une science, une seule science est nécessaire. Je le répéterai mille fois : connaître Dieu et le servir, le connaître par les choses, le voir dans les évènements et savoir le distinguer de ses antagonistes pour ne pas tomber dans la perdition. Au lieu de cela, vous vous préoccupez d’augmenter le savoir humain au détriment du savoir surhumain.  

Je ne condamne pas la science.
Je suis même heureux que l’être humain approfondisse par son savoir les connaissances qu’il a accumulées, pour pouvoir me comprendre et m’admirer toujours davantage dans mes œuvres. Je vous ai donné l’intelligence pour cela. Mais vous devez vous en servir pour voir Dieu dans la loi de l’astre, dans la formation de la fleur, dans la conception de l’être, et non vous servir de l’intelligence pour violenter la vie ou nier le Créateur.      

 Rationalisme, humanisme, philosophisme, théosophisme, naturisme, classicisme, darwinisme, vous avez des écoles et des doctrines de tous les genres et vous faites grand cas de toutes, bien que la vérité y soit dénaturée ou supprimée. Il n’y a que l’école du Christianisme que vous ne voulez pas suivre ou approfondir.

C’est du reste une résistance naturelle. En approfondissant la culture religieuse, vous seriez obligés ou de suivre la Loi, ce que vous ne voulez pas faire, ou de confesser ouvertement que vous voulez piétiner la Loi. Et cela aussi, vous ne voulez pas le faire. Par conséquent, vous ne voulez pas devenir savants dans la science surnaturelle.      

Mais pauvres sots ! Que ferez-vous de vos petites écoles et de vos petits mots quand vous aurez à subir mon examen ? Vous avez éteint en vous la lumière infinie de la vraie science et vous avez cru éclairer vos âmes avec des succédanés de lumière, comme de pauvres fous qui prétendraient éteindre le soleil et faire un nouveau soleil avec beaucoup de petites lanternes. Mais même si le brouillard cache le soleil, le soleil est toujours dans le firmament. Mais même si par vos doctrines vous créez des brouillards qui voilent le savoir et la vérité, la vérité et le savoir demeurent puisqu’ils viennent de moi qui suis éternel.        

Cherchez la vraie sagesse et vous comprendrez la science comme elle doit être comprise. Débarrassez vos âmes de toutes les superstructures artificielles et érigez-y la vraie Foi.        

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248> Comme les flèches d’une cathédrale spirituelle, la science, la sagesse, l’intellect, la force, l’humilité et la continence s’y élèveront, car le vrai savant sait, non seulement ce qui est humainement connaissable, mais aussi la plus difficile des choses : se dominer dans les passions de la chair et faire de sa partie inférieure le piédestal pour élever son âme et lancer son esprit vers les Cieux, à ma rencontre, moi qui viens et suis en chaque chose et qui aime être le Maître véritable et saint de mes frères et sœurs."        


Plus tard le même jour.         

 Jésus dit :

"Les sept dernières plaies
[7] correspondent aux sept tonnerres non décrits[8]. Comme d’habitude, ce sont des descriptions figuratives dont cependant la réalité n’est pas totalement exclue. Je t’explique ce que j’estime opportun de t’en expliquer.       

 La première est l’ulcère
[9].  

Dès l’époque de Moïse, je punis par de répugnantes maladies les créatures qui avaient commis d’impardonnables péchés envers moi. Marie, sœur de Moïse, eut le corps recouvert par la lèpre pour avoir dit du mal de mon serviteur Moïse. Comment n’arriverait-il pas la même chose et plus à ceux qui disent du mal de leur Dieu ? La lèpre, ou l’ulcère le cas échéant, s’étend de plus en plus parce que vous avez étendu vos péchés contre Dieu et contre l’admirable œuvre de Dieu que vous êtes.      

Quand vous vous vautrez dans la luxure, ne pensez-vous pas faire un péché contre Dieu ? Mais bien sûr que vous en faites un, car vous profanez votre corps dans lequel réside l’esprit pour m’accueillir moi l’Esprit suprême. Et à quel point est en train d’arriver la luxure des humains, à laquelle ils se livrent avec une froide et consciente volonté ? Il vaut mieux ne pas sonder cet abîme de répugnante dégradation humaine. Moi, je te dis qu’on a qualifié d’immondes certains animaux, mais que l’être humain les a déjà dépassés et il les dépassera encore plus, et que si on pouvait créer un nouvel animal en croisant les singes avec les serpents et les porcs, il serait encore moins immonde de certains humains, qui ont l’apparence d’un humain, mais qui à l’intérieur sont plus lubriques et répugnants que le plus sale des animaux.    

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249>  Comme je t’ai dit, l’humanité se scinde de plus en plus. La partie spirituelle, exiguë au sommet, monte. La partie charnelle, très nombreuse, descend. Elle descend à d’épouvantables profondeurs de vice. Quand viendra le temps de la colère, l’humanité aura atteint la perfection du vice.  

Et tu voudrais que la puanteur des âmes mortes ne transpire pas à l’extérieur et ne corrompe pas les chairs, adorées plus que moi et employées pour toutes les prostitutions ?    

 Et comme vous provoquerez les ulcères, vous remplirez de sang la mer et les eaux des rivières. Vous êtes déjà en train de les remplir par vos carnages, et les habitants des eaux diminuent, tués par vous, contribuant ainsi à votre faim. Vous avez tellement piétiné les dons que Dieu vous a faits pour satisfaire vos besoins matériels que la terre, le ciel et les eaux sont en train de devenir vos ennemis et vous refusent les fruits de la terre et les habitants des eaux, des fleuves, des bois, des airs.    

 Tuez, tuez, piétinez la loi de l’amour et du pardon, versez le sang fraternel, et surtout le sang des bons, que vous persécutez justement parce qu’ils sont bons. Mais prenez garde qu’un jour Dieu ne vous oblige à satisfaire votre faim et votre soif avec le sang que vous avez versé, contre mon commandement de paix et d’amour. 

 Vous êtes rebelles aux lois que je vous ai données; rebelles contre vous seront les astres et les planètes qui vous ont jusqu’ici donné la lumière et la chaleur dont vous aviez besoin, obéissant, eux, aux règles que j’ai établies par bonté envers vous.   

 Des maladies répugnantes comme marque de votre vice; du sang dans l’eau comme témoignage de tout le sang que vous avez voulu verser, et dans celui-ci le mien; le feu du soleil pour vous donner un avant-goût des braises éternelles qui attendent les maudits; ténèbres pour vous avertir que les ténèbres attendent ceux qui détestent la Lumière; tout cela pour vous inciter à réfléchir et à vous repentir.          

 Et cela ne servira à rien. Vous continuerez à tomber Vous continuerez à faire vos alliances avec le mal, préparant le chemin aux ‘rois d’Orient’, c’est-à-dire aux appuis du Fils du Mal.    

Il semble que ce soient mes anges qui apportent les plaies. En réalité, c’est vous. Vous les voulez et vous les aurez.       

Étant devenus dragons et bêtes vous-mêmes pour avoir épousé le Dragon et la Bête, de vos parties internes corrompues vous accoucherez d’êtres immondes : les doctrines démoniaques absolues, lesquelles, en accomplissant de faux prodiges, séduiront les puissants et les entraîneront à lutter contre Dieu. Vous serez si pervertis que vous prendrez pour des prodiges célestes ce qui est création infernale.

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250>  Maintenant, Maria, je te prends par la main pour te conduire au point le plus obscur du livre de Jean. Ses glossateurs[10] ont épuisé leur science en nombre de déductions pour s’expliquer et expliquer aux foules qui est la ‘grande Babylone’. Avec une vision humaine, à laquelle les chocs provoqués par des évènements souhaités ou arrivés n’étaient pas étrangers, ils ont donné le nom de Babylone à plusieurs choses.      

Mais comment se fait-il qu’ils n’aient pas pensé que la ‘grande Babylone’ est toute la Terre ? Je serais un Dieu Créateur bien petit et limité si je n’avais créé que la Terre comme monde habité !
[11] D’un battement de ma volonté, j’ai suscité des mondes et des mondes du néant et je les ai projetés, poussières lumineuses, dans l’immensité du firmament.     

La Terre, dont vous êtes si fiers et si férocement jaloux, n’est qu’une de ces poussières tournant dans l’infini, et pas la plus grande. Mais certainement la plus corrompue. Des vies et des vies pullulent dans les millions de mondes qui font la joie de votre regard dans les nuits sereines, et la perfection de Dieu vous apparaîtra quand vous pourrez voir, avec la vue intellectuelle de l’esprit réuni à Dieu, les merveilles de ces mondes.    

La Terre n’est-elle pas la grande prostituée qui a forniqué avec toutes les puissances de la terre et de l’enfer, et les habitants de la Terre ne se sont-ils pas prostitués, corps et âme, pour triompher dans le jour terrestre ?        

Oui, c’est comme ça. Les crimes de la Terre ont tous des noms de blasphèmes, comme la Bête avec laquelle la Terre et ses habitants se sont alliés pour triompher. Les sept péchés
[12] se tiennent comme un horrible ornement sur la tête de la Bête[13] qui transporte la Terre et les terriens aux pâturages du mal, et les dix cornes, nombre métaphorique[14], illustrent les infinies scélératesses commises pour obtenir, à n’importe quel prix, ce que veut sa féroce cupidité.       

La Terre n’est-elle pas trempée du sang des martyrs, enivrée de cette liqueur sainte qui, bue par sa bouche sacrilège, s’est muée en elle en philtre d’ivresse maudite ? La Bête qui la porte, résumé et synthèse de tout le mal commis d’Adam à nos jours pour triompher dans le monde et dans la chair, traîne à sa suite ceux qui, en l’adorant, deviendront rois d’une heure et d’un royaume maudit. En tant qu’enfants de Dieu, vous êtes rois, et votre règne est éternel. Mais vous devenez rois d’une heure et d’un royaume maudit lorsque vous adorez Satan, qui ne peut vous donner qu’un triomphe éphémère payé au prix d’une éternité d’horreur.     

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251>  La Bête - dit Jean - fut et n’est pas[15]. Il en sera ainsi à la fin du monde. Fut, parce qu’elle a existé vraiment; n’est pas, parce que moi, le Christ, je l’aurai vaincue et ensevelie, car alors elle ne sera plus nécessaire aux triomphes du monde[16].     

La Terre n’est-elle pas assise sur les eaux de ses mers et ne s’en est-elle pas servie pour nuire ? De quoi ne s’est-elle pas servie ? Peuples, nations, races, confins, intérêts, aliments, expansions, tout lui a servi à forniquer et à exécuter de vastes homicides et des trahisons comme celle de
Judas. Ses propres enfants, qu’elle a nourris du sang du péché, accompliront la vengeance de Dieu sur elle, la détruisant, se détruisant, portant la somme des crimes contre Dieu et contre l’humanité au nombre parfait qui exige que je tonne mon : "Assez !"[17]  

À cette heure-là, le sang des martyrs et des prophètes bouillira, fumant d’une odeur agréable à mon trône, et les mottes de la terre, lesquelles ont recueilli les gémissements de ceux qu’on a tués par haine pour moi et leurs derniers tressaillements, jetteront un grand cri fait de ces saints gémissements et, secouées de convulsions d’angoisse, elles feront trembler les villes et les maisons des humains où l’on pèche, où l’on tue, et rempliront la voûte des Cieux d’une voix qui réclame justice.          

 Et justice sera faite. Je viendrai. Je viendrai parce que je suis Fidèle et Véridique
[18]. Je viendrai donner la paix aux fidèles et saint jugement à ceux qui ont vécu. Je viendrai avec mon Nom dont je suis seul à connaître le sens et dont les lettres contiennent les principaux attributs de Dieu dont je suis Partie et Tout.  

Écris Gesù [Jésus en italien
[19]] : Grandeur, Éternité, Sainteté, Unité. Écris Cristo : Charité, Rédemption, Immensité, Sagesse, Trinité, Omnipotence (de Dieu condensée dans le nom du Verbe fait homme). Et s’il te semble qu’il manque quelque attribut, dis-toi que la Justice est comprise dans la sainteté, car celui qui est saint est juste, la Royauté dans la grandeur, la Création dans l’omnipotence. Les louanges de Dieu sont donc proclamées dans mon Nom. 

Nom saint, dont le son terrifie les démons. Nom de vie qui donnes Vie, Force, Lumière à quiconque t’aime et t’invoque.          

Nom qui est la couronne sur ma tête
[20] de vainqueur de la Bête et de son prophète, lesquels seront pris, enfoncés, submergés, ensevelis dans le feu liquide et éternel dont la morsure féroce est inconcevable au sens humain.      

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252>  Ce sera alors le temps de mon Royaume de la Terre[21]. Il y aura donc une trêve dans les crimes démoniaques pour donner le temps aux humains de réentendre les voix du ciel. Une fois écartée la force qui déchaîne l’horreur, de grands courants spirituels descendront comme des chutes de grâce, comme des rivières d’eaux célestes, pour dire des paroles de Lumière.       

Mais les hommes resteront sourds, comme ils n’ont pas recueilli au cours des siècles les voix isolées, à commencer par celle du Verbe, qui ont parlé de bien, toujours sourds - excepté ceux qui sont marqués de mon signe
[22], mes amis bien-aimés, résolus à me suivre - sourds aux voix de beaucoup d’esprits, aux voix semblables au ruissellement des eaux qui chanteront le nouveau cantique pour guider les peuples à la rencontre de la Lumière et surtout de leur Jésus, Parole éternelle. Lorsque la dernière tentative sera achevée[23], Satan viendra pour la dernière fois et il trouvera des disciples aux quatre coins de la terre, et ils seront plus nombreux que les grains de sable de la mer.

Oh ! Christ ! Oh ! Jésus qui es mort pour sauver l’humanité ! Seule la patience d’un Dieu peut avoir tant attendu, avoir tant fait et avoir obtenu si peu sans retirer son don aux humains et les faire périr bien avant l’heure établie ! Seule ma patience qui est amour pouvait vous attendre, tout en sachant que, comme du sable qui filtre à travers un crible très fin, quelques rares âmes seraient venues à la gloire parmi la masse qui ne sait pas, qui ne veut pas passer à travers le crible de la Loi, de l’Amour, du Sacrifice pour parvenir jusqu’à moi.

 Mais à l’heure de ma venue
[24], quand, en qualité de Dieu, de Roi et de Juge, je viendrai pour rassembler les élus et maudire les réprouvés, en les jetant là où l’Antéchrist, la Bête et Satan seront déjà pour l’éternité[25], après la victoire suprême de Jésus Christ, Fils de Dieu, Vainqueur de la mort et du mal, à mes élus qui ont su rester ‘vivants’ dans la vie, vivants dans l’esprit en attendant notre heure de triomphe, je donnerai la possession de la demeure céleste, je me donnerai moi-même sans cesse et sans mesure.          

Tu dois tendre à cette heure-là, Maria. Appelle-la et appelle-moi j de toutes les forces de ton esprit. Voilà, déjà je viens quand une âme m’appelle. Avec le Bien-aimé qui, de cette terre, vit la gloire de l’Agneau, Fils de Dieu, la gloire de son Jésus qui est ton Jésus, dis avec chaque battement de ton cœur : "Viens, Seigneur Jésus
[26]”.  

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253>  Je suis une loque, une pauvre petite loque. Je n’ai que l’âme qui baigne dans la douceur.      

Dans sa dictée, Jésus me fait comprendre que, lorsqu’il dit Terre, il veut dire monde pris au sens, non pas de globe de poussière et d’eau, mais plutôt d’union de personnes. Je ne sais si je m’explique bien. Lorsqu’il dit Terre, il entend, si je peux m’exprimer ainsi, personne morale, et quand il dit terre, il veut dire simplement planète composée de mottes, de monts, d’eau. Coupable la première, innocente la seconde.  

C’est pour cela qu’il peut affirmer sans se contredire que le sang des martyrs est devenu poison pour la Terre qui l’a bu (par ses habitants) avec une colère sacrilège et l’a versé (par ses puissances d’état) avec un abus blasphématoire du pouvoir temporel; tandis que la terre-globe, tournant dans l’espace d’éther, a bu avec respect et accueilli avec amour le sang des martyrs et les convulsions de leur agonie, et présente les unes et l’autre à l’Éternel, en lui demandant, maternelle et compatissante, qu’il n’ait pas été versé et qu’elles n’aient pas été souffertes pour rien et que justice leur soit faite.       

Je suis contente d’avoir eu l’explication directe du Livre que j’aime tant, mais je vous
[27] assure qu’humainement je suis défaite. J’ai l’impression d’être une chose pressée, vidée. Je n’ai plus rien au dedans de moi après avoir tant eu.  

Ces derniers jours, écrasée par les grandes voix qui résonnaient au fond de moi, je ne pouvais supporter le bruit humain, et j’en ai tant eu autour de moi ! J’ai souffert énormément, prise entre les entraves ordinaires de la vie et les exigences surnaturelles du Maître.  

Bien. C’est fait. Et maintenant je dis : “Un peu de repos, sinon la pauvre écrivailleuse de Jésus va finir par se briser comme une machine qui a été trop utilisée”. À vous maintenant pour la copie. Cependant, quand vous m’apporterez le fascicule, rapportez-moi aussi ce cahier. J’ai moins de mal à corriger si j’ai le manuscrit sous les yeux. Autrement, comment vais-je faire pour me rappeler et ajouter les mots qui manquent ? Qui se les rappelle ? Je vais vous le rendre après.

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254>  Au lieu de cela, il y a encore à dire. Jésus dit :         

“Avant de clore ce cycle
[28], il faut parler des deux résurrections.       

La première commence au moment où l’âme se sépare du corps et paraît devant moi pour le jugement individuel. Mais ce n’est qu’une résurrection partielle. Plus qu’une résurrection, on pourrait l’appeler une libération de l’esprit de son enveloppe charnelle et l’attente de l’esprit du moment où il sera réuni à la chair pour reconstruire le temple vivant créé par le Père, le temple de l’humain créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.       

Une œuvre à laquelle manque une partie est incomplète et par conséquent imparfaite. L’œuvre-humain, parfaite dans sa création, est incomplète et imparfaite si elle n’est pas unie dans ses diverses parties. Destinés au Royaume lumineux ou au séjour ténébreux, les êtres humains doivent y être pour l’éternité avec leur perfection de chair et d’esprit.           

On parle donc de première et de deuxième résurrection. Mais observe.         

Celui qui a tué son esprit par une vie terrestre de péché vient à moi, pour son jugement individuel, avec un esprit déjà mort. La résurrection finale fera en sorte que sa chair reprenne le poids de l’esprit mort pour mourir avec lui totalement. Tandis que celui qui a vaincu la chair pendant sa vie sur terre vient à moi, pour son jugement individuel, avec un esprit vivant qui, au Paradis, augmente son potentiel de vie.    

Ceux qui purgent leur peine sont aussi des ‘vivants’. Malades, mais vivants. Une fois obtenue leur guérison par l’expiation, ils entreront dans le lieu qui est la vie. Dans la résurrection finale, leur esprit, vivant de ma vie à laquelle ils seront indissolublement unis, reprendra la chair pour la rendre glorieuse et vivre avec elle totalement, comme moi je vis avec elle.          

Voilà pourquoi on parle de première et de deuxième mort et, par conséquent, de première et de deuxième résurrection. L’être humain doit parvenir à cette éternelle possession de la Lumière - puisqu’au Paradis, vous possédez Dieu et Dieu est Lumière - par sa propre volonté, tout comme par sa propre volonté il a voulu perdre la Lumière et le Paradis. Moi, je vous donne l’appui nécessaire, mais vous devez le vouloir vous-mêmes.

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255> Je suis fidèle. Je vous ai créés libres et je vous laisse libres. Et si vous pensez à quel point ce respect de Dieu pour le libre arbitre de l’être humain est digne d’admiration, vous pourrez comprendre qu’il est juste que vous n’en abusiez pas en vous en servant pour faire le mal, et juste que vous donniez au Seigneur Dieu votre respect, votre reconnaissance et votre amour.         

À ceux qui n’ont point transgressé la Loi divine, je dis : ‘Votre demeure au Ciel est prête, et je brûle que vous soyez dans ma béatitude’.”   

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Fiche mise à jour le 22/04/2015

 



[1] Dans la catéchèse du 19 juin 1943.

[2] Apocalypses 13, 4. La Bête blasphématrice qui sort de la mer est décrite dans ce chapitre des versets 1 à 8. Sa blessure guérie est évoquée au verset 14.

[3] Michel veut dire : "Qui est comme Dieu ?"

[4] Voir le récit abrégé de la chute des anges.

[5] Ésaü, chasseur invétéré, vendit à son frère jumeau, Jacob, son droit d’aînesse pour un plat de lentilles un jour qu’il était affamé. Genèse 25, 29-34. Ésaü étant, des deux jumeaux, celui qui était sorti le premier, avait hérité de tous les biens de leur père : Isaac.

[6] Cf. Apocalypse 13, 11-18.

[7] Apocalypse, chapitre 16.

[8] Cf. Apocalypse 10, 3-4. Voir la catéchèse du 20 août 1943.

[9] Apocalypse, chapitre 16.

[10] Juristes de l’école de Bologne qui au XIème siècle scrutèrent la Bible pour percer le sens des mots employés dans la Bible (glose). Ici le terme est connoté : ergoteurs.

[11] Il y a donc d’autres mondes habités selon cette affirmation de Jésus. Mais il n’est pas précisé quelles vies les peuples. Il peut s’agir du Paradis, de l’Enfer, du Purgatoire ou d’autres mondes peuplés de créatures. Cf. la catéchèse du 16 janvier 1944 sur l’infinité des "vies".

[12] Les sept péchés capitaux, ainsi nommés parce qu’ils sont la tête (caput) de tous les autres, sont : l’orgueil, l’envie ou jalousie, la colère, la paresse ou acédie, l’avarice, la gourmandise, la luxure.

[13] Cf. Apocalypse 13, 1. Les sept péchés capitaux sont donc poussés au paroxysme.

[14] Nombre métaphorique : qui n’est pas à prendre au pied de la lettre, mais au sens  imagé. Ce nombre peut évoquer l’intégralité ou la totalité d’une chose : les dix commandements (Exode 34, 28), les dix plaies d’Egypte (Exode, chapitre 7 à 10). Voir aussi Matthieu 25, 1-13, Luc 19, 13, Apocalypse 2, 10.

[15] Apocalypse 17, 8-11.

[16] Sur une copie dactylographiée, Maria Valtorta note au crayon au bas de la page : Après la défaite de l’Antéchrist et la destruction de Babylone.

[17] Apocalypse 17, 15-17.

[18] Cf. Apocalypse 19, 11-21.

[19] Grandezza, Eternità, Santità, UnitàCarità, Redenzione, Immensità, Sapienza, Trinità, Onnipotenza.

[20] Comme plus haut, Maria Valtorta note : dans la période de paix qui précède le jugement.

[21] Il s’agit sans doute de la dernière Pentecôte comme le contexte décrit ci-après semble le dire. Période préalable au règne, bref et terrible, de l’Antéchrist.

[22] Le signe du Tau : Le Tav (ou taw), dernière lettre de l’alphabet hébreu, symbolise Yahvé. Ézéchiel y fait référence dans sa prophétie (Ézéchiel 9, 4-6) : "Passe par le milieu de la ville, et marque d’un Thau le front des hommes". Sa forme primitive était une croix ou un x qui la faisait marquer sur le front des premiers chrétiens. Elle est à l’origine de la lettre T que l’on retrouve dans notre alphabet ou dans le grec. Les franciscains l’ont adopté comme croix.   
Dans un autre texte, l’Esprit-saint confie à Maria Valtorta que ce marquage du Tau est confiée à la Vierge Marie, la Vierge des Derniers Temps.

[23] Comme plus haut, l’auteur note : La tentative de la paix après les châtiments, de l’évangélisation spirituelle.

[24] La dernière venue (Parousie), pour le Jugement dernier.

[25] On comprend qu’il s’agit de trois êtres différents.

[26] Apocalypse 22, 17. Cette supplique est la dernière de la Bile qui se clos au verset 21.

[27] Elle s’adresse au père Migliorini, son confesseur.

[28] Le cycle des commentaires sur l’Apocalypse commencés avec la catéchèse du 5 août 1943.