"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 La luxure existe tant en celui qui pèche qu'en celui qui désire pécher

 Meilleur on est, et plus on a de pitié pour les coupables

 Celui qui manque d'affection pour sa femme est responsable de sa faute et en répondra pour elle

 Si coupable que soit quelqu'un, il faut toujours le traiter avec respect et charité

 Jésus et Marie : aimer Marie, c'est aimer Jésus. La mort avec Marie


- Des accusateurs adultères 222

- Avoir pitié des coupables 223

- Le sens des regards de Jésus  224

- Elle n'était pas encore détachée de son péché  224

- Éloge de Marie] 225

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 7

 

7.190.
"À la coupable, j'indique la voie à suivre pour se racheter"


222> Jésus dit:

"Ce qui me blessait, c'était le manque de charité et de sincérité chez les accusateurs. Non que l'accusation fût mensongère. La femme était réellement coupable. Mais ils manquaient de sincérité en se scandalisant d'une chose commise mille fois par eux et qu'uniquement une plus grande ruse et une plus grande chance avaient permis qu'elle reste cachée. 223> La femme, à son premier péché, avait été moins rusée et moins chanceuse. Mais personne parmi ses accusateurs et ses accusatrices — car même les femmes, si elles n'élevaient pas la voix, l'accusaient au fond de leur cœur — personne n'était exempt de faute.

 Est adultère celui qui passe à l'acte, et celui qui aspire à l'acte et le désire de toutes ses forces. La luxure existe tant en celui qui pèche qu'en celui qui désire pécher. Le mal, il ne suffit pas de ne pas le faire, il faut aussi ne pas désirer le faire.


Rappelle-toi, Marie, la première parole de ton Maître, quand il t'a appelée du bord du précipice où tu étais: "Le mal. il ne suffit pas de ne pas le faire. Il faut aussi ne pas désirer le faire".


Celui qui caresse des pensées sensuelles et provoque, par des lectures et des spectacles recherchés exprès et par des habitudes malsaines, des impressions sensuelles, est aussi impur que celui qui commet la faute matériellement. J'ose dire : est plus coupable, car il va par la pensée contre la nature et non seulement contre la morale. Je ne parle pas non plus de ceux qui passent à de véritables actions contre nature. La seule excuse est une maladie organique ou psychique. Celui qui n'a pas cette excuse est de dix degrés inférieur à la bête la plus dégoûtante. Pour condamner avec justice, il faudrait être exempt de faute.

Je vous renvoie aux dictées antérieures où je parle des conditions essentielles pour être juge.[1]

Ils ne m'étaient pas inconnus les cœurs des pharisiens et ceux des scribes, ni de ceux qui s'étaient unis à eux pour se déchaîner contre la coupable. Péchant contre Dieu et contre le prochain, il y avait en eux des fautes contre le culte, des fautes contre leurs parents, des fautes contre le prochain, des fautes nombreuses surtout contre leurs épouses. Si par un miracle j'avais commandé à leur sang d'écrire sur leurs fronts leur péché, parmi les nombreuses accusations aurait dominé celle de "adultères" de fait ou de désir. J'ai dit : "C'est ce qui vient du cœur qui souille l'homme" [2]. Et à part mon cœur, il n'y avait personne parmi les juges qui eût le cœur sans souillure.

Sans sincérité et sans charité. Pas même le fait de lui ressembler dans la soif du désir sensuel ne les portait à la charité. C'était Moi qui avais de la charité pour la femme avilie. Moi, le seul qui aurait dû en avoir du dégoût. Mais rappelez-vous bien ceci : 224>  "Meilleur on est, et plus on a de pitié pour les coupables". On n'a pas d'indulgence pour la faute elle-même, cela non. Mais on a de la compassion pour les faibles qui n'ont pas su résister à la faute.

L'homme ! Oh ! plus qu'un roseau fragile et un délicat liseron, il est facilement plié par la tentation et porté à s'accrocher là où il espère trouver du réconfort.

 Car bien souvent la faute arrive, surtout chez le sexe le plus faible, à cause de cette recherche de réconfort. Aussi je dis que celui qui manque d'affection pour sa femme, et même pour sa propre fille, est quatre-vingt-dix fois sur cent responsable de la faute de sa femme ou de sa fille et en répondra pour elles. Aussi bien une sotte affection, qui n'est qu'un stupide esclavage d'un homme pour une femme ou d'un père pour sa fille, que l'absence d'affections ou pis encore une faute de la propre passion qui porte un mari à d'autres amours et des parents à des soucis étrangers à leurs enfants, sont des foyers d'adultères et de prostitution et sont comme tels condamnés par Moi. Vous êtes des êtres doués de raison et guidés par une loi divine et une loi morale. Donc se rabaisser à une vie de sauvages ou de brutes, devrait horrifier votre grand orgueil. Mais l'orgueil, qui dans ce cas serait même utile, vous l'avez pour de bien autres choses.

J'ai regardé Pierre et Jean d'une manière différente, car au premier: un homme, j'ai voulu dire : "Pierre, toi aussi, ne manque pas de charité et de sincérité", et lui dire, comme à mon futur Pontife : "Rappelle-toi cette heure, et juge comme ton Maître, à l'avenir"; alors qu'au second, un jeune à l'âme encore d'enfant, j'ai voulu dire : "Tu peux juger et tu ne juges pas car tu as le même cœur que Moi. Merci, aimé, d'être tellement mien, que tu es un second Moi-même". J'ai éloigné les deux avant d'appeler la femme, pour ne pas augmenter son humiliation par la présence de deux témoins.

 Apprenez, ô hommes sans pitié. Si coupable que soit quelqu'un, il faut toujours le traiter avec respect et charité. Ne pas jouir de son anéantissement, ne pas s'acharner contre lui, même pas par des regards curieux. Pitié, pitié pour qui tombe !

À la coupable j'indique la voie à suivre pour se racheter. Retourner chez elle, demander humblement pardon et l'obtenir par une vie droite. Ne plus céder à la chair. Ne pas abuser de la Bonté divine et de la bonté humaine pour ne pas payer plus durement que la première fois la double ou multiple faute. Dieu pardonne, et Il pardonne parce qu'il est la Bonté. Mais l'homme, bien que j'aie dit : "Pardonne à ton frère soixante-dix fois sept fois", ne sait pas pardonner deux fois.

225> Je ne lui ai pas donné la paix et la bénédiction parce qu'elle n'avait pas en elle ce complet détachement de son péché qui est requis pour être pardonné. Dans sa chair, et malheureusement dans son cœur, elle n'avait pas la nausée du péché. Marie de Magdala, après avoir goûté la saveur de mon Verbe, avait eu le dégoût du péché et elle était venue à Moi avec la volonté totale d'être une autre. Mais elle, elle flottait encore entre les voix de la chair et celles de l'esprit. Et elle, dans le trouble du moment, n'avait pas pu encore mettre la hache contre la souche de la chair et l'abattre pour aller mutilée du poids de son avidité vers le Royaume de Dieu, mutilée de ce qui était pour elle la ruine, mais pourvue de ce qui est le salut.

Tu veux savoir si ensuite elle s'est sauvée ? Ce n'est pas pour tous que j'ai été Sauveur. Pour tous, j'ai voulu l'être, mais je ne l'ai pas été car pas tous ont eu la volonté d'être sauvés. Et cela a été une des flèches les plus pénétrantes de mon agonie du Gethsémani.


Va en paix, toi, Marie de Marie, et désire ne pas pécher, même dans des bagatelles. Sous le manteau de Marie, il n'y a que des choses pures. Rappelle-le-toi.

Un jour, Marie, ma Mère, t'a dit : "Je vous demande avec pleurs à mon Fils". Et une autre fois : "Je laisse à mon Jésus le soin de me faire aimer... Quand vous m'aimez, je viens et ma venue est joie et salut".

 La Mère t'a voulue, et je t'ai donnée à elle. Je t'y ai portée plutôt, car je sais que là où je puis faire plier par l'autorité, elle vous porte par la caresse de l'amour et elle vous y porte encore mieux que Moi. Son toucher est un sceau devant lequel fuit Satan. Maintenant tu as son vêtement, et si tu es fidèle aux prières des deux Ordres, tu médites chaque jour toute la vie de notre Mère : ses joies et ses douleurs; c'est-à-dire mes joies et mes douleurs. Car du moment où de Verbe je devins Jésus, j'ai avec elle, et pour les mêmes motifs, jubilé ou pleuré.

Tu vois donc qu'aimer Marie c'est aimer Jésus. C'est l'aimer plus facilement. Car Moi, je te fais porter la croix et je te mets sur la croix. La Mère, au contraire, te porte ou reste au pied de la croix pour te recevoir sur son cœur qui ne sait qu'aimer. Même dans la mort, le sein de Marie est plus doux qu'un berceau. Celui qui expire en elle n'entend que les voix des chœurs angéliques qui tourbillonnent autour de Marie. Il ne voit pas les ténèbres, mais le doux rayonnement de l'Étoile du Matin. Il n'entend pas les pleurs mais son sourire. Il ne connaît pas la terreur. Qui ose arracher, de Nous qui l'aimons, une de ses créatures des bras de Marie ?

Ne me dis pas "Merci" à Moi. Dis-le à elle qui a voulu ne se souvenir de rien, excepté du peu de bien que tu as fait et de l'amour que tu as pour Moi. Et c'est pour cela qu'elle t'a voulue, pour dompter sous son pied, ce que ta bonne volonté n'arrivait pas à maîtriser. Crie : "Vive Marie !" Et reste à ses pieds, au pied de la Croix. Tu orneras ton vêtement des rubis de mon Sang et des perles de ses larmes. Tu auras un vêtement de reine pour entrer dans mon Royaume.

Va en paix. Je te bénis."

 



[1] Voir les différents critères d'évaluation d'une faute en 2.93 et en 6.140

[2] Matthieu 15,17-18