Maria Valtorta en 1943

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 Catéchèse du 19 mars 1946 : Le P. Berti désigné parmi les confidents           
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224> Je me rappelle avec insistance toutes les dictées de Jésus, les dictées prévoyantes et providentielles de Jésus, à partir de juillet 1943, sur la nécessité de garder le silence sur le porte-parole et sur les pages dictées pour le laisser en paix aussi longtemps qu’il vivra, pour lui éviter d’être troublé et pour que son travail ne soit pas exposé à des pièges. "C’est seulement quand ces yeux et ces mains qui voient et écrivent aujourd’hui seront dans la tombe que vous ferez connaître sa mission.          

225> "Il disait plus ou moins cela… [1] Mais à la suite d’un concours de circonstances, cet ordre n’a pas été observé. Je suis la seule à l’avoir toujours observé, et je le ferai toujours. On paye aujourd’hui les conséquences de ne pas avoir observé à la lettre les conseils de Jésus. Même moi, qui n’en suis en rien coupable. Que Dieu répare les dégâts des hommes !       

Mon ange gardien vous dit, mon Père, que les intentions de messes pour les "voix" doivent être lues et connues par mes supérieurs exclusivement et ne doivent être divulguées à personne, pour aucun motif, jusqu’après ma mort. Il s’ensuit que personne d’autre que vous, et naturellement le Père général, le Procurateur général et cet autre Père enseignant qui donne le cours sur les sacrements
[2] (si vous le jugez bon), ne doit les connaître à Rome comme ailleurs.

 Catéchèse du 2 juin 1946 : l'expertise du théologien est précieuse     
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(N.B. : Dans cette dictée, Jésus développe longuement ses instructions pour l’œuvre. Malheureusement, ses directives ne seront pas suivies. Les oppositions commenceront dès lors).  

265> Par conséquent, je veux qu’un prêtre remplace le Père Romualdo (Migliorini) ici, sur le lieu de résidence du porte-parole, pour faire une première copie des manuscrits. Après avoir été corrigée par le porte-parole (Maria Valtorta), celle-ci sera expédiée à Rome, au Père Romualdo qui poursuivra le travail. J’approuve l’aide qu’apporte le Père Corrado (Berti) à Romualdo pour rechercher et corriger les erreurs de copie. Gardez toujours à l’esprit que la moindre erreur peut donner à une phrase un sens opposé au dogme et à la doctrine. C’est pourquoi lisez, relisez, comparez pour ne pas donner aux adversaires l’occasion d’y déceler des erreurs. Je veux enfin que la correction des trois parties (les deux pré-évangiles[3] et l’Évangile proprement dit) soit accomplie une dernière fois par le petit Jean (surnom affectueux de Maria Valtorta), à l’aide du texte manuscrit.

 Catéchèse du 12 juillet 1946 [4] : Les manuscrits ne doivent pas être dispersés
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268> Je pleure, parce qu’on est vendredi, jour de la communion, et que j’en suis privée... Ma souffrance, toujours intense, devient atroce. Toute mon âme gémit sous sa blessure et mon corps souffre comme s’il était touché à mort… Au milieu de mes larmes, je pense à mes confrères cruels comme aux bons[5], et je suppose que les bons souffrent avec moi et pour la même cause que moi. J’offre donc ma douleur pour atténuer la leur et arracher à Jésus un "oui" définitif concernant les manuscrits, Car, cette fois, sa divine intransigeance ne cède à aucune prière.    

Le Seigneur vient me consoler par ces mots : "Me voici, petit Jean. Ils t’empêchent de n’être que ceci : moi en toi, toi le ciboire qui me contient, pour notre joie commune. Petit, petit Jean, aimons-nous et que l’amour soit fusion. Viens sur ma poitrine, petit Jean, comme le faisait l’autre Jean, et que mon amour vienne en toi te donner ce qui t’est refusé…"       

L’union suscite la confiance. Tout heureuse, je demande la grâce que les pères Berti, Migliorini et d’autres désirent.        

Jésus devient sévère, il a le regard insoutenable des moments où il est justice plus que miséricorde... Je l’observe avec crainte même si ce regard ne s’adresse pas à la pauvre Maria, Il se déplace lentement dans la pièce, se penche sur les cahiers manuscrits revenus de Rome pour les corrections du pré-évangile. Il répète certaines phrases isolées qui s’y trouvent. Je les reconnais. Puis il se tourne et me dit :        

"Tu les comprends, n’est-ce pas?  

269> Oui, mon Seigneur. Veux-tu que je les écrive?           

- Non. Elles sont déjà écrites. Les répéter reviendrait à provoquer leur jugement, toujours le même : "C’est ainsi que tu parles aux prêtres ?
[6]" C’est ce que les prêtres d’Israël m’ont dit mille fois, car ceux qui sont en faute parlent impérieusement pour faire taire celui qui a raison, et ils affirment: "Tu as péché" pour ne pas dire: "J’ai péché." Même lorsque les paroles proviennent de la Sagesse et qu’ils le savent, ils déclarent: "C’est toi qui as parlé" pour frapper la personne. Ne les réécris donc pas. Elles sont déjà écrites ici, pour qu’ils les lisent. Elles le sont ailleurs également, là où aucune main d’homme ne peut les détruire et où aucun œil d’homme ne peut refuser de les lire. C’est pourquoi je t’affirme que, en vérité, ils les liront un jour. Mais ces cahiers comme ceux qui se trouvent à Rome doivent revenir dans cette maison, sous ta garde[7]. Le délai obtenu ne change pas le décret. Quand bien même mon Vicaire en personne prenait l’Œuvre et toi-même sous sa protection avec le cœur d’un vrai Christ — dans ce cas, grâce et bénédiction de Dieu descendraient sur sa tête —, les manuscrits devraient revenir ici, chez mon porte-parole.      

Le signe de ma réprobation de ce qui est infligé à ton âme doit servir d’avertissement pour ceux qui en sont responsables et leurs successeurs. L’atroce torture qu’ils t’ont causée ne s’effacera jamais de ton âme, ni sur terre ni au ciel: ici marque de douleur, là signe de gloire, cette grande souffrance se change en élection, comme il est dit dans l’Apocalypse de Jean
[8]. Que ce signe demeure en eux comme en toi. Certes, je peux pardonner tout ce que l’on inflige à "l’instrument″, car j’ai pitié des "morts" semblables à ceux de Sardes[9], et je leur laisse le temps de raffermir ce qui n’est pas encore mort et de faire revivre ce qui est éteint, c’est-à-dire la capacité d’entendre Dieu par ton intermédiaire, ma petite voix. Mais je ne puis laisser sans châtiment ceux qui s’en prennent à ton âme, et plus encore à moi, en nous refusant de nous unir par le Sacrement et de te nourrir des Sacrements que j'ai institués pour toutes les âmes en état de grâce ou qui ont besoin de la retrouver. Qui plus est, ils te le refusent bien qu’ils connaissent ta condition et celle de cette ville.      

270> J’ai payé de mon sang pour toutes les âmes. J’ai payé par anticipation. Je me suis livré pour que vous me possédiez. Qui donc peut me refuser à mes enfants bien-aimés ? Je ne puis tout pardonner parce que, s’il est vrai que je suis celui qui pardonne, je mets comme condition de la mesure du pardon la mesure de l’amour qu’a le coupable. Or il n’y a pas eu ici d’amour, ni envers Dieu pour qui se communiquer est une joie, ni envers toi, pour qui me recevoir est la vie de ton âme. Si donc je pardonne la souffrance infligée au porte-parole, je punis pour la douleur causée à ton âme de chrétienne. Porte donc ceci à la connaissance de ceux à qui il faut le dire."  

Jésus s’éloigne ensuite, après m’avoir bénie.        

Cela se passait à 9 h 30... A 11 h, le facteur m’apporte deux lettres, ou plutôt trois : une du Père Migliorini, en désaccord avec celle du Père Berti du même jour, une de Venise de sœur Saviane, la troisième du Père Pennoni
[10] qui m’annonce son intention de s’adresser au Saint-Père pour obtenir sa protection. Je ne fais aucun commentaire. Je fais seulement remarquer que Jésus avait déjà prévu cette possibilité, en confirmant toutefois que, même dans ce cas, les manuscrits doivent revenir chez moi.

 Catéchèse du 31 janvier 1947 : Le P. Berti investigue le contenu de l'œuvre  
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339> Je me permets de répéter à Jésus, qui est présent et si bon, une question qui me fut posée par un père servite ; j’ignore de qui il s’agit précisément, mais il me semble que ce doit être le Père Berti et je ne sais si c’est par une initiative personnelle ou sur la suggestion d’autrui. Cela concerne la descente de Jésus aux enfers que j’ai retrouvée par hasard à la date du 15 janvier 1944, et qui semble avoir heurté quelqu’un.        

Il me répond... C’est alors qu’arrive la lettre du Père Berti qui me demande d’écrire une note à présenter au Saint-Père. À peine cette lettre m’était-elle apportée que Jésus, tout sourire, tout lumineux, me dit: "Ouvre-la et lis-la." Je le fais, encore stupéfaite comme chaque fois que les paroles de Jésus correspondent à ce qui arrive. Jésus me dit en souriant: "Voici pourquoi je te satisfais précisément maintenant, après quatre mois, et pour ce Père, auquel je t’ai déjà dit que tu pouvais communiquer ce passage-ci. Quant aux autres, tu sais à qui tu dois les transmettre, quand et comment. Maintenant écoute-moi, je vais t’en rappeler le principe."        

Jésus dit : "Tu rapporteras ce qui suit au Père Berti, maintenant que tu sais que c’est lui qui te l’a demandé"… (suit l'explication).

 Catéchèse du 19 septembre 1947 : Instructions répétées pour la publication
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414> Jésus dit : "Commence tout de suite à revoir les écrits pour les rendre lisibles par d’autres. Car tu ne peux plus t’en occuper, et ce sont eux qui doivent désormais s’en charger. Tu vas bientôt recevoir une lettre à laquelle tu devras croire et te plier. Quand tu l’auras, tu en seras convaincue. Agis de manière à préparer ce qu’on te demandera.

415> Sur la manière dont tu dois agir, je ne fais que te répéter ce que j'ai toujours dit : protection de l’Œuvre, secret sur le porte-parole, caractère surnaturel de l’ouvrage depuis sa première édition — tu indiqueras les parties réservées au public de l’ouvrage intégral réservé au clergé —, publication pour éviter les falsifications — il y en a déjà eu, comme je te l’ai dit — mais publication après obtention du "Nihil obstat" de l’Eglise. Document en deux copies signé par le père général [11] ou son délégué et par toi, par lequel il s’engage au nom de l’ordre tout entier à protéger l’ouvrage qui lui est confié et à te protéger toi-même, ainsi qu’à restituer les manuscrits et une copie transcrite qui doivent rester chez toi jusqu’à la première publication de l’Œuvre. Tu pourras remettre ensuite les manuscrits eux-mêmes.    

Je te donnerai les autres instructions au coup par coup. Il te suffit de mettre celles-ci par écrit pour les montrer le moment venu et leur faire voir que c’est moi qui te dirige et que tu obéis.   

Que les autres obéissent, eux aussi. Vu la situation, aujourd’hui, le père général ne doit plus ressentir d’aversion ou de peurs. S’il résiste encore, il me causera beaucoup de peine. Puisque ce qu’il pouvait craindre n’a plus lieu d’être, il peut établir ce document, puis eux comme toi pourrez aller de l’avant comme je le veux."

 Catéchèse du 22 septembre 1947 : J'ai souffert à cause d'eux 
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Je corrige... mais je n’arrive pas à me décider à écrire au Père Berti... J’ai peur d’eux ; j’ai trop souffert à cause d’eux[12]. Jésus insiste comme une trompette qui retentit sans interruption... Si seulement c’était vrai ! Mais qui peut encore avoir confiance ?

 Catéchèses du 12 et 13 octobre 1947: Visite du P. Berti          
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À Fatima avec les pèlerins. Les prières de la nuit et dans le bassin jonché de lumières... Et Notre-Dame de Fatima à mes côtés... Même le matin, alors que le Père Berti est ici, dans la pièce...

 Catéchèse du 30 octobre 1947 : Confidences et désobéissances        
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427> L’un de mes sept témoins m’apprend hier qu’un dominicain lui a écrit : "Je sais par une âme qui reçoit des communications de la Vierge que "nous serons sauvés par l’intermédiaire de Marie[13]". Je ne peux vous en dire plus, mais rappelez-vous cette phrase et dans deux ou trois ans vous pourrez m’en parler plus longuement."        

Mon témoin ignore les communications que j’ai reçues, moi, sur la nécessité de recourir à Marie, notre salut ultime, extrême. Le Père Berti excepté, personne ne le sait. D’ailleurs, le Père Berti lui-même ne connaît pas l’avant-dernière du 23 octobre (sur une Année Sainte de caractère marial). Cette concomitance de voir sur la puissance de Marie pour nous sauver provoque en moi un de ces sursauts, que j'éprouve toujours lorsque j'entends répéter par d’autres sources, qui me sont aussi inconnues que je le suis pour eux, des choses qu’on m’a dites.  

428> Ce même témoin m’apprend que le Père Pietro Pennoni, lors de sa récente visite à Camaiore (septembre 1947), a dit à Madame Favilla (l’une de ces nombreuses exaltées à qui les Pères Migliorini, Pennoni, De Santis, etc., ont remis bien imprudemment les fascicules de 1943 à 1945, faisant ainsi preuve de désobéissance) que le Père Migliorini continue à écrire et à recopier les communications du "porte-parole", et que certains cahiers ont été présentés au Saint-Père ainsi qu’à la sainte Rote (?)[14] pour examen. Cette obstination à l’indélicatesse, à l’imprudence, etc., ne disparaîtra-t-elle donc jamais? Que Dieu leur pardonne et qu’il y pourvoie lui-même...

 Catéchèse du 31 octobre 1947 : Deux attitudes.           
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432> Cette dictée me laisse très mal à l’aise... [15] Je ne savais trop s’il fallait la transmettre... J’interroge Jésus, qui me répond:    

"Lorsqu’une personne s’obstine à offenser la charité, la Charité lui dit ce que sa miséricorde avait jusqu’alors épargné au coupable. Mais je te laisse juge de transmettre ces paroles à Romualdo (Migliorini) ou non. J’exige toutefois que tu ne les détruises jamais mais que tu les soumettes au juste Isaac
[16] de cette époque, Isaac pour moi comme pour toi, tellement pareil à celui de mon temps: loin d’avoir la dure sévérité d’un Jérémie furieux, il avait la douceur d’un agneau digne de suivre l’Agneau divin et de guider les autres vers lui."

Jésus appelle le Père Berti: "Isaac." Dans les dictées ou les visions d’épisodes évangéliques, il m’a souvent dit: "Un tel ou une telle, le Père X ou le Père Y ressemble à celui ou celle-ci." ; et il me citait alors des personnages du passé décrits dans l’Œuvre... Cela m’a servi à bien les connaître, tout en complétant mes connaissances par l’illustration visible (je ne sais si je m’exprime bien) de leur âme, de leur véritable conscience et spiritualité... et bien souvent je n’ai pas apprécié de les connaître si bien. Je préférais me faire des illusions...          

Je demande également à mon Maître si je dois parler au Père Berti de la conduite du Père Pennoni
[17]. Il me répond qu’oui. Le visage de mon Seigneur est sombre comme rarement, très sévère. C’est seulement lorsqu’il pose sa main sur ma tête pour me bénir que son visage s’éclaire d’un sourire de pitié pour moi.

 Catéchèse du 6 janvier 1948 : Je parle quand Je veux.
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472> Avant que la Voix ne me quitte, je dis : "Très divin Seigneur, maintenant que, de nouveau, tu parles souvent, ils vont dire que c’est mal. Car tu m’as donné le Père Berti qui les a persuadés que, maintenant, très divin Seigneur, tu parles de temps à autre." Il me répond :          

"J’agis comme je veux. J’ai montré que je viens quotidiennement ou que je ne viens pas pendant des dizaines de jours, et que tu ne combles pas ces vides par des paroles à toi. Que cela leur serve de leçon. J’ai tout fait pour les convaincre. Mais comme il est dit: "Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ! Nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine !
[18]" Mais ce charité parfaite et sans avoir la moindre prétention sur son œuvre à ton égard. Il y a aussi une autre raison de la providence divine qui justifie cet ordre."

 Catéchèse du 20 mai 1948 : Gardien des volontés.      
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476> Les leçons sur l’épître aux Romains continuent ici. Les autres leçons se trouvent sur les deux cahiers remis au Père Corrado M. Berti, qui a cru opportun de les retirer, bien que le dernier ne soit pas encore terminé, tout comme le commentaire de l’Esprit Saint sur l’épître aux Romains est bien loin de l’être. Mais à cause de tout le respect et la reconnaissance — cela surtout — que je dois au Père Corrado pour la manière dont il a toujours fait preuve de charité, patience et obéissance envers la pauvre créature que je suis et envers les désirs du Seigneur, j'ai accepté de lui remettre tout ce que j’avais.

Il est juste de donner autant à quelqu’un qui a apporté tellement à l’Œuvre. Le Père Migliorini, lui aussi, a beaucoup fait… Il suffit de penser à tout ce qu’il a dactylographié ! Mais... il y a un "mais". Et l’Œuvre a ce "mais": si le Père Berti n’avait pas été là, il est certain que le comportement de tous, ou du moins de tous sauf quelques rares personnes — de réelles exceptions dans la masse des pères servites de Marie, qui ont toujours fait obstacle, critiqué, causé d’immenses douleurs à l’Œuvre de Jésus et à son pauvre instrument, et qui viennent seulement de changer d’avis et de méthode — l’Œuvre aurait fini par ne pas aller chez les servites de Marie. Mais la douceur, la sincérité, l’honnêteté désarment. Oui, elles désarment Dieu et son instrument, qui doit défendre avec ténacité les intérêts et les volontés de Dieu même si cela lui coûte beaucoup, parce qu’il n’est jamais agréable de discuter, de réprimander et de menacer de châtiments.

Je ne sais combien de temps encore je resterai sur terre, ni s’il me sera donné de voir l’Œuvre imprimée. Mais je tiens ici à déclarer que si elle peut apporter lumière et bienfaits aux âmes et renommée à l’ordre des servites de Marie, les âmes et les servites de Marie devront être reconnaissants aux Pères Berti et Migliorini qui, de façon différente mais avec la même constance, ont œuvré pour que la volonté divine s’accomplisse et que les âmes reçoivent ce don de Dieu. À la suite de ces deux premiers et constants travailleurs de Dieu, je désire en rappeler quelques autres qui ont coopéré avec charité à apporter réconfort à l’instrument et aide à aux deux premiers artisans du triomphe de la volonté Dieu et de sa Parole: les Pères Gargiani, Sostegno Benedetti, Tozzi et Mariano De Santis.

 Catéchèse du 16 août 1949 : Cette œuvre est celle de l'Esprit-Saint    
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528> Jésus dit : "…Que devrais-je faire pour m’occuper de l’Œuvre et la faire triompher ? Je devrais faire intervenir le Dieu terrible du Sinaï, le Dieu des temps de l’indignation et de la rigueur, et je devrais les foudroyer dans leur péché, dans leurs péchés plutôt, car ceux qu’entraîne leur obstination contre ma volonté sont nombreux. Quoi d’autre, si ce n’est cela ?           

Par ton intermédiaire, j'ai donné toutes les preuves. Il n’y a en toi aucun péché de rébellion, de simulation ou d’orgueil. Tu es une victime docile de leur volonté. Parce qu’ils sont  "l’Eglise", tu défends toi-même leur volonté contre ceux qui voudraient la piétiner. En raison de ta crucifixion, il est certain que tu ne peux scruter les livres des docteurs. En raison de ton niveau culturel, il est certain que tu ne peux écrire ces pages. Que demandent-ils d’autre, si cela ne leur suffit pas pour reconnaître: "Oui. L’Esprit de Dieu est bien présent ici"? Il ne s’y trouve aucune erreur dogmatique; en vérité il n’y en a pas dans l’Œuvre.

Si l’Esprit a donné des lumières (des lumières de grâce) pour rendre pleinement lumineux ce que, en vingt siècles, telle ou telle école a seulement éclairé d’un rayon sur tel point précis, qu’ils bénissent Dieu pour sa grâce au lieu de prétendre: "Mais nous, nous disons autre chose."         

Qui est la Sagesse ? Est-elle leur servante ou leur reine ?  

Mais pour ne pas se dire rebelles par orgueil humain, pour dissimuler ces plaies en eux, ils disent: "Cela regarde Dieu.″      

529> Dieu a agi et agit encore. Mais le prince du monde domine dans ce monde tandis que le Roi des rois règne au ciel et, fidèle — lui, au moins, il est fidèle — au libre arbitre qu’il a laissé à l’homme pour son épreuve, sa récompense ou bien souvent sa condamnation; il ne fait pas violence à leur volonté. Il les attend, et vite, au jugement.

Ils feraient bien de méditer la page de l’Evangile où, en tant que Maître des maîtres, Sagesse, Parole et Vérité incarnées, je déclare que les péchés contre l’Esprit Saint ne seront pas pardonnés.      

Or, en vérité, cette Œuvre est celle de l’Esprit de l’Esprit de Dieu, de l’amour du Père et du Fils, de l’Esprit qui connaît toute vérité et vient la révéler aux hommes pris dans le tourbillon actuel comme dans les anciens tourbillons, afin qu’ils puissent se défendre contre les doctrines infernales."    

Cette dictée vient à la suite d’un écrit du Père Cordovani
[19] sur la nécessité que les laïcs connaissent eux aussi la théologie et sur leur demande d’obtenir une vraie et bonne théologie...

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Fiche mise à jour le 28/04/16

 



[1] Cf. catéchèse du 23 août 1943.

[2] Première mention du Père Corrado M. Berti, servite de Marie, professeur de théologie sacramentelle, décédé en 1980. Il a joué un rôle considérable pour préparer les écrits de Maria Valtorta.

[3] La jeunesse de Marie et la jeunesse de Jésus rapportées dans le tome 1. La vie publique de Jésus commence avec le tome 2. À l’époque les visions de l’Évangile sont presque complètes, mais pas tout à fait.

[4] Elle ajoute d’une écriture minuscule, certainement en un second temps: (Quand le Père Général avait donné l’ordre de ne plus me porter la communion. J’en mourrais presque. C’est alors que Jésus m’a envoyé le Père Luigi...). Le Père Luigi Lopalco, un passioniste qui remplaçait son directeur spirituel.

[5] Périphrase pour désigner les prêtres, servites de Marie, qui ont obéi ou désobéi aux instructions de Jésus sur la diffusion de l’œuvre.

[6] Cf. Jean 18, 22.

[7] Sage précaution ! Il arrivera un moment où le Saint-Office demandera au Père Berti de leur remettre TOUTES les copies et originaux en sa possession, dans le but évident de les détruire.

[8] Cf. Apocalypse 7, 13-14 : L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? Je lui répondis : Mon seigneur, toi, tu le sais. Il me dit : Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.

[9] Cf. Apocalypse 3, 1 : À l’ange de l’Église qui est à Sardes, écris : Ainsi parle celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais ta conduite, je sais que ton nom est celui d’un vivant, mais tu es mort.

[10] Le Père Pietro Pennoni est un des Servites de Marie de Viareggio.

[11] Le père général de l’ordre des servites de Marie. Voir la note 131 du 2 juin 1946.

[12] À cause de la désobéissance aux instructions de Jésus pour la diffusion de l’œuvre.

[13] Voir à ce propos "la Vierge des Derniers Temps" sur la prophétie de Grigion de Montfort reprise par Maria Valtorta et d’autres mystiques contemporaines.

[14] Plutôt le Saint-Office.

[15] Jésus vient de faire de très vifs reproches au P. Romualdo Migliorini qui n'a pas su assurer la fonction de directeur spirituel de Maria Valtorta.

[16] Il s'agit d'Isaac de Jutta, un des bergers de la Nativité qui devient un 'maître des novices" pour les nouveaux disciples.

[17] Le Père Pietro Pennoni est un des Servites de Marie de Viareggio.

[18] Matthieu 11, 17.

[19] Le P. Mariano Cordovani (1883-1950), dominicain, théologien et membre du Saint-Office. Il s’agit sans doute de la thèse qu’il a défendue à l’université pontificale St Thomas d’Aquin (Angelicum) le 30 juillet 1949. Elle était intitulée « Essence et valeur de l’humilité dans la vie intérieure (Essenza e valore dell'umiltà nella vita interiore) ».