Maria Valtorta en 1943

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Les visions et dictées de Maria Valtorta.

"Voir intérieurement signifie que l'âme est effleurée par quelque chose de réel, qu'elle est rendue capable de voir le non-sensible".
Cardinal Josef Ratzinger

 

"Parmi les plus instruits de mon peuple, j’ai des disciples de prédilection pour qui le Maître devient plus qu’un maître, un ami, qui leur ouvre les portes aux trésors des confidences et des révélations".
Jésus à Maria Valtorta

 


Maria Valtorta en 1943 à l'époque des visions. Photo prise par son confesseur : le Père Romualdo Migliorini.


VOIR AUSSI







































 

 La source des visions et dictées.

D'avril 1943 à novembre 1950, Maria Valtorta reçoit des visions et dictées quotidiennes consignées dans 15.000 pages de cahiers. Sont-elles le fruit imaginaire d'une dévotion exacerbée ? Au début de cette période prolifique, Maria Valtorta explique à son confesseur la source de son inspiration[1]. Elle est très consciente de ce qui lui arrive :    

"Il y a peu de temps, vous m’avez dit d’écrire de nouveau. L’effort physique n’est rien comparé à l’effort moral que je dois accomplir pour soulever les voiles au-delà desquels se cache le surnaturel. Pourquoi ? Pour maintes raisons.           
"La première est qu’il me semble presque commettre une profanation en dévoilant les secrets de Dieu en moi. Et je crains toujours que cette proclamation ne me mérite une punition : celle d’être privée des divines caresses et des divines paroles…  
"La deuxième raison est un reste de méfiance humaine, à mon égard et à l’égard d’autrui : ce que je perçois comme “surnaturel” devrait peut-être être jugé comme illusion par moi et comme délire par autrui. Je me suis fait traiter de folle tant de fois qu’il est possible qu’on continue de me classer dans cette catégorie.
"La troisième raison est que j’ai peur de ces faveurs. La peur affreuse qu’il s’agisse d’une ruse
[2]. Est-il possible que moi, qui ne suis rien, puisse mériter de telles faveurs de mon Roi ? Et aussi la peur qu’elles n’éveillent l’orgueil en moi. Je sens que si je devais m’enorgueillir, même un seul instant, je serais punie pour cela.        
"Et maintenant que je vous ai fait part des raisons pour lesquelles je n’aime pas en parler, je vous dirai celles qui me font sentir que je ne suis pas une naïve qui prend ses fantasmes pour des vérités surnaturelles et des paroles démoniaques pour des paroles divines : J’en ai la certitude à cause de la suavité et de la paix qui m’envahissent à la suite de ces paroles, de ces caresses, de la force qui s’empare de moi, m’obligeant à les écouter et les écrire sans que j’en puisse changer un seul mot… Et toujours à des moments qui échappent à toute volonté de ma part d’écouter ces choses … On ne transige pas avec cette douce puissance... 
"Il n’y a rien qui vienne de moi. … (Jésus) se fait entendre quand il le veut. Si je suis prise à autre chose, à quelque chose qu’il me presse d’accomplir, je dois arrêter et m’occuper seulement de Lui. De même si, selon mon style, je préfère une certaine formulation à une autre et tente de la changer, j’en suis incapable. C’est dit d’une certaine façon et reste comme cela".           

Quand le Père Migliorini la presse d’écrire ses perceptions passées, elle répond : "Il me serait impossible de répéter maintenant ces paroles avec exactitude et je ne les répéterai donc pas. Il ne doit y avoir rien de moi".

Cette dernière réflexion fait penser au cas de
Marie d’Agréda, la première mystique à recevoir la vision complète de la vie de Marie. Ses réticences (que l’on retrouve autrement exprimées chez Maria Valtorta) jointes à la malignité des hommes, firent que la narration de ses visions fut réécrite 35 ans après les avoir reçues et après avoir brûlé la première transcription. Ceci provoqua une détérioration importante de la partie historique, mais non de la partie théologique.

 Que décrivent-elles ?      
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Dans les visions, Maria Valtorta est l'auteure du descriptif. Elle décrit ce qu'elle voit, entend ou ressent avec ses propres mots, mais l'origine de la vision est inspirée. Jésus lui demande de n'omettre aucun détail : il les juge importants. Ce sont ces détails qui ont permis à Jean-François Lavère, et à d’autres, d'authentifier scientifiquement ces descriptifs.           

Dans les dictées, elle ne fait que consigner ce que lui dicte d'abord Jésus ou Marie, puis, au fil du temps, Dieu le Père, L'Esprit-Saint, les anges ou les saints. Ce sont leurs mots que nous lisons, tels que compris par Maria Valtorta. Elle n'avait manifestement pas les capacités ou les connaissances pour traiter les sujets qu'elle aborde.

Nature des contenus

Où les trouve-t-on principalement ?

Visions historiques de la vie de Jésus

L'Évangile tel qu'il m'a été révélé (10 tomes).

Visions historiques des premiers temps de l'Église, dont celles des martyrs.

L'Évangile tel qu'il m'a été révélé (Tome 10) et Cahiers (3 tomes), dont les Cahiers de 1944.

Visions étincelantes (Paradis, Trinité, …).

Les Cahiers (3 tomes)

Descriptifs commentés de notre présent et de notre avenir (descriptions prophétiques).

Les Cahiers (3 tomes) – Leçons sur l'épître de saint Paul aux romains.

Enseignements pour notre époque (catéchèses édifiantes).

Les Cahiers (3 tomes) – Livre d'Azarias - Leçons sur l'épître de saint Paul aux romains.

Commentaires des auteurs sacrés (catéchèse théologique)

Les Cahiers (3 tomes) dont le commentaire de l'Apocalypse en fin des Cahiers de 1945 à 1950 Livre d'Azarias - Leçons sur l'épître de saint Paul aux romains.


L'évangile tel qu'il m'a été révélé (10 volumes)


Autobiographie


Les "Cahiers"
de Maria Valtorta (3 tomes)


Les leçons sur l'épître de saint Paul aux romains


Le livre d’Azarias


Commentaires
de l’Apocalypse (inclus à la fin des Cahiers de 1945 à 1950).

 Comment se manifestent-les visions et dictées ?           
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Maria Valtorta précise la nature de ses visions. L'Église a pour habitude de classer les visions en trois catégories : il est donc important de connaître la nature des manifestations. 

"Comme je vous l’ai dit à maintes reprises
[3], j’ai rêvé à Jésus, à Marie et aux saints. Cependant, alors que Jésus était toujours “vivant”, la Vierge et les Saints étaient comme des statues ou des tableaux. Je n’ai vu deux fois comme personne vivante qu’un petit frère franciscain, qui était certainement saint mais ne semblait être ni Saint François (d'Assise), ni Saint Antoine (de Padoue). Je fis ce rêve il y a sept ans (en 1936)". Ce franciscain qu'elle ne nomme pas est peut-être saint Bernardin de Sienne, un grand saint Toscan du XVème siècle, connu notamment pour avoir développé le culte du Saint Nom de Jésus et le monogramme IHS (Jésus Sauveur des hommes).   

Elle confie avoir vu son ange gardien lors d'une syncope où elle frôle la mort
[4], puis ressent sa présence et son réconfort dans les moments difficiles. En 1946, l'ange découvre son identité : Azarias. Il lui commente les textes liturgiques donnant lieu au Livre d'Azarias.          

Elle voit, "en rêve" précise-t-elle,
Padre Pio de Pietrelcina et lui parle : "Je l’ai vu, toujours en rêve, en extase après la messe; j’ai vu son regard pénétrant et j’ai aperçu sur sa main la cicatrice du stigmate lorsqu’il me prit la main. J’ai senti son parfum, non pas en rêve mais bien éveillée cette fois. Aucun jardin rempli de fleurs pleinement épanouies ne peut exhaler les fragrances paradisiaques qui envahirent ma chambre la nuit du 25 au 26 juillet 1941 et l’après-midi du 21 septembre 1942, au moment même où un de nos amis parlait de moi à Padre Pio (j’ignorais qu’il fût parti pour San Giovanni Rotondo). Les deux fois, j’ai obtenu les grâces demandées". Le parfum est aussi ressenti par Marta Dicotti sa garde-malade. L'odeur est si forte que cela la réveille. Rien ne peut expliquer la présence de ce parfum "composé de toutes les fragrances" précise-t-elle.        

Les sensations qui viennent de Jésus sont plus nettes et il est le seul à se manifester ainsi. Elle les précise : "Il y a deux ans, dit-elle, (donc en 1941), je perçus pour la première fois une "voix" sans son qui répondait aux questions que je me pose en méditant sur telle ou telle chose. Elle s'accompagnait d'une vision (mentale). Le mercredi de la Passion 1942, une phrase résonna tout à coup dans mon oreille. Une impression si vive que je peux vraiment dire “résonna” même si en réalité je n’entendis aucun son". C'est Jésus qui l'alerte sur la perdition d'une de ses compagnes de l'Action catholique.    

"J'aurais pu être perplexe quant à l’identité de la personne définie, dit-elle. Mais quand Jésus parle, même si la phrase peut paraître sibylline au plus grand nombre, elle s’accompagne d’une telle lumière spéciale que l’âme, à qui la phrase est dite, comprend exactement à qui le Christ fait allusion".  

"D’autres fois, poursuit-elle j’ai vu Jésus enfant à l’âge de sept, huit ans, ou dix. Très beau. Puis, Jésus homme, dans la plénitude de sa virilité. Encore plus beau. Mais la sensation la plus douce, la plus pleine, la plus sensible, je l’ai eue le 2 mars de cette année (1943). Ne riez pas, mon père, mais je l’ai eue le matin de la mort de Giacomino, mon pauvre petit oiseau… Je pleurais parce que, dans mon isolement de malade qui dure depuis dix ans, je désire vraiment de l’affection autour de moi, même si ce n’est que l’affection de petits animaux. Et je me plaignais tout bas à mon Jésus, en lui disant : “Quand même, tu aurais pu me le laisser. Tu me l’avais donné. Pourquoi me l’as-tu enlevé ? Es-tu jaloux même d’un oiseau ?”. Et puis, je conclus : “Eh bien... prends cette douleur aussi. Je te l’offre, avec tout le reste, pour ce que tu sais". 
"J’ai senti alors deux bras qui m’entouraient et m’attiraient contre un cœur, ma tête sur une épaule. J’ai perçu la tiédeur d’une peau contre ma joue, une respiration et la pulsation d’un cœur dans une poitrine bien vivante. Je me suis abandonnée à cette étreinte en entendant au-dessus de ma tête une voix qui murmurait dans mes cheveux : “Mais moi, je suis encore près de toi. Je te tiens sur mon cœur. Ne pleure pas car moi, je t’aime". Je n’ai plus pleuré ni ressenti de douleur". 

Les visions de Maria Valtorta sont donc l'une des trois formes de visions
[5] que rappelait le cardinal Josef Ratzinger dans sa catéchèse sur le 3ème secret de Fatima le 26 juin 2000 : celle de la perception intérieure (visio imaginativa) : "Voir intérieurement ne signifie pas qu'il s'agit de fantaisies, dit-il… Cela signifie plutôt que l'âme est effleurée par quelque chose de réel, qu'elle est rendue capable de voir le non-sensible, le non-visible par les sens… Il s'agit de vrais "objets" qui touchent l'âme, bien qu'ils n'appartiennent pas à notre monde sensible habituel… Cela exige une vigilance intérieure du cœur qui, la plupart du temps, n'existe pas en raison de la pression des fortes réalités externes… C'est la raison pour laquelle ce sont précisément les enfants qui sont les destinataires privilégiés de telles apparitions: l'âme est encore peu altérée, sa capacité intérieure de perception est encore peu détériorée".

 Les instructions de Jésus.          
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Le 23 août 1943, Jésus confie à Maria Valtorta et au Père Migliorini, son confesseur, les instructions pour leur mission : "Allez disséminer ma Parole. Allez-y avec discernement et soin. Ne l’appliquez pas à tous de la même façon… Il y a des passages qui, pour l’instant, ne doivent être qu’un doux entretien entre nous… D’autres peuvent être dits et diffusés au plus grand nombre.         
"… Le Père (Migliorini) sait sûrement mieux que toi comment agir, dit Jésus à Maria Valtorta. Qu’il prie donc. Priez tous les deux; l’Esprit Saint vous aidera. Rappelez-vous toujours que vous avez entre les mains des remèdes aptes à guérir les âmes, et que ces âmes sont fort mal en point … Elles sont déchiquetées par les explosions internes du mal, et les coups venant de l’extérieur. Elles ne sont plus qu’une plaie. Tels des médecins, vous devez avoir un toucher léger et une suprême patience pour traiter ces grandes blessées et leur transfuser la vie…
"Il faut du bon sens dans l’usage de mon don. Il ne faut pas une diffusion ouverte et retentissante, mais une lente expansion toujours plus vaste, et qui reste sans nom. Cela pour protéger ton esprit que l’orgueil pourrait troubler et ta personne qui n’a pas besoin d’autres agitations. Quand ta main sera immobile dans la paix en attendant sa résurrection dans la gloire, alors, et seulement alors, ton nom sera mentionné".   

Le 10 septembre 1943, Jésus précise ses intentions à travers Maria Valtorta : "J’instruis mon peuple depuis vingt siècles. J’ai commencé l’instruction par ma Parole et je l’ai continuée à travers la parole de mes serviteurs bien-aimés. Mais parmi les plus instruits
[6] de mon peuple, j’ai des disciples de prédilection pour qui le Maître devient plus qu’un maître, un ami, et avec les richesses d’un roi, leur ouvre les portes aux trésors des confidences et des révélations. Je prends par la main ces bien-aimés et je les amène avec moi dans le tréfonds des secrets et je les rends aptes à recevoir ma Parole, que je donne avec une ampleur réservée à mes nouveaux Jeans (allusion à l'apôtre bien-aimé). Mon petit Jean, poursuit-il en donnant ce surnom affectueux à Maria Valtorta, je te confie ma Parole. Transmets-la aux maîtres afin qu’ils s’en servent pour le bien des créatures. Elle vient du Pasteur Unique, du bon Pasteur qui a écrit la vérité de sa Parole avec son sang".

 Visions et dictées : des formes distinctes.          
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Le 5 janvier 1944, débutent les visions historiques de la vie de Jésus et de Marie. Elles commencent par la vision de l'Assomption[7] comme nous l'avons dit. Les visions se font plus intenses.           

"Ce matin, je ressens cette joie active qui en moi est toujours le prélude à la parole de Jésus. J'ai une Joie passive quand je jubile de sa Présence, sans qu'il m'appelle à le servir. J'ai une joie active quand une impression indescriptible me dit : "Il t'appelle, sers-Le"... Et puis, je passe au travail vrai, proprement dit : écrire sous la dictée ou décrire ce qui se présente à moi. S'il s'agit de dictée et qu'elle se rapporte à un passage de la Bible, Jésus commence par me faire ouvrir le Livre au passage qu'Il veut expliquer... Si c'est la vision qui se présente, elle commence par une image initiale qui est généralement le point culminant de la vision, et puis se déroule en suivant l'ordre. Quand la vision se développe dans l'ordre, je commence par le début, quand elle commence par le point culminant, je décris ce point, et puis ce qui précède et ce qui suit"
[8].       

Les dictées sont clairement introduites par la phrase "Jésus dit" et les visions par "Je vois, ou je revois" : on ne peut les confondre.       

Les visions ne se déroulent que si Maria Valtorta est attentive. Elle confie à propos d'un dérangement qu'elle subit : "Je puis enfin écrire ce qui occupe ma vision mentale et mon audition mentale depuis le début de l'aube de ce matin... Car, je l'ai dit plusieurs fois et je le répète, quand je ne puis continuer ou commencer le récit de ce que je vois, la scène s'arrête dès le début ou bien au point où je suis interrompue, pour se dérouler ensuite de nouveau quand je suis libre de la suivre. Je crois que Dieu veut cela pour éviter des omissions ou des erreurs de détail, chose qui pourrait m'arriver si j'écrivais quelque temps après avoir vu. J'affirme en conscience que ce que j'écris, parce que je le vois ou je l'entends, je l'écris pendant que je le vois ou l'entends"
[9]. Bref, un synchronisme parfait entre la vision et l'écriture.

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Fiche mise à jour le 25/02/2015

 



[1] Les Cahiers de 1943, dictée du 13 mai.

[2] Sans doute de Satan.

[3] Ces allusions continues se réfèrent à l’Autobiographie déjà écrite en réponse au souhait du père Migliorini

[4] Le 4 janvier 1932

[5] La visio sensibilis ou perception externe. Par exemple la danse du soleil vue par une foule – La visio imaginativa ou perception interne. Le sujet perçoit une réalité non-sensible invisible pour d'autres personnes. Par exemple l'apparition de la Vierge – La visio intellectualis ou perception sublime des grands mystiques.

[6] Instruits de la Parole de Jésus et non ayant suivi de hautes études.

[7] Les visions et dictées durèrent quotidiennement jusqu'en novembre 1950, date à laquelle le Pape Pie XII proclame le Dogme de l'Assomption.

[8] L'Évangile tel qu'il m'a été révélé - Tome 2, chapitre 21, page 102.

[9] Ib°, Tome 5, chapitre 51, page 349.