Maria Valtorta en 1943

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Le charisme théologique de Maria Valtorta






 

 Les charismes de Maria Valtorta.

En 1970, le Bienheureux Gabriele Allegra, récemment béatifié par Benoît XVI[1], écrivait : "Je retiens que l'œuvre (de Maria Valtorta) révèle une origine supra naturelle. C'est le produit d'un ou plusieurs charismes qui devraient être étudiés à la lumière de cette doctrine..."

Le charisme est une grâce spéciale de l'Esprit-Saint distribuée aux fidèles de tous ordres. Il les rend "aptes et disponibles pour assumer les diverses charges et offices utiles au renouvellement et au développement de l'Église"
[2].   

Maria Valtorta se distingue principalement par trois charismes obtenue au terme d’un long chemin de souffrance en tant que victime offerte :    

- Le charisme historique de Maria Valtorta, si transparent dans sa vie de Jésus (L’Évangile tel qu’il m’a été révélé).         
- La charisme prophétique, plus difficile à cerner par définition, mais qui s’évalue cependant par la confrontation avec d’autres prophéties et en cohérence avec les Écritures et le Magistère
[3].  
- Le charisme théologique enfin, qui embrase un vaste domaine, mais qu’il est permis d’approcher par un faisceau d’indices.          

Ce faisceau convergent est constitué de :     

1 - La qualité de ses soutiens dans la hiérarchie catholique : elle exclut toute supercherie, futilité ou dangerosité.          
2 - L’examen minutieux fait par plusieurs théologiens, exégètes ou biblistes qui lui reconnaissent une science digne d’intérêt dans ce domaine. Cinquante ans après ses visions et dictées, le Catéchisme de l’Église catholique a été promulgué (1992). Exposant le "dépôt de la Foi (Fidei depositum)" il permet à chacun de vérifier par lui-même la conformité théologique et la pertinence exégétique des écrits de Maria Valtorta. 
3 - Le paradoxe de ses adversaires qui, croyant dénoncer un complot en sous-main, saluent très officiellement un niveau théologique digne des plus grandes compétences de l’époque.
4 - La haute valeur spirituelle qui a fait de ses écrits la nourriture de bienheureux et de saints.
5 - Enfin les connaissances remarquables dont fait preuve Maria Valtorta.     

C’est ce que nous allons rappeler maintenant.

 1. La qualité des soutiens.          
 2. L’examen minutieux de l’œuvre.         
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Il semble vraiment difficile, voire présomptueux de chercher des "erreurs théologiques" dans L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, de Maria Valtorta. Elle a été lue et/ou soutenue par les autorités suivantes : 

 S.S. Pie XII. Il en a encouragé (26 février 1948) la publication dans le cadre des règles régissant les révélations privées.      
 Bienheureux Paul VI. Il a fait envoyer (17 janvier 1974) une lettre officielle de félicitations pour une étude panégyrique de l'œuvre de Maria Valtorta.     
 Saint Jean-Paul II. Il n'a pas pris position bien qu'il fut, lui aussi, un lecteur, mais il a béatifié deux soutiens éminents de Maria Valtorta.    
 Mgr Alfonso Carinci, secrétaire de la Congrégation pour les Rites sacrés (actuellement pour la cause des saints). Il a encouragé la publication de l'œuvre, écrit explicitement son soutien et son opinion sur l'origine de l'inspiration.    
 Cardinal August Bea, recteur de l'Institut Biblique Pontifical, confesseur de Pie XII et conseiller au Saint-Office. Il a, lui aussi, encouragé la diffusion de l'œuvre qu'il avait examiné. Il a exprimé par écrit son soutien.   
 Mgr Ugo Lattanzi, doyen de la Faculté de théologie de Latran et consultant auprès du Saint-Office. Il a exprimé par écrit son soutien.         
 Mgr René Laurentin, théologien et historien de renom, fut expert du concile Vatican II. Il est membre, entre autres, de l'Académie pontificale de théologie de Rome. Dans son ouvrage sur les vies révélées de Jésus, il conclue à la conformité de Maria Valtorta avec l'Évangile
[4].  
 P. Gabriel M. Roschini, fondateur de "Marianum", université pontificale de théologie et Conseiller au Saint-Office. Son soutien a été manifesté publiquement à de nombreuses reprises.       
 P. Corrado Berti professeur de Dogmatique et de théologie sacramentelle à "Marianum", Faculté pontificale de théologie. Il est l'auteur des notes théologiques de la seconde édition de l'œuvre.   
 Bienheureux P. Gabriele Allegra, bibliste de renom, fondateur de l'Institut biblique de Pékin. Il a publié une analyse qui est sans ambiguïté sur la valeur théologique et historique de l'œuvre, ainsi que sur son origine.
 Professeur Camilo Corsanego (un des fondateurs de la Démocratie-chrétienne italienne), conseiller juridique, doyen des conseillers consistoriaux pour le Saint-Siège et professeur au Latran. Il a manifesté son soutien par écrit.           

Tous ces soutiens sont attestés
[5]. Ils se sont concentrés sur la vie monumentale de Jésus, la partie la plus importante de son œuvre, mais non pas la seule : les autres livres publiés à partir des visions et dictées de Maria Valtorta recèlent un nombre important de textes d’une grande profondeur théologique.       

Au-delà des prises de positions individuelles de tel théologien ou de tel exégète (ce qui est la base d’une foi vivante), le Catéchisme de l’Église catholique permet à chacun de vérifier la conformité des écrits de Maria Valtorta.

 3. Le paradoxe de la mise à l'Index.        
 4. La haute valeur spirituelle.      
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La première reconnaissance du charisme théologique de Maria Valtorta vient, paradoxalement, des commissaires du Saint-Office commentant dans l'Osservatore Romano la mise à l'Index de l’œuvre (6 janvier 1960).  

On y lit : "Dans cette espèce d'histoire romancée, Jésus est toujours prêt à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours". Maria Valtorta en était-elle capable ? Pour qui lit son Autobiographie, l’hypothèse n’a aucun fondement.  

L'Osservatore Romano ne mentionne aucune erreur théologique : il ne relève que quatre points qui, selon lui, prennent des libertés avec l'orthodoxie catholique ou lui semble hermétiques. Tout cela trouve sa réponse dans les écrits du Magistère et principalement dans le Catéchisme de 1992.

Le Père Roschini, un servite de Marie, membre du Saint-Office et fondateur de l’université pontificale mariale était sans doute le théologien visé par les allusions de l’Osservatore romano. Dans l’introduction de son livre
[6], il répond à une deuxième assertion des commissaires du Saint-Office :         

L'Osservatore Romano reconnaissait, note-t-il "qu'on trouve dans cette œuvre des leçons de théologie mariale marquées par une connaissance complète des toutes dernières études de spécialistes en la matière". Selon le Père Roschini, l'article insinuait ainsi que Maria Valtorta avait eu comme inspirateur un théologien spécialiste de la Vierge Marie (peut-être lui). Mais en même temps, les commissaires reconnaissaient par-là que l'œuvre contient de fait, une doctrine tout à fait à la pointe en cette matière : "c'est indéniable ! affirme le Père Roschini, Mais il est tout aussi indéniable que Maria Valtorta n'a jamais lu un livre ni suivi de cours qui traitent du sujet, comme il n'y a jamais eu de savant théologien pour lui suggérer ce qu'elle a écrit sur la Sainte Vierge".     

En parcourant les
différents ouvrages de Maria Valtorta on est impressionné par la profondeur théologique et spirituelle qui ne prend jamais une tournure ostentatoire ou prétentieuse.

Il n’est donc pas étonnant que les œuvres de Maria Valtorta, notamment sa vie de Jésus, fut la lecture de bienheureux(ses) et de saint(e)s comme : Padre Pio, Mère Teresa de Calcutta, G.M. Allegra, Mère Maria Arias Espinosa, Jean-Paul II et d’autres à venir.

 5. Des connaissances étonnantes.          
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Le Père Roschini avait d'abord eu une attitude réservée sur les écrits de Maria Valtorta encore inachevés. Il en avait examiné les premiers chapitres à la demande du Supérieur général de son ordre et conclut[7] que ces visions auraient pu s'intituler "En marge de l'Évangile". On pouvait les publier, mais sans aucune référence à une origine divine sur laquelle on ne pouvait conclure dans un sens ou dans un autre.         

En 1949, il rend visite à Maria Valtorta et n'en retire aucune émotion particulière. Il conseille cependant ses collègues en butte à l'hostilité du Saint-Office.          

Mais en 1972, pendant ses vacances, il redécouvre les ouvrages de Maria Valtorta, notamment le
Livre d'Azarias et Les leçons sur l'épître de saint Paul aux Romains qui venaient d'être rendus publics. Ces écris le captivent et le bouleversent selon ses propres termes. Il rencontre Maria Diciotti la confidente de Maria Valtorta et ses éditeurs. Il les informe de son intention d'étudier "jour et nuit" ses écrits.     

Un an plus tard, il publie La Madonna negli scritti di Maria Valtorta (La Vierge Marie dans les écrits de Maria Valtorta) dans lequel il avoue : "Cela fait un demi-siècle que je m'occupe de mariologie
[8] : par l'étude, l'enseignement, la prédication et l'écriture. J'ai dû lire pour cela d'innombrables écrits mariaux, de toute sorte : une vraie Bibliothèque mariale.          

"Mais je me sens obligé d'avouer candidement que la mariologie qui se dégage des écrits publiés et inédits de Maria Valtorta a été pour moi une vraie découverte. Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j'ai lus et étudiés, n'avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d'œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime, que les écrits de Maria Valtorta".        

La même année, il organise le transfert de la dépouille de Maria Valtorta de Viareggio à la Chapelle de l'Annonciation (Santissima Annunziata) à Florence, où elle repose désormais et fait parvenir un exemplaire de son livre au Pape Paul VI. Le Pape le remercie par l'intermédiaire de la Secrétairerie d'État en souhaitant que ses efforts "recueillent des fruits spirituels abondants".           

Le Père Berti, Professeur de théologie à la faculté pontificale mariale, avait minutieusement lu la vie de Jésus et en avait rédigé les notes théologiques qui ne furent introduites que dans la seconde édition en 1960. On ne peut expliquer es connaissances dont elle fait preuve.        

En effet, elle n'assistait qu'à des messes basses, sans sermons, n'a jamais suivi de formation dans ce domaine et n'a possédé les quatre évangiles qu'à l'âge de 27 ans. Sa première Bible lui fut offerte en 1943 par son confesseur : elle avait 47 ans.  

Dans sa vie de Jésus, elle démontre pourtant une grande connaissance des références bibliques notamment de la LXX (Septante) une bible du IIIème siècle avant notre ère, en usage au temps de Jésus. Il n'y a pas d'anachronismes.
David Amos, un lecteur assidu de Maria Valtorta a relevé plus de 3000 références de l'Ancien Testament contenues dans l'Évangile tel qu'il m'a été révélé. Ces citations sont conformes aux appellations propres à la Septante, comme à son organisation.           

Dès ses toutes premières dictées de Jésus, Maria Valtorta commente les auteurs sacrés : Isaïe, Ezéchiel, Sophonie, etc. Le Père Migliorini, son confesseur, en est stupéfait et lui demande de préciser, et de certifier, ses connaissances bibliques. Elle lui répond
[9] :
"Je peux vous assurer formellement ne connaître uniquement que les quatre Évangiles. Je les connais par cœur et depuis des années. De plus, j’ai lu une fois, il y a treize ans ou plus (vers 1930), le Cantique des Cantiques dans une version protestante … J’ai aussi lu, dans un livre de culture, les Proverbes de Salomon. Et mes connaissances en la matière s’arrêtent là. Lire la Bible pour moi, c’est marcher dans un monde inconnu et impénétrable, car par moi-même, je n’en comprends que la signification superficielle et celle des commentaires dans les notes au bas des pages dont je remarque qu’ils sont différents de ceux que fait le Maître (Jésus)… Même maintenant que j’ai la Bible à ma disposition, parce que vous y avez pensé, je ne suis pas allée, par ordre surnaturel, au-delà d’Esther".  
À part quelques lectures éparses de textes, la Bible lui demeure donc inconnue.       

Pourtant à l'aide des commentaires de l'Écriture que lui dicte Jésus, elle aborde dans cette période, des sujets tels que : le baptême de feu, les derniers temps, la mort de la chair et la mort de l'Esprit, l'Eucharistie, l'idolâtrie des sens et du pouvoir, le rôle de l’Église à la fin des temps, les qualités requises des prêtres, etc.

 Un charisme qui traverse toute l'œuvre.  
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Outre les connaissances bibliques qui étayent L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, le charisme théologique de Maria Valtorta se retrouve dans ses autres ouvrages et culmine dans son dernier : Les leçons sur l'épître de saint Paul aux romains. Les commentaires de ce texte capital, sont de l'Esprit-Saint. Ils sont "d'une bouleversante profondeur exégétique" selon l'avis de Mgr Laurentin.         

Le Livre d'Azarias, commente les textes liturgiques des 58 messes festives du missel de saint Pie X en usage à l'époque, à l'exception des évangiles. Ils sont donnés à Maria Valtorta par Azarias, son ange gardien et parfois par l'archange Raphaël.      

D'autres éléments sont disséminés dans la série des trois Cahiers, recueil de visions et dictées reçues de 1943 à 1950 et non réunies dans des ouvrages spécifiques par les éditeurs. Ce ne sont pas cependant des ouvrages résiduels : le Cahiers de 1945 à 1950, se termine par le commentaire de certains passages de l'Apocalypse. L'auteur de ces dictées ne se nomme pas, mais on suppose qu'il s'agit, là aussi, de l'Esprit-Saint.

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Fiche mise à jour le 23/02/2015

 



[1] 29 septembre 2012.

[2] Constitution apostolique Lumen Gentium, § 12 – Catéchisme de l'Église catholique § 798.

[3] Voir à ce propos René Laurentin, François-Michel Debroise, La Vierge des derniers temps, de Grignion de Montfort à Maria Valtorta, Salvator 201.

[4] Mgr Laurentin, François-Michel Debroise : "La vie de la Vierge Marie d'après les révélations des mystiques", Presses de la Renaissance, Paris, 2011.

[5] Voir, à ce propos, l'article "Ils parlent de Maria Valtorta", le témoignage sous serment du P. Corrado Berti, ainsi que la critique du P. G. Allegra.

[6] La Vierge Marie dans l'œuvre de Maria Valtorta

[7] Le 27 août 1946

[8] Branche de la théologie catholique relative à la Vierge Marie.

[9] Les Cahiers de 1943, dictée du 4 novembre.