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Table des matières.


TEXTES DELA MESSE.

Lecture de la bénédiction des rameaux : Exode 15, 27 ; 16, 1-7.

Introït :
Psaume 22 (21), 20.22.2.

Collecte: « Dieu éternel et tout-puissant qui, pour donner au genre humain l'exemple de l'humilité, as fait revêtir la chair et subir le supplice de la croix à notre Sauveur, accorde-nous de mériter d'accueillir les enseignements de ta patience, afin que nous puissions prendre part à sa résurrection. Par N.S.J.C. »

Épître:
Philippiens 2, 5-11.

Graduel : Ps 73 (72), 24.1-3.

Trait : Ps 22 (21), 2-9.18-19.24.32.

Évangile:
Matthieu 26, 1-75 ; 27, 1-66.

Offertoire: Ps 69 (68), 21-22.

Secrète: " Fais, Seigneur, que cette offrande présentée aux regards de ta majesté nous obtienne la grâce d'un vrai don de nous-mêmes et nous acquière la bienheureuse éternité. Par N.S.J.C.

Communion: Mt 26, 42.

Postcommunion: " Que, par l'action de ce sacrement, Seigneur, nos mauvais penchants soient extirpés, et nos bons désirs comblés. Par N.S.J.C. "
















Dimanche 14 avril 1946.

57> Azarias dit :  

« La lecture qui précède la bénédiction des rameaux ne fait pas partie de la sainte messe, mais fait partie de la liturgie d'aujourd'hui.          

Un jour, au début de l'instruction que tu reçois du très saint Seigneur Jésus, il t'a dit : «Dans les pages du Livre, dans l'histoire de mon peuple, les événements du futur se dissimulent sous des figures et des faits».      

 On applique généralement aux soixante-dix palmiers de l'oasis d'Elim[1] la figure des rameaux d'aujourd'hui. Mais mon Seigneur m'accorde de t'instruire sur la vraie figure de cette lecture.         

58> Le peuple d'Israël, après les temps saints des patriarches, que l'on pourrait comparer à des terres fertiles riches de toutes sortes de biens, s'était corrompu, devenant «désert fertile» où seulement de rares oasis et d'encore plus rares fontaines montraient que tout n'était pas mort ; comme un rappel de pitié céleste elles attiraient les âmes perdues, mais de bonne volonté, auprès des esprits solitaires des justes d'Israël. Les patriarches, les juges et les prophètes, les grands rois d'Israël, les Maccabées, Judith, Esther, Joël, Tobie, Néhémie, les saints, voilà les palmiers et les fontaines au milieu de la conscience aride et désolée d'Israël qui, ingrat, s'éloignait de son bienfaiteur en en oubliant les bienfaits.       

Celui qui avait donné à son peuple cette terre déjà promise, dont la beauté surpassait toute espérance des patriarches, retrouva son bien dans ce triste état. C'est ainsi que la trouva le Christ quand il descendit pour accomplir la seconde partie des
grandes promesses faites à Abraham
[2], c'est-à-dire qu'après lui avoir donné, ainsi qu'à sa descendance, la terre vue en vision et une postérité plus nombreuse que les étoiles, il restait la grande promesse de lui donner le Messie né du sein d'une fille d'Abraham pour racheter le monde.      

Au peuple mourant dans l'aridité du désert, le Christ donna l'oasis avec douze sources et soixante-dix palmiers, pour qu'il trouve soulagement, nourriture et puisse camper dans l'oasis du Sauveur.       

Voici le véritable don de Jésus : ses douze apôtres qu'il a laissés pour le perpétuer dans le magistère afin de donner aux âmes l'eau vive des paroles divines, et l'aliment contenu dans les sacrements. Un autre véritable don du très saint Jésus, c'est l'ensemble des soixante-douze disciples, assistants des apôtres, qui furent avec eux le noyau initial de l'Église apostolique, l'oasis autour de laquelle les foules des croyants sont venues en toujours plus grand nombre, l'oasis qui s'est répandue en fertilisant le sol, victorieuse du désert, jusqu'à élever ses glorieux rameaux en tout point de la terre. L'oasis qui restaure, l'oasis qui sauve.

Vois donc cette vérité dans la première partie de ce passage de l'Exode, et ne sois jamais semblable au peuple qui, si proche des sources et des palmiers d'Élim, murmura contre ce don de notre Seigneur Jésus.           

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59>  La seconde figure, c'est le Pain du Ciel, la manne que l'homme ne pouvait imaginer ni exiger, que l'homme ne pouvait se donner à lui-même, mais que le Seigneur éternel prodigue à ses fils pour qu'ils ne meurent pas de faim, la manne douce, blanche, donnée de manière à ce qu'il y en ait pour tous ceux qui veulent s'en nourrir, pour tous les jours. Seule la rébellion aux commandements de Dieu, les infractions à la Loi, font que, d'aliment saint, donateur de vie, cette manne devient corruption[3]. Non par elle-même puisqu'elle n'est ni corrompue ni corruptible, tout comme celui que même la mort n'a pas pu corrompre et qui est cette manne même, avec son corps et son sang, âme et divinité, exactement comme il l'était durant ses jours sur la terre. Mais elle devient corruption quand elle est reçue en état de péché, parce qu'est maudit celui qui s'en nourrit dans un esprit de Judas, ennemi de l'obéissance et de la justice.

Réfléchissez à la parole de Dieu : «C'est ainsi que je vérifie s'il chemine ou non selon ma Loi». En effet, celui qui, bien que se nourrissant de la très sainte Eucharistie, cet aliment qui n'est pas donné aux anges eux-mêmes mais que l'infini Amour donne aux hommes, ne se sanctifie pas, mais reste ce qu'il était ou régresse dans le pire, prouve qu'il ne chemine pas selon la Loi, parce que son âme est obstinée dans la faute plus ou moins grave. Que cet aliment ne parvienne pas à le transformer, à le sanctifier, c'est la preuve de son obstination.        

Eucharistie et bonne volonté réunies - Eucharistie, c'est-à-dire amour de Dieu, et bonne volonté, c'est-à-dire amour de l'homme - ne peuvent produire que sainteté. La bonne volonté libère le terrain de tout ce qui pourrait rendre stérile la semence très sainte qui fait germer la vie éternelle. La bonne volonté dépose sur l'autel tout ce qui sert à consumer l'holocauste : c'est-à-dire tout ce que le feu eucharistique peut embraser, brûlant l'homme matériel pour en allumer l'esprit, le purifier, le rendre agile comme une flamme, tendu vers le ciel, en ascension avec ses lumières et ses parfums, pour s'unir au feu qui l'a allumé: feu avec feu pour une union d'amour.   

Mais quand manque la bonne volonté et que l'on trouve la désobéissance, c'est-à-dire l'état de péché, que peut l'Eucharistie ? Rien de plus que ce que pouvait la manne recueillie de façon contraire à ce qu'avait commandé Dieu. En celui qui la revoit, son action reste inerte et son effet nocif.

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60>  Je parle certes des vrais sacrilèges, mais aussi des tièdes et des orgueilleux qui s'en nourrissent en disant presque : «Nous sommes ceux qui ont cette bienveillance envers Dieu, nous qui accomplissons cette coutume[4]».         

«Qu'au sixième jour ils préparent ce qu'ils auront recueilli, et que ce soit le double de ce qu'ils avaient coutume de recueillir chaque jour
[5]». Quel grand conseil eucharistique !  

Le sixième jour, c'est-à-dire la veille du jour du Seigneur
[6] - chaque jour où l'on se présente à la table eucharistique est jour du Seigneur pour l'âme - les âmes doivent préparer ce qu'elles ont habituellement : ferveur, repentir, bonnes résolutions pour aller dignement et utilement recevoir le Pain du Ciel. Heureux ceux qui font cela. Très heureux ceux pour lesquels chaque jour est veille du jour du Seigneur, qui se maintiennent en préparation perpétuelle pour la rencontre admirable, sanctifiante, vitale et parcourent ainsi leur vie. Parvenus à la veille du jour de leur repos, leur mort en grâce de Dieu, ils s'entendront réconforter dans leur agonie par les prêtres de Dieu, par la voie du cœur, par leur ange gardien, par ces mots : « Ce soir (le soir désigne la mort) vous saurez que le Seigneur est celui qui vous a tirés de la terre d'Égypte (c'est-à-dire de la vie terrestre qui est exil et douleur). Et demain (c'est-à-dire au-delà de la mort) vous verrez la gloire du Seigneur » [7], c'est-à-dire le ciel, votre demeure de saints pour l'éternité.    

Voilà ce que doit te dire la lecture de la bénédiction des rameaux. Maintenant, méditons la sainte messe.        

 Supplie avec ton vrai et parfait Maître. Vraiment, tu es coulée dans sa forme, comme un métal fondu par la chaleur, tu es si passionnée que tu prends sa ressemblance. Ton humanité s'est fondue au feu de la charité, ton esprit s'est rendu malléable pour pouvoir être remodelé et, heure par heure, le signe de ton bien-aimé Jésus passionné s'imprime en toi. Ses désirs sont les tiens, ses douleurs sont tiennes, tiennes encore ses solitudes, ses constatations amères de ce que sont les hommes, tiennes ses désolations de se voir incompris, repoussé, tourné en dérision, tiens ses gémissements et ses prières au Père.        

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61> Semaine sainte, semaine douloureuse. Sois toujours reconnaissante à ton Seigneur de t'avoir fait connaître quelques-unes des mille sept cent trente-sept semaines qu'il vécut dans le monde[8] ; parmi elles, tu as vu les plus précieuses jusqu'à la semaine sainte où il atteint sa perfection d'homme sujet à la douleur. Vois en ce don sa plus belle preuve d'amour. Ne te demande pas: « Quelle torture m'amène cette preuve d'amour ? Quel calice devrai-je boire entre le jeudi et le vendredi ? Quelle agonie ? Quelle mort ? Quel désespoir ? Quelle trahison ? ».

 Ne te le demande pas. Abandonne-toi à ton Père. Une heure te sera épargnée : celle de l'abandon de Dieu. Tu l'as déjà vécue quand c'était nécessaire pour secourir les âmes portées au désespoir, leur rendre le ciel et les rendre au ciel, et l'on ne vit pas deux fois cette torture.[9]       

Le Père éternel et saint ne repoussera plus sa petite «voix» tu peux donc crier vers lui et être certaine d'être entendue : «Oh ! Seigneur, ne retiens pas ton secours loin de moi, viens vite me défendre, libère-moi de la gueule du lion, moi qui suis si faible, libère-moi de la corne du buffle[10]».

En ces jours, il a déjà exaucé une de tes prières
[11]. Mais persévère dans ce but car il y a encore beaucoup à faire pour cette âme. Et il y a encore plus à faire pour toi qui vois réellement grande ouverte l'horrible bouche[12] qui voudrait te dévorer comme porte-parole, tu vois pointées les menaçantes cornes du buffle diabolique qui voudrait te jeter à terre pour effacer l'œuvre de Dieu. Tu n'es pas même défendue par qui en a le devoir envers toi[13], en tant que prochain, fidèle et instrument.      

Comme ton Maître tu connais la fuite des apôtres et des amis -tu moment où se déchaînait la tempête sur l'Innocent, l'égoïste pensée de l'homme dans les cas similaires : «Que je me sauve !» et l'abandon sans héroïsme ni justice de l'innocent vulnérable à ses accusateurs. 

Cependant, Dieu est bien présent, même s'il paraît absent. Il juge et mesure. Dieu défend et, je le répète encore une fois, l'injustice humaine ne prévaudra pas sur la justice divine.    

 «Mon Dieu, regarde-moi ! Pourquoi m'as-tu abandonnée ?» Oui. C'est la plainte de l'âme aux heures de ténèbres.      

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62> Mais Dieu ne condamne pas cette plainte qui n'est en rien l'aveu que l'on désespère de Dieu. Sinon, le très saint Verbe ne l'aurait pas criée a Gethsémani et sur la croix. Dans sa lamentation, qui peut paraître aux superficiels être un reproche adressé à Dieu ou du désespoir, il y a au contraire la foi : foi en son aide, en sa présence, en sa justice, même si les forces du mal, dans leur bref instant de triomphe, semblent tout nier et ainsi amener l'âme à trembler comme un coupable devant le Juge parfait.    

Les forces du mal jettent l'anathème sur les innocents et les accusent de délits pour les écraser jusque dans l'esprit et « les éloigner du salut »
[14].        

 Oh ! Mon âme, même si tu étais accusée de péché, ô victime expiatrice et rédemptrice pour les péchés des hommes, victime qui s'offre pour continuer l'œuvre du Rédempteur Jésus, chargée d'accusations de péchés comme l'était le Christ en ces heures terribles, pense alors que c'est un poids extérieur, un vêtement externe. Toutes ces choses qui te feraient chasser du banquet de Dieu ne sont pas une faute de l'esprit, ce n'est pas une lèpre de ton esprit, ce n'est pas un vêtement immonde sur lui ; il s'agit seulement des glorieuses blessures de ton âme victime ; ces blessures te sont un ornement, non pas une honte. L'apôtre angélique a dit quels sont ceux qui se tiennent devant le trône de Dieu et de l'Agneau : « Ceux-là sont ceux qui viennent de la grande tribulation et ont lavé et blanchi leur vêtement dans le sang de l'Agneau ».[15]        

Ces vêtements blanchis par la douleur des douleurs, par la Victime des victimes et par la grande tribulation des vrais fidèles, des «victimes», des martyrisés pour être corédempteurs, ces vêtements sont ornés de ces pierres précieuses que sont vos souffrances et les accusations injustes.

Ne crains pas, mon âme. Ne te plains pas si tu es humiliée et crucifiée. L'oraison
[16] le dit : pour s'être humilié dans une chair mortelle et pour s'être soumis à la mort de la croix, le Verbe devint Sauveur. Toi, petite voix, hostie volontaire, unis-toi, et plus encore, dépasse la requête de l'oraison en demandant non seulement de mériter d'accueillir les enseignements et les fruits du sacrifice vital et mortel du Christ, mais aussi d'être comme lui et avec lui humiliée et crucifiée pour sauver un grand nombre d'âmes.   

Sauver est plus grand qu'être sauvé[17]. C'est l'affirmation que le petit sauveur est déjà un sauvé, parce que là seulement où vit Dieu dans la plénitude de ses grâces se trouve la vertu héroïque ; l'amour de la croix, de la douleur, de l'holocauste par amour du grand amour de « Celui qui donne sa vie pour ses frères »[18], c'est la vertu héroïque.  

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63>  Sauver signifie être un «autre Christ». Par la patience tu parviendras à la gloire et à la résurrection au ciel, en Dieu, pour toujours, après cette mort qu'est la vie sur terre. Lisons saint Paul : «Ayez en vous les mêmes sentiments que Jésus Christ[19]». Voilà le modèle. Paul ne dit pas de tel ou tel saint. Il vous dit : de Jésus Christ.

Le Christ a dit : «Soyez parfaits comme mon Père qui est clans les cieux[20]».         

Il est évident, même pour une réflexion humaine et droite, que, même si le Christ n'avait été qu'un grand prophète, il se serait efforcé le premier d'atteindre la perfection du Père, selon ce qu'il enseignait. Or, en vérité, Jésus est le miroir de la perfection céleste du Dieu trine. Il n'y eut pas le moindre manquement en lui en trente années de vie, si bien que la Vérité, vivante sous forme mortelle, put dire : « Qui de vous peut me convaincre de péché ? »
[21] Et, au seuil de la mort, en cette heure où même l'homme commun ne ment pas car seul celui qui s'est fait serviteur du mensonge peut soutenir le mensonge à ce moment, Jésus répéta devant le grand prêtre : « J'ai parlé à la face de tous et je n’ai rien dit dans le secret. Pourquoi m'interroges-tu ? Interroge veux qui m'ont entendu sur ce que je leur ai dit ».[22]      

Oh ! Heureux ceux qui peuvent redire ces mots à leurs accusateurs sans rougir, sûrs de n'avoir rien fait de répréhensible ! Heureux! Très heureux ! Tués, mais pas démentis par les faits, ceux-là montent à Dieu déjà couronnés et si, avec le temps, les hommes changent leur jugement sur ceux qu'ils ont autrefois condamnés, ce n'est certes pas eux qui élèvent la couronne de la terre ténébreuse pour la mettre sur la tête du bienheureux : la vraie couronne, en effet, descend ; par son éclat qui n'est pas terrestre, elle parle et fait trembler ceux qui levèrent la main et ouvrirent la bouche contre celui que Dieu aimait et qui aimait Dieu et, le servait parfaitement.  

«Ayez en vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus qui, ayant la condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu, sans cependant considérer que ce fut pour lui une usurpation de s'égaler à Dieu
[23]».         

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64>  Pour être né de Marie, Jésus n'en était pas moins Dieu que quand il était le Verbe au ciel. La chair n'a pas annulé la divinité dans le Christ. Vrai Dieu et vrai homme, il eut, non pas une, mais deux perfections en lui : celle de sa nature divine, voilée mais pas diminuée par la chair, et celle de la nature humaine d'Adam portée de nouveau et même très perfectionnée, parce que, au don d'une nature humaine parfaite, don gratuit fait à Adam, il avait uni la volonté propre de perfectionner la nature humaine. Le Premier-Né d'entre les morts[24] a voulu racheter l'homme déchu non seulement par son sang, mais en portant l'humanité, autrefois parfaite puis déchue, à une perfection par laquelle l'enfer et les blasphémateurs de la vérité seraient vaincus, confondus.       

 Baissez le front, hommes qui voulez expliquer l'inexplicable par la pauvre science créée par vous, obscure et dépourvue de lumières et de guides surnaturels. Anéantissez-vous, vous qui ne savez que découvrir l'erreur, le nocif. Vous êtes vaincus. Jésus-Christ, l'Homme, par la splendeur de son humanité, détruit vos axiomes, annule vos calculs, vous révèle pour ce que vous êtes : des orgueilleux délirants qui mesurez Dieu à l'aune de votre petitesse, si vous admettez Dieu, et si vous ne l'admettez pas, en délirant sur d'impossibles autocréations de la matière, sur d'avilissantes et impossibles descendances
[25]. 

Jésus-Christ est l'Homme. Et il n'y a pas de philosophe, ni de fou fondateur de religions sacrilèges qui puisse créer un sur
homme qui le soit davantage que l'Homme qui n'est pas né d'une volonté charnelle, mais d'une volonté divine[26].   

Et cet être parfait, en qui étaient la plénitude de la Divinité et la plénitude de l'Humanité sainte, ne considéra pas que par la première il aurait pu abuser de son pouvoir en faveur de la seconde... « Mais il s'anéantit lui-même, prenant la condition de serviteur, et devenant semblable aux hommes, reconnu pour un homme à son aspect, il s'humilia lui-même se faisant obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix »
[27].       

Voilà, chères voix, chères victimes, où vous devez parvenir, pour que Dieu brille plus fortement en vous. L'honneur donne de l'importance à la charge.
        

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65>  Le fait d'être des instruments extraordinaires ne doit pas vous donner l'orgueil et la prétention de jouir de bénéfices matériels, ni de prétentions d'immunités aux douleurs, aux offenses, aux calomnies, aux accusations injustes, aux mépris, aux abandons, en somme de toutes ces choses dont pâtit Jésus, l'Homme-Dieu. Au contraire, vous devez vous considérer plus que payées de tous vos sacrifices par les dons extraordinaires que Dieu vous accorde et par l'acceptation de ces sacrifices - parce qu'il n'y a pas d'honneur plus grand que celui d'être jugés dignes d'être « hosties » -, et vous perfectionner en humilité et en obéissance, en obéissance héroïque jusqu'à la mort, et la mort de la croix. 

Mais écoutez ce que saint Paul dit pour finir : «C'est pourquoi Dieu l'a élevé et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les Cieux, sur terre et aux enfers, et que toute langue confesse que le Seigneur Jésus Christ est dans la gloire de Dieu son Père
[28]».       

 Oh ! ne craignez pas, chères âmes victimes et voix
[29], il vous sera donné par Dieu, dans de justes proportions, un nom qui est au-dessus de celui que vous ont donné les hommes, un nom déjà inscrit au ciel. Un jour viendra où, au moins pour l'espace d'un temps, tout genou d'homme, qui n'aura pas mérité d'être à la droite du Seigneur et Juge[30], devra se plier devant ceux qui auront triomphé. Alors votre nom sera connu, et alors plus d'un de ceux qui vous jugent faussement changera de couleur devant la vérité. Ces genoux se plieront, non pour vous faire spontanément Honneur, mais parce qu'ils seront brisés par les splendeurs qui émaneront du Christ Juge et de ses saints en produisant une aveuglante mer de lumière tout écrite des paroles de Vérité, avec les noms des vérités. La Vérité séparera pour toujours les aveugles volontaires des croyants pleins de bonne volonté, et la Lumière s'établira dans la gloire avec ses élus, tandis que les ténèbres engloutiront les ténèbres. On entendra dans l'Abîme le hurlement d'angoisse et de découverte désespérée de ceux qui n'ont pas su connaître Dieu, reconnaître Dieu dans ses serviteurs, et Dieu dans les œuvres de ces mêmes serviteurs. Réverbération du nom de Jésus inscrit sur le front des saints[31] ! Flèches de lumière jaillies pour foudroyer les cent quarante-quatre mille fois cent quarante-quatre mille coupables[32] qui nieront Dieu dans ses créatures de prédilection et les tortureront par leurs négations !     

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66> Cela mérite de souffrir la croix pour voir cette heure, ma chère âme. Mets ta main droite dans la main droite de l'Agneau qui monte à son Calvaire, et laisse-toi conduire selon son gré pour être accueillie ensuite avec honneur là où ceux qui sont marqués du nom de Jésus attendent le rassemblement triomphal.      

Que le Seigneur est bon avec ceux qui ont le cœur droit ! Qu'il est bon ! Mais sois vigilante et veille à ce que tes pas ne s'égarent pas et que ton cœur ne se risque pas à murmurer contre la justice en voyant le triomphe momentané des pécheurs.       

Le Christ lui-même le vit et pleura en disant : «Je crie vers toi et tu ne m'écoutes pas. En cette heure-ci, je suis ver, non pas homme, l'opprobre des hommes et le rebut de la populace. Tous ceux qui m'ont vu m'ont insulté; le mépris sur les lèvres, ils ont secoué la tête en disant : 'Il a mis son espoir en Dieu, qu'il le délivre, qu'il le sauve s'il est vrai qu'il l'aime.' Et ils me dépouillent après m'avoir méprisé, ils se partagent mes habits, et tirent au sort ma vérité comme si c'était un objet de pari !...»         

Oh ! Sainte pudeur du Christ, non seulement pour le voile de la chair restée sans voile, mais aussi pour la vérité malmenée, tournée en dérision, altérée pour la rendre ridicule et sacrilège comme l'œuvre d'un fou ou d'un démon.

C'est bien là votre torture, instruments extraordinaires crucifiés. Votre torture ! Vous attendez que quelqu'un éprouve respect et compassion, et vous ne trouvez personne pour vous consoler. Vous demandez de la charité et ils vous donnent du fiel. Vous sollicitez le soulagement d'une parole fraternelle, d'une sainte compréhension, et ils vous donnent du vinaigre pour aiguiser la douleur de vos blessures.

Prosterne-toi et prie avec ton ange gardien : « Père, si ce calice ne peut s'éloigner de moi sans que je le boive, que ta volonté soit faite ». Grande parole que beaucoup, qui sont sévères pour leurs frères, ne savent pas dire à propos de ce qui les concerne. Mais toi, dis-le, pour plier le Seigneur à l'accomplissement de tes justes désirs.

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Bénissons le Seigneur !»          

Grâces soient rendues à Dieu.»          

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.»        

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Fiche mise à jour le 17/11/2017.

 



[1] Exode 15, 27 et Nombre 33, 9. L’oasis d’Élim est une des étapes du peuple d’Israël à sa sortie d’Egypte. « Ils arrivèrent à Elim, où il y avait douze sources d'eau et soixante-dix palmiers; et ils campèrent là, près de l'eau ». Le parallèle entre ce passage et le dimanche des Rameaux, était de tradition.

[2] Cf. le sacrifice d’Abraham : Genèse 22,12-18.

[3] Cf. 1 Corinthiens 11, 27-29.

[4] Cf. Exode 16, 4.

[5] Cf. Exode 16, 5.

[6] Le samedi donc. Jour généralement consacré à la Vierge Marie.

[7] Cf. Exode 16, 7.

[8] Soit 33 ans et 3 mois. Azarias fait référence à l’Évangile tel qu’il m’a été révélé.

[9] Cette nuit de l'esprit dure tout un mois, du 10 avril (le lundi de Pâques) jusqu'au 9 mai 1944. Elle vit alors le silence et l'abandon de Dieu. Même la communion qu'elle finit par recevoir, ne la réconforte plus. Cf. Cahiers de 1944.

[10] Psaume 21 (hébreu 22), 20-22.

[11] Nous n’avons pas trouvé de qui il s’agit.

[12] Allusion aux attaques du Démon dont elle est l’objet. Maria Valtorta a eu plusieurs fois la vision de Satan (Lucifer) et pour la première fois le 20 juillet 1943 (Cf. Cahiers de 1943).

[13] Probablement le Père Migliorini qui contrecarre les ordres relatifs à la diffusion de l’œuvre.

[14] Psaume 72 (hébreu 73).

[15] Cf. Apocalypse 7,14.

[16] Cf. la collecte.

[17] Cf. Jean 5,19-20.

[18] Jean 15, 13.

[19] Cf. Philippiens 2, 5.

[20] Matthieu 5, 48.

[21] Jean 8, 46.

[22] Jean 18, 20-21.

[23] Cf. Philippiens 2, 6-7.

[24] Colossiens 1,18.

[25] Ce thème de « l’impossible autocréation de l’homme et de l’impossible descendance du singe », sont démontrées dans la Leçon°23 des Leçons sur l’épître de saint Paul aux romains. Jean-Marcel Gaudreault en a fait l’un des thèmes centraux de son livre Les Lois de l’Univers divin.

[26] Cf. Matthieu 1, 18 – Luc 1, 35.

[27] Cf. Philippiens 2, 7-8.

[28] Cf. Philippiens 2, 9-11.

[29] Azarias distingue ici les « âmes vicitmes » et les « voix » qu’il semblait amalgamer auparavant.

[30] Cf. Matthieu 25, 31-46.

[31] Cf. Apocalypse 14,1 – Apocalypse 7, 1.

[32] Référence aux 144 000 justes de l’Apocalypse 7, 4 dont le nombre est infiniment plus faible que les négateurs. Il y a « très peu d’élus ».