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Texte original

Accueil >> Plan du site >> Index des "Cahiers" >> Sommaire d'octobre 1943.

Traduction automatique de cette fiche :
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Catéchèse du jeudi 21 octobre 1943.

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Je reprends, pour tous, le sujet du Purgatoire qui les concerne.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Répétez sans cesse : je ne suis pas Dieu.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Vous êtes le dieu de fange quand vous ne vivez pas en moi.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Une palpitation d’amour, a infiniment plus de valeur que mille prières faites avec un cœur tiède.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF   Puisque vous êtes incapables d’agir en gardant toujours l’esprit fixé en Dieu, cessez vos opérations une fois par semaine.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Les maladies viennent d’un dérèglement.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Vous tuez des embryons de vie.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Causes et responsabilité dans le suicide.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Le repos dominical.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Aimez vos parents.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Aimez vos enfants.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF La mission commune des parents, des prêtres et des maîtres.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Ne pas faire justice soi-même.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF L’enfance blessée.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Juges, soyez saints.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Accueil des femmes dévoyées.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Condamnation du vol.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Condamnation de la calomnie.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Condamnation de l’envie.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF L’amour que vous n’avez pas su me donner sur terre, vous devrez me le donner au Purgatoire.  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BouleBleue.GIF Les prières des vivants pour les âmes du Purgatoire.

 


Le Purgatoire.

Vivre en juste.

Le décalogue.










Jésus dit :    

391> "Je reprends le sujet[1] des âmes qui entrent au Purgatoire.        

 Si tu as déjà saisi le sens complet de mes paroles, ça ne fait rien. Ces pages sont pour tous, car tous ont des êtres chers au Purgatoire et presque tous, avec la vie qu’ils mènent, sont destinés à faire un arrêt en cette demeure
[2]. Je continue donc pour les uns et les autres.

J’ai dit que les âmes qui purgent leur peine ne souffrent que pour l’amour et expient par l’amour Voilà ce qui explique ce système d’expiation.           

Si vous, humains irréfléchis, réfléchissez attentivement à ma Loi dans ses conseils et ses commandements, vous verrez qu’elle est entièrement axée sur l’amour. Amour envers Dieu, amour envers son prochain
[3].

Dans le premier commandement, moi, Dieu, je m’impose à votre amour révérenciel avec toute la solennité qui est digne de ma Nature au regard de votre nullité :’Je suis le Seigneur ton Dieu
[4]’.   

Trop de fois vous l’oubliez, ô humains qui vous croyez des dieux; si votre esprit n’est pas vivifié par la grâce, vous n’êtes rien d’autre que poussière et pourriture, des animaux qui joignez à l’animalité la ruse de l’intelligence que possède la Bête, laquelle vous fait faire des œuvres de bêtes, pire que des œuvres de bêtes, de démons.          

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392>  Dites-le-vous matin et soir, dites-le-vous à midi et à minuit, dites-le-vous quand vous mangez, quand vous buvez, quand vous allez vous coucher, quand vous vous réveillez, quand vous travaillez, quand vous vous reposez; dites-le-vous quand vous aimez, dites-le-vous quand vous contractez des amitiés, dites-le-vous quand vous donnez des ordres et quand vous obéissez, dites-le-vous toujours : "Je ne suis pas Dieu. La nourriture, la boisson, le sommeil ne sont pas Dieu. Le travail, le repos, les occupations, les œuvres du génie ne sont pas Dieu. La femme, ou pis, les femmes, ne sont pas Dieu. Les amitiés ne sont pas Dieu. Les supérieurs ne sont pas Dieu. Il n’y a qu’un Dieu : c’est mon Seigneur qui m’a donné cette vie afin qu’avec elle je mérite la vie qui ne meurt pas, qui m’a donné vêtements, nour­riture, demeures, qui m’a donné le travail pour que je gagne ma vie, le génie pour que je témoigne que je suis le roi de la terre, qui m’a donné la capacité d’aimer et des créatures à aimer avec sainteté et non avec luxure, qui m’a donné le pouvoir, l’autorité pour que j’en fasse un instrument de sainteté et non de damnation. Je peux devenir semblable à lui puisqu’il l’a dit : “Vous êtes des dieux[5]”, mais seulement si je vis sa Vie, c’est-à-dire sa Loi, mais seulement si je vis sa Vie, c’est-à-dire son Amour. Il n’y a qu’un Dieu : lui. Je suis son enfant et sujet, l’héritier de son royaume. Mais si je déserte et trahis, si je me crée un royaume à moi où je veux être roi et dieu humainement, alors je perds le vrai royaume et mon sort d’enfant de Dieu se dégrade et déchoit à celui d’enfant de Satan, puisqu’on ne peut simultanément servir l’égoïsme et l’amour, et celui qui sert le premier sert l’Ennemi de Dieu et perd l’Amour, c’est-à-dire qu’il perd Dieu[6]".   

 Enlevez de votre esprit et de votre cœur tous les dieux mensongers que vous y avez placés, en commençant par le dieu de fange que vous êtes quand vous ne vivez pas en moi. Souvenez-vous de ce que vous me devez pour tout ce que je vous ai donné - et je vous aurais donné encore plus si vous n’aviez pas lié les mains de votre Dieu par votre mode de vie - pour ce que je vous ai donné pour la vie de tous les jours et pour la vie éternelle. Pour celle-ci, Dieu vous a donné son Fils, afin qu’il fût immolé comme agneau sans tache et qu’il lavât vos dettes de son Sang, et qu’ainsi il ne fît point retomber, comme aux temps mosaïques, les iniquités des pères sur les enfants jusqu’à la quatrième génération de pécheurs
[7] ; ce sont ‘ceux qui me haïssent[8] puisque le péché est une offense faite à Dieu, et celui qui offense hait. — N’érigez pas d’autres autels à de faux dieux. Ayez seulement, non tant sur les autels de pierre, mais sur l’autel vivant de votre cœur, votre unique Seigneur Dieu. Servez-le et offrez-lui un vrai culte d’amour, amour, amour, o enfants qui ne savez point aimer, qui dites et dites des mots de prière, des mots seulement, mais qui ne faites pas de l’amour votre prière, la seule que Dieu accepte avec plaisir. 

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393>  Souvenez-vous qu’une vraie palpitation d’amour, qui monte comme un nuage d’encens des flammes de votre cœur amoureux de moi, a pour moi une valeur infiniment plus grande que mille et mille prières faites avec un cœur tiède ou froid. Attirez ma Miséricorde par votre amour. Si vous saviez combien grande et active est ma Miséricorde envers ceux qui m’aiment ! C’est une vague qui passe et lave ce qui, en vous, constitue une tache. Elle vous donne une étole d’une blancheur éclatante pour entrer dans la Cité sainte du Ciel, où resplendit comme un soleil la charité de l’Agneau qui s’est fait immoler pour vous.    

N’utilisez pas le saint Nom par habitude ou pour donner force à votre colère, pour donner libre cours à votre impatience, pour corroborer vos malédictions. Et surtout, n’appliquez pas le terme ‘dieu’ a des créatures humaines que vous aimez avec la faim des sens ou le culte de l’intellect. Ce Nom ne doit s’adresser qu’à Un seul. À moi. Et à moi, il faut le dire avec amour, avec foi, avec espérance. Ce Nom sera alors votre force et votre défense. Le culte de ce Nom vous justifiera, car celui qui agit en apposant le sceau de mon Nom à ses actions ne peut commettre de mauvaises actions. Je parle de celui qui agit sincèrement, et non des menteurs qui cherchent à se couvrir eux-mêmes et leurs œuvres de la splendeur de mon Nom trois fois saint. Mais qui tentent-ils de tromper ? Je ne suis pas sujet à la tromperie, et les humains eux-mêmes, à moins qu’ils ne soient des malades mentaux, comprennent, en comparant les œuvres des menteurs à leurs dires, qu’ils sont faux et en éprouvent du mépris et du dégoût.

Vous qui ne savez aimer que vous-mêmes et votre argent, et à qui semble perdue chaque heure qui ne soit pas consacrée à satisfaire la chair ou à remplir la bourse, sachez, au milieu de vos jouissances ou de votre travail de brutes et d’avides, faire une pause qui vous donne le moyen de penser à Dieu, à ses bontés, à sa patience, à son amour.         

 Vous devriez, je le répète, m’avoir toujours présent à l’esprit quoi que vous fassiez; mais puisque vous êtes incapables d’agir en gardant toujours l’esprit fixé en Dieu, cessez vos opérations une fois par semaine pour penser uniquement à Dieu.      

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394> Ceci, qui peut vous paraître une loi servile, est au contraire la preuve de combien Dieu vous aime. Votre bon Père le sait que vous êtes des machines fragiles qui s’usent par l’usage continu et il a pourvu aux besoins de votre chair, même à elle puisque la chair est aussi son œuvre, en vous donnant le commandement de la faire reposer un jour sur sept pour lui redonner des forces comme il se doit. Dieu ne veut pas que vous soyez malades.   

 Si vous étiez restés ses enfants, vraiment à lui, à partir d’Adam, vous n’auriez pas connu les maladies. Elles sont, avec la souffrance et la mort, le fruit de vos désobéissances à Dieu et, tels des champignons, elles ont poussé et poussent sur les racines de la première désobéissance, celle d’Adam; elles bourgeonnent les unes des autres, chaîne tragique, du germe qui est resté dans votre cœur, du poison du Serpent maudit, lequel provoque en vous des fièvres de luxure, d’avarice, de gourmandise, de paresse, de coupables imprudences.   

Et c’est une coupable imprudence que de vouloir forcer votre être à travailler sans cesse pour le gain, tout comme de vouloir jouir à l’excès de l’appétit ou de la sensualité, de ne pas vous contenter de la nourriture nécessaire à la vie et de la compagnie nécessaire à la continuation de l’espèce, mais de vous rassasier outre mesure comme les animaux d’un bourbier et de vous épuiser et de vous avilir comme des brutes — ou plutôt, pire que des brutes, lesquelles ne sont pas semblables, mais supérieures à vous dans leurs accouplements auxquels elles se soumettent par obéissance aux lois ordonnées — de vous avilir pire que des brutes, comme des démons qui désobéissent aux lois saintes du droit instinct, de la raison et de Dieu.        

 Vous avez corrompu votre instinct et celui-ci vous amène désormais à préférer des repas corrompus, faits de luxures dans lesquelles vous profanez votre corps, mon œuvre, et votre âme, mon chef-d’œuvre; et vous tuez des embryons de vie, leur niant la vie : vous les supprimez avant leur terme, volontairement ou par vos lèpres qui sont un poison mortel aux vies naissantes.       

Combien d’âmes votre appétit sensuel appelle-t-il du Ciel, âmes auxquelles vous fermez ensuite les portes de la vie ? Combien arrivent à peine à terme et viennent au monde mourantes ou déjà mortes, âmes à qui vous interdisez le Ciel ? Combien à qui vous imposez un poids de souffrance, qu’elles ne peuvent pas toujours porter, avec une existence tarée, marquée par des maladies douloureuses et honteuses ? Combien parmi elles ne peuvent résister à cette sorte de martyre non voulu, mais que vous leur avez apposé comme une marque au feu dans la chair, êtres que vous avez engendrés sans réfléchir que, lorsqu’on est corrompu comme un sépulcre plein de pourriture, on n’a plus le droit d’engendrer des enfants pour les condamner à la souffrance et au mépris de la société ? Combien, ne pouvant supporter ce sort, se suicident ?       

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395>  Mais qu’est-ce que vous croyez ? Que je vais les condamner pour leur crime contre Dieu et contre elles-mêmes ? Non. Avant elles, qui pèchent contre deux, il y a vous qui péchez contre trois : contre Dieu, contre vous-mêmes et contre les innocents que vous engendrez pour les conduire au désespoir. Pensez-y. Pensez-y bien. Dieu est juste, et s’il pèse la faute, il pèse aussi les causes de la faute. Et dans ce cas, les causes allègent la condamnation du suicide, mais grèvent votre condamnation, vous qui êtes les meurtriers de vos enfants désespérés.      

 Dieu a mis dans la semaine ce jour de repos et il vous a donné lui-même l’exemple du repos; pensez, lui, l’Agent infini, celui qui engendre et qui s’engendre continuellement de lui-même, vous a montré le besoin de repos; il l’a fait pour vous, pour être votre Maître dans la vie. Et vous, négligeables puissances, vous voulez ne pas en tenir compte comme si vous étiez plus puissants que Dieu ! En ce jour de repos pour votre chair qui se brise sous la fatigue excessive, sachez vous occuper des droits et des devoirs de l’âme. Ses droits à la vraie Vie. L’âme meurt si elle est tenue à l’écart de Dieu. Donnez le dimanche à votre âme — puisque vous êtes incapables de le faire tous les jours et à toutes les heures — pour que le dimanche elle se nourrisse de la parole de Dieu, elle se sature de Dieu, pour avoir de la vitalité durant les autres jours de travail. Le repos dans la maison du Père est si doux à l’enfant que le travail a tenu éloigné toute la semaine ! Pourquoi ne pas faire cette douceur à votre âme ? Pourquoi salissez-vous ce jour en faisant la noce et en vous adonnant à la luxure, au lieu d’en faire une lumière pure pour votre béatitude maintenant et plus tard ?        

Et après l’amour à celui qui vous a créés, donnez votre amour à ceux qui vous ont engendrés et à ceux qui sont vos frères et sœurs. Si Dieu est charité, comment pouvez-vous dire que vous êtes en Dieu si vous n’essayez pas de lui ressembler dans la charité ? Et pouvez-vous dire que vous lui ressemblez si vous n’aimez que lui et non les autres qu’il a créés ? Oui, Dieu doit être aimé plus que tous, mais celui qui néglige d’aimer ceux que Dieu aime ne peut dire qu’il aime Dieu
[9].       

 Aimez donc en premier ceux qui, pour vous avoir engendrés, sont les deuxièmes créateurs de votre être sur terre. Le Créateur suprême est le Seigneur Dieu qui forme vos âmes et, en tant que Maître de la vie et de la mort, permet que vous veniez à la vie. Mais les deuxièmes créateurs sont ceux qui, de deux chairs et deux sangs, font une chair nouvelle, un nouvel enfant de Dieu un nouvel habitant futur des Cieux. Car c’est pour les cieux que vous êtes créés, car c’est pour les -Cieux que vous devez vivre sur la terre.      

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396> Oh ! sublime dignité du père et de la mère ! Saint épiscopat — je dis là un mot hardi mais vrai[10] — qui consacre un nouveau serviteur à Dieu avec le chrême d’un amour conjugal, le lave avec les pleurs de la mère, l’habille avec le travail du père, fait de lui le porteur de la Lumière en inspirant la connaissance de Dieu aux esprits des petits et -l’amour de Dieu aux cœurs innocents. En vérité, je vous dis que les parents sont inférieurs à Dieu de bien peu uniquement par le fait de créer un nouvel Adam. Mais si, de plus, les parents savent faire du nouvel Adam un nouveau petit Christ, alors leur dignité est inférieure à celle de l’Éternel d’à peine un degré[11].     

Aimez donc votre père et votre mère d’un amour qui ne sera surpassé que par celui que vous devez avoir pour votre Seigneur Dieu : ils sont la double manifestation de Dieu que l’amour conjugal transforme en une ‘unité
[12]’. Aimez-la car sa dignité et ses œuvres sont celles qui ressemblent le plus à celles de Dieu : vos parents sont vos créateurs terrestres et tout en vous doit les vénérer comme tels.    

 Et vous, ô parents, aimez vos enfants. Souvenez-vous qu’à chaque devoir correspond un droit et que, si les enfants ont le devoir de voir en vous la plus grande dignité après Dieu et de vous donner le plus grand amour après l’amour total qu’on doit à Dieu, vous avez le devoir d’être parfaits pour ne pas diminuer l’opinion que vos enfants se font de vous et leur amour à votre égard.

Souvenez-vous qu’engendrer la chair, c’est beaucoup, mais ce n’est rien en même temps. Les animaux aussi engendrent la chair et bien des fois s’en occupent mieux que vous. Mais vous engendrez un citoyen des Cieux. C’est de cela que vous devez vous préoccuper. N’éteignez pas la lumière dans l’âme de vos enfants, ne permettez pas que la perle de l’âme de vos enfants s’habitue à la fange, pour que cette habitude ne la pousse pas à sombrer dans la fange. Donnez de l’amour, de l’amour saint à vos enfants, et non pas de stupides soins à leur beauté physique, à leur culture humaine. Non. Vous devez soigner la beauté de leur âme et l’éducation de leur esprit.

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397>  La vie des parents est sacrifice comme celle des prêtres et des maîtres convaincus de leur mission. Toutes trois sont des catégories de ‘formateurs’ de ce qui ne meurt pas, l’esprit ou la psyché, si vous préférez. Étant donné que l’esprit se situe par rapport à la chair dans une proportion de 1000 contre 1, considérez à quelle perfection devraient parvenir les parents, les maîtres et les prêtres pour être vraiment tels qu’ils devraient. Je dis bien ‘perfection’ : ’formation’ ne suffit pas. Ils doivent former les autres, mais afin de ne pas les rendre difformes, ils doivent les modeler sur un modèle parfait. Et comment peuvent-ils y prétendre s’ils sont eux-mêmes imparfaits ? Comment peuvent-ils devenir parfaits eux-mêmes s’ils ne se modèlent pas sur la Perfection qu’est Dieu ? Et qu’est-ce qui peut rendre l’être humain capable de se modeler sur Dieu ? L’amour. Toujours l’amour. Vous êtes du fer brut et informe. L’amour est la fournaise qui vous purifie et vous fait fondre et vous liquéfie pour que vous puissiez couler dans les veines surnaturelles de la forme de Dieu. Vous serez alors les ‘formateurs’ d’autrui, quand vous vous serez vous-mêmes modelés sur la perfection de Dieu.       

Souvent, les enfants représentent l’échec spirituel des parents. On voit à travers les enfants ce que valaient les parents.
S’il est vrai que parfois des enfants dépravés naissent de parents saints, c’est l’exception. En général, au moins un des parents n’est pas saint et, étant donné qu’il est plus facile de copier le mal que le bien, l’enfant copie le pire des deux. Et il est aussi vrai qu’un enfant saint naît parfois de parents dépravés. Mais dans ce cas aussi, il est rare que les deux parents soient dépravés. Par la loi de la compensation, le meilleur des deux est bon pour deux, et par des prières, des larmes et des paroles, il accomplit l’œuvre de tous les deux, formant l’enfant pour le Ciel
[13].

En tous cas, ô enfants, quels que soient vos parents, je vous dis :   

"Ne jugez pas, aimez seulement, pardonnez seulement, obéissez seulement, excepté dans les choses qui sont contraires à ma Loi. À vous le mérite de l’obéissance, de l’amour et du pardon, de votre pardon, vous les enfants, Maria
[14], lequel accélère le pardon de Dieu aux parents, et qui l’accélère d’autant plus que votre pardon est total; aux parents la responsabilité et le juste jugement, soit en ce qui vous concerne, soit pour ce qui revient à Dieu, de Dieu, le seul Juge". 

 Il est superflu d’expliquer que tuer, c’est manquer à l’amour, à l’amour envers Dieu à qui vous enlevez le droit de vie et de mort sur une de ses créatures et son droit de Juge. Seul Dieu est juge et un saint juge et, s’il a accordé à l’être humain qu’il se crée des assemblées judiciaires pour mettre un frein au crime aussi bien qu’au châtiment, malheur à vous si, comme vous manquez à la justice de Dieu, Vous manquez à la justice humaine, vous érigeant en juges d’un de Vos semblables qui vous a fait un tort ou dont vous croyez qu’il vous a fait un tort.  

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398>  Songez, ô pauvres enfants, que l’offense, la douleur bouleversent l’esprit et le cœur, et que la colère et la douleur elle-même couvrent d’un voile votre vue intellectuelle, voile qui vous empêche de voir la vraie vérité et la charité telle que Dieu vous la présente afin que vous puissiez régler sur elle votre mépris, si juste soit-il, et non en faire, par une condamnation trop impitoyable, une injustice. Soyez saints même lorsque l’offense vous brûle. Souvenez-vous de Dieu surtout à ce moment-là.         

 Et vous aussi, juges de la terre, soyez saints. Vous avez entre les mains les pires horreurs de l’humanité. Scrutez-les, les yeux et l’esprit imprégnés de Dieu. Voyez le véritable ‘pourquoi’ de certaines ‘misères’. Songez que, même si ce sont de vraies ‘misères’ de l’humanité qui se dégrade, de nombreuses causes les produisent. Dans la main qui a tué, cherchez la force qui l’a poussée à tuer et souvenez-vous que vous êtes humains vous aussi. Demandez-vous si, trahis, abandonnés, aiguillonnés, vous auriez été meilleurs que celui ou celle qui devant vous attend sa sentence. En faisant un sévère examen de conscience, demandez-vous si aucune femme ne peut vous accuser d’être les véritables meurtriers de l’enfant qu’elle a supprimé, parce qu’après les moments de joie, vous vous êtes soustraits à votre devoir d’honneur. Et si vous pouvez le faire, vous pouvez alors être sévères.   

Mais si, après avoir péché contre l’enfant né de votre tromperie et de votre luxure, vous voulez obtenir le pardon de Celui qu’on ne trompe pas et qui n’oublie pas, même après que vous avez vécu des années de vie correcte, après cette faute que vous n’avez pas voulu réparer, ou après ce crime que vous avez provoqué, soyez au moins actifs dans la prévention du mal, surtout là où la légèreté féminine et la misère du milieu prédisposent aux chutes dans le vice et à l’infanticide.         

 Souvenez-vous, hommes, que moi, le Pur, n’ai pas refusé de racheter les femmes sans honneur. Et à la place de l’honneur qu’elles n’avaient plus, j’ai fait surgir dans leur âme, telle une fleur d’un sol profané, la fleur vivante du repentir qui rachète. J’ai donné mon amour compatissant à ces pauvres malheureuses qu’un soi-disant ‘amour’ avait prostrées dans la fange. Mon amour véritable les a sauvées de la luxure que le soi-disant amour avait inoculée en elles. Si je les avais fuies et maudites, je les aurais perdues à jamais. Je les ai aimées aussi pour le monde qui, après avoir joui d’elles, les recouvre de railleries hypocrites et de mépris mensonger Au lieu des caresses du péché, elles ont eu la caresse de mon regard pur; au lieu des paroles du délire, j’ai eu pour elles des mots d’amour ; au lieu de l’argent, prix honteux de leur baiser, j’ai donné les richesses de ma Vérité.

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399> C’est comme ça qu’on agit, hommes, pour tirer de la fange celles qui sombrent dans la fange, et on ne s’agrippe pas à leur cou au risque de périr à deux, et on ne jette pas de pierres pour les faire sombrer davantage. C’est l’amour, toujours l’amour qui sauve.  

J’ai déjà parlé
[15] du fait que l’adultère est un péché contre l’amour, et je ne le répéterai pas, pas pour l’instant du moins. Il y a tant à dire sur ce débordement d’animalité — et beaucoup que vous ne comprendriez même pas, car vous allez jusqu’à vous vanter de trahir vos foyers — que par pitié pour ma petite disciple, je me tais. Je ne veux pas épuiser les forces de cette créature si lasse et troubler son esprit par la crudité de ces réalités humaines puisque, proche de son but, elle ne pense qu’au Ciel. 

 Il est évident que celui qui vole, manque à l’amour. S’il se souvenait de ne pas faire aux autres ce qu’il ne souhaite pas qu’on lui fasse
[16], et s’il aimait les autres autant que lui-même[17], il n’enlèverait pas par fraude et violence ce qui appartient à son prochain. Il ne manquerait donc pas à l’amour, alors qu’il y manque en commettant des larcins qui peuvent être de marchandises, d’argent ou d’occupation. Que de vols vous commettez en dérobant une place à un ami, une invention à un camarade ! Vous êtes voleurs, trois fois voleurs en faisant cela. Vous l’êtes plus que si vous voliez un portefeuille ou un bijou, car sans ces derniers on peut encore vivre, mais sans un emploi rémunéré, on meurt, et avec celui à qui on a volé la place, sa famille meurt de faim.       

 Je vous ai donné la parole comme signe de votre élévation au-dessus des autres animaux de la terre. Vous devriez donc m’aimer pour la parole, mon don. Mais est-ce que je peux dire que vous m’aimez pour la parole, quand de ce don du Ciel vous faites une arme pour ruiner votre prochain par le parjure ? Non, vous n’aimez ni moi ni le prochain quand vous affirmez ce qui est faux, mais bien au contraire, vous nous haïssez. Ne songez-vous pas que la parole tue, non seulement la chair mais la réputation de quelqu’un ? Celui qui tue hait, celui qui hait ne peut aimer.   

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400>  L’envie n’est pas charité : c’est l’anti-charité. Celui qui désire immodérément le bien d’autrui est un envieux et n’aime pas. Soyez contents de ce que vous avez. Songez que, sous l’apparence de la joie, il y a souvent des souffrances que Dieu voit et qui vous sont épargnées à vous qui, selon toute apparence, êtes moins heureux que ceux que vous enviez. Et puis, si l’objet de votre désir est la femme d’autrui ou le mari d’autrui, sachez alors qu’au péché d’envie vous unissez celui de luxure et d’adultère. Vous commettez donc une triple offense à la charité envers Dieu et le prochain.           

Comme vous le voyez, si vous contrevenez au décalogue, vous contrevenez à l’amour. Il en va de même pour les conseils que je vous ai donnés, lesquels sont la fleur de la plante de charité. Or, si en contrevenant à la Loi, vous contrevenez à l’amour, il est évident que le péché est un manquement à l’amour Il faut donc l’expier par l’amour.

 L’amour que vous n’avez pas su me donner sur terre, vous devrez me le donner au Purgatoire. Voilà pourquoi je dis que le Purgatoire n’est autre que souffrance d’amour.         

Durant toute votre vie, vous avez peu aimé Dieu dans sa Loi. Vous avez jeté par-dessus vos épaules la pensée de Dieu, vous avez vécu en aimant tous et en l’aimant peu. Il est juste que, n’ayant pas mérité l’Enfer et par ailleurs n’ayant pas mérité le Paradis, vous le méritiez maintenant en vous enflammant de charité, en brûlant pour votre tiédeur sur terre. Il est juste que vous désiriez pendant mille et mille heures d’expiation d’amour ce que mille et mille fois vous avez manqué de désirer sur terre, Dieu, but suprême des intelligences créées. À chaque fois que vous avez tourné le dos à l’amour, correspondent des années et des siècles de nostalgie amoureuse. Des années ou des siècles selon la gravité de votre faute.      

Désormais sûrs de Dieu, pleinement conscients de la beauté supérieure de Dieu grâce à la rencontre fugace du premier jugement, dont le souvenir vous accompagne pour rendre plus vive l’envie d’amour, vous le désirez, vous pleurez le fait d’être loin de lui, vous regrettez d’avoir été la cause de cet éloignement et vous vous en repentez, et vous vous rendez de plus en plus pénétrables à ce feu allumé par la Charité pour votre bien suprême.       

 Lors que les mérites du Christ sont jetés, par les prières des vivants qui vous aiment, comme des essences ardentes dans le saint feu du Purgatoire, l’incandescence de l’amour vous pénètre plus fort et plus profondément et, au milieu des grandes flammes rutilantes, le souvenir de Dieu, que vous avez vu en cet instant fugace du premier jugement, se fait de plus en plus brillant en vous.

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401> Comme au cours de la vie terrestre, plus l’amour grandit et plus s’amincit le voile qui cache la Divinité au vivant, ainsi dans le second règne, plus la purification augmente, et par conséquent l’amour, et plus le visage de Dieu se fait proche et visible. Déjà il brille et sourit à travers le vacillement des saintes flammes. Il est tel un soleil qui s’approche de plus en plus, et sa lumière et sa chaleur annulent de plus en plus la lumière et la chaleur du feu purgatif, jusqu’au moment où, passant du tourment du feu mérité et béni au soulagement conquis et bienheureux de la possession, vous passez de la flamme à la Flamme, de la lumière à la Lumière, vous vous élevez à être lumière et flamme en lui, Soleil éternel, comme des étincelles absorbées par un bûcher et comme des lampes jetées dans un incendie.   

Oh ! joie des joies, lorsque vous serez élevés à ma Gloire, que vous serez passés de ce règne de l’attente au Règne du triomphe. Oh ! connaissance parfaite du parfait Amour !
[18]    

Cette connaissance, ô Maria, est un mystère que l’esprit peut pénétrer par la volonté de Dieu, mais qu’il ne peut décrire avec la parole humaine. Crois-moi, cela vaut la peine de souffrir toute une vie pour la posséder depuis l’heure de la mort. Crois-moi, il n’y a pas de plus grande charité que de la procurer par la prière à ceux que vous avez aimés sur terre et qui commencent maintenant leur purgation dans l’amour auquel tant et tant de fois pendant leur vie ils fermèrent les portes du cœur.

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Courage, enfant bénie à qui sont révélées les vérités cachées. Avance, agis et élève-toi. Pour toi-même et pour ceux que tu aimes dans l’au-delà.  

Laisse l’Amour consumer le fil de ta vie. Déverse ton amour sur le Purgatoire afin d’ouvrir les portes du Ciel à ceux que tu aimes. Bienheureuse es-tu si tu sais aimer jusqu’à l’incinération de ce qui est faible et qui pécha. Les Séraphins viennent à la rencontre de l’esprit purifié par l’immolation d’amour et ils lui enseignent le ‘Sanctus’ éternel que l’on chante au pied de mon trône."

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Fiche mise à jour le 23/04/2015

 



[1] Déjà traité dans la catéchèse du 17 octobre.

[2] Medjugorje, message du lundi 10 janvier 1983 : "La plupart des hommes vont au purgatoire. Beaucoup vont en enfer. Un petit nombre va directement au Ciel".

[3] Cf. Matthieu 22, 36-40 : le plus grand des commancements.

[4] Prologue au don des dix commandements : "Je suis le Seigneur ton Dieu. Tu n’auras pas d’autres dieux que moi". Deutéronome 5, 6-21 et Exode

[5] Cf. Psaume 81, 6 (hébreu 82) et Jean 10, 34-36.

[6] Cf. aussi Luc 16, 13.

[7] Cf. Deutéronome 5, 9. Nombres 14, 18.

[8] Cf. Deutéronome 5, 9.

[9] Cf. aussi 1 Jean 4, 20 : Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur.

[10] Référence à "l’Église domestique". Cette expression est tirée de plusieurs textes conciliaires : Lumen Gentium, Apostolicam actuositatem, Gaudium et spes.. Jean-Paul II l’a repris dans au moins deux encycliques : l’exhortation sur la famille et l’exhortation sur les fidèles laïcs.

[11] Voir par exemple, les cas de Louis et de Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (Thérèse de Lisieux). Ils seront prochainement canonisés (2015)

[12] Cf. Genèse 2, 24 : À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un.

[13] Cf. à ce titre la conversion de saint Augustin d’Hippone. Sa mère Monique y joua un grand rôle, malgré les tensions avec son mari.

[14] Maria Valtorta vivait ce drame : sa mère était autoritaire et la privait d’affection. Son père, qu’elle aimait, montrait de la faiblesse. Il y a un détail intéressant à ce propos et en rapport avec le Purgatoire justement : la mère de Maria Valtorta, pour qui elle priait beaucoup, fut délivrée du Purgatoire avant son père, mort pourtant depuis plus longtemps.

[15] Dans la catéchèse du 25 septembre.

[16] "Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse". Cette maxime est dite "la règle d’or". Elle est formulée ainsi en Tobie 4, 15, mais dans l’Évangile, Jésus la reformule en positif : "Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes". (Sermon sur la montagne, Matthieu 7, 12).

[17] Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Matthieu 22, 34-40 et Marc 12, 28-34).

[18] C’est la vision béatifique : voir la catéchèse du 25 mai 1944.