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Texte original.

Accueil >> Plan du site >> Index du Livre d'Azarias.

Traduction automatique de cette fiche :
 -  -    

Le Livre d'Azarias.
4ème dimanche de Carême.

 La Jérusalem terrestre n'est pas coupée de la Jérusalem céleste.  L'Église est la grande demeure de Dieu sur la terre.  Ceux qui, par leurs sacrifices et leurs prières, coopèrent avec le Père, assainissent les eaux du Temple.  La contribution des œuvres saintes dans le fleuve de la communion des saints.    Auxquelles les "voix" de prédilection ajoutent leur martyre.  Vous êtes les apôtres emprisonnés.  Vous pleurez, mais vous serez consolés.  À l’image d’Abraham, Dieu a eu une double descendance.  Beauté physique et morale de l’Humanité originelle.  Nés selon la chair et nés selon l’esprit.  Satan travaille là où il y a des lieux sans Dieu.  Dieu éloigne vos ennemis.  La vue et l'ouïe surnaturelles des "voix" leur permettent de connaitre les vérités les plus secrètes.


TEXTES DES MESSES.
Missel de saint Pie X en usage à l’époque[1].

Introït : Isaïe 66,10-11 ; Psaume 121 (Hébreu 122),1.

Collecte : Fais, Dieu tout-puissant, qu'après les épreuves que nos fautes nous méritent, nous puissions reprendre haleine au souffle bienfaisant de ta grâce. Par N.S.J.C.

Épître :
Galates 4,22-31.

Graduel :
Psaume 121 (Hébreu 122),1.7.

Trait :
Psaume 124 (Hébreu 125),1-2.

Évangile:
Jean 6,1-15.

Offertoire :
Psaume 134 (Hébreu 135),3.6.

Secrète : Jette, Seigneur, un regard bienveillant sur ce sacrifice, que notre ferveur s'en trouve accrue et notre salut mieux assuré. Par N.S.J.C.

Communion :
Psaume 121 (Hébreu 122),3-4.

Postcommunion : " Donne-nous, Dieu compatissant, de traiter avec une ferveur sincère tes mystères sacrés, dont nous sommes constamment comblés, et de les consommer toujours avec un esprit plein de foi. Par N.S.J.C.

















Dimanche 31 mars 1946.

38> Azarias dit : 

 «Pourquoi et de quoi Jérusalem doit-t-elle se réjouir[2] ? Peut-être de sa longue vie ? Non, mais d'être vivante par son union avec le Christ qui la nourrit de ses dons et l'orne de ses saints. Si elle n'avait pas une nature surnaturelle, elle n'aurait ni ces dons ni ces saints, et elle périrait comme tout ce qui est né par œuvre d'homme, comme tout ce qui dure un temps relatif puis, par la lutte des ennemis, s'affaiblit et meurt.

Mais la Jérusalem terrestre n'est pas coupée de la Jérusalem céleste
[3], et les habitants de cette dernière sont avec la Jérusalem de la terre pour la réconforter, l'aider, la défendre contre la rancœur du Mal qui se lance contre elle pour l'abattre... sans y parvenir, d'ailleurs.       

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39> Il n'y a pas que les aides célestes qui la maintiennent en vie. Le Seigneur Jésus a promis que rien ne prévaudrait sur elle[4], et cette promesse suffirait à la défendre car les promesses de Dieu sont toujours efficaces. Toutefois, bien que Dieu se suffise à lui-même pour accomplir n'importe quel prodige, il ne prive pas ses enfants du droit de coopérer aux intérêts du Père, du droit de contribuer à la prospérité de la Maison du Père[5].        

 L'Église est la grande demeure du Père, de Dieu, sur la terre. Il ne s'agit plus du temple sur la montagne de Jérusalem qui, même s'il était vaste, ne représentait rien par rapport à la terre, et encore moins au regard de la création. L'actuelle Maison du Père est bien différente. Elle a étendu ses pavillons d'un pôle à l'autre, à l'orient et à l'occident ; ils sont désormais parsemés sur toute la terre ; le nom de Dieu et de Jésus Sauveur est connu partout, que ce soit avec amour ou avec haine. Partout, il y a un autel pour sanctifier les continents, pour les réunir sous le Signe saint
[6].   

Partout l'on célèbre un sacrifice, non de béliers ou d'agneaux, mais des chairs très saintes de l'Agneau divin, immolé pour laver par son sang les souches et les seuils de la terre, lieu d'exil, et en faire déjà un petit ciel, pour que les hommes exilés soient moins éloignés du lieu éternel pour lequel Dieu les avait créés ; pour qu'ils puissent être aidés et stimulés par les joies qu'ils goûtent au pied d'un autel, à la table du Pain transsubstantiel
[7]. C'est ainsi que la demeure du Père s'est agrandie ! La Jérusalem terrestre a élargi ses murs, répandu ses armées pacifiques et ses maîtres afin que soit partout connu le Nom qui est au-dessus de tout autre nom[8], et au son duquel les enfants de Dieu s'agenouillent, quelles que soient leur race, leur langue, leur latitude et leurs coutumes.         

 Les habitants d'une si vaste cité ne sont-ils pas aussi ceux qui, par leurs sacrifices et leurs prières, coopèrent avec le Père pour son triomphe sur l'enfer et ses suppôts ? Bien sûr que oui.      

Comme les eaux mystiques qu'Ezéchiel vit jaillir de dessous la porte du temple
[9], qui au début sont hautes comme du sol à la cheville, puis enflent jusqu'à arriver aux genoux, et ensuite sont si hautes qu'elles submergeraient la taille d'un homme, ainsi sont les mérites des saints sur la terre. Au début de l'Église ils étaient peu importants, car peu nombreux étaient les habitants de l'Église militante qui purent s'avancer pour féconder les sables arides et les marécages amers. Mais ensuite, au cours des siècles, les eaux se sont accrues grâce aux martyrs, aux vierges et aux confesseurs de la foi, connus et inconnus sur la terre, mais tous connus dans les cieux.        

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40> Elles se sont déversées dans le canal initial, né sur le Golgotha, de l'eau qui a suinté d'un cœur déchiré au-delà de la mort[10], et en ont augmenté la très sainte vague de leurs vagues de mérites. Le petit torrent s'est fait grand fleuve, toujours plus grand, capable de s'avancer et de pénétrer par la masse imposante de ses eaux jusque dans les déserts les plus lointains, dans les marécages les plus pestilentiels, pour les purifier et en faire des sables fertiles permettant la naissance d'arbres fruitiers[11] qui, puisqu'ils ne connaissent ni chute des feuilles ni stérilité des fruits, sont capables de nourrir, de guérir, de légitimer les fils bâtards en leur donnant le nom béni qui vient du fondateur de l'Église : "Chrétiens de Rome, siège de la papauté fondée par le très saint Jésus sur sa Pierre[12]."       

Voilà, ô fils bénis de la Jérusalem terrestre, ce dont vous devez vous réjouir avec elle qui est pour vous une mère, et avec Dieu qui vous est un père : vous êtes ceux qui, par leur fidélité et leur héroïsme, contribuent à maintenir puissant le fleuve de son expansion bienfaisante, à le rendre actif
[13]. C'est pourquoi l'invitation de l'introït n'est pas seulement une parole : c'est une parole de vérité, c'est déjà une récompense, et c'est encore la promesse d'une plus grande récompense.    

 L'Éternel voit vos œuvres et vos cœurs. Il compte les saintes affections et les saints sentiments. Il vous voit impatients du triomphe maternel, tristes de la désaffection et de la méconnaissance coupable des fils qui après avoir appartenu à la Maison paternelle la quittent, affligés par la douloureuse ignorance qui toutefois n'est pas coupable comme la méconnaissance de ceux qui ignorent encore le vrai Dieu ; et il vous dit : "Vous qui aimez l'Église, réjouissez-vous avec elle, soyez dans la joie, vous qui étiez dans la tristesse, exultez et rassasiez-vous aux sources de sa consolation
[14]... Vous qui avez pour elle un amour agissant, vous avez le droit de sucer à son sein tandis que, dans la Jérusalem céleste, votre place est déjà prête au banquet de l'Agneau, au banquet des éternels triomphateurs, méritée par votre travail spirituel et matériel[15] au profit de notre mère l'Église, l'Épouse du Verbe."      

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41>  S'il en est ainsi pour tous les fidèles qui versent la contribution de leurs œuvres saintes dans le fleuve de la communion des saints, ce sera dans une mesure spéciale pour vous, "voix" de prédilection, qui ajoutez aux œuvres communes le martyre d'être des "voix", ce martyre multiforme de la vigilance hypersensible pour être toujours prêts à comprendre, discerner et combattre. Comprendre les voix qui vous viennent du surnaturel, les discerner pour ne pas confondre le langage menteur et si séducteur de Satan du langage plus tranchant mais véridique des bonnes voix. Combattre l'orgueil qui pourrait s'insinuer derrière l'humilité qui dit : "Dieu parle à sa servante"; c'est une insinuation serpentine comme Lucifer dont elle est née pour siffler en sourdine : "... parce que moi, je l'ai mérité."         

Oh ! Quel martyre de continuelle vigilance, de continuelle obéissance, de continuel effort vous devez soutenir, chères "voix" que Dieu a comblées de bienfaits et crucifiées
[16] par cette mission ! C'est un martyre de douloureuses contradictions de la part des hommes, aveugles et orgueilleux, qui ne veulent pas voir Dieu ni admettre qu'il puisse accomplir ce miracle d'amour, un martyre de dérision, de curiosité, de punitions imméritées.       

C'est aussi le martyre de voir l'inertie des âmes qui ne se secouent pas, pas même devant ces paroles qui viennent de Dieu
[17]. 

C'est encore le martyre de ne pouvoir aller chez les vrais "pauvres" chez les vrais "affamés", chez les vrais "ignorants", en disant : Voici, ne soyez plus pauvres, affamés, ignorants. Il y a là un trésor, de la nourriture et de la sagesse. Cela vient de Dieu. Il vous la donne pour vos souffrances, pour vos doutes, pour vos solitudes, parce qu'il vous aime, parce qu'il a pitié de tous les hommes et parce qu'il est Père. Prenez et sanctifiez-vous grâce au don de Dieu."        

 Vous êtes les apôtres emprisonnés, vous les "porte-parole" qui ne pouvez faire connaître aux hommes la sainte Parole. Le trésor que vous avez dans les mains vous conduit au ciel, du moins vous-mêmes. Quand, après avoir savouré l'extase de la recevoir — jusqu'à y avoir fait participer votre chair, tant est violent le doux et brûlant ouragan qui s'est abattu sur vous
[18] pour vous dépouiller de tout ce qui est humanité, vous faire comprendre que cette humanité n'est que misère fugace, tandis que seul ce qui est éternel et spirituel a de la valeur.  

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42> Et ainsi devenus conscients, vous ravir toujours plus dans les hauteurs, dans les sphères de la charité et de la contemplation -, quand donc après avoir savouré cette extase vous abaissez le regard du Feu, de la Sagesse, de la Puissance, vers la pauvre humanité qui tâtonne, misérable, ignorante, transie de froid sur les voies de la terre et des erreurs, vous savez ce qui la sauverait, cette humanité, et lui donnerait sagesse, richesse, vie, chaleur. Or vous ne pouvez pas lui donner le trésor dans lequel beaucoup trouveraient la Voie, la Vérité et la Vie qu'ils recherchent en vain ailleurs. Alors vous subissez le martyre de la charité envers Dieu, non connu et non aimé, envers le prochain que vous voyez mourir sans paix et qu'il vous est impossible de secourir, emprisonnés comme vous l'êtes par une catégorie d'hommes que la charité m'impose de ne pas qualifier, et l'indifférence ignare et hostile de l'autre catégorie, plus vaste : celle des hommes qui ont justement le plus besoin de la Parole et de la connaissance, ceux qui tendent les mains vers tous les "fruits de Sodome[19]" de leur désert et se retrouvent toujours les mains vides, car ces fruits, comme ceux du désert de Judée, sont vides sous leurs trompeuses apparences. Mais ils ne tendent pas les mains vers les arbres de la vie qui grandissent au milieu de la place de la cité céleste et sur les berges du fleuve d'eau vive qui jaillit du trône de Dieu et de l'Agneau, comme le vit Jean[20], l'angélique apôtre du Seigneur ; ces arbres portent les douze fruits éternels et les donnent, mois après mois, aux bienheureux habitants de la cité de la sainteté et de la joie sublime.   

 Alors vous pleurez, comme le Christ et avec le Christ, en répétant ses propres paroles sur la cité hostile : "Si toi aussi tu avais su comment trouver la paix
[21] ! Mais c'est caché à tes yeux par la croûte de tes péchés, et tu ne veux pas l'enlever, bien qu'elle te rende aveugle et te prive de la lumière !"   

Mais consolez-vous, ô voix. Vous, vous pouvez vous réjouir parce qu'il vous est dit : "Vous irez à la maison du Seigneur." Oui, vous y irez si vous persévérez dans les vertus comme cela vous est enseigné. Alors, par "vos actions" purifiées et devenues saintes, non plus humaines, vous pourrez "respirer la consolation de sa grâce" et être bienheureuses puisque sa grâce est béatitude.       

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43> Maintenant, lisons saint Paul.    

 Même l'éternel Abraham a deux sortes de fils : ceux de l'esclave et ceux de la femme libre.    

Qui est l'éternel Abraham ? Beaucoup pourraient te dire ceci ou cela. Moi je te dis de donner ici le nom d'Abraham éternel à l'Eternel, Père d'une multitude extraordinaire et durable, de descendants en descendants, jusqu'à la fin des siècles. 

L'Abraham éternel s'est uni à l'humanité de façon métaphorique
[22], pour engendrer des fils qui ont du Père l'image et la ressemblance surnaturelles et, de la mère, auraient dû avoir la ressemblance naturelle, parfaite comme le Père et Créateur l'avait donnée aux premiers germes de l'humanité.          

Dans la prolifération habituelle des races, aussi bien humaines qu'animales, on voit que les caractères somatiques familiaux sont plus marqués quand deux parents proches s'unissent pour engendrer des enfants qui fixent, je dirai, fortement, les caractéristiques de leurs parents consanguins.     

 Cela aurait donc causé, chez les enfants du Père Créateur et de l'Humanité qu'il a créée, une perfection de ressemblance divine toujours susceptible de s'accentuer ! Merveilleuse ressemblance ! Mais pour ce faire, l'humanité aurait dû garder intacte sa ressemblance avec le Père. Au contraire, la forme parfaite fut défigurée par Lucifer, à l'extérieur et en profondeur, de sorte que la ressemblance n'augmenta pas, ne se perfectionna pas, mais au contraire connut des lacunes et des régressions, prit des aspects divers chez les fils de Dieu et de l'humanité; c'est ainsi que, du même sein qui engendra l'angélique Abel chez qui la ressemblance divine était évidente, était né auparavant le satanique Caïn chez qui la prostitution de l'humanité avec le Séducteur était manifeste. Il en sera toujours, toujours ainsi dans les siècles, même après que la greffe du Christ fut faite à la plante désormais bâtarde de l’humanité.  

Donc l'éternel Abraham eut deux fils : un de la femme esclave et un de la femme libre. Ce sont les deux branches de l'humanité. Or le fils de l'esclave - fais bien attention - naquit selon la chair, tandis que celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse, c'est-à-dire selon l'esprit.          

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44> Crois-tu que l'allégorie n'ait valu que pour cette époque ?  

 Non. C'est une réalité qui se perpétue chez les fils du Créateur, de l'éternel Abraham. Tous les hommes sont fils du Créateur uniquement dans le sens où lui seul donne la vie : les deux grandes branches sont encore et toujours présentes, la branche de ceux qui sont nés de l'esprit, et celle de ceux qui sont nés de la chair.       

Ces derniers sont ennemis des premiers et ennemis de Dieu ainsi que des deux Jérusalem, parce qu'ils ne sont ni de la religion sainte, ni du Royaume saint, mais de l'Arabie, c'est-à-dire du peuple païen et plus encore : peuple satanique, qui adore Satan, la chair, le monde et les concupiscences au lieu d'adorer Dieu, qui suit les mauvaises doctrines au lieu de la religion de Dieu, peuple qui se pervertit et descend, descend, descend toujours plus bas ; de sa bassesse, il exhale des puanteurs et lance des flèches aux fils de l'esprit pour les dévoyer, les blesser, les torturer, pour nuire, nuire, faire souffrir, donner la mort, priver le Père de ses fils les plus chers.   

Oh ! Profanation qui pénètre partout et, telle un instrument de guerre véritable et satanique, guerre à laquelle des hommes se prêtent tels des instruments et des milices, désagrège, abat, submerge, éteint ! 

 Éteint qui ?      

Ceux qui ont laissé des places vides dans leur esprit, dans leur intelligence, ceux qui croient être complets parce qu'ils sont bardés de formules, de préjugés, d'orgueils, de rationalismes, de sectarismes et ainsi de suite... sans savoir que tout cela n'est que fumée, nuage qui cède aussitôt la place au tourbillon qui disperse ces vaines doctrines humaines pour les remplacer par des formules, des axiomes, un orgueil et des doctrines encore plus mortels, vraiment sataniques. En effet, c'est Satan qui travaille là où il y a des lieux sans Dieu.       

Priez pour ces fils de la nouvelle Agar, de l'humanité esclave de Satan. Et pour vous-mêmes, fils de la femme libre, nés selon l'esprit, persécutés pour cette raison mais pas vaincus dans l'éternité parce que chaque persécution tombe aux pieds des barrières de Dieu (ces barrières sont d'une part la possession absolue qu'a Dieu de votre cœur qui le reconnaît pour unique Seigneur et seul digne d'être servi, d'autre part les seuils de l'au-delà), je vous dis : ne craignez pas
[23].    

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45>  Ne craignez pas ! L'homme et Satan pourront blesser la chair. Mais, vous le savez, elle est passagère. L'esprit des fils libres est inébranlable face, aux venins sataniques et aux flèches humaines. C'est seulement si vous vouliez, par libre volonté, devenir des esclaves qu'ils pourraient vous nuire, mais jamais tant que vous serez les enfants "libres" de Dieu.    

Dieu éloigne de vous les ennemis, il en circonscrit les mauvaises œuvres. Comme le dit l'Écriture
[24], Dieu votre Père, éternel Abraham, chasse loin de ses demeures les fils de l'humanité, esclave de tout ce qui n'est pas Dieu et destinée à errer de punition en punition dans des déserts toujours plus arides ; en effet, pire qu'Agar sous son châtiment mérité, elle ne se convertit pas, ne fleure pas de repentir, mais s'abrutit et blasphème toujours à mesure qu'elle s'éloigne davantage des puits de l'eau de Vie.         

 Vous êtes les enfants de la femme libre, souvenez-vous-en, vous les chrétiens. Vous êtes par excellence les "filles de la femme libre", souvenez-vous-en, "voix" que le très saint Jésus a affranchies même de la relativité et de la matérialité humaines, en vous donnant la vue et l'ouïe surnaturelles pour vous faire connaitre les vérités les plus secrètes, les doctrines les plus parfaites, pour voir et connaître le Seigneur comme davantage ne se peut pour la créature sur la terre et tressaillir de la joie qui sera la vôtre — et qui déjà est la nôtre — quand, le temps ayant cessé pour vous, vous serez admises dans la bienheureuse éternité.       

Crie, crie, toi qui es hors de toi-même depuis hier soir à cause de la joie qui te vient du ciel
[25], crie : "Je me suis réjoui de ce qui m'a été dit !" Avec quelle joie je t'ai parlé, petit Jean[26] de mon Seigneur ! Petit, petit Jean que mon Seigneur a entouré de montagnes pour te protéger, petit Jean comblé de paix et d'abondance! Loue ton Seigneur ! Louons-le ensemble parce qu'il est bon ; chantons des hymnes à son nom parce qu'il est doux. Bénissons-le parce que " tout ce qu'il a voulu faire, il l'a fait, au ciel, sur terre " et dans le cœur de ses enfants fidèles.»   

Bénissons le Seigneur !»          

Grâces soient rendues à Dieu !»

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Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit !»       

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Fiche mise à jour le 24/11/2017.

 



[1] Textes repris du MISSEL GRÉGORIEN 1933.

[2] Cf. Introït, Isaïe 66,10-11 : Réjouissez-vous avec Jérusalem ! Exultez en elle, vous tous qui l’aimez ! Avec elle, soyez pleins d’allégresse, vous tous qui la pleuriez ! Alors, vous serez nourris de son lait, rassasiés de ses consolations ; alors, vous goûterez avec délices à l’abondance de sa gloire.

[3] La Jérusalem est ici synonyme d’Église. Les rapports entre l’Église terrestre et l’Église céleste ont notamment été traités par la constitution dogmatique sur l’Église, Lumen gentium, dix-huit ans après ce texte, dans son chapitre VII (Le caractère eschatologique de l’Église en pèlerinage et son union avec l’Église du ciel).

[4] Matthieu 16,18.

[5] 1 Corinthiens 3, 9 : Nous sommes des collaborateurs de Dieu, et vous êtes un champ que Dieu cultive, une maison que Dieu construit.         
CEC § 307 - Aux hommes, Dieu accorde même de pouvoir participer librement à sa providence en leur confiant la responsabilité de "soumettre" la terre et de la dominer. Dieu donne ainsi aux hommes d’être causes intelligentes et libres pour compléter l’œuvre de la Création, en parfaire l’harmonie pour leur bien et celui de leur prochains. Coopérateurs souvent inconscients de la volonté divine, les hommes peuvent entrer délibérément dans le plan divin, par leurs actions, par leurs prières, mais aussi par leurs souffrances. Ils deviennent alors pleinement "collaborateurs de Dieu" et de son Royaume.

[6] Signe saint : la Croix.

[7] La transsubstantiation est la conversion d’une substance en une autre, tout en conservant les caractéristiques physiques initiales. «Dans le très saint sacrement de l’Eucharistie sont "contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, et, par conséquent, le Christ tout entier" (Concile de Trente). "Cette présence, on la nomme ‘réelle’, non à titre exclusif, comme si les autres présences n’étaient pas ‘réelles’, mais par excellence parce qu’elle est substantielle, et que par elle le Christ, Dieu et homme, se rend présent tout entier" (CEC § 1373).

[8] Philippiens 2,9-10.

[9] Ezéchiel 47,1-5.

[10] Jean 19,33-34.

[11] Apocalypse 22,1-2.

[12] Matthieu 16,18.

[13] Dieu a besoin des hommes. Il les associe à ses œuvres. Cette coopération est la véritable grandeur de l’Homme  rappelait Jean-Paul II dans ses Méditations (Jean-Paul II, Mon livre de méditations, § 668).          
"Selon le plan de miséricordieuse sagesse de mon Père, dit Jésus à Amélie de Gibergues (Cum Calmore Valido, p. 38), je ne puis, — Moi, le tout-puissant Seigneur, — Je ne puis tout seul sauver le monde. Il me faut des associés, des collaborateurs ! J'ai besoin d'aides !"         
Et il rajoute : "Être (une âme) corédemptrice, (Ibid. p. 44) c'est être continuatrice de mes excès d'Amour; excès qui m'ont conduit au Calvaire. C'est les perpétuer en quelque sorte sur terre, par une vie crucifiée comme la mienne, afin d'entretenir l'excédent de l'amour sur la haine."

[14] Reprise d’Isaïe 66,10-11 (Introït).

[15] Tous ceux que j’aime, je leur montre leurs fautes, et je les corrige. Aies donc du zèle et convertis-toi. Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône (Apocalypse 3, 19-21).

[16] Avec le Christ, je suis crucifié. Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi (Galates 2, 19-20).

[17] "Les révélations privées viennent aussi de Dieu".

[18] Padre Pio, comme Thérèse de Lisieux, reçurent la "blessure d’Amour" que l’on retrouve dans de nombreuses unions mystiques au Cœur-Sacré de Jésus. Sainte Thérèse la décrit ainsi : Quelques jours après mon Offrande à l’Amour Miséricordieux, je commençais au chœur l’exercice de la Via Crucis (chemin de la Croix), quand je me sentis à un moment comme blessée par un dard de feu si ardent que je crus mourir. Il n’y a pas de comparaison possible pour faire comprendre de façon adéquate l’intensité de cette flamme. Il me semblait qu’une force invisible m’immergeait toute entière dans le feu… Et quel feu c’était ! Quelle douceur !…    
Comme la Mère Prieure lui demandait si ce transport était le premier de sa vie, sainte Thérèse répondit simplement :         
Ma Mère, des transports d’amour, j’en ai eu beaucoup, spécialement une fois à l’époque du noviciat, et je restais alors une semaine entière comme hors de ce monde ; il me semblait qu’au-dessus de toutes les choses de la terre, il s’était tendu comme un grand voile. Mais je n’étais pas consumée par une flamme réelle, et je pouvais supporter ces délices sans espérer voir mes liens se briser sous leur poids ; tandis que, le jour dont je parle, un instant, une seconde plus, et mon âme se serait séparée de mon corps… Hélas ! Je me suis retrouvée sur la terre, et l’aridité revint immédiatement prendre possession de mon pauvre cœur (Histoire d’une âme, chapitre 12).  
Maria Valtorta eut de même ces expériences. Elle résume sa vocation d’âme victime par cette motion :   
Bénie soit la souffrance qui me fait te ressembler !    
Bénie soit ta croix qui m’élève au ciel ! 
Béni soit l’amour qui donne des ailes à ma douleur ! (Cahiers,
10 février 1946 : narration du Vendredi saint 1934.)

[19] Pomum Sodomiticum «dont l’éclat et la forme flattent tant la vue, mais dont l’intérieur vide et plein d’une poussière légère, trompe l’espoir du friand» (Bulletin des sciences naturelles et de la géologie, Tome 6, 1825, p. 379). Il s’agirait du Solanum sanctum, autrement appelé Solanum incanum.

[20] Apocalypse 22,1-2.

[21] Luc 19,42.

[22] Métaphorique = image utilisant l’analogie.

[23] Cf. Matthieu 10,24-31.

[24] Genèse 21,9-21.

[25] Nous n’avons pas pu retrouver la trace de cette grande joie reçue le samedi 30 mars 1946.

[26] Surnom donné à Maria Valtorta par Jésus en analogie avec l’apôtre Jean, disciple que Jésus aimait.