"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

© Centro Editoriale Valtortiano





aucun accent

Se repérer

Consulter la Bible en ligne

Aller sur le forum

Qui sommes-nous ?

  8.516 - A Gabaon, miracolo del mutolino ed elogio della sapienza come amore a Dio.

  4.514 - At Gibeon. The Wisdom of Love.


Vendredi 19 octobre 29 (22 Boul)
Gabaon, fin de journée


Vers l'index des thématiques

 Guérisons collectives

 Tout don correspond à une grande responsabilité

 La bonne action faite antérieurement au péché compte pour le pardon

 L'amour de Dieu est la Sagesse des sagesses


- Accueil enthousiaste 375

- Guérison d'un enfant muet 376

- Invitation à parler à la synagogue 376

- Discours (La recherche de Dieu) 376

- Discours (La portée des bonnes actions 377

- Cherchez la Sagesse) 378

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 7

 

7.213.
A Gabaon


375> Au printemps, en été, et en automne, Gabaon, située au sommet d'une colline en pente douce et peu élevée, isolée au milieu d'une plaine très fertile, doit être une ville avenante, aérée, jouissant d'un panorama magnifique. Ses maisons blanches se cachent presque dans le vert des arbres à feuillage persistant, de toutes espèces, mêlés aux arbres dépouillés maintenant par la saison, mais qui à la belle saison doivent transformer la colline en une nuée de pétales légers et plus tard en un triomphe de fruits. Maintenant, dans la grisaille de l'hiver, elle montre ses pentes rayées par les vignes dépouillées et les oliviers gris, ou bien tachetées par les vergers dépouillés aux sombres troncs. Et pourtant, elle est belle et aérée, et l'œil se repose sur la pente de la colline et sur la plaine labourée.

Jésus va vers une vaste citerne ou puits qui me rappelle celui de la Samaritaine ou encore En Rogel ou plus encore les réservoirs près d'Hébron [1].

Nombreux sont les gens qui se hâtent de faire une provision d'eau pour le sabbat maintenant proche, les gens qui traitent leurs dernières affaires, les gens qui ayant terminé leurs occupations se livrent déjà au repos du sabbat.

Au milieu d'eux se trouvent les huit apôtres qui annoncent le Maître et qui ont déjà eu du succès car je vois amener des malades et se rassembler des mendiants et des gens qui viennent de leurs maisons.

376> Quand Jésus met pied dans l'espace où se trouve le bassin, il se produit un murmure qui se change en un cri unanime : "Hosanna, Hosanna ! Il est parmi nous le Fils de David ! Bénie la Sagesse qui arrive où elle a été invoquée !"

 "Soyez bénis vous, qui savez l'accueillir. Paix ! Paix et bénédiction." Et tout de suite, il se dirige vers les malades et ceux qui sont estropiés par accident ou par maladie, vers les immanquables aveugles ou qui sont en voie de l'être, et il les guérit.

C'est un beau miracle que celui d'un enfant muet que sa mère Lui présente en pleurant et que Jésus guérit avec un baiser sur la bouche, et qui se sert de la parole qui lui a été donnée par la Parole pour crier les deux plus beaux noms : "Jésus ! Maman !" et des bras de sa mère qui le tenait élevé au-dessus de la foule, il se jette dans les bras de Jésus en se serrant à son cou jusqu'à ce que Jésus le rende à sa mère heureuse. Elle explique à Jésus comment cet enfant qui était son premier-né, et que ses parents destinaient dans leurs cœurs à être lévite dès avant sa naissance, pourra l'être maintenant qu'il est sans défauts : "Ce n'est pas pour moi que je l'avais demandé au Seigneur avec mon époux Joachim, mais pour qu'il servît le Seigneur. Et ce n'est pas pour qu'il m'appelle mère et qu'il me dise qu'il m'aime que j'ai demandé pour lui la parole. Ses yeux et ses baisers me le disaient déjà. Mais je le demandais pour qu'il pût, comme un agneau sans défauts, être offert tout entier au Seigneur, et en louer le Nom."

À quoi Jésus répond : "Le Seigneur entendait la parole de son âme, parce que Lui, comme une mère, transforme les sentiments en paroles et en actes. Mais ton désir était bon et le Très-Haut l'a accueilli. Maintenant applique-toi à éduquer ton fils pour la louange parfaite pour qu'il soit parfait dans le service du Seigneur."

"Oui, Rabbi, Mais Toi, dis-moi ce que je dois faire."

"Fais qu'il aime le Seigneur Dieu avec tout lui-même, et spontanément fleurira en son cœur la louange parfaite, et il sera parfait dans le service de son Dieu."

"Tu as bien parlé, ô Rabbi. La Sagesse est sur tes lèvres. Parle, je t'en prie, à nous tous" dit un digne gabaonite qui s'est frayé un chemin jusqu'à Jésus et l'invite ensuite à la synagogue. C'est certainement le chef de la synagogue.

Jésus s'y dirige, suivi de tout le monde, et comme il est impossible de faire entrer tous ceux de la ville, et en plus ceux qui étaient déjà avec Jésus, Jésus accepte le conseil du chef de parler de la terrasse de sa maison qui est contiguë à la synagogue, une maison large et basse, tapissée sur deux côtés par la verdure tenace de jasmins en espaliers.

377> La voix de Jésus, puissante et harmonieuse, se répand dans l'air calme du soir qui descend, et se propage à travers la place et les trois rues qui y débouchent, alors qu'une petite mer de têtes se tient le visage levé pour l'écouter.

 "La femme de votre ville qui a désiré la parole pour son enfant, non par désir d'entendre des lèvres de son fils de douces paroles, mais pour qu'il fût apte au service de Dieu, me rappelle une autre parole lointaine, sortie des lèvres d'un grand homme dans cette ville même. À celle-là, comme à celle de votre compatriote, Dieu a acquiescé car dans les deux Il a vu une demande conforme à la justice, une justice qui devrait se trouver dans toutes les prières pour qu'elles trouvent de la part de Dieu accueil et grâce. Qu'est-ce qui est nécessaire pendant la vie pour obtenir ensuite la récompense éternelle, la vraie Vie sans fin, dans une béatitude sans fin ? Il faut aimer le Seigneur de tout soi-même, et le prochain comme soi-même [2]. Et c'est la chose la plus nécessaire pour avoir Dieu comme ami et obtenir de Lui grâces et bénédictions. Quand Salomon, devenu roi après la mort de David, assuma de fait le pouvoir, il monta à cette ville où il offrit en sacrifice de nombreuses victimes, et cette nuit-là, le Très-Haut lui apparut pour lui dire : "Demande ce que tu désires de Moi" [3]. C'est une grande bienveillance de la part de Dieu, et une grande épreuve de la part de l'homme. Car à tout don correspond une grande responsabilité de la part de celui qui le reçoit, une responsabilité d'autant plus grande que le don est grand. Et celle-ci est l'épreuve du degré de formation que son esprit a atteint. Si un esprit comblé par les bienfaits de Dieu, au lieu de se perfectionner descend vers la matérialité, il a manqué l'épreuve, et il montre ainsi l'absence de sa formation ou son insuffisance. Il y a deux choses qui indiquent la valeur spirituelle d'un homme : sa façon de se comporter dans la joie et celle de se comporter dans la douleur. Seul celui qui est formé en fait de justice sait être humble dans la gloire, fidèle dans la joie, reconnaissant et constant même après avoir obtenu, même quand il ne désire plus rien. Et sait être patient et rester amant de son Dieu, quand les peines s'acharnent sur lui, seul celui qui est réellement saint."

"Maître, puis-je demander une chose ?" dit quelqu'un de Gabaon.

"Parle."

"Tout est vrai de ce que tu dis, et si j'ai bien compris tu veux dire que Salomon triompha de l'épreuve d'une manière heureuse. Mais ensuite, il a péché. Maintenant, dis-moi : pourquoi Dieu l'a-t-Il tant comblé si ensuite il devait pécher ? 378> Certainement le Seigneur connaissait le futur péché du roi. Et alors pourquoi lui dit-Il : "Demande-moi ce que tu veux ?" Est-ce que ce fut un bien ou un mal ?"

"Toujours un bien, car Dieu ne fait pas d'actions mauvaises."

"Mais tu as dit qu'à tout don correspond une responsabilité. Or Salomon, ayant demandé et obtenu la sagesse..."

 "Il avait la responsabilité d'être sage et il ne l'a pas été, veux-tu dire. C'est vrai. Et Moi je te dis que son manquement à la sagesse fut puni, et avec justice. Mais l'acte de Dieu de lui accorder la sagesse qu'il demandait fut bon, et bon fut l'acte de Salomon de demander la sagesse et non d'autres choses matérielles. Et étant donné que Dieu est Père et qu'il est Justice, au moment de l'erreur, Il a pardonné une grande partie de l'erreur, en se souvenant que le pécheur avait autrefois aimé la Sagesse plus que toute autre chose et que toute créature. Un acte aura atténué l'autre acte. L'action bonne, faite antérieurement au péché, reste et elle vaut pour le pardon, quand pourtant le pécheur se repent après le péché. C'est pour cela que je vous dis de ne pas vous laisser échapper l'occasion de faire de bonnes actions pour qu'elles soient comme un à compte de vos péchés quand, par la grâce de Dieu, vous vous en repentez.

Les bonnes actions, même si elles semblent passées et que pour cela on peut penser à tort qu'elles ne travaillent plus en nous pour créer de nouvelles stimulations et de nouvelles forces pour les choses bonnes, sont toujours actives, ne serait-ce que par le souvenir qui remonte du fond d'une âme avilie et suscite le regret du temps où l'on était bon. Et le regret est souvent un premier pas sur le chemin du retour à la Justice. J'ai dit qu'une coupe d'eau donnée avec amour à quelqu'un qui a soif ne reste pas sans récompense [4]. Une gorgée d'eau ce n'est rien comme valeur matérielle, mais la charité la rend grande et elle ne reste pas sans récompense. Parfois la récompense peut être un retour au Bien qui se forme par le souvenir de cet acte, des paroles du frère assoiffé, des sentiments du cœur à ce moment-là, du cœur qui offrait à boire au nom de Dieu et par amour. Et voilà que Dieu, par suite des souvenirs, revient, comme un soleil qui se lève après la nuit obscure, pour resplendir sur l'horizon d'un pauvre cœur qui l'a perdu et qui, fasciné par son ineffable Présence, s'humilie et crie : "Père, j'ai péché ! Pardonne. Je t'aime de nouveau" [5].

379>  L'amour à Dieu est sagesse, et c'est la Sagesse des sagesses car celui qui aime connaît tout et possède tout. Ici, pendant que le soir descend et que le vent du soir fait frissonner les corps dans les vêtements et agite les flambeaux que vous avez allumés, je ne vais pas vous dire ce que déjà vous savez : les passages du Livre sapientiel où on décrit comment Salomon obtint la Sagesse, et la prière qu'il fit pour l'obtenir [6]. Mais en souvenir de Moi, du sentier sûr, de la lumière qui vous guide, je vous exhorte à méditer ces pages avec le chef de votre synagogue. Le Livre de la Sagesse devrait être un code de vie spirituelle. Comme une main maternelle, il devrait vous guider et vous introduire dans la parfaite connaissance des vertus et de ma Doctrine, car la Sagesse me prépare les chemins et fait des hommes "de courte vie, et incapables de comprendre les jugements et les lois, les serviteurs et les fils des servantes de Dieu" les dieux du Paradis de Dieu.

Cherchez avant tout la Sagesse pour honorer le Seigneur et vous entendre dire par Lui, au jour éternel : "Puisque tu as eu cela surtout à cœur et non pas la richesse, les biens, la gloire, une longue vie, ni le triomphe sur les ennemis, que te soit accordée la Sagesse" c'est-à-dire Dieu Lui-même, car l'Esprit de Sagesse c'est l'Esprit de Dieu. Cherchez avant tout la Sagesse sainte et, c'est Moi qui vous le dis, toute autre chose vous sera donnée et d'une façon qu'aucun des grands du monde ne peut se la procurer. Aimez Dieu. Souciez-vous seulement de l'aimer. Aimez votre prochain pour honorer Dieu. Consacrez-vous au service de Dieu, à son triomphe dans les cœurs. Convertissez au Seigneur celui qui n'est pas l'ami de Dieu. Soyez saints. Accumulez les œuvres saintes pour vous défendre contre les faiblesses possibles de la créature. Soyez fidèles au Seigneur. Ne critiquez ni les vivants ni les morts, mais efforcez-vous d'imiter les bons et non pour votre joie terrestre, mais pour la joie de Dieu, demandez les grâces au Seigneur et elles vous seront données.

Allons. Demain, nous prierons ensemble et Dieu sera avec nous."

Et Jésus les bénit en les congédiant.

 



[1] Le puits de Gabaon : C'est près de ce réservoir qu'eu lieu un combat singulier entre un champion des troupes de David et un de celles de Saül (2Samuel 2,13). De même, après la prise de Jérusalem en 587 av. JC, c'est auprès des "grandes eaux de Gabaon" que se déroule le combat entre Ismaël, meurtrier de Godolias et Yohanân qui, vainqueur emmènera les judéens se réfugier en Égypte avec Jérémie (Jérémie 41,11)

[2] Deutéronome 6,5 et Lévitique 19,18

[3] 1Rois 3,2-15

[4] Matthieu 10,42Marc 9,41 – Cf. 4.128 7.1597.209

[5] Luc 15,21

[6] Sagesse 7,7 et suivants