"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

© Centro Editoriale Valtortiano

Se repérer

Consulter la Bible en ligne

Aller sur le forum

Qui sommes-nous

 5.306 - Anche Simone Zelote è a Nazareth. Lezione sui danni dell'ozio.

 3.305 - Simon Zealot at Nazareth.

 3. 306- También Simón Zelote está en Nazaret. Lección sobre los daños del ocio.

 5.351 - Simon der Zelote in Nazareth.



Jésus, menuisier.


Dimanche 12 novembre 28
(8 Kisleu 3789)
Nazareth.


       Vers l'index des thématiques

 L’oisiveté du corps et de l’âme.


            I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

- Margziam finit de polir deux coffres .......................... 539

- Motifs du retard du Zélote ........................................ 539

- Un paquet que Margziam prend pour un trousseau 540

- Une leçon sur l'oisiveté 541



Les outils du charpentier.


Simon, le zélote.


 

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4


Tome 4, chapitre 172.

306.
Simon le zélote à Nazareth.


 

Vision du jeudi 18 octobre 1945

539> Le soir tombe vite en décembre, et on allume de bonne heure les lampes et la famille se réunit dans une seule pièce. Il en est de même dans la petite maison de Nazareth, et pendant que les deux femmes travaillent l'une au métier à tisser et l'autre à la couture, Jésus assis près de la table avec Jean d'Endor parle doucement avec lui pendant que Margziam achève de polir deux coffres posés par terre.       

L'enfant y emploie toutes forces jusqu'au moment où Jésus, s'étant levé et penché sur le bois, dit en le touchant : "Maintenant cela suffit. Il est bien poli et nous pourrons le vernir demain. Maintenant range tout pour que demain nous travaillions encore." Et pendant que Margziam sort avec les outils de polissage - spatules dures avec clouées dessus des peaux rugueuses de poissons, qui remplissent l'office de notre papier de verre, et des espèces de couteaux qui ne sont sûrement pas en acier employés pour le même travail - Jésus prend dans ses bras robustes un des coffres et le porte à l'atelier, où certainement on a travaillé car il y a de la sciure et des copeaux près de l'un des établis remis pour la circonstance au milieu de la pièce. Margziam a remis ses outils en place sur leurs supports et maintenant il ramasse les copeaux pour les jeter dans le feu, et il voudrait enlever la sciure, mais Jean d'Endor préfère le faire.    

Tout est en ordre maintenant quand Jésus revient avec le second coffre qu'il place près du premier. Et tous les trois vont sortir quand on entend frapper à la porte de la maison et, tout de suite après, la voix grave du
Zélote résonne dans un salut profond donné à Marie : "Je te salue, Mère de mon Seigneur, et je bénis votre bonté qui me permet d'habiter sous votre toit."    

"Simon est arrivé. Maintenant nous allons savoir le pourquoi de son retard. Allons..." dit Jésus.          

Quand ils entrent dans la petite pièce où l'apôtre se trouve avec les femmes, il est en train de déposer un gros paquet qu'il a sur ses épaules.   

"La paix à toi, Simon..."        

"Oh ! Maître béni ! Je suis en retard, n'est-ce pas ? Mais j'ai tout fait et bien fait..."    

Haut de page           

540> Ils s'embrassent. Puis Simon continue son exposé: "Je suis allé chez la veuve du menuisier[1]. Tes secours sont très utiles. La vieille femme est très malade et par conséquent les dépenses augmentent. Le petit menuisier s'ingénie à travailler sur des objets petits comme lui et se souvient toujours de Toi. Tous te bénissent. Puis je suis allé chez Nara, Samira et Sira. Le frère est plus dur que jamais[2]. Mais elles sont en paix, comme des saintes qu'elles sont, et elles mangent leur pauvre pain assaisonné de larmes et de pardon. Elles te bénissent pour le secours envoyé. Mais elles te supplient de prier pour que leur dur frère se convertisse. La vieille Rachel aussi te bénit pour l'obole. Enfin je suis allé à Tibériade pour les achats. J'espère avoir bien fait. Maintenant les femmes observeront... Mais à Tibériade j'ai été retenu par certains qui me croyaient ton estafette : Ils m'ont séquestré pendant trois jours... Oh ! une prison dorée, si l'on veut ! Mais tout de même une prison... Ils voulaient savoir tant de choses… J'ai dit la vérité en disant que tu nous avais congédiés tous, te retirant de ton côté pour le plus fort de l'hiver... Quand ils ont été persuadés que c'était vrai, parce qu'ils sont allés chez Simon de Jonas et Philippe sans te trouver et sans apprendre rien de plus, ils m'ont laissé aller. Même l'excuse du mauvais temps était tombée avec ces belles journées. Voilà pourquoi j'ai tardé."      

"Peu importe. Nous aurons du temps pour rester ensemble. Je te remercie de tout... Mère, regarde avec Sintica ce qu'il y a dans le paquet, et dis-moi s'il te paraît que cela suffise pour ce que tu sais..." et, pendant que les femmes défont le paquet, Jésus s'assied pour parler avec Simon.   

"Et Toi, qu'as-tu fait, Maître ?"          

"J'ai fait deux coffres pour ne pas rester oisif et parce qu'ils seront utiles. Je me suis promené, j'ai joui de ma maison..." Simon le regarde fixement, fixement... mais il ne dit rien. Les exclamations de Margziam qui voit sortir du paquet de la toile, de la laine, des sandales, des voiles et des ceintures, font tourner de ce côté Jésus et les deux compagnons.           

Marie dit : "Tout va bien, très bien. Nous nous mettrons tout de suite au travail, et bientôt tout sera cousu."      

L'enfant demande : "Tu te maries, Jésus !"    

Tous rient et Jésus demande : "D'où te vient cette idée ?"     

"De ce trousseau qui est pour homme et pour dame, et des deux coffres que tu as faits
[3]. C'est pour ton trousseau et celui de l'épouse. Tu me la feras connaître ?"      

"Tu veux vraiment connaître mon épouse ?"  

"Oh ! oui ! Qui sait comme elle sera belle et bonne ! Comment s'appelle-t-elle ? ..."   

Haut de page           

541> "C'est un secret, pour le moment, car elle a deux noms, comme toi qui d'abord étais Jabé, puis Margziam."          

"Et je ne peux pas les savoir ?"        

"Pour le moment, non. Mais un jour, tu les sauras."   

"Tu m'inviteras au mariage ?"

"Ce ne sera pas une fête pour les enfants. Je t'inviterai pour la fête nuptiale. Tu seras un des invités et des témoins. Cela te va-t-il ?"  

"Mais dans combien de temps ? Un mois ?" 

"Oh ! Beaucoup plus !"         

"Et alors pourquoi as-tu travaillé au point de t'amener des ampoules aux mains ?"    

"Elles sont venues parce que je ne travaille plus des mains.
 Tu vois, enfant, que l'oisiveté est pénible ? Toujours. Quand ensuite on se remet au travail, on souffre doublement parce qu'on est devenu trop délicat. Réfléchis ! Si cela nuit pareillement aux mains, quel mal cela fera à l'âme ? Vois-tu ? Moi, ce soir, j'ai dû te dire : "aide-moi" parce que je souffrais tellement que je ne pouvais tenir la râpe, alors qu'il y a seulement deux ans, je travaillais jusqu'à quatorze heures par jour sans éprouver de souffrance. C'est la même chose pour celui qui s'attiédit dans la ferveur, dans sa volonté. Il se rend mou, il s'affaiblit. il se lasse plus facilement de tout. Avec plus de facilité, à cause de sa faiblesse, pénètrent en lui les poisons des maladies spirituelles. C'est avec une double difficulté, au contraire, qu'il accomplit les œuvres bonnes dont l'exécution ne lui coûtait pas auparavant parce qu'il était entraîné. Oh ! il ne faut pas rester oisif, en disant : "Une fois cette période passée, je me remettrai plus dispos au travail" On n'y réussirait jamais, ou bien ce serait avec une très grande fatigue."        

"Mais Toi, tu n'as pas pressé !"        

"Non, j'ai fait d'autre travail. Mais tu vois que l'oisiveté de mes mains leur a été nuisible." Et Jésus montre ses paumes rougies avec çà et là des ampoules.        

Margziam les baise en disant : "Ma mère me faisait cela quand j'avais mal, parce que l'amour guérit."

"Oui, l'amour guérit de tant de choses... Eh bien... Viens, Simon. Tu dormiras dans l'atelier du menuisier. Viens donc que je te fasse voir où tu peux mettre tes vêtements et..." ils sortent et tout prend fin.       

Haut de page           

 



[1] Cf. chapitre 130. Jésus reprend son métier de menuisier pour honorer les commandes du mari défunt et lui éviter la faillite.

[2] Cf. chapitre 141 : Il les a dépouillées, les réduisant à la misère et faisant mourir leur mère de chagrin.

[3] Coffres et trousseaux préparent l'exil vers Antioche de Syrie, de Sintica et Jean d'Endor, deux proscrits de la suite de Jésus dénoncés au Sanhédrin par Judas de Kériot.