"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Dimanche 6 août 28
(28 Ab 3788)
Corozaïn.


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 Jésus prendra sur lui tous les péchés.


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- Jésus termine une roue et un coffre............................ 288

- Manaën en commande un pour lui-même............ 289

- Corozaïn ne se convertira pas ........................................ 290


- Conseil à Jésus de ne pas rester seul .................... 290

- Manaën assistera à l'instruction aux apôtres 291

- La veuve exprime sa gratitude ........................................ 291

 

 

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4


Tome 4, chapitre 130.

267.
Jésus travaille comme menuisier pour une veuve à Corozaïn


 

Vision du vendredi 31 août 1945

288> Jésus travaille activement dans un atelier de menuisier. Il est en train de finir une roue. Un enfant, grêle et triste, l'aide en Lui apportant une chose ou l'autre. Manaën, témoin inutile mais admirateur, est assis sur un banc près du mur.    

Jésus a quitté son beau vêtement de lin et en a revêtu un foncé qui, n'étant pas le sien, Lui arrive à mi-jambes. Un habit de travail, propre, mais ravaudé, peut-être celui du menuisier mort.            

289> Jésus encourage l'enfant par des sourires et des bonnes paroles, lui apprenant ce qu’il faut faire pour amener la colle au point juste, pour faire briller les parois du coffre.

"Tu as vite fait de le finir, Maître" dit
Manaën en se levant et en passant le doigt sur les moulures du coffre terminé que l'enfant fait briller avec un liquide.    

"Il était presque fini!..."         

"Je voudrais l'avoir, ce travail que tu as fait, mais est déjà venu l'acheteur, qui semble avoir des droits ,.. Tu l'as déçu. Il espérait pouvoir prendre tout pour compenser le peu de deniers qu'il avait avancés. Au lieu de cela, il prend ses objets et c'est tout. Si c’était au moins quelqu'un qui croit en Toi, ils auraient une valeur infinie pour lui. Mais tu as entendu ?…"            

"Laisse-le faire. Du reste ici il y a du bois et la femme sera très heureuse qu'on l'emploi pour en tirer profit, Commande-moi un coffre, et je te le ferai..."        

"Vraiment, Maître ? Mais tu as l'intention de travailler encore ?"         

"Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de bois. Je suis un ouvrier consciencieux" dit-il en souriant plus ouvertement.     

"Un coffre fait par Toi ! Oh ! quelle relique ! Mais que mettrai-je dedans ?"    

"Tout ce que tu veux, Manaën. Cela ne sera qu'un coffre."    

"Mais, c'est Toi qui l'auras fait !"       

"Eh bien ? Le Père aussi a fait l'homme, Il a fait tous les hommes. Et pourtant qu'est-ce que l'homme a mis en lui et qu'y mettent les hommes ?" Jésus parle et travaille, cherchant çà et là des outils dont il a besoin, serrant l'étau, vrillant, rabotant, tournant, selon les besoins.       

"C'est le péché que nous y avons mis. C'est vrai."    

"Tu vois ! Et crois bien que l'homme créé par Dieu est beaucoup plus qu'un coffre fabriqué par Moi. Ne confonds jamais l'objet et l'action. De mon travail fais-en une relique pour ton esprit."         

"Qu'est-ce à dire ?"   

"C'est-à-dire : donne à ton esprit l'enseignement déduit de ce que je fais."    

"Ta charité, ton humilité, ton activité, alors… Ces vertus, n'est- ce pas ?"      

"Oui, et toi fais la même chose à l'avenir."    

"Oui, Maître, mais tu me le fais, le coffre ?"  

"Je te le fais. Mais prends garde que, puisque tu y vois toujours une relique, je te le ferai payer comme tel. Au moins on pourra dire qu'une fois j'ai été Moi aussi avide d'argent... Mais tu sais pour qui est cet argent... Pour ces orphelins..."  

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290> "Demande-moi ce que tu veux, je te le donnerai. Au moins j'aurai une excuse pour mon oisiveté, alors que Toi, Fils de Dieu, tu travailles."         

"Il est dit : "Tu mangeras ton pain arrosé par la sueur de ton front[1]". 

"Mais cela est dit pour l'homme coupable. Pas pour Toi !"    

"Oh ! Un jour je serai le Coupable et j'aurai sur Moi tous les péchés du monde. Je les emmènerai avec Moi à mon premier départ."

"Et crois-tu que le monde ne péchera plus ?"            

"Il le devrait... Mais il péchera toujours. À cause de cela, le poids que j'aurai sur Moi sera tel qu'il me brisera le cœur. Car j'aurai tous les péchés faits depuis Adam jusqu'à cette heure, et depuis cette heure jusqu'à la fin des siècles. J'expierai tous les péchés des hommes."    

"Et l'homme ne te comprendra et ne t'aimera pas encore... Crois-tu que Corozaïn se convertisse par cet enseignement silencieux et saint que tu es en train de donner par ton travail accompli pour secourir une famille ?"  

"Non. Elle dira : "Il a préféré travailler pour passer le temps et gagner de l'argent". Mais Moi, je n'avais plus d'argent. J'avais tout donné. Je donne toujours tout ce que j'ai jusqu'à la dernière piécette et j'ai travaillé pour donner de l'argent."   

"Et à manger pour Toi et
Matthieu ?"

"Dieu y aurait pourvu."          

"Mais tu nous as donné à manger."   

"C'est vrai."  

"Comment as-tu fait ?"         

"Demande-le au maître de maison."  

"Je le lui demanderai certainement dès notre retour à Capharnaüm."  

Jésus rit paisiblement dans sa barbe blonde.           

Un silence pendant lequel on n'entend que le grincement de l'étau serré sur deux pièces d'une roue.   

Puis Manaën demande : "Que comptes-tu faire avant le sabbat ?"     

"Aller à Capharnaüm attendre les apôtres. Il est convenu de nous réunir chaque vendredi soir et de rester ensemble tout le sabbat. Puis je donnerai les ordres. Et si Mathieu est guéri, il y aura six couples pour évangéliser. Sinon... Veux-tu aller avec eux ?"          

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291> "Je préfère rester avec Toi, Maître... Mais laisse-moi pourtant te donner un conseil ?"         

"Dis-le. S'il est juste, je l'accepterai."            

"Ne reste jamais tout seul. Tu as beaucoup d'ennemis, Maître."         

"Je le sais. Mais crois-tu que les apôtres feraient grand-chose en cas de danger ?"   

"Ils t'aiment, je crois."           

"Certainement, mais ce serait inutile. Les ennemis, s'ils avaient l'idée de s'emparer de Moi, viendraient avec des forces beaucoup plus grandes que celles des apôtres."           

"Peu importe. Ne reste pas seul"      

"Dans deux semaines, je serai rejoint par de nombreux disciples. Je les prépare pour les envoyer eux aussi évangéliser. Je ne serai plus seul. Sois tranquille."           

Pendant qu'ils parlent ainsi, de nombreux curieux de Corozaïn viennent jeter un coup d'œil et puis s'en vont sans parler.            

"Ils sont étonnés de te voir au travail."          

"Oui. Mais ils ne savent pas être humbles au point de dire : "Il nous fait ainsi la leçon". Les meilleurs que j'avais ici sont avec les disciples, sauf un vieillard qui est mort. Peu importe. La leçon est toujours une leçon."      

"Que diront les apôtres en sachant que tu es ouvrier ?"         

"Ils sont onze, car Mathieu s'est déjà prononcé. Il y aura onze avis différents et pour la plupart opposés. Mais cela me servira pour les instruire."     

"Me permets tu d'assister à ton instruction ?"            

"
Si tu veux rester..."
 

"Mais je suis un disciple, et eux des apôtres !"         

"Ce qui fera du bien aux apôtres sera utile aussi au disciple."           

"Eux se trouveront gênés d'être rappelés à la justice en ma présence."         

"Ce sera utile pour leur humilité. Reste, reste, Manaën. Je te garde volontiers avec Moi."         

"Et moi, je reste volontiers."

La veuve se présente et dit : "Le repas est prêt, Maître, mais tu travailles trop..."       

"Je gagne mon pain, femme. Et puis... Voici un autre client. Il veut un coffre, lui aussi. Et puis il paie bien. La place du bois restera vide" dit Jésus en enlevant un tablier déchiré qu'il avait devant Lui et en sortant de la pièce pour se laver à une bassine que la femme Lui a apportée dans le jardin.

292> Et elle, avec un de ces sourires indécis qui affleurent après une longue période de pleurs; dit : "Vide l'emplacement du bois, la maison pleine de ta présence et le cœur plein de paix. Je n'ai plus peur du lendemain, Maître. Et Toi, n'aie pas peur que nous puissions t'oublier."     

Ils entrent dans la cuisine et la vision prend fin.         

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[1] Genèse 3,19.