"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 4.232 - Guarigione di due ciechi e di un muto indemoniato.

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 3.232 - Curación de dos ciegos y de un mudoendemoniado.

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 Évangile:
- Matthieu 9, 27-34

Mercredi 31 mai 28
(20 siwan 3788)

Capharnaüm
.


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 Guérison des deux aveugles

 Guérison du possédé.


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- Le pharisien Urie blâme Mathieu ........................... 37

- Jésus s'entretient avec des enfants ............................ 38

- Le pharisien Simon sympathise avec Jésus 39

- Guérison de deux aveugles .......................................... 40

- Les disciples fascinés par le Maître .............................. 41

- On parle de choses et d'autres .......................................... 41

- Guérison du muet possédé .......................................... 42

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4


Tome 4, chapitre 93.

232.
Guérison des deux aveugles et du muet possédé


 

Vision du samedi 28 juillet 1945

37> Après cela, Jésus descend à la cuisine et, voyant que Jean va se rendre à la fontaine, au lieu de rester dans la cuisine chaude et enfumée il préfère aller avec Jean laissant Pierre aux prises avec des poissons que viennent d'apporter les garçons de Zébédée pour le souper du Maître et des apôtres.      

38> Ils ne vont pas à la source qui est à l'extrémité du pays mais à la fontaine de la place et où certainement l'eau arrive encore de cette source belle et abondante qui jaillit sur la pente de la colline, près du lac. Sur la place, c'est la foule habituelle des pays de Palestine le soir. Les femmes avec leurs amphores, les enfants qui jouent et les hommes qui s'entretiennent d'affaires ou... des potins du pays. Passent, aussi, entourés de serviteurs ou de clients, les pharisiens qui regagnent leurs riches maisons. Tout le monde s'écarte, avec respect, pour les laisser passer, quitte ensuite, à peine sont-ils passés, à les maudire de tout cœur en racontant leurs dernières injustices et leurs usures.   

Mathieu, dans un coin de la place parle à ses anciens amis, ce qui fait dire avec mépris et à haute voix au pharisien Urie : "Les fameuses conversions ! L'attache au péché demeure et cela se voit par les amitiés qui durent. Ah ! Ah !"       

À quoi Mathieu se retourne vivement pour répondre : "Elles durent pour les convertir."

"Ce n'est pas nécessaire ! Ton Maître suffit. Toi, reste loin d'eux, pour que la maladie ne revienne pas, en admettant que tu sois réellement guéri."      

Matthieu devient rouge, dans l'effort qu'il fait pour ne pas leur dire leurs quatre vérités, mais il se borne à répondre : "Ne crains et n'espère rien."  

"Quoi ?"       

"Ne crains pas que je redevienne Lévi le publicain, et n'espère pas que je t'imite pour perdre ces âmes. Les séparations et les mépris, je les laisse, à toi et à tes amis. Moi, j'imite mon Maître et je fréquente les pécheurs pour les amener à la Grâce."        

Urie voudrait répliquer, mais survient l'autre pharisien, le vieil Eli et il dit: "Ne souille pas ta pureté et ne contamine pas ta bouche, mon ami. Viens avec moi" et il prend Urie par le bras et l'amène vers sa maison.   

Pendant ce temps la foule, où il y a surtout des enfants, s'est resserrée autour de Jésus. Parmi les enfants il y a
Jeanne et Tobie, la sœur et le frère qui, il y a déjà longtemps, se disputaient pour des figues[1], et ils disent à Jésus en touchant de leurs petits mains la taille élevée de Jésus pour attirer son attention : "Écoute, écoute. Aujourd'hui aussi nous avons été bons, sais-tu ? Nous n'avons jamais pleuré. Nous ne nous sommes jamais taquinés par amour pour Toi. Nous donnes-tu un baiser ?"            

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39> "Vous avez donc été bons et par amour pour Moi ! Quelle joie vous me donnez. Voici mon baiser, et demain, soyez meilleurs encore."       

Et il y a Jacques, le petit qui chaque sabbat portait à Jésus la bourse de Matthieu
[2]. Il dit : "Lévi ne me donne plus rien pour les pauvres du Seigneur, mais moi, j'ai mis de côté toutes les piécettes qu'on me donne quand je suis bon et maintenant je te les donne. Les donneras-tu aux pauvres pour mon grand-père ?"     

"Certainement. Qu'est-ce qu'il a ton grand-père ?"     

"Il ne marche plus. Il est si vieux et ses jambes ne le portent plus."   

"Cela te désole ?"     

"Oui, parce qu'il était mon maître quand on allait à travers la campagne. Il me disait tant de choses, il me faisait aimer le Seigneur. Même maintenant il me parle de Job et me fait voir les étoiles du ciel, mais de son siège... C'était plus beau auparavant."          

"Je viendrai demain voir ton grand-père. Es-tu content ?"      

Et Jacques est remplacé par Benjamin, pas celui de Magdala, le Benjamin de Capharnaüm, celui d'une lointaine vision
[3]. Arrivé sur la place en même temps que sa mère et ayant vu Jésus, il quitte la main maternelle et se jette avec un cri qui paraît un gazouillis d'hirondelle au milieu de la petite foule remuante et, arrivé devant Jésus, il Lui enlace les genoux en disant : "À moi aussi, à moi aussi une caresse !"      

Passe à ce moment-là le pharisien Simon qui s'incline pompeusement devant Jésus qui lui rend sa salutation. Le pharisien s'arrête et, alors que la foule s'écarte comme intimidée, le pharisien dit : "Et à moi, tu ne donnerais pas une caresse ?" et il sourit légèrement.   

"À tous ceux qui me le demandent. Je me félicite avec toi de ton excellente santé. On m'avait dit à Jérusalem que tu avais été quelque peu malade."          

"Oui, bien malade. J'ai désiré te voir pour guérir."     

"Croyais-tu que je le puisse ?"          

"Je n'en ai jamais douté, mais j'ai dû me guérir tout seul parce que tu as été longtemps absent. Où es-tu allé ?"        

"Jusqu'aux confins d'Israël. C'est ainsi que j'ai occupé les jours entre Pâque et Pentecôte."

"Beaucoup de succès ? J'ai entendu parler des lépreux d'Hinnom et de Siloan. Grandiose
[4]. Cela seulement ? Certainement pas, mais cela, je le savais par le prêtre Jean. Celui qui est sans préventions croit en Toi et il est heureux."         

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40> "Et celui qui ne croit pas parce qu'il a des préventions, qu'en est-il de lui, sage Simon ? "     

Le pharisien se trouble un peu... il se débat entre le désir de ne pas condamner ses trop nombreux amis qui sont prévenus contre Jésus et celui de mériter les compliments de Jésus. Mais il surmonte ce trouble et il dit : "Celui qui ne veut pas croire en Toi, malgré les preuves que tu donnes, est condamné."       

"Je voudrais que personne ne le soit..."        

"Toi, oui. Nous ne répondons pas à cette bonté que tu as pour nous. Trop ne te méritent pas... Jésus, je voudrais que tu sois mon hôte demain..."     

"Demain, je ne peux pas. Ce sera dans deux jours. Acceptes-tu ?"    

"Toujours. J'aurai... des amis... et tu devras les excuser si..."            

"Oui, oui. Je viendrai avec Jean"       

"Lui seulement ?"      

"Les autres ont d'autres missions. Les voilà qui reviennent des campagnes. La paix à toi, Simon."        

"Dieu soit avec Toi, Jésus." Le pharisien s'en va et Jésus se joint aux apôtres.         

 Ils reviennent à la maison pour le souper. Mais pendant qu'ils mangent le poisson grillé, les rejoignent des aveugles qui déjà avaient imploré Jésus sur la route. Ils répètent maintenant leur : "Jésus, Fils de David, aie pitié de nous !"   

"Mais, partez ! Il vous a dit : "demain" et que ce soit demain. Laissez-le manger" leur dit Simon Pierre d'un ton de reproche.   

"Non, Simon, ne les chasse pas. Tant de constance mérite une récompense. Venez, vous deux" dit-il ensuite aux aveugles et ils entrent en tâtant de leur bâton le sol et les murs. "Croyez-vous que je puisse vous rendre la vue ?"     

"Oh ! oui, Seigneur ! Nous sommes venus parce que nous en sommes certains."      

Jésus se lève de table, s'approche d'eux, met ses doigts sur les paupières aveugles, lève le visage, prie et dit : "Qu'il vous soit fait selon la foi que vous avez." Il enlève les mains, et les paupières immobiles remuent parce que la lumière frappe de nouveau les pupilles qui sont revenues à la vie pour l'un, et pour l'autre les paupières se dessillent et là où il y avait une suture due certainement à des ulcères mal soignés, voilà que se reforme sans défectuosités le bord de la paupière et elle se lève et s'abaisse comme des ailes qui battent.        

Les deux tombent à genoux.            

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41> "Levez-vous et allez et veillez bien à ce que personne ne sache ce que je vous ai fait. Portez la nouvelle de la grâce que vous avez reçue à votre ville, à vos parents, à vos amis. Ici, ce n'est pas nécessaire ni favorable à votre âme. Gardez-la exempte de blessures dans sa foi, comme maintenant, sachant ce qu'est l’œil, vous le préserverez de blessures pour ne pas être aveugles de nouveau."   

Le repas se termine. Ils montent sur la terrasse où il y a un peu de fraîcheur. Le lac n'est que scintillement sous le quartier de lune. Jésus s'assied sur le bord du muret et s'abstrait dans la contemplation du lac aux vagues argentées. Les autres parlent entre eux à voix basse pour ne pas le déranger.        

Mais ils le regardent, comme fascinés. En effet, comme il est beau ! Tout auréolé par la lune qui éclaire son visage à la fois sévère et serein, qui permet d'en étudier les plus légers détails, il se tient, la tête légèrement appuyée contre le sarment rêche de la vigne qui monte de là pour s'étendre ensuite sur la terrasse. Ses yeux allongés d'un bleu clair, qui dans la nuit paraissent couleur d'onyx, semblent épandre sur toutes choses des ondes de paix. Parfois, ils se lèvent vers le ciel serein parsemé d'astres, d'autres fois ils s'abaissent sur les collines, et plus bas sur le lac, parfois encore, ils fixent un point indéterminé et ils semblent sourire à leur propre vision. Les cheveux ondulent un peu sous le vent léger. Une jambe suspendue à peu de distance du sol, l'autre qui s'appuie sur le sol, il reste ainsi, assis de biais avec ses mains qui s'abandonnent sur les genoux et son habit blanc paraît accentuer sa blancheur lumineuse, le rendre argenté par l'effet de la lumière lunaire, alors que les mains longues et d'un blanc d'ivoire semblent accentuer leur teinte de vieil ivoire et leur beauté virile bien qu'effilées. Le visage aussi, avec son front haut, le nez rectiligne, l'ovale agréable des joues que prolonge la barbe blonde légèrement cuivrée, semble sous cette lumière lunaire prendre la teinte du vieil ivoire en perdant la nuance rosée que pendant le jour on remarque en haut des joues.          

"Tu es fatigué, Maître ?" demande Pierre.      

"Non."          

"Tu me sembles pâle et pensif..."     

"Je réfléchissais. Mais je ne crois pas être plus pâle que d'habitude. Venez ici... La lumière de la lune vous rend tous pâles, vous aussi. Demain, vous irez à CorozaÏn. Peut-être vous trouverez des disciples. Parlez-leur et veillez à être ici demain, au crépuscule. Je prêcherai près du torrent."       

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42> "Quelle belle chose ! Nous le dirons à ceux de Corozaïn. Aujourd'hui, au retour, nous avons rencontré Marthe et Marcelle. Elles sont venues ici ?" demande André.           

"Oui."           

"À Magdala on parlait beaucoup de Marie, qui ne sort plus, qui ne donne plus de fêtes. Nous nous sommes reposés chez la femme de l'autre fois. Benjamin m'a dit que quand il veut faire le méchant il pense à Toi et..."       

"...et à moi, dis-le aussi, Jacques
[5]" dit l'Iscariote.     

"Il ne l'a pas dit."      

"Mais il l'a sous-entendu en disant : "Je ne veux pas être beau et par contre méchant, moi" et il m'a regardé de travers. Il ne peut me souffrir..."  

"Antipathie sans importance, Judas. N'y pense pas" dit Jésus.         

"Oui, Maître, mais c'est ennuyeux que..."      

"Y a-t-il le Maître ?" crie une voix du chemin.

"Oui. Mais que voulez-vous de nouveau ? Le jour ne vous suffit pas, long comme il est
[6] ? Est-ce une heure pour déranger de pauvres voyageurs ? Revenez demain" ordonne Pierre.

 "C'est que nous avons avec nous un muet qui est possédé et, pendant le trajet, il nous a échappé trois fois. Sans cela, on serait arrivé plus tôt. Soyez bons ! Dans un moment, quand la lune sera haute, il hurlera fort et épouvantera le pays. Voyez comme déjà il s'agite ?!"     

Jésus se penche du haut du muret après avoir traversé toute la terrasse. Les apôtres l'imitent. Un cercle de visages courbés sur une foule de gens qui lèvent la tête vers ceux qui se penchent.       

Au milieu, avec des mouvements et des mugissements d'ours ou de loup enchaîné, un homme avec les poignets bien attachés pour qu'il ne s'enfuie pas. Il mugit en s'agitant avec des mouvements de bête et comme s’il cherchait sur le sol je ne sais quoi. Mais quand il lève les yeux et rencontre le regard de Jésus, il pousse un hurlement bestial, inarticulé, un véritable hurlement et il cherche à s'enfuir.    

La foule, presque tous les adultes de Capharnaüm, s'écarte, effrayée. "Viens, par charité ! Cela le reprend comme auparavant..."           

"Je viens tout de suite."        

Et Jésus descend rapidement et va en face du malheureux qui est plus agité que jamais.

"Sors de lui. Je le veux."      

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43> Le hurlement s'évanouit en une seule parole : "Paix !"     

"Oui, la paix. Aie la paix, maintenant que tu es délivré." La foule crie, émerveillée, en voyant le brusque passage de la fureur à la tranquillité, de la possession à la délivrance, du mutisme à la parole.

"Comment avez-vous su que j'étais ici ?"      

"À Nazareth on nous a dit : "Il est à Capharnaüm". À Capharnaüm cela nous a été confirmé par deux hommes qui avaient eu les yeux guéris par Toi, dans cette maison."           

"C'est vrai ! C'est vrai ! À nous aussi ils l'ont dit..." crient plusieurs. Et ils commentent : "Jamais on n'a vu pareilles choses en Israël !"          

"S'il n'avait pas eu l'aide de Belzébuth, il ne l'aurait pas fait" ricanent les pharisiens de Capharnaüm parmi lesquels ne se trouve pas Simon.

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"Aide ou pas aide, je suis guéri et les aveugles aussi. Vous, vous ne pouvez le faire malgré, vos grandes prières" réplique le muet possédé qui a été guéri et il baise le vêtement de Jésus qui ne répond pas aux pharisiens et se borne à congédier la foule avec son : "La paix soit avec vous". Il retient le miraculé et ceux qui l'accompagnent en leur offrant un abri dans la chambre du haut pour se reposer jusqu'à l'aube.        

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[1] Cf. Tome 2, chapitre 62.

[2] Cf. Tome 2, chapitre 23.

[3] Cf. Tome 2, chapitre 10, page 41 ?

[4] Cf. Tome 3, chapitre 60.

[5] Cf. Tome 3, chapitre 44. Le jeune Benjamin, qui n’a pas sa langue dans sa poche, a fait publiquement des réflexions sur Judas

[6] Nous sommes presqu'en juin.