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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif 1.36 - La sacra Famiglia in Egitto.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif 1.36 – The Holy Family in Egypt.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\CarrePP.jpg Concordance avec l’Évangile:
Matthieu 2,15


an -2
Matarea
en Égypte


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                        Vers l'index des thématiques

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif La dignité d'une famille modeste


           I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

- La petite propriété d'Égypte ......................................... 227

- Un enfant de 2 ans qui s'amuse ......................................... 227

- Marie tisse et s'occupe de lui ......................................... 229

- Elle sort de l'enclos avec lui ......................................... 229

- L'accueil fait à Joseph 229

- Arrivée de Joseph à la maison ......................................... 230

- Le repas du soir .......... 231

- [Commentaires de MV : Silence de Jésus ] ....................... 231


                              I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif La concordance avec les Évangiles est tirée des travaux d'Adèle Plamondon

                                                 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Voir aussi l'infographie de Carlos Martinez


Maria Valtorta ne décrit qu'une seule pyramide. Comment est-ce possible alors qu'il y en a trois ?
Jean-François Lavère s'est penché sur cette "Énigme Valtorta".
Son enquête est étonnante.

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 1

 

1.60.
La Sainte Famille en Égypte


Vision du mardi 25 janvier 1944

227> La douce vision de la Sainte Famille. C'est en Égypte. Je n'en puis douter car je vois le désert et une pyramide [1].  

Je vois une maisonnette toute blanche, qui n'a que le rez-de-chaussée. Une pauvre maison de très pauvres gens. Les murs sont à peine crépis et revêtus d'une seule couche de chaux. La petite maison a deux portes, voisines l'une de l'autre qui donnent accès à deux uniques pièces où, pour l'instant, je n'entre pas. L'habitation est au milieu d'un petit terrain sableux enclos de roseaux enfoncés dans le sol, faible défense contre les voleurs. Cela ne peut servir que contre quelque chien ou chat vagabond. Mais, au fait, qui aurait idée de voler là où il est visible qu'il n'y a pas ombre de richesse ?   

Sur l'enceinte des roseaux, rendue ainsi plus épaisse et moins misérable on a fait pousser des plantes grimpantes qui me paraissent être de modestes liserons. Sur un seul côté, un arbuste de jasmin en fleurs et un buisson de roses des plus communes. Le terrain est cultivé patiemment, bien qu'aride et pauvre, pour en faire un petit jardin. Je vois de très maigres légumes dans quelques petites plates-bandes au milieu, sous un arbre de haute futaie que je ne puis identifier, il projette un peu d'ombre sur le terrain brûlé par le soleil et sur la petite maison. À cet arbre est attachée une petite chèvre blanche et noire qui broute et rumine les feuilles de quelques branches jetées sur le sol.    

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228> Et là, sur une natte étendue par terre se trouve Jésus Enfant. Il me paraît avoir deux ans, deux ans et demi au maximum. Il joue avec des morceaux de bois taillés qui semblent des brebis ou des chevaux et avec des rubans de bois blanc moins bouclés que ses cheveux d'or. Avec ses petites mains potelées, il cherche à mettre ces colliers de bois aux cous de ses animaux.          

Il est bon et souriant. Très beau. Une petite tête avec des cheveux d'or tous bouclés, épais. Son teint est clair, délicatement rosé, ses yeux vifs, brillants, d'azur foncé. L'expression est naturellement différente, mais je reconnais la couleur des yeux de mon Jésus : deux saphirs sombres très beaux. Il est vêtu d'une longue chemise blanche qui Lui sert de tunique. Les manches arrivent au coude. Aux pieds, rien pour le moment. Les minuscules sandales sont sur la natte et servent elles aussi de jouet au Bébé. Il y attelle ses animaux qui tirent la sandale par la courroie comme si c'était une petite charrette. Ce sont des sandales très simples : une semelle et deux courroies qui partent l'une de la pointe, l'autre du talon. Celle qui part de la pointe bifurque ensuite à un certain endroit. Une partie passe dans l'ouverture de la courroie qui vient du talon pour aller s'agrafer avec l'autre partie qui forme un anneau au cou du pied.        

Un peu à l'écart, elle aussi à l'ombre de l'arbre, c'est la
Madone. Elle tisse sur un métier rustique et surveille le Bébé. Je vois ses mains minces et blanches aller et venir en jetant la navette sur la trame et le pied chaussé d'une sandale qui meut la pédale. Elle porte une tunique, couleur violet rosé comme la couleur de la fleur de mauve. Elle a la tête nue et ainsi je peux observer qu'elle a ses cheveux blonds séparés en deux bandeaux sur la tête. Ils sont ensuite simplement tressés et retombent agréablement sur la nuque. Les manches de son vêtement sont longues et plutôt étroites. Pas d'autre ornement que sa beauté et la très douce expression de son visage. Son teint, la couleur des cheveux et des yeux, la forme du visage tout est comme je la vois d'ordinaire. Ici elle paraît très jeune à peu près dans les vingt ans [2]. A un moment elle se lève et se penche vers le Bébé; elle Lui remet ses sandales et les lace soigneusement. Puis, elle le caresse et Lui dépose un baiser sur la tête et sur les yeux. Le Bébé balbutie et elle répond, mais je ne comprends pas les paroles. Puis, elle revient à son métier; sur la toile et sur la trame elle étend un linge, prend le tabouret sur lequel elle était assise, et le porte à la maison. Le Bébé la suit du regard, sans l'importuner quand elle le laisse seul.            

On voit que le travail est fini et que le soir arrive. En effet, le soleil descend sur les sables dénudés et un véritable incendie envahit tout le ciel derrière la lointaine pyramide.     

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229> Marie revient, prend Jésus par la main et le fait se lever de sa natte. Le Bambin obéit sans résistance. Pendant que la Maman ramasse les jouets et la natte, et les rentre à la maison. Lui court, trottinant de ses petites jambes vers la chevrette et lui met les bras au cou. La chevrette bêle et frotte son museau contre les épaules de Jésus.     

Marie revient. Maintenant elle a un long voile sur la tête et une amphore dans les mains. Elle prend Jésus par sa menotte et ils se dirigent tous les deux en tournant autour de la maisonnette vers l'autre façade.       

Je les suis admirant la grâce du tableau. La Madone qui règle son pas sur celui du Bambin et le Bambin qui trottine à son côté. Je vois les talons rosés qui se lèvent et se posent avec la grâce spéciale de la démarche des enfants, dans le sable du sentier. Je note que sa petite tunique ne descend pas jusqu'aux pieds mais arrive seulement au milieu du mollet. Elle est très proprette, toute simple, retenue à la taille par un cordon, blanc lui aussi.

Je vois que sur le devant de la maison la haie est interrompue par une grille rustique. Marie l'ouvre pour sortir sur la rue. C'est une pauvre rue à l'extrémité d'une cité ou d'un pays quelconque là où ce dernier fait place à la campagne. C'est un chemin de sable avec quelque autre maisonnette comme celle-ci avec un pauvre jardinet. Je ne vois personne. Marie regarde du côté du centre, pas vers la campagne, comme si elle attendait quelqu'un, puis elle se dirige vers un bassin ou un puits quelconque qui se trouve à quelque dix mètres au dessus et sur lequel des palmiers font un cercle d'ombre. Je vois que le terrain à cet endroit est couvert d'herbes verdoyantes.     

Ici je vois arriver en avant par la rue un homme pas trop grand, mais robuste. Je reconnais
Joseph qui sourit. Il est plus jeune que quand je l'avais vu dans la vision du Paradis. Il paraît avoir quarante ans au plus. La barbe et les cheveux sont épais et noirs, la peau plutôt bronzée, les yeux foncés. Un visage honnête et agréable, un visage qui inspire confiance. En voyant Jésus et Marie, il hâte le pas. Il a sur l'épaule gauche une espèce de scie et une sorte de rabot, et à la main il tient d'autres outils de son métier, différents de ceux de maintenant mais pas tellement. Il semble revenir de travailler de chez quelqu'un.        

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230> Il porte un vêtement de couleur entre noisette et marron pas très long — il arrive un peu au-dessus de la cheville — et les manches arrêtent au coude. A la taille, une ceinture de cuir, me semble-t-il. Une vraie tenue de travailleur. Aux pieds des sandales avec des courroies qui s'entrecroisent aux chevilles.    

Marie sourit. Le Bébé pousse des cris de joie et tend son bras libre. Quand les trois se rencontrent, Joseph se penche pour présenter au Bébé un fruit qui par la forme et la couleur semble une pomme. Puis il tend les bras. Le Bébé laisse sa Mère et se blottit dans les bras de Joseph courbant sa tête dans le creux de l'épaule de Joseph qui Lui donne et en reçoit des baisers. Un mouvement tout plein de gracieuse affection.          

J'oubliais de dire que Marie s'était empressée de prendre les outils de Joseph pour le laisser libre d'embrasser le Bébé.     

Puis Joseph qui s'était accroupi pour se mettre au niveau de Jésus, se relève, reprend de la main gauche ses outils et avec le bras droit tient serré sur sa poitrine robuste, le petit Jésus. Il se dirige vers la maison pendant que Marie va à la fontaine remplir son amphore.

Entré dans l'enceinte de la maison, Joseph met par terre le Bébé, prend le métier de Marie et le rentre, puis trait la chèvre. Jésus observe attentivement ces opérations et regarde Joseph qui enferme la chèvre dans un petit réduit construit sur un côté de la maison.

Le soir tombe. J'observe le rouge du crépuscule qui prend une teinte violacée au-dessus des sables où par la chaleur l'air semble en vibration. La pyramide paraît plus sombre.

Joseph entre dans la maison dans une pièce qui doit être à la fois atelier, cuisine, salle à manger. On croit que l'autre est réservée au repos, mais je n'y entre pas. Au niveau du sol, il y a un foyer allumé et, toujours dans cette pièce, un établi de menuisier, une petite table, des tabourets, des étagères avec, dessus, quelques pièces de vaisselle et deux lampes à huile. Dans un coin le métier de Marie. Il y a beaucoup, beaucoup d'ordre et de propreté. Demeure très pauvre, mais très propre.        

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Voilà une remarque que je fais : dans toutes les visions relatives à la vie humaine de Jésus, j'ai remarqué que Lui, aussi bien que Marie et Joseph, ainsi que Jean ont toujours des vêtements en bon état et propres, une chevelure soignée, sans recherche, des habits modestes, une coiffure simple mais d'une netteté qui leur donne de la distinction.    

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231> Marie revient avec l'amphore et on ferme la porte sur la nuit qui tombe rapidement. La pièce est éclairée par une lampe que Joseph a allumée et qu'il a placée sur son établi où il se penche pour travailler encore à des bricoles pendant que Marie prépare le souper. Le feu aussi éclaire la pièce. Jésus, les mains appuyées sur l'établi et la tête dressée, observe ce que fait Joseph.       

Puis ils s'assoient à table après avoir prié. Ils ne font pas naturellement le signe de croix, mais ils prient. C'est Joseph qui prie et Marie qui répond. Mais je ne comprends rien. Ce doit être un psaume. Mais on le dit dans une langue qui m'est totalement inconnue.  

Puis on s'assied. Maintenant la lampe est sur la table. Marie a sur son sein Jésus à qui elle fait boire le lait de la chevrette. Elle y trempe des morceaux de pain coupés dans une miche ronde dont la croûte est noire, noire aussi à l'intérieur. Ce doit être un pain de seigle ou d'orge. C'est parce que c'est du pain bis qui a beaucoup de son. Joseph mange en même temps du pain et du fromage, un morceau de fromage avec beaucoup de pain. Puis Marie assoit Jésus sur un petit tabouret en face d'elle. Elle apporte des légumes cuits - ils me semblent cuits à l'eau et assaisonnés comme nous les faisons nous aussi d'ordinaire - elle en mange, elle aussi après que Joseph s'est servi. Jésus mange tranquillement sa pomme et sourit, découvrant ses petites dents blanches. Le repas se termine avec des olives ou des dattes : je ne comprends pas bien : pour des olives elles sont trop claires, pour des dattes elles sont trop dures. Du vin, rien. Repas de pauvres gens.    

Mais elle est si grande la paix que l'on respire dans cette pièce. La vue d'un riche appartement de roi ne pourrait me présenter rien d'aussi charmant. Et quelle harmonieuse entente !       

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Jésus ce soir ne parle pas. Il ne m'explique pas la scène. Il m'enseigne par la vision qu'il me donne, et c'est tout. Qu'il en soit toujours et pareillement béni        

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[1] C’est Matarea. La sainte famille a fuit Bethléem en passant par Gaza pour rejoindre la Mer Rouge. (4.110, p.141)

[2] Elle a presque 19 ans.