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Catéchèse du jeudi 10 juin 1943.


Les effets de l’Eucharistie.



 








VOIR AUSSI.

 Commentaires de la Fête-Dieu (Livre d’Azarias).

 La fiche thématique : Eucharistie.

La dernière Cène dans L’Évangile tel qu’il m’a été révélé.

 La fiche thématiques : Parfait, perfection.

 La fiche thématique : Saints, sainteté.

 

63> Jésus dit :     

 "Si ma Chair est réellement nourriture et mon Sang boisson[1], comment se fait-il que vos âmes meurent d’inanition ? Comment se fait-il que vous ne grandissez pas dans la vie de la grâce ?    

Il y en a beaucoup pour qui c’est comme si mes églises n’avaient pas de ciboire. Ce sont ceux qui m’ont renié ou oublié. Mais il y en a aussi beaucoup qui se nourrissent de moi. Et malgré cela, ils ne font aucun progrès, tandis que chez d’autres, chaque union avec moi-Eucharistie apporte un accroissement de grâce. Je vais t’expliquer les causes de ces différences.

 Il y a ceux qui sont parfaits : ils me cherchent uniquement parce qu’ils savent que ma joie, c’est d’être accueilli dans le cœur des humains et qu’ils n’y a pas de plus grande joie pour eux que de devenir une seule chose avec moi. En ceux-ci, la rencontre eucharistique devient fusion, et l’ardeur qui émane de moi et qui se dégage d’eux est si forte que, comme deux métaux dans un creuset, nous devenons une seule chose. Naturellement, plus la fusion est parfaite et plus la créature prend mon empreinte, mes propriétés, mes beautés. C’est ainsi que savent s’unir à moi ceux que vous appelez les ‘Saints, c’est-à-dire les êtres parfaits qui ont compris qui je suis.         

Mais j’apporte des grâces indicibles et je transfuse ma grâce à toutes les âmes qui viennent à moi avec un véritable transport et un cœur pur, de sorte qu’elles procèdent sur le chemin de la vie et, même si elles n’atteignent pas une sainteté éclatante, reconnue par le monde, elles atteignent toujours la vie éternelle, car celui qui demeure en moi a la vie éternelle.  

Pour toutes les âmes qui savent venir à moi avec l’ardeur des premiers et la confiance des seconds, qui me donnent tout ce qu’elles sont en mesure de donner, c’est-à-dire tout l’amour dont elles sont capables, pour ces âmes je suis prêt à accomplir des prodiges de miracles pourvu que je puisse m’unir à elles.     

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64>  Le plus beau ciel pour moi est dans le cœur des créatures qui m’aiment. Pour elles, même si la rage de Satan détruisait toutes les églises, je descendrais, sous forme eucharistique, du haut des Cieux. Mes anges me porteraient aux âmes affamées de moi, pain vivant qui descend du Ciel[2].      

D’ailleurs, ceci n’est pas nouveau. Lorsque la foi était encore flamme d’amour vivant, j’ai su aller vers des âmes séraphiques ensevelies dans les ermitages ou les cellules murées. Je n’ai pas besoin de cathédrales pour me contenir. Un cœur que l’amour consacre me suffit. La plus vaste et la plus splendide cathédrale est toujours trop étroite et trop pauvre pour moi, Dieu qui remplis de moi tout ce qui est. Toute œuvre humaine est sujette aux limitations de l’humain et je suis infini. Alors que votre cœur n’est pas trop étroit ou trop pauvre pour moi si la charité l’embrase. Et la plus belle cathédrale est celle de votre âme habitée par Dieu.           

Dieu est en vous quand vous êtes en grâce. Et c’est de votre cœur que Dieu veut faire son autel. Aux premiers temps de mon Église, il n’y avait pas de cathédrales, mais j’avais un trône digne de moi dans chaque cœur chrétien. 

 Ensuite, il y a ceux qui viennent à moi seulement quand le besoin les pousse ou la peur les éperonne. Alors ils viennent frapper à mon tabernacle qui s’ouvre, accordant toujours réconfort, et souvent, si elle est utile, la grâce demandée. Mais je voudrais que les humains viennent à moi, non seulement pour demander, mais aussi pour donner.        

 Puis il y a ceux qui s’approchent de la sainte Table, où je me fais nourriture, par habitude. En eux, les fruits du sacrement durent le peu de temps que durent les Espèces et puis ils se dissipent. Puisqu’ils viennent à moi sans aucun élan du cœur, ils ne progressent pas dans la vie de l’esprit, laquelle est essentiellement vie de charité. Je suis charité et j’apporte la charité, mais ma charité vient à languir dans ces âmes tièdes que rien ne réussit à réchauffer davantage.          

 Une autre catégorie est celle des pharisiens. Ils existent encore; c'est une mauvaise herbe qui ne meurt pas. Ceux-ci feignent l’ardeur mais ils sont plus froids que la mort. Toujours semblables à ceux qui me mirent à mort, ils viennent et se mettent bien en vue, gonflés d’orgueil, saturés de fausseté, sûrs de posséder la perfection, sans aucune miséricorde excepté pour eux-mêmes, convaincus qu’ils sont un exemple pour le monde.       

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65> Au contraire, ce sont ceux qui scandalisent les petits et les éloignent de moi, car leur vie est à l’opposé de ce qu’elle devrait être, leur piété est de forme et non de substance et elle se transforme, à peine sont-ils loin de l’autel, en dureté envers leurs frères et sœurs. Ils mangent leur condamnation[3] car, connaissant votre faiblesse, je pardonne beaucoup de choses, mais je ne pardonne pas le manque de charité, l’hypocrisie, l’orgueil. Je fuis ces cœurs le plus vite possible.           

 Si l’on considère ces diverses catégories, il est facile de comprendre pourquoi l’Eucharistie n’a pas encore fait un paradis de ce monde comme elle aurait dû le faire. C’est vous qui entravez l’avènement de l’amour, qui vous sauverait comme individus et comme société. Si vous vous nourrissiez réellement de moi avec le cœur, avec l’âme, avec l’esprit, avec la volonté, avec la force, avec l’intellect, avec en somme toutes vos facultés, les haines tomberaient et avec les haines, les guerres; il n’y aurait plus de fraudes, de calomnies, de passions déréglées qui suscitent les adultères et à leur suite les homicides, l’abandon et la suppression des innocents. Le pardon réciproque serait, non sur les lèvres, mais dans les cœurs de tous, et vous seriez pardonnés par mon Père.         

Vous vivriez en anges et passeriez vos journées à m’adorer en vous et en m’invoquant pour la prochaine venue. Ma présence constante dans vos pensées vous tiendrait loin du péché, qui commence toujours par une activité intense de la pensée, laquelle se traduit ensuite par l’acte. Mais du cœur devenu ciboire n’émaneraient que des pensées surnaturelles et la Terre en serait sanctifiée.

La Terre deviendrait un autel, un vaste autel prêt à recevoir la deuxième venue du Christ, Rédempteur du monde."  

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Fiche mise à jour le 13/11/2017.

 



[1] Cf. Jean 6,55.

[2] Cf. Jean 6,51.

[3] 1 Corinthiens 11, 27-29 : Celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur sans savoir ce qu’il fait, aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. On doit donc s’examiner soi-même avant de manger de ce pain et boire à cette coupe. Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s’il ne discerne pas le corps.