"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 5.560 - What People Say at Nazareth.


fin février 30 (-Adar)
Nazareth


- Discours d'Alphée de Sara (Les faux disciples 193

- La visite récente de Lazare à Marie) 193

- Joseph d'Alphée défend et défendra Jésus 194

- Curiosité de voir Lazare le ressuscité 195

- Mise en garde contre les faux disciples 196

- Suivre les autres villes dans l'insurrection 196

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 8

 

8.23
Ce qui arrive en Galilée et en particulier à Nazareth


193> "Et moi, je vous dis que vous êtes tous idiots de croire certaines choses. Idiots et ignorants plus que des eunuques qui ne connaissent même pas les règles de l'instinct, mutilés comme ils le sont. Des hommes parcourent les villes en disant anathème de la part du Maître et d'autres portent des ordres qui ne peuvent pas, non, par le vrai Dieu, qui ne peuvent pas venir de Lui ! Vous ne le connaissez pas, moi, je le connais. Et je ne puis croire qu'il ait ainsi changé ! Et qu'ils aillent de tous côtés ! Vous dites que ce sont ses disciples ? Et qui les a jamais vus avec Lui ? Vous dites que des rabbis et des pharisiens ont dit ses péchés ? Et qui les a vus ses péchés ? L'avez-vous jamais entendu parler de choses obscènes ? L'avez-vous jamais vu en état de péché ? Et alors ? Et pouvez-vous penser que s'il était pécheur Dieu Lui ferait faire des œuvres aussi grandes ? Idiots, je vous dis, idiots, retardés, ignorants comme des rustres qui voient pour la première fois un histrion sur un marché et croient vrai ce qu'il représente. Voilà ce que vous êtes. Regardez si ceux qui sont sages et ont l'intelligence ouverte se laissent séduire par les paroles des faux disciples qui sont les vrais ennemis de l'Innocent, de notre Jésus que vous n'êtes pas dignes d'avoir pour fils ! 194> Regardez si Jeanne de Chouza, je dis bien, la femme de l'intendant d'Hérode, la princesse Jeanne, s'éloigne de Marie ! Regardez si... Est-ce que je fais bien de le dire ? Mais oui ! Je fais bien car je ne parle pas pour parler, mais pour vous persuader tous. Avez-vous vu la dernière lune ce char si beau venu dans le village et qui est allé s'arrêter devant la maison de Marie ? Vous savez ? Celui qui avait une capote belle comme une maison. Eh bien, savez-vous qui était à l'intérieur et en est descendu pour se prosterner devant Marie ? Lazare de Théophile, Lazare de Béthanie, comprenez-vous ? Le fils du premier magistrat de Syrie, le noble Théophile, époux d'Euchérie, de la tribu de Juda et de la famille de David ! Le grand ami de Jésus, l'homme le plus riche et le plus instruit d'Israël, aussi bien pour notre histoire que pour celle du monde entier, l'ami des romains, le bienfaiteur de tous les pauvres. Et enfin, celui qui est ressuscité après quatre jours qu'il était au tombeau. A-t-il par hasard abandonné Jésus pour croire au Sanhédrin ? Vous dites que c'est parce qu'il l'a ressuscité ? Non. C'est parce qu'il sait qui est le Christ qu'est Jésus. Et savez-vous ce qu'il est venu dire à Marie ? De se tenir prête pour que lui l'accompagne en Judée. Comprenez-vous ? Lui, Lazare, comme s'il était le serviteur de Marie ! Moi, je le sais, car j'étais là quand il est entré et l'a saluée en se prosternant par terre sur les pauvres briques de sa petite pièce, lui, vêtu comme Salomon, habitué aux tapis, là, par terre, pour baiser le bord du vêtement de notre Femme et la saluer : "Je te salue, ô Marie, Mère de mon Seigneur. Moi, ton serviteur, le dernier des serviteurs de ton Fils, je viens te parler de Lui et me mettre à ta disposition". Comprenez-vous ? Moi... j'étais tellement ému... que quand il m'a salué moi aussi en m'appelant : "frère dans le Seigneur", je n'ai plus su dire un mot. Mais Lazare a compris, car lui est intelligent. Et il a dormi dans le lit de Joseph en envoyant en avant ses serviteurs pour qu'ils l'attendent à Sephoris, car il allait dans ses terres d'Antioche. Et il a dit aux femmes de se tenir prêtes car à la fin de cette lune il passera les prendre pour leur éviter la fatigue du voyage. Et Jeanne se joindra à la caravane avec son char pour conduire les disciples de Capharnaüm et de Bethsaïda. Et tout cela ne vous dit rien ?"

Finalement le bon Alphée de Sara reprend son souffle dans le groupe qui est au milieu de la place. Puis Aser et Ismaël, et aussi les deux cousins de Jésus : Simon et Joseph plus ouvertement Simon et Joseph plus réticent — l'aident en approuvant ce qu'il a dit.

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195> Joseph dit : "Ce n'est pas un bâtard, Jésus. S'il a besoin de faire connaître quelque chose il a ici des parents tout disposés à s'en charger. Et il a des disciples fidèles et puissants, comme Lazare. Lazare n'a pas parlé de ce que disent les autres."

"Et il nous a aussi. Auparavant nous étions des âniers et des ânes comme nos ânes. Mais maintenant nous sommes ses disciples, et pour dire : "Faites ceci ou cela", nous aussi en sommes capables" dit Ismaël.

"Mais la condamnation suspendue ici à la porte de la synagogue, c'est un envoyé du Sanhédrin qui l'a apportée et elle porte le timbre du Temple" objectent certains.

"C'est vrai. Et quoi ? Nous qui sommes connus dans tout Israël pour savoir comprendre ce qu'est vraiment le Sanhédrin et qui pour ce motif sommes considérés comme des gens de rien, croirions-nous qu'en cela seulement le Temple est sage ? Ne connaissons-nous donc plus les scribes et les pharisiens et les chefs des prêtres ?" réplique Alphée.

"C'est vrai. Alphée a raison. J'ai décidé de descendre à Jérusalem pour savoir auprès de vrais amis ce qu'il en est, et j'y irai dès demain" dit Joseph d'Alphée.

"Et tu restes là-bas ?"

"Non. Je reviens pour y descendre ensuite pour la Pâque. Je ne puis rester loin de la maison. C'est une fatigue que je m'impose, mais c'est pour moi un devoir d'y aller. Je suis le chef de famille et c'est sur moi que repose la responsabilité de la présence de Jésus en Judée. J'ai insisté pour qu'il y aille... L'homme peut se tromper dans ses jugements. Je croyais que ce serait un bien pour Lui. Au contraire... Que Dieu me pardonne ! Mais je dois au moins suivre de près les conséquences de mon conseil pour soulager mon Frère" dit Joseph d'Alphée avec son parler lent et hautain.

"Autrefois tu ne parlais pas ainsi. Mais toi aussi tu es séduit par l'amitié des grands. Tes yeux sont remplis de fumée" dit un nazaréen.

"Ce n'est pas l'amitié des grands qui me séduit, ô Éliachim, mais j'y suis poussé par la conduite de mon Frère. Si je me suis trompé et que maintenant je me ravise, je montre que je suis un homme juste, car l'erreur est de l'homme mais l'entêtement est de la bête."

"Et tu dis que Lazare va vraiment venir ? Oh ! nous voulons le voir ! Comment est quelqu'un qui revient de la mort ? Il doit être perdu dans les rêves, comme épouvanté. Que dit-il de son séjour chez les morts ?" demandent plusieurs à Alphée de Sara.

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196> "Il est comme vous et moi : allègre, vif, tranquille. Il ne parle pas de l'autre monde. C'est comme s'il l'ignorait. Mais il se rappelle son agonie."

"Pourquoi ne nous as-tu pas prévenu qu'il était dans le village ?"

"Naturellement ! Pour que vous envahissiez la maison ! Je me suis retiré, moi aussi. Il faut un peu de finesse, eh !?"

"Mais quand il va revenir, ne pourra-t-on pas le voir ? Avertis-nous. Tu seras certainement comme toujours le gardien de la maison de Marie."

"Certainement ! J'ai le privilège d'être près d'elle, mais moi, je n'avertis personne. Agissez par vous-mêmes. Le char se voit et Nazareth n'est pas Antioche, ni non plus Jérusalem, pour que passe inaperçue une masse pareille. Montez la garde et... employez-vous-y. Mais cela est une chose sans importance. Agissez plutôt de manière que sa ville ne passe pour idiote en croyant aux paroles des ennemis de notre Jésus. Ne croyez pas, ne croyez pas ! Ni à qui l'appelle un Satan, ni à ceux qui vous poussent à la révolte en son nom. Vous en auriez du remords un jour. Que si ensuite le reste de la Galilée tombe dans le piège, et croit ce qui n'est pas vrai, tant pis pour elle. Adieu. Je m'en vais car la nuit tombe..." Et il s'en va content d'avoir défendu Jésus.

Les autres restent à discuter. Mais bien qu'ils soient divisés en deux camps, et le plus nombreux est malheureusement celui des crédules, finit par prévaloir l'idée proposée par quelques amis de Jésus d'attendre pour s'agiter et d'accueillir les calomnies et les invites à l'insurrection que le fassent les autres villes galiléennes qui "pour le moment, plus rusées que Nazareth, rient au nez des faux envoyés" dit Aser le disciple

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