"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta
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  5.340 - Ravvedimento di Giuda Iscariota scontro con i rabbi al sepolcro di Hillele.

  3.339 - At Hillel's Sepulchre at Giscala.


dimanche 4 février 29 (1 Adar)
Giscala


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 Les anges gardiens et les anges du mal

 La tentation et le  péché

 Le plus grand péché c'est de désespérer de la miséricorde divine

 Le groupe hostile jette des pierres


- Dialogue de Jésus avec Judas

- Tu auras à redevenir le disciple d'autrefois 183

- Le péché n'accroît pas la sagesse 184

- Il n'y a pas en toi un vrai repentir 185

- Jésus sait tout à son sujet 186

- Les apôtres le pensent d'accord avec le Maître 187

- Le passage à Giscala est très remarqué 187

- Judas est harcelé par des rabbins 188

- Qui s'en prennent à Jésus 189

- Un début de lapidation 189

- Discours (Vous n'arrêterez pas le Messie)190

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 5

 

5.28.
À la tombe de Hillel à Giscala


183> Du pays de Meiéron, Jésus, avec ses disciples, prend une route en direction nord-ouest, toujours montagneuse parmi les bois et les pâturages, et il continue de monter. Ils ont peut-être déjà vénéré des tombes car je les entends qui en parlent entre eux.

En ce moment c'est justement l'Iscariote qui est en avant avec Jésus. On comprend qu'à Meiéron ils ont reçu et donné des aumônes; et Judas en rend compte en parlant des aumônes reçues et de celles qui ont été données. 184> Il termine en disant : "Et maintenant, voici mon offrande. J'ai juré cette nuit de te la donner pour les pauvres, par pénitence. Elle n'est pas importante, mais je n'ai pas beaucoup d'argent. Cependant j'ai persuadé ma mère de m'en envoyer souvent par l'intermédiaire de nombreux amis. Les autres fois que je quittais la maison, c'était avec beaucoup d'argent. Mais cette fois je devais aller à travers les montagnes, tout seul ou avec Thomas seulement, et je n'ai pris que ce qu'il fallait pour la durée du voyage. J'ai trouvé que c'était préférable. Seulement... je devrai quelquefois te demander la permission de te quitter quelques heures pour aller chez mes amis. J'ai déjà tout combiné... Maître, l'argent, est-ce que je le garde toujours moi ? Est-ce que c'est encore moi ? As-tu encore confiance en moi ?"

"Judas, tu dis tout par toi-même. Et je ne sais pas pour quel motif tu le fais. Sache que pour Moi rien n'est changé... car j'espère que de cette façon tu auras à te changer et à redevenir le disciple d'autrefois et à devenir le juste pour la conversion duquel je prie et je souffre."

"Tu as raison, Maître. Mais avec ton aide je le deviendrai certainement. Du reste... ce sont des défauts de jeunesse. Des choses sans importance. Elles servent, au contraire, à pouvoir comprendre ses semblables et à les guérir."

"En vérité, Judas, ta morale est bien étrange ! Et je devrais dire davantage. Jamais on n'a vu un médecin qui se rende volontairement malade pour pouvoir dire ensuite : "Maintenant je sais mieux soigner ceux qui ont cette maladie". De sorte que Moi, je suis un incapable ?"

"Qui le dit, Maître ?"

"Toi. Moi, je ne commets pas de péchés, alors je ne sais donc pas guérir les pécheurs."

"Tu es Toi. Mais nous ne sommes pas Toi, et nous avons besoin de l'expérience pour savoir faire..."

"C'est ta vieille idée, la même qu'il y a vingt lunes. À la différence qu'alors tu jugeais que Moi je devais pécher pour être capable de racheter, En vérité je m'étonne que tu n'aies pas essayé de corriger mon... défaut, selon ta façon de juger, et de me doter de cette... capacité de comprendre les pécheurs. [1]"

"Tu plaisantes, Maître, et j'en éprouve du plaisir. Tu me faisais peine. Tu étais si triste. Et que ce soit justement moi qui te fasse plaisanter, cela me donne un double plaisir. Mais moi, je n'ai jamais pensé à m'ériger pour Toi en pédagogue. Et du reste, tu le vois ! 185> J'ai corrigé ma manière de penser si bien que je dis que c'est seulement pour nous que cette expérience est nécessaire. Pour nous, pauvres hommes. Tu es le Fils de Dieu, n'est-ce pas ? Tu as donc une sagesse qui n'a pas besoin d'expérience pour être telle."

 "Eh bien, sache alors que même l'innocence est sagesse, bien plus sagesse que la basse et périlleuse connaissance du pécheur. Là où l'ignorance sainte du mal limite la capacité de se guider et de guider, le ministère des anges y supplée, et il n'est jamais absent près d'un cœur pur. Et crois bien que les anges, très purs comme ils le sont, savent cependant aussi distinguer le Bien du Mal et conduire le pur, dont ils ont la garde, sur un juste sentier et vers de justes actions. Le péché n'accroît pas la sagesse. Il n'est pas lumière. Il ne guide pas. Jamais. Il est corruption. Il est aveuglement. Il est chaos. De sorte que celui qui l'a fait en connaîtra la saveur, mais aura perdu la capacité de connaître beaucoup d'autres choses spirituelles et n'aura plus pour le conduire un ange de Dieu, esprit d'ordre et d'amour, mais il aura un ange de Satan pour le conduire vers un désordre de plus en plus grand à cause de la haine insatiable qui dévore ces esprits diaboliques."

"Et... écoute, Maître. Si quelqu'un voulait avoir de nouveau la conduite de l'ange, est-ce que le repentir suffit ou bien le venin du péché persiste aussi après qu'il se soit repenti et qu'il ait été pardonné ? ...Tu sais ? Quelqu'un qui s'est adonné au vin, par exemple, même s'il jure de ne plus s'enivrer, et le jure avec une volonté véritable de le faire, il se sent toujours porté vers la boisson. Et il en souffre..."

 "Certainement, il souffre. Pour cette raison, on ne devrait jamais se rendre esclave de ce qui est mal. Mais souffrir n'est pas pécher. C'est expier. De même qu'un buveur repenti ne pèche pas mais acquiert des mérites s'il résiste héroïquement à son penchant et ne boit plus de vin, de même celui qui a péché, et se repent, et résiste à tout penchant, acquiert des mérites et il n'est pas privé de l'aide surnaturelle dans cette résistance. Être tenté ce n'est pas un péché. Au contraire, c'est la bataille qui procure la victoire. Et, crois-le aussi, Dieu n'a que le désir de pardonner et d'aider celui qui s'est trompé, mais se repent ensuite..."

Judas se tait un moment... Puis, prenant la main de Jésus, il la baise en disant, courbé sur la main : "Mais moi, hier soir, j'ai dépassé la mesure. Je t'ai insulté, Maître... Je t'ai dit que je finirai par te haïr... Combien de blasphèmes j'ai dits ! Peuvent-ils jamais m'être pardonnés ?"

186>  "Le plus grand péché c'est de désespérer de la miséricorde divine... Judas, je l'ai dit : "Tout péché contre le Fils de l'homme sera pardonné". Le Fils de l'homme est venu pour pardonner, pour sauver, pour guérir, pour conduire au Ciel. Pourquoi veux-tu perdre le Ciel ? Judas ! Judas ! Regarde-moi! Lave ton âme dans l'amour qui sort de mes yeux..."

"Mais je ne t'inspire pas de dégoût ?"

"Si... Mais l'amour est plus grand que le dégoût. Judas, pauvre lépreux, le plus grand lépreux d'Israël, viens demander la santé à Celui qui peut te la donner..."

"Donne-la-moi, Maître."

 "Non, pas ainsi. Il n'y a pas en toi un vrai repentir et une volonté ferme. Ce n'est qu'un essai d'un reste d'amour pour Moi, pour ton ancienne vocation. Ce n'est qu'une agitation d'un repentir qui est tout humain. Ce n'est pas un mal tout cela, c'est, au contraire, le premier pas vers le Bien. Cultive-le, fais-le croître, greffe-le sur le surnaturel, fais-en un véritable amour pour Moi, un vrai retour à ce que tu étais quand tu es venu à Moi, cela au moins, cela au moins ! Fais-en non plus une palpitation passagère, émotive, d'un sentimentalisme inactif, mais un vrai sentiment, actif, d'attirance vers le Bien. Judas, Moi j'attends. Moi, je sais attendre. Moi, je prie. C’est Moi qui remplace, dans cette attente, ton ange dégoûté. Ma pitié, ma patience, mon amour, qui sont parfaits, sont supérieurs à ceux des anges et ils peuvent rester à tes côtés, parmi les puanteurs dégoûtantes de ce qui fermente dans ton cœur, pour t'aider..."

Judas est ému, réellement, sans feinte. Les lèvres tremblantes et la voix peu assurée à cause de ce qui l'émeut, pâle, il demande : "Mais, sais-tu réellement ce que j'ai fait ?"

"Tout, Judas. Veux-tu que je te le dise, ou préfères-tu que je t'épargne cette humiliation ?"

"Mais... je ne puis croire, voilà..."

"Revenons en arrière alors, et disons à l'incrédule la vérité. Toi, ce matin, tu as menti déjà plusieurs fois. Et sur l'argent et sur la façon dont tu as passé la nuit. Toi, hier soir, tu as essayé d'étouffer par la luxure tout autre sentiment, toute haine, tout remords. Toi..."

"Assez ! Assez ! Par charité, ne continue pas! Ou je vais fuir de ta présence."

"Tu devrais, au contraire, te serrer à mes genoux et me demander pardon."

187> "Oui, oui, pardon ! Pardon, mon Maître ! Pardon ! Aide-moi ! Aide. moi ! C'est plus fort que moi ! Tout est plus fort que moi."

"Excepté l'amour que tu devrais avoir pour Jésus... Mais viens ici pour vaincre la tentation et pour que je t'en délivre." Et il le prend dans ses bras, en versant des larmes silencieuses sur la tête brune de Judas.

Les autres, en arrière de quelques mètres, se sont prudemment arrêtés et ils commentent : "Vous voyez ?! Peut-être Judas a réellement des chagrins."

"Et ce matin il s'en est ouvert au Maître."

"Quel sot ! Moi, je l'aurais fait tout de suite."

"Ce sera des choses pénibles""

"Oh ! Ce ne sera sûrement pas pour la mauvaise conduite de sa mère ! C'est une sainte femme, elle ! Quoi donc de pénible ?"

"Peut-être ses affaires qui vont mal..."

"Mais non ! Il dépense et donne du sien avec générosité."

"Bien ! Ce sont ses affaires ! L'important c'est qu'il soit d'accord avec le Maître, et il semble qu'il en soit ainsi. Ils parlent depuis longtemps et paisiblement. Maintenant ils se sont embrassés... Très bien."

"Oui, car c'est un homme capable et qui a tant de connaissances. C'est une bonne chose qu'il soit d'accord et bien disposé avec nous et spécialement avec le Maître."

"Jésus, à Hébron, a dit que les tombes des justes sont des endroits miraculeux, ou quelque chose d'approchant... [2] Dans ces parages, il y en a beaucoup. Peut-être celles de Meiéron ont fait un miracle sur le trouble de Judas."

"Oh ! alors il va achever de se rendre saint maintenant à la tombe de Hillel. N'est-ce pas là Giscala ?"

"Si, Barthélemy."

"Et pourtant, l'an dernier, nous ne sommes pas passés par ici..."

"Je crois bien ! Nous venions de l'autre côté !"

Jésus se retourne et les appelle. Ils accourent joyeux. "Venez. La ville est proche. Nous devons la traverser pour trouver la tombe de Hillel. Faisons-le en groupe" dit Jésus sans autre explication, pendant que les onze lorgnent avec curiosité Lui et Judas. Mais si ce dernier a l'air pacifié mais humble, Jésus n'a pas un visage radieux. Il est solennel mais sérieux.

Ils entrent dans Giscala qui est une belle et grande ville, et bien tenue, Il y doit être un centre rabbinique florissant car je vois beaucoup de docteurs rassemblés en groupes çà et là, avec des élèves à côté d'eux qui écoutent les leçons. 188> Le passage des apôtres et surtout du Maître est très remarqué, et un grand nombre de gens se mettent à la suite de leur groupe. Quelques-uns ricanent, d'autres appellent Judas de Kériot, Mais lui est à côté du Maître et ne se retourne même pas. Ils sortent de la ville et vont vers la maison près de laquelle se trouve la tombe d'Hillel.

"Quel toupet !"

"Il est imprudent et impudent !"

"Il nous provoque !"

"Profanateur !"

"Dis-le-lui, Uziel."

"Moi, je ne me contamine pas. Dis-le-lui, toi, Saül [3], qui es seulement élève."

"Non. Disons-le à Judas. Va l'appeler."

Le jeune appelé Saül, un maigrelet, pâle, tout en yeux et en bouche, va trouver Judas et lui dit: "Viens. Les rabbis te demandent."

"Je ne viens pas. Je reste où je suis. Laissez-moi tranquille." Le jeune homme revient et le rapporte à ses maîtres.

Pendant ce temps Jésus, entouré des siens, prie avec respect près du tombeau de pierre blanche de Hillel.

Les rabbis s'approchent doucement, comme des serpents silencieux, et ils observent. Et deux barbus, âgés, tirent le vêtement de Judas qui, en se mettant en prière, ne s'est plus trouvé défendu par le groupe de ses compagnons.

"Mais que voulez-vous, en somme ?" demande-t-il doucement mais irrité. "On ne peut même pas prier ?"

"Un seul mot, puis nous te laissons en paix."

Simon le Zélote et le Thaddée se retournent et font taire les murmures. Judas s'éloigne à deux ou trois pas et demande : "Que voulez-vous ?"

Je n'entends pas ce que lui murmure à l'oreille le plus âgé. Mais je vois bien la réaction de Judas qui s'écarte vivement en disant : "Non. Laissez-moi tranquille, âmes empoisonnées. Je ne vous connais pas, je ne veux plus vous connaître."

Un éclat de rire méprisant sort du petit groupe des rabbis et une menace : "Attention à ce que tu fais, garçon imbécile !"

"Attention à vous ! Partez ! Allez aussi le dire aux autres. À tous les autres. Avez-vous compris ? Adressez-vous à qui bon vous semble, pas à moi, démons que vous êtes !" et il les laisse en plan.

Il a parlé si fort que les apôtres se sont retournés stupéfaits. Jésus, non. Même pas pour l'éclat de rire méprisant et la promesse : 189> "Nous nous reverrons, Judas de Simon ! Nous nous reverrons !" qui résonne dans le silence qui les entoure. Judas retourne à sa place, bien plus il prend la place d'André qui s'était mis près de Jésus, et comme pour en être défendu et protégé, il prend dans ses mains un pan du manteau de Jésus.

La colère se tourne contre Jésus. Ils avancent, menaçants, et ils crient : "Que fais-tu, ici, Toi, anathème d'Israël ? Hors d'ici ! Ne fais pas frémir les ossements du Juste que tu n'es pas digne d'approcher. Nous le dirons à Gamaliel et nous te ferons punir."

Jésus se retourne et il les regarde, l'un après l'autre.

"Pourquoi nous regardes-tu, ainsi, possédé ?"

"Pour bien connaître vos visages et vos cœurs. Car ce n'est pas seulement mon apôtre qui vous reverra, mais Moi également, et je voudrai vous avoir bien connus pour pouvoir tout de suite bien vous reconnaître."

"Bien : tu nous as vus ? Va-t-en. Gamaliel, s'il était ici, ne le permettrait pas. [4]"

"L'an dernier je suis venu ici, avec lui..."

"Ce n'est pas vrai, menteur !"

"Demandez-le-lui et, puisque c'est un homme honnête, il vous dira que oui. Moi, j'aime et je vénère Hillel, et je respecte et honore Gamaliel. Ce sont deux hommes chez lesquels se manifeste l'origine de l'homme à cause de leur justice et de leur sagesse, qui rappelle que l'homme est fait à la ressemblance de Dieu."

"En nous non, hein ?" interrompent les énergumènes.

"En vous elle est offusquée par l'égoïsme et la haine."

"Écoutez-le ! C'est dans la maison d'autrui qu'il parle ainsi et nous offense ! Hors d'ici ! Hors d'ici, corrupteur des meilleurs d'Israël ! Ou nous allons prendre des pierres. Ici, il n'y a pas Rome pour te protéger, Toi qui es lié à l'ennemi païen..."

"Pourquoi me haïssez- vous ? Pourquoi me persécutez-vous ? Quel mal vous ai-je fait ? Certains de vous ont eu de Moi des bienfaits; tous, mon respect. Et alors, pourquoi êtes-vous cruels avec Moi ?" Jésus est humble, doux, affligé et aimant. Il les supplie de l'aimer.

 Ils prennent cela pour un signe de faiblesse et de peur et le harcèlent. La première pierre vole et effleure Jacques de Zébédée qui réagit rapidement en la relançant aux assaillants alors que tous se serrent autour de Jésus. Mais ils sont dix contre une centaine environ. Une autre pierre blesse à la main Jésus qui est en train de commander à ses disciples de ne pas réagir. La main, blessée au dos, saigne. Elle semble déjà blessée par le clou...

190> Alors Jésus ne prie plus. Il se redresse, imposant, les regarde, les foudroie de ses regards. Mais une autre pierre fait saigner Jacques d’Alphée à la tempe. Jésus doit paralyser tout autre acte par sa puissance pour protéger ses apôtres qui, obéissants, reçoivent la grêle de pierres sans réagir.

Et quand les lâches sont dominés par la volonté de Jésus - et il a une majesté terrible - il leur dit d'une voix de tonnerre : "Je m'en vais. Mais sachez que, pour ce que vous faites, Hillel vous aurait maudits. Je m'en vais. Pourtant rappelez-vous que même la Mer Rouge n'a pas arrêté les israélites sur le chemin que Dieu leur avait tracé. Tout s'aplanit et devint chemin pour Dieu qui passait. Et cela en est de même pour Moi. Comme les égyptiens et les philistins, les amorrhéens, les cananéens et autres peuples n'arrêtèrent pas la marche triomphale d'Israël, ainsi vous, pires qu'eux, vous n'arrêterez pas la marche et la mission de Moi : Israël. Rappelez-vous ce qui fut chanté au puits de l'eau donnée par Dieu : "Surgis, ô puits, puits creusé par les princes, préparé par les chefs du peuple, au moyen de leurs bâtons, avec celui qui a donné la Loi" [5]. C'est Moi qui suis ce Puits ! Ce Puits c'est Moi qui le suis ! Creusé dans les Cieux par toutes les prières, les actions justes des vrais princes et chefs du Peuple saint que vous, vous n'êtes pas. Non. Non, vous vous ne l'êtes pas. Jamais le Messie ne serait venu pour vous, parce que vous ne le méritez pas. Parce que sa venue est votre ruine. Parce que le Très-Haut connaît toutes les pensées des hommes et Il les connaît depuis toujours, avant qu'existât Caïn de qui vous venez, et Abel auquel je ressemble, avant qu'existât Noé, ma figure, Moïse qui le premier a employé mon symbole, avant qu'existât Balaam qui prophétisa l'Étoile, et Isaïe et tous les prophètes. Et Dieu connaît les vôtres et Il en lit horreur. il en a toujours eu horreur, comme Il s'est toujours réjoui pour les justes à cause desquels il était juste de m'envoyer et qui vraiment, oh ! oui ! vraiment m'ont aspiré des profondeurs des Cieux pour apporter l'Eau vive à la soif des hommes. Je suis la Source de la Vie éternelle. Mais vous, vous ne voulez pas boire. Et vous mourrez."

Et il passe lentement au milieu des rabbins paralysés et de leurs élèves et il continue sa route, lent, solennel, dans le silence stupéfait des hommes et des choses.

 



[1] Cf. La longue instruction de Jésus à Judas lors de sa réception comme disciple en juin de la première année (2.32) "Mais si tu n'as jamais péché, comment peux-tu juger les pécheurs !"

[2] Les ossements des justes, même desséchés et dispersés répandent un baume purifiant et des semences de vie éternelle. 2.41

[3] Actes 22,3 "Je suis Juif. Né à Tarse en Cilicie, j’ai cependant été élevé ici dans cette ville, et c’est aux pieds de Gamaliel que j’ai été formé à l’exacte observance de la Loi de nos pères, et j’étais rempli du zèle de Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.

[4] C’est le petit-fils de Hillel

[5] Nombres 21,16-18 : L’étape suivante les conduisit au lieu dit Le Puits, où le Seigneur donna cet ordre à Moïse: Rassemble le peuple pour que je puisse lui donner de l’eau. C’est alors que les Israélites chantèrent le chant que voici: Que l’eau jaillisse du puits, sous les acclamations! Les chefs l’ont creusé, les nobles l’ont foré, avec leurs bâtons de commandement et leurs sceptres!