"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 Contient des passages faisant référence à : Jean 12,1-8 - Matthieu 26,6-13


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 Seuls les purs voient juste.

 Jésus donne consigne à Maria Valtorta de reporter le moindre détail de ses visions


- [Commentaire de Jésus : Jésus répond à la prière 63

- J'ai laissé ma parole fermenter en elle 63

- L'avidité salit les choses les plus pures] 64

- [Commentaire de Jésus : Je te tiens par la main - Tu noteras tous les détails] 65

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4

 

4.99.
Considérations sur la conversion de Marie-Magdeleine


62> Aujourd'hui. je n'ai pas cessé de penser à la dictée de Jésus d'hier soir, et à ce que je voyais et comprenais même sans qu'il parle.

63> Cependant, je vous dis incidemment que les conversations des convives, pour celles que je comprenais, c'est-à-dire celles qui s'adressaient particulièrement à Jésus, roulaient sur les événements du jour : les Romains, leurs oppositions à la Loi, et puis la mission de Jésus en tant que Maître d'une nouvelle école. Mais sous une apparence bienveillante, on comprenait que c'étaient des questions retorses et captieuses posées pour le mettre dans l'embarras, chose qui n'était pas facile parce que Jésus opposait en peu de mots à toute remarque, une réponse juste et décisive.

Comme on Lui demandait par exemple de quelle école ou secte particulière il s'était fait le nouveau maître, il répondit simplement : "De l'école de Dieu. C'est Lui que je suis en sa sainte Loi et c'est de Lui que je me soucie en faisant en sorte que pour ces petits (et il regardait Jean avec amour et en Jean il regardait tous ceux qui ont le cœur droit) elle soit renouvelée complètement en son essence comme elle l'était le jour que le Seigneur Dieu la promulgua sur le Sinaï. Je ramène les hommes à la Lumière de Dieu."

À une autre question sur ce qu'il pensait de l'abus de César qui s'était rendu le maître souverain de la Palestine, il avait répondu : "César est ce qu'il est parce que c'est la volonté de Dieu. Rappelez-vous le prophète Isaïe. N'appelle-t-il pas, lui, par inspiration divine, Assur le "bâton" de sa colère [1]? La verge qui punit le peuple de Dieu qui s'est trop séparé de Dieu et a la feinte pour vêtement et pour esprit ? Et ne dit-il pas qu'après s'en être servi pour punir, il le brisera parce qu'il aura abusé de sa fonction, en devenant orgueilleux et féroce ?"

Ce sont les deux réponses qui m'ont le plus frappé.

Ce soir, ensuite, mon Jésus me dit en souriant :

"Je devrais t'appeler comme Daniel. Tu es celle qui désire et qui m'es chère parce que tu désires tant ton Dieu et je pourrais continuer à te dire ce qui fut dit à Daniel par mon ange : "Ne crains pas parce que, dès le premier jour où tu as appliqué ton cœur à comprendre et à t'affliger en présence de Dieu, tes prières ont été exaucées et je suis venu à cause d'elles [2]". Mais ici ce n'est pas l'ange qui parle. C'est Moi qui te parle : Jésus.

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Toujours, ô Maria, je viens quand quelqu'un "applique son cœur à comprendre". Je ne suis pas un Dieu dur et sévère. Je suis la Miséricorde vivante, et plus rapide que la pensée, je viens vers celui qui se tourne vers Moi.

Même pour la pauvre Marie de Magdala, si plongée dans son péché, je suis venu rapidement avec mon esprit dès que j'ai senti s'élever en elle le désir de comprendre. Comprendre la lumière de Dieu et son état de ténèbres. Et pour elle, je me suis fait Lumière.

Je parlais à beaucoup de gens ce jour-là, mais en vérité je parlais pour elle seule. Je ne voyais qu'elle qui s'était approchée, poussée par la fougue d'une âme qui se révoltait contre la chair qui la tenait assujettie. Je ne voyais qu'elle avec son pauvre visage en détresse, avec son sourire contraint qui cachait, sous une apparence de sécurité et de joie trompeuse qui était un défi au monde et à elle-même, sa grande peine intérieure. 64> Je ne voyais qu'elle, bien plus enserrée par les ronces que la brebis égarée de la parabole, elle qui se noyait dans le dégoût de sa vie venu à la surface comme ces vagues profondes qui amènent avec elles l'eau du fond.

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Je n'ai pas dit de grandes paroles, ni abordé un sujet indiqué pour elle, pécheresse bien connue, pour ne pas la mortifier et pour ne pas la contraindre à fuir, à rougir d'elle-même ou à venir. Je l'ai laissée tranquille. J'ai laissé ma parole et mon regard descendre en elle et y fermenter pour faire de cette impulsion d'un moment, son glorieux avenir de sainte. J'ai parlé par une de mes plus douces paraboles : un rayon de lumière et de bonté qui se répandait justement pour elle. Et, ce soir-là, alors que je mettais le pied dans la maison du riche orgueilleux chez qui ma parole ne pouvait fermenter en gloire future parce que tuée par l'orgueil pharisaïque, je savais déjà qu'elle serait venue après avoir tant pleuré dans la pièce où elle avait péché et qu'à la lumière de ses pleurs était déjà décidé son avenir.

Les hommes, brûlés par la luxure, en la voyant entrer ont tressailli en leur chair et ont laissé pénétrer le soupçon en leur pensée. Tous l'ont désirée, sauf les deux "purs" du banquet : Jean et Moi. Tous ont cru qu'elle venait poussée par un de ces probables caprices qui, vraie possession démoniaque, la jetaient dans des aventures imprévues. Mais Satan était désormais vaincu. Et tous ont pensé, envieux, en voyant qu'elle ne se tournait pas vers eux, qu'elle venait pour Moi.

L'homme salit toujours même les choses les plus pures quand il est seulement homme de chair et de sang.  Seuls les purs voient juste parce qu'il n'y a pas en eux de péché pour troubler la pensée. Mais que l'homme ne comprenne pas, cela ne doit pas effrayer, Maria. Dieu comprend et cela suffit pour le Ciel.

La gloire qui vient des hommes n'augmente pas d'un gramme la gloire qui est le sort des élus dans le Paradis. Souviens-t’en toujours. La pauvre Marie de Magdala a toujours été mal jugée dans ses bonnes actions. Elle ne l'avait pas été dans ses mauvaises actions parce que c'étaient des bouchées de luxure offertes aux vicieux. Critiquée et mal jugée à Naïm, dans la maison du pharisien, critiquée et accablée de reproches à Béthanie, dans sa maison [3].

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65> Mais Jean, qui dit une grande parole, donne la clef de cette dernière critique: "Judas... parce qu'il était voleur". Moi je dis: "Le pharisien et ses amis parce qu'ils étaient luxurieux". Voilà, vois-tu ? L'avidité de la sensualité, l'avidité de l'argent élèvent la voix pour critiquer une bonne action. Les bons ne critiquent pas. Jamais. Ils comprennent.

Mais, je le répète, peu importe les critiques du monde. Ce qui importe, c'est le jugement de Dieu.


Et je te prépare à l'enseignement de demain. Marque le chapitre 12ème de Daniel avec les paroles qui lui furent dites par mon ange lumineux : "Ne crains pas. La paix est avec toi, rends-toi courageux et sois fort [4]", et toi sache toujours répondre: "Parle, ô mon Seigneur, car tu m'as revigorée"

Jésus me dit ensuite :

"Quand je te vois ainsi attentive à mes enseignements, tu me sembles une écolière diligente et affectionnée à son maître qui pour elle est tout le "connaissable". Quand d'autre part tu découvres par toi-même des détails nouveaux, tu fais des observations (et cela au cours des visions) tu me fais penser à un bon petit que son père tient par sa menotte en le conduisant devant ce qu'il veut que son enfant voie pour devenir plus intelligent, mais qui, en même temps, n'intervient pas pour donner à son petit la joie de découvrir quelque chose de nouveau et de se sentir grandir par lui-même en fait de pensée.

Pour faire cela tu dois être toujours libre des soucis humains. Toujours plus libre. Tu dois avoir toujours plus d'assurance pour marcher à l'aise dans les sentiers de la contemplation et toujours plus tranquille et confiante en Moi qui te tiens par la main. Un père ne le laisse pas voir, mais par mille détours que l'amour lui inspire, il arrive à ce que son enfant voie telle chose que lui veut que son enfant voie. Oh ! Moi, je suis le plus aimant des pères et le plus patient des maîtres pour nies petits et, quand je peux en tenir un par la main, docile et attentif, je suis heureux. Heureux d'être Maître et Père. Il est si difficile que mes créatures mettent avec confiance leur main dans ma main pour être conduites, instruites par Moi et pour me dire : "Je t'aime par dessus toute chose et avec tout moi-même !" À celles-là, peu nombreuses qui sont ainsi toutes "miennes", sans réserve, Moi j'ouvre les trésors des révélations et des contemplations et je me donne sans réserve.

 C'est pourquoi, Maria, puisque je vous choisis pour faire connaître ma Divinité, dans ses différentes manifestations, à ceux qui ont besoin d'être réveillés et amenés à entrevoir Dieu, souviens-toi d'être tout à fait scrupuleuse pour répéter ce que tu vois. Même une bagatelle a de la valeur et elle n'est pas à toi, mais à Moi. Aussi, il ne t'est pas permis de l'escamoter. Ce serait malhonnête et égoïste. Rappelle-toi que tu es la citerne d'eau divine ou l'eau se déverse pour que tous y aient accès. Pour les dictées, tu es arrivée à la plus fidèle fidélité. Dans les contemplations, tu observes avec beaucoup d'attention, mais dans la hâte d'écrire, et à cause de ton état particulier de santé et de l'ambiance où tu te trouves, il t'arrive d'omettre quelque détail. Il faut l'éviter, mets-les au bas des pages mais indique-les tous. Ce n'est pas un reproche mais un doux conseil de ton Maître.

66> Il y a quelques jours tu m'as dit. "Que les hommes t'aiment un peu plus par mon entremise, cela justifie toute ma fatigue et toute ma vie et j'en suis bien récompensée. Même s'il n'y avait qu'un seul homme qui revienne à Toi par l'intermédiaire de ta petite 'violette cachée' [5], elle serait heureuse". Plus tu seras attentive et exacte, et plus grand sera le nombre de ceux qui viennent à Moi et plus grande ta félicité spirituelle présente et ta future félicité éternelle.

Va en paix. Ton Seigneur est avec toi."

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[1] Isaïe 10,5-12

[2] Daniel 10,12

[3] Onction de Béthanie : Jean 12,1-8 - Matthieu 26,6-13

[4] Daniel 12,13

[5] Allusion à une vision symbolique rapportée dans une des premières dictées des "Cahiers"