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"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif 4.236 - La cena in casa di Simone il fariseo l'assoluzione a Maria di Magdala.

  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif 2.235 - Mary Magdalene in the House of Simon, the Pharisee. 

  I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\CarrePP.jpg Concordance avec l’Évangile:
Luc 7,36-50


vendredi 2 juin 28 (20 siwan)
Naïm



Marie Madeleine dans la maison du Pharisien, d'après James Tissot


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- La pièce, la table et les convives 57

- L'entrée remarquée de la Madeleine 58

- Qui baise les pieds de Jésus 59

- Le regard complexe du pharisien Simon 59

- Elle baigne de larmes les pieds de Jésus 60

- Réaction de Jean, de Simon et de Jésus 60


                   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif La concordance avec les Évangiles est tirée des travaux d'Adèle Plamondon

                                      I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Voir aussi l'infographie de Carlos Martinez


                                                              I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Les versions audio de ce chapitre sont aimablement prêtées par la Librairie des éditions catholiques qui les édite

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4

 

4.97.
Marie-Magdeleine dans la maison du pharisien Simon


Vision du vendredi 21 janvier 1944

          I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Ecouter.gif 

57> Pour me réconforter de mes souffrances complexes et me faire oublier les méchancetés des hommes, mon Jésus m'accorde cette suave contemplation.


Je vois une salle très riche. Un riche lampadaire à becs multiples est suspendu au milieu et il est tout allumé. Aux murs, des tapis très beaux, des sièges ornés de marqueterie et incrustés d'ivoire et de lames précieuses, et aussi des meubles très beaux.  

Au milieu, une grande table carrée, mais formée de quatre tables réunies. La table est certainement disposée de cette manière pour les nombreux convives (tous des hommes) et elle est couverte de très belles nappes et de riche vaisselle. Il y a de nombreuses amphores et des coupes précieuses et les serviteurs se déplacent tout autour, apportant des plats et versant des vins. Au milieu du carré, il n'y a personne. Je vois le très beau dallage, sur lequel se reflète la lumière du lampadaire à huile. À l'extérieur, par contre, il y a de nombreux lits-sièges tous occupés par des convives.   

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58> Il me semble me trouver dans l'angle à moitié obscur situé au fond de la salle, près d'une porte qui est grande ouverte à l'extérieur, mais qui est en même temps fermée par un lourd tapis ou tapisserie qui pend de son architrave.

Du côté le plus éloigné de la porte, se trouve le maître de maison avec les invités de marque. C'est un homme âgé, vêtu d'une ample tunique blanche serrée à la taille par une ceinture brodée. L'habit a aussi au cou, au bord des manches et du vêtement lui-même, des bandes de broderies appliquées comme si c'étaient des rubans brodés ou des galons, si on préfère les appeler ainsi. Mais la figure de ce petit vieux ne me plaît pas. C'est un visage méchant, froid, orgueilleux et avide.

À l'opposé, en face de lui, se trouve mon Jésus. Je le vois de côté, je dirais presque par derrière. Il a son vêtement blanc habituel, des sandales, les cheveux séparés en deux sur le front et longs comme toujours.         

Je remarque que Lui et tous les convives ne sont pas allongés comme je croyais qu'on l'était sur ces lits-sièges, c'est-à-dire perpendiculairement à la table, mais parallèlement. Dans la vision des noces de Cana, je n'avais pas fait beaucoup attention à ce détail, j'avais vu qu'ils mangeaient appuyés sur le coude gauche, mais il me semblait qu'ils n'étaient pas couchés parce que les lits étaient moins luxueux et beaucoup plus courts. Ceux-ci sont de vrais lits, ils ressemblent aux divans modernes, à la mode turque.    

Jésus a Jean pour voisin, et comme Jésus s'appuie sur le coude gauche (comme tout le monde) il en résulte que Jean se trouve encastré entre la table et le corps du Seigneur, arrivant avec son coude gauche à l'aine du Maître, de manière à ne pas le gêner pour manger et à lui permettre aussi, s'il le veut, de s'appuyer confidentiellement sur sa poitrine.

Il n'y a pas de femmes. Tout le monde parle, et le maître de maison s'adresse de temps en temps à Jésus avec une familiarité pleine d'affectation et une condescendance manifeste. Il est clair qu'il veut Lui montrer, et montrer à tous ceux qui sont présents, qu'il Lui a fait un grand honneur de l'inviter dans sa riche maison, Lui, pauvre prophète que l'on juge aussi un peu exalté...

Je vois que Jésus répond avec courtoisie, paisiblement
[1]. Il sourit de son léger sourire à ceux qui l'interrogent, il sourit d'un sourire lumineux si celui qui Lui parle, ou même seulement le regarde, est Jean.        

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59> Je vois se lever la riche tapisserie qui couvre l'embrasure de la porte et entrer une femme jeune, très belle, richement vêtue et soigneusement coiffée. La chevelure blonde très épaisse fait sur sa tête un véritable ornement de mèches artistement tressées. Elle semble porter un casque d'or tout en relief, tellement la chevelure est fournie et brillante. Elle a un vêtement dont je dirais qu'il est très excentrique et compliqué si je le compare à celui que j'ai toujours vu à la Vierge Marie. Des boucles sur les épaules, des bijoux pour retenir les froncis en haut de la poitrine, des chaînettes d'or pour dessiner la poitrine, une ceinture avec des boucles d'or et des pierres précieuses. Un vêtement provocant qui fait ressortir les lignes de son très beau corps. Sur la tête un voile si léger... qu'il ne voile rien. Ce n'est qu'une parure, c'est tout. Aux pieds de très riches sandales avec des boucles d'or, des sandales de cuir rouge avec des brides entrelacées aux chevilles. Tous, sauf Jésus, se retournent pour la regarder. Jean l'observe un instant, puis il se tourne vers Jésus. Les autres la fixent avec une visible et mauvaise gourmandise. Mais la femme ne les regarde pas du tout et ne se soucie pas du murmure qui s'est élevé à son entrée et des clins d’œil de tous les convives, excepté Jésus et le disciple. Jésus fait voir qu'il ne s'aperçoit de rien, il continue de parler en terminant la conversation qu'il avait engagée avec le maître de maison.        

La femme se dirige vers Jésus et s'agenouille près des pieds du Maître. Elle pose par terre un petit vase en forme d'amphore très ventrue, enlève de sa tête son voile en détachant l'épingle précieuse qui le retenait fixé aux cheveux, elle enlève les bagues de ses doigts et pose le tout sur le lit-siège près des pieds de Jésus, ensuite elle prend dans ses mains les pieds de Jésus d'abord celui de droite, puis celui de gauche et en délace les sandales, les dépose sur le sol, puis elle Lui baise les pieds en sanglotant et y appuie son front, elle les caresse et ses larmes tombent comme une pluie qui brille à la lumière du lampadaire et qui arrose la peau de ces pieds adorables.        

Jésus tourne lentement la tête, à peine, et son regard bleu sombre se pose un instant sur la tête inclinée. Un regard qui absout. Puis il regarde de nouveau vers le milieu. Il la laisse libre dans son épanchement.       

Mais les autres, non. Ils plaisantent entre eux, font des clins d’œil, ricanent. Et le pharisien se met assis un moment pour mieux voir et son regard exprime désir, contrariété, ironie. C'est de sa part la convoitise pour la femme, ce sentiment est évident. Il est fâché d'autre part qu'elle soit entrée si librement, ce qui pourrait faire penser aux autres que la femme est... une habituée de la maison. C'est enfin un coup d’œil ironique à Jésus...           

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60> Mais la femme ne fait attention à rien. Elle continue de verser des larmes abondantes, sans un cri. Seulement de grosses larmes et de rares sanglots. Ensuite elle dénoue ses cheveux en en retirant les épingles d'or qui tenaient en place sa coiffure compliquée et elle pose aussi ces épingles près des bagues et de la grosse épingle qui maintenait le voile. Les écheveaux d'or se déroulent sur les épaules. Elle les prend à deux mains, les ramène sur sa poitrine et les passe sur les pieds mouillés de Jésus, jusqu'à ce qu'ils soient secs. Puis elle plonge les doigts dans le petit vase et en retire une pommade légèrement jaune et très odorante. Un parfum qui tient du lys et de la tubéreuse se répand dans toute la salle. La femme y puise largement, elle étend, elle enduit, baise et caresse.    

Jésus, de temps en temps, la regarde avec une affectueuse pitié. Jean, qui s'est retourné, étonné en entendant les sanglots, ne peut détacher le regard du groupe de Jésus et de la femme. Il regarde alternativement l'Un et l'autre.        

Le visage du pharisien est de plus en plus hargneux. J'entends ici les paroles connues de l'Évangile
[2] et je les entends dites sur un ton et accompagnées d'un regard qui font baisser la tête au vieillard haineux.

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J'entends les paroles d'absolution adressées à la femme qui s'en va en laissant ses bijoux aux pieds de Jésus. Elle a enroulé son voile autour de sa tête en y enserrant le mieux possible sa chevelure défaite. Jésus, en lui disant : "Va en paix", lui pose un instant la main sur sa tête inclinée, mais avec une extrême douceur. 

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[1] Cf. certains détails de la conversation en 4.99, page 63

[2] Luc, chapitre 7,39 "À cette vue, le Pharisien qui l’avait convié se dit en lui-même: "Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse!" Mais, prenant la parole, Jésus lui dit: "Simon, j’ai quelque chose à te dire" -"Parle, maître", répond-il. - "Un créancier avait deux débiteurs; l’un devait cinq cents deniers, (20.000 €) l’autre cinquante. (2.000 €)  Comme ils n’avaient pas de quoi rembourser, il fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’en aimera le plus?" Simon répondit: "Celui-là, je pense, auquel il a fait grâce de plus." Il lui dit: "Tu as bien jugé." Et, se tournant vers la femme: "Tu vois cette femme? dit-il à Simon. Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds; elle, au contraire, m’a arrosé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas donné de baiser; elle, au contraire, depuis que je suis entré, n’a cessé de me couvrir les pieds de baisers. Tu n’as pas répandu d’huile sur ma tête; elle, au contraire, a répandu du parfum sur mes pieds. À cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d’amour." Puis il dit à la femme: "Tes péchés sont remis." Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: "Qui est-il celui-là qui va jusqu’à remettre les péchés?" - Mais il dit à la femme: "Ta foi t’a sauvée; va en paix."