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Le sacrifice qui plait à Dieu

La façon de devenir "hostie"

Cette communion est Vie

CHAPITRE 6    

Plus d'obéissance au péché.
            
11 Ainsi vous aussi regardez-vous comme morts au péché, mais comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur. 12 Que le péché ne règne plus dans votre corps mortel à vous rendre obéissants à ses convoitises: 13 Ne donnez pas vos membres comme instruments d'iniquité au péché, mais offrez-vous à Dieu comme des êtres vivants, après qu'ils ont été des morts: offrez-lui vos membres comme instruments de justice. 14 Car le péché n'aura pas d'empire sur vous, parce que vous n'êtes plus sous la loi mais sous la grâce.            
Celui qui est devenu serviteur de la justice doit vivre saintement.      
15 Quoi donc! Pécherons-nous parce que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce? Jamais. 16 Ne savez-vous pas que si vous vous livrez à quelqu'un comme pour lui obéir, vous devenez esclave de celui à qui vous obéissez, soit du péché pour la mort, soit de l'obéissance pour la justice? 17 Mais grâces en soient rendues à Dieu, vous qui avez été esclaves du péché, vous avez ensuite obéi de cœur à la règle de doctrine qui vous a été enseignée. 18 Ainsi, libérés du péché, vous êtes devenus les esclaves de la justice. 19 Je parle à la manière des hommes à cause de la faiblesse de votre chair. De même que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'injustice, ainsi donnez à présent vos membres au service de la justice pour vous sanctifier. 20 Quand vous étiez serviteurs du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice. 21 Mais quel fruit aviez-vous alors des choses dont vous rougissez aujourd'hui ? Car la fin de ces choses est la mort. 22 Mais maintenant, affranchis du péché et devenus serviteurs de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. 23 Car le salaire du péché c'est la mort; mais le don de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

RETOURS AUX FICHES

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Vendredi 27 février 1948.       

Romains 6, 11-23.     

L'Auteur Très-Divin dit :        

 Dans les livres de Moïse on peut lire que les hosties
[1] des sacrifices et des oblations devaient être d'animaux sans tache et sans défaut; que les offrandes et les oblations de fleur de farine, d'huile, ou de blé devaient être assaisonnées de sel, mais sans levain et sans miel[2]. Si les produits de l'offrande étaient des prémices d'une récolte encore verte, avant de les offrir il fallait les griller, les hacher, les arroser avec de l'huile, et les offrir en même temps que l'encens.

On peut lire aussi que ceux qui appartenaient à la descendance d'Aaron
[3], c'est-à-dire à la caste sacerdotale, n'étaient pas admis au service sacerdotal s'ils avaient quelque défaut physique ou maladie incurable. Pour officier à la face du Créateur de l'homme, à la face du Très-Haut qui avait mis dans l'homme la perfection des membres, des sens et des sentiments, seulement des corps sains et parfaitement constitués pouvaient être admis. Les difformités et les maladies des hommes étaient aux yeux de Dieu le témoignage de la rébellion de l'homme et du mépris de Satan pour l'œuvre la plus chère à Dieu, donc encore du mépris pour Dieu.

Au temps de Moïse les sacrifices étaient d'animaux et de blés, c'est-à-dire de choses matérielles.   

Après le Christ les sacrifices sont de nature spirituelle. Le roi David a prophétisé sur ce temps en disant que les sacrifices n'auraient plus été d'animaux, mais "d'un esprit repenti et d'un cœur contrit et humilié"
[4].           

C'était le temps de la rigueur. L'homme n'osait pas imaginer qu'il aurait pu offrir son cœur en sacrifice suave. Sur ce cœur il y avait la tache corruptrice. En ce temps-là les cœurs des hommes étaient tous impurs, même ceux des plus justes. Ils étaient souillés par la Faute originelle, et seulement les plus saints n'avaient que celle-là. Comment l'offrir alors en sacrifice de suave odeur à Celui qui avait prescrit que tous les animaux et les produits à offrir sur son autel devaient être sans défaut, sans tache de pelure ni rouille ?       

Si un veau ou un mouton vient au monde avec une peau tachée, est-ce sa faute ? Si un épi a des taches de rouille ou de moisissure est-ce sa faute ? Bien sûr que non. Malgré cela la loi défendait à quiconque de les présenter comme offrande à l'autel. De même, l'acte d'offrande ne devait pas être accompli par un homme en qui quelque défaut, la gracilité ou la maladie témoignaient de l'héritage du péché. 

Les maladies, les difformités et la mort sont entrées au
sein de l'humanité par le péché d'Adam. Parce que la malice, qui s'est installée là où auparavant il n'y avait que la flamme de la pure charité, a conduit les hommes vers des perversions sensuelles et sentimentales, qui sont à l'origine de toutes les monstruosités et de toutes les maladies qui se manifestent chez l'homme. À partir de racines corrompues, on obtient des plantes corrompues, des branches et des fruits corrompus. Suite à de nouvelles perversions, la corruption du début n'a jamais cessé d'augmenter. À cause de cela la chair de l'homme ne cesse de payer, à un prix qui va croissant, les conséquences très douloureuses de la déchéance de ceux qui, en nombre bien trop élevé, deviennent des brutes, d'hommes qu'ils étaient.  

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 Dans ce temps de Miséricorde, la Grâce, par ses divines candeurs, redonne aux esprits leur virginité. Dans ce temps de l'esprit, où à la base se trouvent les valeurs humaines, mais au sommet se trouvent les valeurs surnaturelles, c'est celles-ci, plus que celles-là, qui sont offertes à Dieu et acceptées par lui comme don. Dans le temps où la chair est un vêtement pour l'âme-reine, un moyen pour parvenir à la victoire, celui qui domine, ou devrait dominer, c'est l'esprit. Dans ce temps, les limites imposées par la Loi de Moïse sont tombées; tombées "par les vertus de Celui qui vous rappelle des ténèbres à son admirable lumière, faisant de vous chrétiens la nation sainte, la race élue, le sacerdoce royal, le nouveau peuple de Dieu racheté à Dieu par le Sang de l'Homme-Dieu", comme Pierre a écrit
[5]. Dans ce temps tout être humain, marqué par le signe du Christ, consacré par le Pontife éternel et saint, innocent et sans tache, pour être à son service, peut et doit être hostie et prêtre, matière et ministre du sacrifice spirituel qui est agréable à Dieu.

Dans l'épître de Paul (ci-contre verset 13) il manque un mot : le mot "hostie". "Après avoir été morts, offrez-vous à Dieu comme des hosties vivantes. Offrez-lui vos membres comme instrument de justice". Voilà le sacerdoce royal auquel le chrétien est appelé, le sacerdoce de chaque chrétien fait à l'imitation de celui qui est "Prêtre pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédech"
[6].       

De l'ancienne Loi on garde, mais élevée à un degré spirituel, l'obligation d'être sans tache mortelle, sans vices capitaux qui seraient consentis par la raison et par l'esprit, et consommés avec pleine conscience. Pas contaminés par le levain de la haine et de la concupiscence; débarrassés du miel de la mollesse sensuelle, et des maladies spirituelles qu'on ne chercherait pas à guérir; libres de tout aveuglement général ou partiel à l'égard de la Lumière, ainsi que de la gale et de l'herpès qui représentent l'insidieuse complaisance entretenue envers les petites fautes; libérés enfin de toute fracture, ou bosse, il est possible aux élus de se valoir de la magnifique formation chrétienne. 

Soldats du vrai Dieu, athlètes de la religion sainte, prêtres et victimes des temps nouveaux, vous devez vous saler avec le sel de la volonté héroïque qui brûle et cautérise, mais qui fortifie les parties faibles et les rend invulnérables contre le risque de la gangrène. Vous devez vous broyer avec la meule de la mortification, et vous triturer au feu de la charité, pour devenir farine à hosties, fleur de farine. Après, consacrés par la sainte onction des vertus, fragrantes d'encens de l'adoration – et qu'il soit abondant – venez vous offrir, venez vous immoler en répétant la parole incessante du Christ: "Me voici, ô Père, pour faire ta volonté, et non la mienne"
[7]. À ceux qui par des flatteries ou des menaces, par amour ou par haine, voudraient vous empêcher de prêcher le Christ, soyez prêts à répondre par votre vie parmi les savants du monde: "Ne savez-vous pas que je dois m'occuper des intérêts de mon Père ?"[8].  



 Que tout en vous soit hostie sainte. Car le chrême sanctifiant du Sacrifice du Christ recouvre tout. Les parties les moins nobles du corps sont appelées au service de Dieu comme les parties les plus nobles. Ceux qui, par volonté de Dieu, ont été consacrés avec le chrême spécial de la douleur ne sont pas exclus du service: les malades, les infirmes, les innocents condamnés injustement, les persécutés, les moqués du monde. La Grâce juge et la Grâce élève. 

Dans sa divine sagesse et munificence, Jésus a dit: "Les derniers seront les premiers"
[9]. Et même avant de guérir l'aveugle de Jérusalem pour qu'il devienne son disciple et évangélisateur[10], Jésus, portant son regard vers le futur, vers ceux que le monde méprise, et dont plusieurs deviendraient "salut" pour le monde, a dit: "Ni lui, ni ses parents n'ont péché. Il en est ainsi, pour que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu"[11]. En lui et à travers lui. Combien nombreux sont ceux qui, par généreuse obéissance ou par demande héroïque, sont devenus "hosties", "rédempteurs", "capables de continuer et de compléter la Passion du Christ" !        

Mais même si on ignore ces héros singuliers de la plus haute charité, vous êtes tous, vous les chrétiens, des "hosties vivantes", et vous êtes tenus "d'offrir vos membres comme objet de justice". Les offrir purifiés de toute faute, car désormais vous "n'êtes plus sous la loi, mais sous la grâce". Libérés comme vous l'êtes de l'esclavage du péché, soutenus comme vous l'êtes par la Grâce, vous ne devez plus connaître la mort de l'esprit, et vous ne la connaîtrez pas si, volontairement, vous ne redeveniez pas serviteurs de la faute.      

 Servez le Seigneur-Dieu, qui a donné aux hommes la Loi pour qu'elle soit frein et contrôle contre la turpitude de plus en plus grande de la Terre. Plus: Avec l'incarnation de son Christ et la restitution de la Grâce par ses mérites, il a mis des ailes à votre esprit. Et cela, même s'il vous a laissé le frein et la contrainte de la Loi pour vous aider à combattre les séductions de Satan, du monde et de la chair. Votre esprit a été libéré de ses chaînes pour qu'il puisse voler bien haut, au-dessus de la fange de vos concupiscences, à la rencontre de Celui qui vient du côté de l'Orient. Pour que vous le connaissiez et en soyez enflammés autant que cela vous est accordé en cette vie d'exil. Pour que, en laissant pour toujours les sentiers de la terre et de la mort, vous le suiviez sur les chemins de la Vie, attirés par l'odeur de ses parfums, et conquis par son unique et suprême Beauté. Lui, le Verbe fait Chair, Jésus-Christ, votre Seigneur, Rédempteur et Maître. Sa doctrine est douce, son joug est léger. Le Sang qu'il a versé pour vous sur l'autel du Golgotha, la Chair que pour vous il a donnée, et qu'il continue de vous donner sur les autels de vos églises, dans la Communion très Sainte qui a lieu entre vous et lui, Fils de Dieu, et Dieu comme le Père, cette Chair et ce Sang qui sont les siens, sont là pour vous préserver de toute langueur et de toute mort.

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Cette Communion est Vie. Vie en Jésus-Christ et avec Jésus-Christ. Vie dans le Père, par Jésus-Christ. Vie dans l'Amour, l'Auteur du Christ. Vie dans les Trois, parce que là où se trouve l'Un, les Autres s'y trouvent aussi, non seulement au Ciel mais aussi dans le cœur des hommes.
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[1] Hostie, du latin hostia : victime. La liturgie catholique donne ce nom au pain consacré durant la messe. Il devient en effet le "Corps et le sang" du Christ, "agneau" immolé pour le péché des hommes.

[2] Lévitique 1, 3 ; 6, 7-16 ; 7, 1-15 ; 22, 17-30

[3] Lévitique 21, 16-24

[4] Psaume 51, 18-19

[5] 1 Pierre 2, 9-10

[6] Psaume 110, 4 – Hébreux 7,17

[7] Matthieu 26, 39 - Marc 14, 36 - Luc 22, 42

[8] Luc 2, 49

[9] Matthieu 19, 30 et 20, 16 - Marc 10, 31 - Luc 13, 30

[10] Sidoine est devenu en effet, sous le surnom de Restitut (= celui à qui Jésus a restitué les yeux), l'évangélisateur de Saint-Paul-Trois-Châteaux en Ardèche (France). Voir sa notice biographique et le récit de sa guérison (Tome 7, chapitre 207).

[11] Jean 9, 3