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L'œuvre de Maria Valtorta
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Jésus est vrai Dieu
et vrai homme

Marie dans le cœur de Dieu

Jésus a été tenté,
mais n'a pas péché


Table des matières

" Les Leçons sur l'Epître de Saint Paul aux Romains de Maria Valtorta sont d'une bouleversante profondeur exégétique"
Mgr René Laurentin
[1]

CHAPITRE I      

Adresse et salutations.

"1 Paul, serviteur de Jésus-Christ, établi apôtre, mis à part pour l'Evangile de Dieu, 2 Evangile que Dieu avait promis jadis par ses prophètes dans la Sainte Écriture, 3 promesse concernant son Fils — Fils qui, selon la chair, vient de la semence de David, et selon sa vertu propre et l'Esprit de sanctification, pour la résurrection des morts, 4 est Fils de Dieu"

RETOURS AUX FICHES

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Dictée du vendredi 2 janvier 1948.     

Rm 1, 3-4: "... concernant son Fils - Fils qui, selon la chair, vient de la semence de David, déclaré Fils de Dieu par sa propre vertu selon l'Esprit de sanctification, pour la résurrection des morts"
[2].       

L'Auteur Très-Saint[3] dit :       

"Déclaré Fils de Dieu par sa propre vertu". Laquelle? Unique? Multiple? De quelle nature? Je vais te le dire.          

 Premièrement: de nature divine.    

Le Fils du Père est Dieu comme le Père, et le fait d'avoir pris une chair humaine n'a pas détruit ni suspendu son union avec le Père dont il est engendré. En lui le Père se complaît. Aussi, le Fils de Dieu ne cesse pas d'être Dieu pour avoir assumé une nature d'homme. Engendré par le Père, par l'expansion naturelle de l'Amour parfait qui par sa nature a besoin d'aimer, et qui par sa dignité a besoin d'aimer une Perfection infinie égale à la sienne - tout autre amour de Dieu, exception faite pour celui de la très Bienheureuse, notre amour, est une bienveillance de Dieu - lui seul, avec son amour de Fils, et de Fils de Dieu, satisfait Dieu avec un amour digne de lui.  

Je préviens ton objection en te disant qu'en aimant Marie, Dieu s'aime encore lui-même, parce qu'il l'a formée pleine de Grâce, par une pensée de Grâce, pour qu'elle porte la Grâce au monde. Marie peut se définir: le sein de Dieu, car elle a enfanté le Fils de Dieu, la Grâce dont elle était remplie, et qu'elle a donné à la Terre un Homme digne du paternel Amour.       

 Tel un bassin dans lequel les eaux circulent sans jamais s'écouler vers l'embouchure, ainsi Marie, eau très pure de fontaine scellée
[4], naquit de l'ardeur incandescente de la pensée éternelle, et passa par les rives de la paix, portant avec elle pureté et paix. Elle rentra en Dieu pour y accueillir Dieu et engendrer le Fils de Dieu. Elle retourna dans les arènes sauvages pour apporter la Lumière, la Vérité et la Vie aux déserts des cœurs. Une fois sa mission accomplie, comme l'eau aspirée par le soleil, elle s'éleva à nouveau dans le sein mystique qui l'avait conçue et qui vous l'avait donnée pour qu'elle vous enfante le Salut. Là, elle est: Fontaine inviolée de pureté, unique miroir vraiment digne de la Perfection. Et cette Perfection, en regardant l'Immaculée, oublie tout ce qui est offense. 

Le Verbe ne cesse pas d'être Dieu du fait qu'il s'est fait Homme. Sa divinité, son éternelle Nature, n'est pas avilie par l'Humanité dont il s'est revêtu. C'est plutôt l'Humanité qui, grâce à son union avec la Divinité, se trouve élevée à la perfection sans toutefois perdre sa nature. Les prodiges accomplis par le Christ le prouvent
[5]. Le Père toujours avec le Fils. Le Fils toujours Dieu comme le Père. Car la Divinité ne peut pas être fractionnée, ni changer de nature par suite d'un abaissement en une nature inférieure à la nature divine. Cette division n'est qu'apparente.    

Jésus-Christ est donc Fils de Dieu par sa Nature divine, étant le Verbe engendré par le Père, étant le Verbe qui s'est incarné par l'œuvre de l'Esprit Saint pour le salut de l'humanité
[6].       

 Deuxièmement: Jésus-Christ s'est déclaré aussi Fils de Dieu en sa nature humaine, vertueuse d'une manière parfaite.      

Jésus-Christ, le Fils engendré au Père dans la descendance de David
[7], avait une volonté libre, et comme Dieu, et comme homme. Ses actions témoignent de cette libre volonté, car il les a accomplies selon ce qu'il voulait, quand il voulait, et sur qui il le voulait. Ni les éléments ni les créatures ne purent s'opposer à sa volonté qui était parfaite de la liberté propre à Dieu[8].          

Ils ne le pouvaient. Une seule fois cela fut possible. Mais alors cela se produisit parce que le Fils de Dieu n'a pas trahi sa mission. Il n'abusa pas de sa libre et puissante volonté pour fuir la mort de la croix. L'e
ût-il fait, il aurait volé, abusé, prévariqué de son pouvoir infini de Fils de Dieu. Et il serait devenu comme Lucifer, plus rebelle encore que Lucifer[9].       

Mais le Christ ne fut jamais rebelle. Rien ne le rendit tel, pas même l'humaine et naturelle répugnance au supplice. La Volonté du Père était au-dessus de sa volonté libre. Le Fils divin très parfait ne tira pas profit de sa Nature égale au Père, mais avec un amour révérenciel il dit toujours à Celui qui l'avait engendré: "Que ta volonté soit faite"[10]. Doux et obéissant, il tendit ses poignets aux cordes pour être traîné au sacrifice.

Il eut donc une volonté libre. Mais il l'utilisa pour être parfait en tant qu'homme, comme il était parfait en tant que Dieu.          

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 On dit : "Le Christ ne pouvait pas pécher". Cela serait exact si le Christ avait été uniquement Dieu. Etant la perfection, Dieu ne peut pas pécher. Mais sa deuxième nature est sujette aux tentations[11]. Si elles ne sont pas repoussées, les tentations conduisent au péché. Et contre l'Homme furent lancées de dures tentations. La haine entière était contre lui. Toute la rancœur, toute la peur, toute la jalousie de l'Enfer et des hommes étaient contre lui, contre le Puissant qu'elles sentaient Vainqueur même s'il avait la douceur de l'agneau[12].           

Mais Jésus ne voulut pas pécher. Rendez au Fort la juste reconnaissance de sa force. Il ne pécha pas parce qu'il ne voulut pas pécher. Ainsi, contre toute embûche et tout événement, il témoigna encore d'être Fils de Dieu par cette perfection de sa justice. 

Est-ce qu'on ne vous dit pas, à vous aussi: "Soyez dieux et fils du Très-Haut"[13] ? Lui le fut, car dans son humanité, semblable à la vôtre, il fut Dieu et fils du Très-Haut par la justice de chacun de ses actes.

Ô hommes, la Sagesse vou
s dit que l'affirmation qui établit la filiation divine de Jésus, né de Marie de la descendance de David, en plus d'être prouvée par la parole du Père, les miracles, la parole du Maître, et par sa résurrection, est prouvée aussi par sa domination sur les passions de l'homme et sur les tentations livrées contre l'Homme. Saint par sa nature divine, il voulut être saint aussi selon la nature humaine, vrai Premier-Né de la famille éternelle des fils de Dieu cohéritiers du Royaume des Cieux[14].

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Enfin il s'est révélé Fils de Dieu par sa résurrection spontanée. Dieu : lui, à lui-même, Dieu-Homme, mis à mort par les hommes pour leur salut à eux, une fois le sacrifice consommé, et après avoir donné la preuve certaine d'être mort, il s'est infusé la vie à nouveau. Il se l'est infusée par lui-même, sans l'attente et sans le jugement[15]. Il a ainsi glorifié son Corps, vainqueur de toutes les misères conséquentes au péché originel.      

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[1] Mgr René Laurentin, François-Michel Debroise, Jean-François Lavère "Dictionnaire des personnages de l’Évangile révélé par Maria Valtorta", Introduction, note de bas de page, Ed. Salvator, 2012.

[2] Traduction française de l'Épître aux Romains de la Bible dont se servait Maria Valtorta: La Sacra Bibbia, traduzione e commento del P. Eusebio Tintori o.f.m.: Istituto Missionario Pia Società S. Paolo, 1942

[3] L'Auteur Très-Saint est l'Esprit-Saint : il se nomme à la Leçon n°16

[4] Cantique des cantiques 4,12

[5] Cf. Jean 14,11

[6] Cf. Luc 1, 35

[7] Cf. Matthieu 1, 1-17

[8] Cf. Matthieu 8, 23-27 – Marc 4, 35-41 – Luc 22, 42 – Isaïe 53

[9] Isaïe 14, 10-15

[10] Cf. Matthieu 26, 39 – Marc 14,36 -

[11] Cf. Matthieu 4, 1-11 – Marc 1, 12-13 – Luc 4, 1-13

[12] Cf. Isaïe 53, 7 – Matthieu 11, 29 – Jean 1, 29

[13] Psaume 82, 6

[14] Cf. Colossiens 1, 15 – Apocalypse 1,4-5 – Romains 8, 14-17 – Galates 4, 1-7

[15] Jean 10,17-18