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L'œuvre de Maria Valtorta
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Table des matières

TEXTES DELA MESSE

Introït: Siracide 36, 15-16; Psaume 121 (Hébreu 122), 1.

Collecte: « Sois toi-même, Seigneur, le guide compatissant de nos cœurs, puisque sans toi il nous est impossible de te plaire. Par N.S.J.C. »

Epître: 1 Corinthiens 1, 4-8.

Graduel: Psaume 121 (Hébreu 122), 1.7.

Alléluia: Psaume 101 (Hébreu 102), 16.

Évangile: Matthieu 9, 1-8.

Offertoire: Exode 24, 4.5.

Secrète: « Dieu qui, par les admirables échanges réalisés en ce sacrifice, nous rends participants de ton unique et souveraine divinité, fais que, connaissant ta vérité, nous puissions aussi l'atteindre par une conduite digne d'elle. Par N.S.J.C. »

Communion: Psaume 95 (Hébreu 96), 8-9.

Postcommunion: « Nourris du don sacré, nous te rendons grâces, Seigneur, te suppliant, dans ta bonté, de nous rendre pleinement dignes d'en recueillir tout le fruit. Par N.S.J.C. »

RETOURS AUX FICHES

 

Dimanche 13 octobre 1946.

259> Azarias dit :     

 « La récompense accordée à celui qui est patient est certaine, car il imite ainsi son Père céleste, si patient dans l'attente de la conversion des hommes pécheurs. Amoureuse patience dont il sera ensuite récompensé par la jouissance des sauvés! L'imita-bon de Dieu, étant amour en acte, obtient toujours sa récompense. Tant que dure votre séjour sur terre, votre récompense, c'est une profonde paix de l'esprit, cette paix qu'ignorent ceux qui ne savent pas servir le Seigneur. Après votre petit séjour terrestre, votre récompense, c'est la gloire éternelle et bienheureuse. Pour celui qui sait être patient, il y a une autre récompense: l'exaucement des grâces demandées. Peut-être ne seront-elles pas exaucées à l'heure voulue par la créature, mais tôt ou tard elles sont accordées, toujours au bon moment.        

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260>  Abandonne-toi donc avec une pleine confiance à la miséricorde qui t'aime et te dirige, qui dirige tes affaires les plus chères; ainsi tu plairas beaucoup à Dieu, et tout ce qui te tient à cœur réussira parce que Dieu lui-même prendra ces choses dans ses mains, les fera siennes, les défendra et les mènera à terme.      

Ah ! si tous les hommes savaient se laisser conduire par la sage miséricorde, comme une étoffe souple sait se laisser plier au souffle du vent, même s'il est léger comme la brise dans laquelle le prophète entendit Dieu
[1] ! Ils seraient portés au ciel sans même savoir comment ils y sont venus, tel l'enfant qui, incapable de marcher, peut toucher le sommet d'une montagne et jouir du soleil, de l'azur, de l'immensité, des fleurs, parce qu'il est porté là-haut par sa mère, au creux du doux refuge de ses bras. 

 Méditons Paul. Que des fidèles soient le témoignage confirmé du Christ ne signifie pas qu'ils aient déjà reçu le baptême et les autres sacrements. Cela signifie que leurs œuvres témoignent qu'ils sont des imitateurs du Christ. Si les pratiques religieuses se limitent aux heures de culte, si l'observance de certaines cérémonies n'est qu'extérieure et que, une fois celles-ci terminées, la religiosité, l'obéissance aux préceptes et conseils de vie chrétienne ne se poursuivent pas de façon intense et sincère à tout instant, dans chaque action ou événement de la journée, ils ne constituent pas un témoignage du Christ en vous, mais ne révèlent que de l'hypocrisie ou, pour le moins, une vie chrétienne bien faible. Si vous agissez de la sorte, vous ressemblez à ces enfants stériles - et tels sont ceux qui agissent ainsi - qui ne retiennent du lait et des soins de leur mère que le minimum à peine suffisant pour ne pas mourir, mais absolument insuffisant à la croissance. Ce sont des êtres atrophiés, sans mouvement et sans force, sujets à toutes les maladies, jusqu'à ce qu'une inattention dans l'alimentation ou les soins ne les tue.

 Il en est de même de ces esprits qui ne transforment pas en un suc vital ce qu'il leur est donné par les sacrements, qui se bornent à recevoir sans s'efforcer de donner. Ce sont des parasites qui végètent sans vivre, invalides dans le Corps vivant du Christ, destinés à mourir parce qu'ils sont tièdes, abouliques
[2], stériles; ils sont la proie facile de toutes les infections spirituelles, toujours plus faibles, jusqu'à ce qu'ils périssent comme des plantes dont les racines sont pourries.           

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261> Paul, en grand maître de la doctrine du Corps mystique dont le Christ est la Tête, se réjouit avec ses Corinthiens du témoignage qu'ils donnent du Christ, de la magnifique vitalité de ces membres vivants et volontaires; mais quelle affliction n'éprouve-t-il pas à cause des parasites qui sont un poids et un danger pour les autres, un scandale, une honte et une offense à Dieu qui « est près de les vomir », comme le dit l'Apocalypse[3], parce qu'ils ne sont « ni chauds ni froids » !

Paul se réjouit de voir confirmé, par leurs vertus chrétiennes, le caractère des chrétiens de Corinthe « comblés de toutes les richesses, toutes celles de la parole et toutes celles de la connaissance » par la grâce de Dieu obtenue par le Christ, maintenue et augmentée par les mérites des créatures de bonne volonté.       

 Il s'en réjouit et les exhorte à croître toujours plus dans le Christ, à goûter et à assimiler les sucs vitaux du christianisme. Car le christianisme est vie et non pas formule, vérité et non pas hypocrisie, chemin et non pas bourbier où l'on tombe et reste embourbé. Il les encourage afin « qu'il ne leur manque aucun don » - je t'ai déjà expliqué que les dons ne vivent vraiment que si la bonne volonté de la créature les fait vivre – « pour qu'ils soient irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus Christ ». Irréprochables, c'est-à-dire sans avoir commis la plus grande des fautes : avoir méprisé les dons infinis de Dieu en les négligeant au point de ne pas en faire la vie de leur propre vie, la perfection de leur esprit. En effet, cela les aurait amenés à manquer à toutes les vertus car, si l'on n'est pas persévérant dans la foi, l'espérance, la charité, la force, la prudence, la justice et la tempérance, on cède aux flatteries du démon, du monde et de la chair. Ils seraient alors devenus des esprits déchus ou tout à fait morts, pour lesquels le sacrifice du Christ serait demeuré vain, ou pénible outre mesure.        

Je ne t'en dis pas davantage, mon âme, âme victime. Souffre avec le Christ, pour son royal triomphe. Que ce soit ta sainte messe perpétuelle.    

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ».          

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262> Le 13 octobre (deux heures après l'explication de la messe).    

 Leçon secrète sur le mérite qu'un malade peut obtenir du fait même (le supporter en paix cette pensée : « par ma faute, A. ne peut aller à la messe, B. ne peut se reposer », et ainsi de suite. Se supporter, même pour ce que nous voyons avec douleur être un poids pour les autres, c'est toujours une vertu. Dieu sait toujours retirer un motif de récompense, pour le malade et pour la personne qui, à cause de lui, est empêchée de faire diverses choses.       

Pour la bonne compréhension de celui qui, en son temps, lira ces brèves notes de leçons secrètes, je dis que Jésus m'a dit (le 25 septembre) de ne plus écrire ses directions intimes adressées à mon âme, comme punition pour ceux qui ne savent pas reconnaître que c'est lui qui me parle, ou qui mentent en prétendant ne pas le reconnaître pour avilir mon âme, manquant ainsi à la charité et à la sincérité. C'est donc ce que je fais depuis le 25 septembre en me bornant, comme il le veut, à signaler le sujet et le jour de l'instruction secrète
[4].           

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Le 13 octobre 1946. 16 h 00. 

 Peut-on faire violence au feu quand il dévore, et à Dieu-Amour quand il veut aimer ? Aimer sensiblement ? Non. Et j'en fais l'expérience.

Aujourd'hui s'abat sur moi une des heures d'amour divin parmi les plus violentes que j'ai connues.      

Je la sens venir... Et ce n'est pas un poids qui opprime, bien que ce soit une vague immense. C'est une force qui attire, qui arrache à la terre et emmène là-haut, en haut, en haut...          

Je la sens venir, portant toujours plus à l'extase, et avant de tout oublier en raison de son inexprimable douceur, je me souviens de ma prière et offrande du 15 août et je supplie : « Pas à moi ! Pas à moi ! À eux. Pour qu'ils t'aiment ». La volonté de renoncer à mes joies mystiques, pourvu qu'ils voient et comprennent, est toujours en moi.

Mais, avec une douceur encore plus forte dans la douceur déjà sans mesure de l'océan de lumière et de feu qui me domine en s'abaissant des cieux, l'inexprimable voix du Dieu un et trine me dit : « Non. C'est en vain que tu me repousses pour un sacrifice d'amour. Je te veux. Je veux me donner à toi. Je cherche du réconfort pour moi-même. Je cherche un cœur qui m'aime. Je ne veux pas de science, mais de l'amour. Je ne veux pas discuter, mais posséder. Je ne veux pas réprimander, mais aimer. Je te veux. Rassasie-moi. Console-moi. Aime-moi. Je me déverse là où je trouve quelqu'un qui me comprend dans mon désir infini de me communiquer. Écris et puis viens... »      

Et il ne reste plus qu'à s'abandonner... et s'entendre dire : « Tu dois aimer aussi pour eux. Je veux être rassasié par toi de l'amour qu'eux ne savent pas me donner comme je le veux. Je veux complètement te pénétrer de moi pour que tu parviennes à les aimer comme j'ai moi-même aimé mes bourreaux: démesurément. Car lorsqu'on aime à la perfection, on aime de façon démesurée les plus malheureux, ceux qui sont notre douleur. Sans cet amour venant de nous, ils se perdraient. »  

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263> Je m'enivre et je brûle comme il n'est pas permis de le décrire, j'aime Dieu, et en Dieu toute la création, avec les habitants du ciel, avec ceux qui vivent sur la terre, ceux qui souffrent au purgatoire, avec tous, tous et... oh! ceux-là ne le croiraient pas même si je le leur disais ! Je les aime comme une mère peut aimer des enfants malades et qui, s'ils ne sont pas soignés avec un maximum d'amour, peuvent périr; ils souffrent parce qu'ils sont malades, même s'ils croient ne pas l'être, inconscients mêmes de leur souffrance.    

Seigneur, pas si violemment, si je dois te servir !... Tu connais ma totale faiblesse ! ...         

Mais quand je redeviens la pauvre créature que je suis, avec une pacifique douceur en souvenir de l'ouragan d'amour qui m'a prise, je sens que Dieu n'a pas accueilli ma prière. Mon cœur a résisté seulement par sa volonté, mais il palpite maintenant en étant fatigué comme un oiseau qui est monté trop haut et qui a chanté trop fort.

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Mais si mon Seigneur s'est consolé, si ma nullité a pu servir au Tout, l'amour est vif et la souffrance du cœur fatigué bien douce... Mourir, même par violence d'amour ! À quoi sert de vivre et à quoi sert de mourir ? Cela sert seulement à contenter Dieu.

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[1] 1 Rois 19, 12-13.

[2] Aboulique = sans volonté.

[3] Apocalypse 3, 16.

[4] À cette date (fin 1946), la vie de Jésus (L’Évangile tel qu’il m’a été révélé) est largement avancée. Elle rencontre les premières incrédulités. Les feuillets ont été présentés au Supérieur général de l’ordre des Servites. Il a demandé au Père Roschini, membre du Saint-Office, de les examiner. Le 27 août 1947, il remet ses conclusions sur la partie examinée : « 1 – qu'il soit dit clairement qu'on ne doit accorder qu'une foi humaine à ce qui y est dit et que la reconstitution en est humaine. 2 – qu'il soit supprimé tout ce qui, de manière explicite ou équivalente, fait référence à une origine divine de l'œuvre, origine qu'on ne constate pas, de même qu'il n'y a pas d'éléments qui militent contre cela. 3 – qu'il soit procédé à toutes les corrections indiquées, suggérées par la prudence, etc. ». On sait que plus tard, ce même Père Roschini deviendra un grand défenseur de l’œuvre de Maria Valtorta. En ce qui concerne les leçons secrètes, il est probable qu’elles sont disséminées dans d’autres endroits de l’œuvre et donc accessibles qu’à ceux qui croient en cette œuvre au point d’en faire la lecture complète.