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L'œuvre de Maria Valtorta
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Texte original


Condamnation de ceux qui tuent l’esprit.


 








205> Jésus dit :       

"Perdre la vie, malheur suprême pour celui qui vit dans la chair et le sang, n’est pas une perte, mais un gain pour celui qui vit de Foi et d’esprit. C’est pourquoi j’ai dit : "Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer votre corps
[1]".      

 Je suis auprès des innocents, tués par quelque cruauté humaine; je suis auprès des martyrs comme auprès des soldats; je suis auprès de ceux qu’opprime un joug familial qui va jusqu’au crime, comme je suis auprès de ceux qu’on a supprimés par des moyens maudits par moi
[2] dans des guerres sacrilèges et féroces.    

206>  Je dis : sacrilèges. Et que pourrais-je dire d’autre ? N’est-il pas contraire à ma Loi d’agir avec violence, usant et abusant de la force pour des raisons d’orgueil humain dont le fruit est la destruction des vies et des consciences[3] ? Y a-t-il un temple plus grand que le cœur humain que j’ai créé et où je devrais habiter ? Mais le Dieu de la paix peut-il jamais habiter là où résident des pensées de guerre ? Habiter là où, sous l’égide de la guerre, les humains se permettent de coupables licences ? Habiter là où, sous la rafale de la guerre, la foi, meurt et l’incroyance lui succède, l’espérance meurt et le désespoir lui succède, la charité meurt et la barbarie lui succède, la prière meurt et le blasphème lui succède ? Ces choses ne constituent-elles pas la désacralisation d’un cœur ? Et celui qui désacralise ne commet-il pas un sacrilège ?           

C’est pourquoi j’ai dit : "Ne craignez pas celui qui tue le corps et ne peut rien faire de plus". Je console ceux qui sont injustement tués à l’heure de l’épreuve, et cela garantit qu’après cette heure-là vient la Lumière qui béatifie.     

 Mais je vous dis : "Craignez celui qui, après vous avoir tué, peut vous jeter dans la géhenne". Tué comment ? Tué quoi ? Votre âme et votre esprit. L’âme qui est l’écrin, l’arche sainte, le ciboire qui contient l’esprit, lequel est la pierre précieuse que la main de Dieu prend dans les trésors infinis de son moi pour la mettre dans sa créature, signe indéniable de l’origine de mes enfants.       

L’esprit est à l’intérieur de vos chairs comme le sang dans vos veines. Et comme le sang apporte la vie à la chair pour qu’elle vive ses jours terrestres, ainsi l’esprit apporte la vie à l’âme pour qu’elle vive les jours sans fin.      

La perte incommensurable est donc celle de l’esprit et non celle d’un peu de chair. Il n’y a pas de crime plus grand et qui soit davantage condamné par Dieu que celui de tuer un esprit en le privant de la grâce qui en fait l’enfant de Dieu.      

 Comme un enfant dans le sein de sa mère grandit et se forme, parvenant à l’âge parfait de sa vie intra-utérine, puisant sa nourriture des organes qui le maintiennent en contact avec les organes d’alimentation de la mère, ainsi celui qui sait vivre la vie de l’esprit et conserver l’esprit est comme un enfant dans mon sein : il grandit et parvient à l’âge parfait de sa vie intra-Moi, puisant en moi nourriture et force.          

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207> N’est-ce pas une source de joie et de sécurité pour toi de penser que tu vis de moi, en moi, pour moi, avec moi ?    

 Celui qui laisse l’Ennemi tuer son esprit se rend complice du même crime. Il tient ouvert de ses propres mains le sac dans lequel le maudit enferme votre âme, la privant d’abord de la Lumière, puis de la vie, la faisant sombrer dans son gouffre infernal dont on ne sort pas et sur lequel pèse la malédiction éternelle de Dieu. Comment pourrais-je, moi qui dis : ‘Tu ne tueras point’ et qui condamne le meurtre de la chair, ne pas prononcer une condamnation sur celui qui tue l’esprit ?

Sur quiconque. C’est certain. Car vous avez une volonté et, si vous ne le voulez pas, l’Ennemi ne le peut pas. C’est donc vous qui tuez votre esprit. Et sur celui qui tue son esprit, en vérité, en vérité, je vous dis que ma voix de Père renié par son enfant, de Roi dépossédé par son sujet, tonnera avec une juste et terrible colère pour prononcer la condamnation.

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Tu peux donc être sûre, dans ta souffrance, qu’à travers la chair qui meurt, ton esprit grandit toujours plus : il se nourrit de la mort de ton corps en tant que victime de l’amour. Qu’il sera beau ce jour où, brisant l’argile de son vase terrestre, ton esprit s’épanouira, libre et fort pour la joie éternelle de ton Jésus, au Ciel.”          

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Fiche mise à jour le 22/04/2015

 



[1] Matthieu 10, 28 et Luc 12, 4-5.

[2] Quels sont ces moyens maudits par Dieu ?

[3] Jésus semble dénoncer ici, plus particulièrement, les idéologies totalitaires qui règnent en maître à l’époque de la catéchèse : le nazisme, déjà dénoncé par le pape dans l’encyclique Mit Brennender Sorge du 14 mars 1937, exceptionnellement écrite en allemand ; et le marxisme, dénoncé dans l’encyclique Divini Redemptoris du 19 mars 1937. Idéologies qui ravagèrent par la violence l’Europe pendant des décennies et firent des dizaines de millions de morts.