"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

© Centro Editoriale Valtortiano





aucun accent

Se repérer

Consulter la Bible en ligne

Aller sur le forum

Qui sommes-nous

 7.475. - Abele di Betlem di Galilea chiede il perdono per i suoi nemici.

 4.473. - Going towards Sephoris.

 Contient un passage faisant référence à : Matthieu 5,48


Mercredi 5 septembre 29 (8 Tisri)

Vers Sephoris


Carte de l'itinéraire de Giscala à Mageddo


Vers l'index des thématiques

 Dans les choses de Dieu, je n'admets que l'aide de Dieu

 Plus excusable est un excès de scrupule religieux, pour une bonne fin, que de passer sans souci sur tout pour atteindre un but humain

 Israël ne peut périr, car il est resté dans sa religion.

 Guérisons obtenues par Abel des lépreux homicides


- L'ingratitude humaine 91

- Discussion entre Pierre et Judas 92

- Jésus rend un jugement sur Pierre 93

- Les pèlerins de la fête des Tabernacles 93

- [Commentaire de MV : Le judaïsme d'aujourd'hui] 93

- L'histoire des persécuteurs devenus lépreux 94

- Abel plaide en leur faveur 96

- Jésus accepte d'aller les voir 96

Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 7

 

7.170.
En allant vers Sephoris


 

91> "Levez-vous et partons" commande Jésus aux siens qui dorment lourdement sur du foin, plutôt des joncs que du foin, entassés sur un champ près d'un ruisseau qui attend les pluies d'automne pour remplir d'eau son lit.

Les apôtres obéissent sans parler, encore à moitié endormis. Ils ramassent les sacs, mettent leurs manteaux dont ils s'étaient servis comme couvertures pendant la nuit, et se mettent en route avec Jésus.

"Nous allons par le Carmel ?" demande Jacques d'Alphée.

"Non, par Sephoris. Et ensuite nous prendrons la route pour Mageddo. Nous avons à peine le temps... [1]" répond Jésus.

"Oui. Et les nuits se font trop humides et trop fraîches pour dormir dans les champs, quand pour quelque raison une maison ne nous accueille pas" observe Mathieu.

"Les hommes ! Mais comme ils oublient facilement ! Seigneur ? Mais en sera-t-il toujours ainsi ?" demande André.

"Toujours."

"Et alors ! S'il en est ainsi avec Toi, quand ce sera nous qui agirons, dès qu'on aura tourné le dos, tout sera effacé" dit Thomas découragé.

92> "Moi, je dis pourtant qu'il y a ici quelqu'un qui fait oublier. Car les hommes, oui, oublient facilement. Mais ils n'oublient pas toujours. Je vois que parmi nous, parmi nous hommes, nous nous souvenons des choses que nous avons eues et données. Pour Toi, par contre... Non. Ce sont toujours les mêmes qui travaillent à effacer le souvenir de Toi" dit Pierre.

"Ne juge pas sans avoir une base certaine" dit Jésus.

"Maître, c'est que la base, je l'ai !"

"Tu l'as ? Qu'as-tu découvert ?" demande l'Iscariote très intéressé, et avec Lui d'autres demandent également. Mais l'intérêt de Judas est le plus vif, je dirais inquiet.

Pierre, qui regardait Jésus, se tourne et regarde l'Iscariote... un regard attentif, éveillé, soupçonneux, et il se tait, en le regardant, pendant un moment. Puis il dît : "Oh ! rien... et tout, si cela ne t'ennuie pas de le savoir. Au point, si j'étais un homme à employer tous les moyens pour réussir, au point de courir dénoncer beaucoup de choses à ceux qui nous gouvernent, et je suis sûr que quelqu'un aurait des ennuis. Mais je préfère ne pas réussir plutôt que d'avoir de l'aide de ce côté.  Dans les choses de Dieu, je n'admets que l'aide de Dieu, et il me semblerait apporter la profanation dans les choses de Dieu, à employer... leur... aide pour écraser les reptiles. Eux aussi sont des reptiles... et... je ne m'y fierais pas... Capables d'écraser en même temps ceux qui sont dénoncés et les dénonciateurs... Ainsi... j'agis par moi-même. Voilà !"

"Mais tu ne t'aperçois pas que. tu offenses le Maître ?"

"Moi? Pourquoi ?"

"Parce que Lui les fréquente."

"Lui, c'est Lui. et s'il les fréquente, ce n'est pas par intérêt mais pour les amener à Dieu. Lui peut le faire... et il le fait. Mais il ne court pas après eux... Tu vois que... c'est à eux de venir à Lui pour entendre le "philosophe", comme ils disent. Mais maintenant ils ne le désirent plus autant, me semble-t-il. Et moi, je ne pleure pas."

"Tu paraissais content toi aussi à Pâque !"

"Il semblait. L'homme est souvent un sot. Mais il ne semble plus, et cela n'est plus. Et j'ai raison."

"Comme créature qui ne mélange pas l'intérêt humain aux choses spirituelles, tu as raison, Simon" dit Jésus. "Mais comme apôtre qui se réjouit que d'autres s'éloignent de la Lumière, non. Tu n'as pas raison. Si tu réfléchissais que toute âme gagnée à la Lumière est une gloire pour ton Maître, tu ne parlerais pas ainsi."

Judas Iscariote regarde Pierre avec un sourire sarcastique.

93> Pierre le voit... mais il se domine et ne dit rien.

Jésus le voit aussi, et s'adressant à Pierre, mais comme s'il parlait pour tous, il dit :  "Sachez pourtant que plus excusable est un excès de scrupule religieux, pour une bonne fin, que de passer sans souci sur tout pour atteindre un but humain. Je vous l'ai dit plusieurs fois : c'est la volonté bonne ou mauvaise qui donne du poids à l'action. Et dans ce cas, c'est une volonté bonne, même si elle est imparfaite dans sa forme, de s'opposer à amener l'humain dans le surhumain, et ce que l'on considère comme immonde auprès de Dieu. Son intransigeance n'est pas juste parce que je suis venu pour tout le monde. Mais il est très voisin de la perfection son jugement que, dans les choses de Dieu, on ne doit recourir qu'à son aide surnaturelle, sans mendier une aide humaine intéressée ou utilitaire." Et avec cette appréciation équitable, Jésus met fin à la discussion.

Ils ont passé à pied sec un autre lit de ruisseau brûlé par l'été et rejoint la route principale qui va de Sicaminon vers la Samarie. Je crois, si j'ai bon souvenir, que c'est un endroit que j'ai vu une autre fois. La route est très fréquentée à cause de la proximité de la fête et elle a déjà pris l'aspect caractéristique des routes palestiniennes aux époques des pèlerinages obligatoires au Temple. Voyageurs, ânes, chars qui portent des personnes, avec des tentes, du mobilier pour les haltes entre les étapes, et dans Jérusalem elle-même, toujours envahie lors des solennités, au point de conseiller de camper sur les collines qui l'entourent, pourvu que la saison le permette. Puis, dans cette fête des Tabernacles, elle est encore plus sensible cette émigration de familles entières, non pas que les pèlerins soient plus nombreux que pour la Pâque ou la Pentecôte, mais parce que, devant vivre sous des cabanes pendant plusieurs jours, ils ont le mobilier que dans les autres solennités tous évitent de traîner derrière eux. C'est vraiment l'exode d'un peuple qui se déverse de toutes les routes vers la capitale, comme le sang afflue au cœur par toutes les veines.


 Pour comprendre même maintenant la religion obstinée d'Israël, si tenace, si unie - c'est pourquoi les coreligionnaires s'aident entre eux, en quelque endroit qu'ils se trouvent poussés par le sort et, quelle que soit la nation où ils sont nés, et cela n'est pas un obstacle, car un autre juif d'une autre nation se sent toujours frère et compatriote du coreligionnaire qu'il rencontre - il faut se souvenir qu'eux, dispersés. persécutés, méprisés, apparemment sans une vraie Patrie, ne se sentent rien de tout cela. Ils ont leur Patrie, celle que leur Jéhovah leur a donnée. Ils ont leur capitale : Jérusalem, et c'est là, de toutes les parties du monde, que converge le meilleur de leur être : 94> leur esprit, leur cœur. Ils ont péché ? Dieu les a punis ? Les prophéties se sont réalisées ? Oui. c'est vrai. Mais il reste celle-là, lumineuse, cause pour eux d'une lumineuse espérance, de la reconstruction du royaume d'Israël... de ce Messie qui doit venir... Et dans la douleur qui craint d'avoir démérité de Dieu, et dans une perpétuelle question : "Mais Jésus de Nazareth était-il le vrai Messie ?", ils cherchent à se reconstituer en Nation, pour l'avoir, ce Messie, Ils cherchent à conserver cette foi tenace à leur religion pour mériter le pardon de Dieu et voir s'accomplir la promesse.

Je suis une pauvre femme, et je ne connais rien aux problèmes politiques, je ne me suis jamais intéressée aux hébreux d'aujourd'hui et à leurs malheurs. Quelquefois même, j'ai ri d'eux de ce qu'ils attendent encore Celui qui est venu et qu'ils ont crucifié, il me semblait qu'ils versaient peut-être des larmes de crocodiles, leur conduite ne m'a pas semblé et ne me semble pas telle qu'elle puisse mériter ce qu'ils espèrent de Dieu, non pas le Christ qui désormais ne viendra qu'au Dernier Jour, mais pas non plus le rassemblement de la race hébraïque dispersée dans une Nation indépendante. Mais pourtant, maintenant que je vois, spirituellement, les pères des hébreux actuels, je comprends leur drame séculaire et leur ténacité, la source de cette ténacité qu'ils gardent toujours. C'est encore le Peuple de Dieu qui. par la volonté de Dieu, converge vers la Terre promise aux Pères, aux Patriarches, le peuple qui depuis des centaines de siècles accomplit le rite mosaïque, en pensant à Jérusalem, à son Temple qui resplendit sur le Moriah. Ils ne peuvent y aller ? Si. Mais ils s'y rendent en esprit.

Les baïonnettes, les canons, les prisons servent contre l'homme, pas contre l'esprit. Israël ne peut périr, car il est resté dans sa religion. Théorique, pharisaïque, rituelle, privée de ce qui est la vraie vie d'une religion : la correspondance de l'esprit au rite matériel ? Tout ce que vous voulez. Mais autour de ce corps émietté qui fut une Nation, et qui est maintenant une infinité de fragments épars sur toute la Terre, il reste pour les garder unis un ensemble d'idées, de rites, de préceptes séculaires, venus des prophètes et des rabbis et, comme un phare visible de toutes les parties du monde, un lieu resplendit: Jérusalem, et son nom est comme un appel au rassemblement, il est comme un étendard déployé pour le rappel, le souvenir, la promesse. Non. Ce peuple ne peut être réduit au silence par aucune force humaine.

Il y a en lui une force plus qu'humaine. Tout cela se comprend quand on observe ce peuple qui s'en va par des chemins impossibles, dans des saisons pénibles, insoucieux de tout ce qui est peine, joyeux de la joie d'aller à la Cité Sainte. Tout cela se comprend quand on les voit aller, les riches avec les pauvres, les enfants avec les vieux, de la Palestine ou de la Diaspora, vers leur cœur : Jérusalem. Tout cela se comprend quand on les entend chanter leurs cantiques... Et, je l'avoue, moi je voudrais que nous, les chrétiens et les catholiques, nous soyons comme eux. que nous ayons pour le cœur du Catholicisme, Rome, l'Église, et pour celui qui y vit : le Pierre d'aujourd'hui, les sentiments de ceux que je vois aller, aller, aller; je voudrais que nous ayons ce qu'ils ont eux, en plus de notre Foi parfaite parce que chrétienne.

On me dira : "Ils sont pleins de défauts." Et nous ? En sommes-nous exempts? Exempts, nous fortifiés par la Grâce et les Sacrements ? Nous qui devrions être "parfaits comme le Père qui est dans les Cieux ?" [2]

J'ai fait une digression. Maïs, en suivant la marche des apôtres confondus avec les foules d'Israël, ma pensée travaillait...


Et elle travaille jusqu'au moment où, à un croisement de routes, un groupe de disciples aperçoit le Maître et se serre autour de Lui. Parmi eux se trouve Abel de Bethléem, qui se jette tout de suite aux pieds de Jésus en disant : 95> "Maître, j'ai tant prié le Très-Haut pour qu'il me fît te rencontrer. Je ne l'espérais plus. Mais Il m'a exaucé. Toi, maintenant, exauce ton disciple."

"Que veux-tu, Abel ? Viens là, au bord du champ. Ici, il y a trop de gens, et nous dérangeons."

Ils se rendent en masse à l'endroit que Jésus indique et là Abel dit ce qu'il veut.

"Maître, tu m'as sauvé de la mort et de la calomnie et tu as fait de moi un de tes disciples. Tu m'aimes donc beaucoup ?"

"Peux-tu le demander ?"

"Je le demande pour être certain que tu exauces ma prière. Quand tu m'as sauvé, tu as infligé à mes ennemis un horrible châtiment [3]. Tu l'as infligé, il est certainement juste. Mais, oh ! Seigneur ! il est bien horrible ! J'ai cherché ces trois. Chaque fois que je venais chez ma mère, je les cherchais, sur les montagnes, dans les cavernes, dans ma ville. Et je ne les trouvais jamais."

"Pourquoi les as-tu cherchés ?"

"Pour leur parler de Toi, Seigneur. Pour que, croyant en Toi, ils t'invoquent et obtiennent le pardon et la guérison. C'est seulement pendant l'été que je les ai trouvés, et pas ensemble. L'un d'eux, celui qui me haïssait à cause de ma mère, s'est séparé des autres qui sont allés plus haut, vers les monts plus élevés de Jiphtaël. Ils m'ont dit où il est... Et de ceux-ci j'ai eu la trace par des bergers de Bethléem [4] qui t'ont donné l'hospitalité ce soir-là. Les bergers, avec leurs troupeaux, vont de tous côtés, et ils savent tant de choses. Ils savaient que c'était à la montagne de la Belle Source que se trouvaient les deux lépreux que je cherchais. J'y suis allé. Oh !..." L'horreur se peint sur le visage du jeune homme, encore tout jeune.

"Continue."

"Ils m'ont reconnu. Moi, je ne pouvais reconnaître mes concitoyens en ces deux monstres… Ils m'ont appelé... et ils m'ont prié, comme si j'étais un dieu... Le serviteur surtout m'a fait pitié [5], à cause de son pur repentir. Il ne veut que ton pardon. Seigneur... Aser veut aussi la guérison. Il a une vieille mère, Seigneur, une vieille mère qui meurt de chagrin dans la ville..."

"Et l'autre ? Pourquoi s'est-il séparé ?"

"Parce que c'est un démon. Principal coupable, déjà adultère quand il est devenu homicide, il a poussé Aser, corrompu le serviteur de Joël, qui est un peu sot et facilement influençable, il continue à être un démon. De sa bouche sort la haine et le blasphème, de son cœur la haine et la cruauté. Je l'ai vu lui aussi... Je voulais le rendre bon. 96> Il s'est rué sur moi comme un vautour et ce n'est qu'à ma fuite, rapide et résistante pour moi parce que je suis jeune et sain, que j'ai dû mon salut. Mais je ne désespère pas de le sauver. Je retournerai... Une fois, deux fois, autant qu'il faudra avec des secours, avec amour. Je me ferai aimer. Lui croit que je vais pour me moquer de son malheur. Moi, j'y vais pour le réédifier. S'il peut arriver à m'aimer, il n'écoutera; s'il m'écoute, il finira par croire en Toi. C'est ce que je veux. Les autres, oh ! cela a été facile car par eux-mêmes ils ont médité et compris. Et le serviteur est devenu le simple maître de l'autre parce qu'il a tant de foi, un si grand désir de pardon. Viens, Seigneur ! Je leur ai promis de te conduire à eux quand je t'aurais rencontré."

"Abel, leur crime était grand : plusieurs crimes en un. Bien court est le temps qu'ils ont expié..."

"Grand a été leur tourment et leur repentir. Viens."

"Abel, eux te voulaient mort."

"N'importe, Seigneur. Je veux pour eux la vie."

"Quelle vie ?"

"Celle que tu donnes, celle de l'esprit, le pardon, La rédemption."

"Abel. c'étaient tes Caïns et ils t'ont haï comme on ne le peut davantage. Ils voulaient t'enlever tout : la vie, l'honneur et ta mère..."

"Ils ont été mes bienfaiteurs, puisque c'est grâce à eux que je t'ai eu, Toi. Moi, je les aime pour ce don qu'ils m'ont fait, et je te demande qu'ils soient où moi je suis : à ta suite. Je veux leur salut comme le mien, plus que le mien, car plus grand est leur péché."

"Quelle offrande ferais-tu à Dieu en échange de leur salut, s'il te le demandait ?"

Abel réfléchit un moment... puis il dit avec assurance : "Même moi-même, ma vie. Je perdrais une poignée de boue, pour posséder le Ciel. Une perte heureuse. Un profit grand, infini : Dieu, le Ciel. Et deux pécheurs sauvés : les premiers-nés du troupeau que j'espère te conduire et t'offrir, ô Seigneur."

 Jésus fait un geste qu'il ne fait jamais ainsi en public. Il se penche car il est beaucoup plus grand qu'Abel et, prenant la tète d'Abel dans ses mains, il dépose un baiser sur la bouche en disant : "Qu'il en soit ainsi", je crois du moins que c'est ce que signifie son "Maranata". Et il ajoute : "Pour tes sentiments, qu'il te soit fait selon ce que demandent tes paroles. Viens avec Moi, tu me conduiras. Jean, viens avec Moi. Et vous, allez en avant, par la route de Mageddo à Engannim. Vous m'attendrez là, si vous ne m'avez pas encore rencontré."

97> "Et nous prêcherons Toi et ta doctrine" dit l'Iscariote.

"Non. Vous m'attendrez, simplement, en vous comportant comme de justes et humbles pèlerins et rien de plus. En étant entre vous comme des frères. Et vous passerez, en allant, chez les paysans de Giocana pour leur donner ce que vous avez, et leur dire que le Maître, s'il le peut, passera par Jezraël à l'aurore d'après-demain. Allez. La paix soit avec vous."

 



[1] Ils doivent être dans une semaine à Jérusalem pour la fête des Tentes.

[2] Matthieu 5,48

[3] Aser, Jacob et le serviteur de Joël montent un complot pour tuer Abel, le fils de Myrta. Jésus le sauve et frappe les trois coupables d’une lèpre immédiate. Cf. 4.111

[4] Les bergers de Bethléem de Galilée évangélisés par Isaac. Cf. 4.111

[5] Le serviteur de Joël l’homme traîtreusement assassiné.