"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\italiano.gif 6.390 - La fede di Abramo d'Engaddi e la parabola del serre di palma.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\English.gif 3.389 - Preaching and Miracles at Engedi.

 4.390 - La fe de Abraham de Engadí y la parábola de la semilla de palma.

 7.437 - Predigt und Wunder in Engedi.


Vendredi 13 avril 29
(13 Nissan 3789)
Engaddi.
Début du shabbat


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   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Description d'Engaddi.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Celui qui possède la foi possède le chemin de la Vie. Celui qui sait croire n'erre pas.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\BaliseBleue.gif Guérison de Colombe, la femme d'Abraham le chef de la synagogue.


 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Resume.gif

- Maisons, eaux, palmiers et rues propres .................. 25

- Rencontres et invitations à venir à la grande place 27

- La foi et les malheurs du chef de synagogue ............... 28

- Abraham raconte le passage des Rois Mages ............ 30

- Discours : la semence du palmier et la foi grandissante......................................... 31

- Colombe, la femme d'Abraham est guérie .. 32

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 6


Tome 6, chapitre 80.

390.
Prédication et miracles à Engaddi.


 

Vision du jeudi 21 février 1946

25> Jésus, vers le crépuscule, un crépuscule de feu qui rougit les maisons toutes blanches d'Engaddi et donne à la Mer Morte des reflets de nacre noire, se dirige vers la place principale. Il a avec Lui le jeune homme qui l'a logé et qui le guide à travers les méandres de la ville, à l'architecture vraiment orientale. 

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Le soleil doit être très fort dans ces lieux ainsi ouverts en face de la lourde surface de la Mer Salée. J'ai l'impression qu'aux mois d'été il doit en sortir des souffles brûlants, isolés comme ils le sont au milieu du désert aride que le soleil doit battre sans pitié en rendant brûlant le terrain. Pour s'en défendre les habitants d'Engaddi ont construit des rues étroites qui paraissent l'être encore plus à cause des gouttières et des corniches des maisons qui s'avancent largement, de sorte qu'en levant les yeux on ne voit qu'une bande étroite du ciel, d'un azur violent, qui apparaît là-haut.           

Les maisons sont hautes, presque toutes à deux étages, surmontées d'une terrasse sur laquelle, malgré la hauteur, grimpent et s'étendent des vignes pour faire de l'ombre et donner le plaisir des grappes qui, une fois mûries sous le soleil souverain, dans la réverbération des murs et du sol de la terrasse, doivent être douces comme le raisin sec de Damas.        

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26> Et les vignes rivalisent pour donner le plaisir aux hommes et aux oiseaux très nombreux qui. des passereaux aux pigeons, font leurs nids à Engaddi, avec les palmiers élevés, poussés un peu partout, et avec les opulents arbres à fruits qui s'élèvent dans les cours, dans les jardins resserrés entre les maisons et se penchent au-dessus des ruelles et retombent des murs blanchis avec leurs branches chargées de fruits qui mûrissent au joyeux soleil, et dépassent les archivoltes très nombreuses qui en certains endroits forment de véritables galeries interrompues çà et là par les exigences architectoniques, et montent vers le ciel bleu, si uni, d'une couleur si moelleuse qu'il donne l'impression que, s'il était possible de le toucher, on toucherait un lourd velours ou un cuir lisse peint et teint par un sage artiste avec cette teinte parfaite plus chargée qu'une turquoise, moins qu'un saphir, très belle, inoubliable.          

Et les eaux... Que de sources et de fontaines doivent jaillir dans
les cours et les jardins des maisons parmi la verdure de mille plantes ! En passant dans les ruelles encore désertes, car les habitants sont encore au travail ou dans leurs maisons, on entend l'eau qui coule, qui clapote, qui bruit, comme autant de notes d'une harpe pincée par un artiste caché. Et pour en augmenter le charme, les archivoltes, les détours continuels des rues recueillent ces bruits des eaux, les amplifient, augmentent leur nombre par l'effet des échos pour en faire tout un arpège.

Et des palmiers, des palmiers, des palmiers ! Sur la moindre
petite place large comme une pièce d'habitation, voilà les fûts, minces, très élevés qui montent vers le ciel avec à peine là-haut un mouvement de balancement dans les feuilles qui bruissent serrées comme un panache en haut du fût. L'ombre, qui en plein midi tombe à pic sur la place minuscule et la couvre toute entière, se reflète maintenant d'une manière bizarre sur les murets des terrasses plus hautes.          

Pourtant la ville est propre si on la compare aux villes de Palestine. Peut-être le fait que les maisons soient serrées les unes contre les autres, qu'elles aient toutes des cours et des jardins cultivés, a contribué à enseigner aux habitants à ne pas jeter toutes les immondices dans les rues, à les recueillir, au contraire, avec les ordures des animaux pour en faire des tas de fumier destinés aux arbres et aux plates-bandes ou bien... par rare souci d'ordre.

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27> Les ruelles sont propres, asséchées par le soleil, et on n'y trouve pas les peu gracieux tas de légumes jetés au rebut, les sandales éculées, les chiffons sales, les excréments et autres choses désagréables que l'on voit dans Jérusalem elle-même, dans les rues à peine périphériques.          

Voici le premier cultivateur qui revient du travail sur un âne
gris. Pour le défendre contre les mouches, l'homme a caparaçonné complètement avec des branches de jasmin son âne qui s'en va au petit trot en secouant ses oreilles et ses grelots sous la couverture ondulante des branches parfumées. L'homme regarde et salue. Le jeune homme lui dit : "Viens à la grande place. Tu entendras le Rabbi qui est chez moi."         

Voilà un troupeau de brebis qui envahit la rue, s'y engageant en
venant d'une petite place au fond de laquelle on aperçoit la campagne. Elles marchent étroitement serrées l'une contre l'autre, mettant leurs sabots là où les a mis celle qui les précède, la tête penchée comme si leur tête était trop lourde pour leur cou trop grêle sur leur corps obèse. Elles trottinent de leur pas bizarre et leur corps trop gras semble un baluchon fixé sur quatre piquets... Jésus, Jean et Pierre imitent l'homme qui est avec eux et s'adossent au mur chaud d'une maison pour les laisser passer. Un homme et un enfant suivent le troupeau. Ils regardent et saluent. Le jeune homme dit : "Renfermez les brebis et venez à la grande place avec vos parents. Le Rabbi de Galilée est parmi nous. Il va nous parler."      

Voici la première femme qui sort, entourée d'une nichée d'enfants, et qui va je ne sais où. Le jeune homme lui dit : "Viens avec
Jean et les enfants écouter le Rabbi que l'on nomme Messie."       

Les maisons s'ouvrent peu à peu dans le soir qui vient et laissent
entrevoir les fonds verts des jardins, ou ceux paisibles des courettes où les pigeons font leur dernier repas. Le jeune homme passe la tête par chacune des portes ouvertes et il dit : "Venez entendre le Rabbi, le Seigneur."

Ils débouchent enfin dans une rue droite, l'unique rue droite de cette ville qui n'a pas été construite comme on l'a voulu, mais comme l'ont voulu les palmiers ou les puissants pistachiers certainement centenaires et respectés comme des notables par les habitants qui leur doivent de ne pas mourir d'insolation. Voici, au fond, une place où font office de colonne les fûts de nombreux palmiers. On dirait une de ces salles hypostyles des temples ou des palais très anciens, faites d'un vaste espace rempli de colonnes placées à des distances régulières pour faire une forêt de pierre soutenant le plafond.        

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28> Ici les palmiers font office de colonnes et, serrés comme ils sont, forment avec les feuilles qui se rejoignent. un plafond émeraude sur la place blanche au milieu de laquelle se trouve une fontaine élevée, de forme carrée, remplie d’eaux cristallines qui jaillissent d'une colonnette au centre du bassin et retombent dans des vasques plus basses où peuvent s’abreuver les animaux. En ce moment les paisibles pigeons domestiques l’ont prise d'assaut et ils boivent ou dansent un menuet avec leurs pattes roses sur le bord le plus haut, ou bien ils éclaboussent leurs plumes en produisant des reflets dûs aux gouttes d'eau qui s’accrochent un moment aux barbes des plumes.           

Il y a du monde et il y a les huit apôtres qui étaient allés çà et là en quête de logement et chacun a rassemblé ses fidèles désireux d'entendre celui que l'apôtre a indiqué comme le Messie promis. Les apôtres se hâtent d'accourir de tous côtés vers le Maître, comme autant de comètes qui traînent à leur suite les petits groupes de leurs conquêtes.     

Jésus lève la main pour bénir les disciples et les gens d’Engaddi.    

Jude d'Alphée parle au nom de tous : "Voici, Maître et Seigneur. Nous avons fait ce que tu as dit et eux savent qu'aujourd’hui la Grâce de Dieu est parmi eux. Mais ils veulent aussi la Parole. Plusieurs te connaissent par ouï-dire, certains pour t'avoir rencontré à Jérusalem. Tous, les femmes en particulier, désirent te connaître et en premier lieu le chef de la synagogue. Le voici. Avance, Abraham."      

L’homme. vraiment très âgé, s'avance. Il est ému. Il voudrait parler, parler, mais dans son émotion il ne trouve plus un mot de ce qu'il avait préparé. Il se penche pour s'agenouiller en s'appuyant sur son bâton, mais Jésus l'en empêche et commence par l’embrasser en disant : "Paix au vieux et juste serviteur de Dieu !" et l’autre, de plus en plus ému, ne sait que répondre: "Louange à Dieu ! Mes yeux ont vu le Promis ! Et que puis-je demander de plus a Dieu ?" et, levant les bras dans une pose hiératique, il entonne le psaume de David (34)
[1] : "J'ai attendu anxieusement le Seigneur, et Lui s’est tourné vers moi". 

Mais il ne le dit pas tout. Il dit les passages qui se rapportent davantage à l'événement : "Il a entendu mon cri et Il m’a tiré de l'abîme de la misère et de la boue du marécage...  

Il a mis sur mes lèvres un cantique nouveau.

Bienheureux l'homme qui a mis son espoir dans le Seigneur.            

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29> Tu as fait beaucoup de choses merveilleuses, ô Seigneur mon Dieu, et il n'est personne qui t'égale dans tes desseins. Je voudrais les énumérer, en parler, mais leur multitude dépasse toute énumération.           

Tu n'as pas voulu de sacrifice, ni d'oblation, mais Tu as ouvert
mes oreilles... (il est de plus en plus ému).           

Il est dit que je dois faire ta volonté... Ta Loi est dans mon
cœur.     

J'ai annoncé ta justice à la grande assemblée. Voici : je n'ai pas
gardé mes lèvres closes, Tu le sais, ô Seigneur.          

Je n'ai pas tenu ta justice cachée au dedans de moi, j'ai proclamé
ta vérité et le salut qui vient de Toi...           

Mais Toi, ô Seigneur, n'éloigne pas de moi ta compassion...            

Des malheurs sans nombre sont tombés sur moi... (et il pleure
vraiment, en disant les paroles d'une voix que les larmes rendent encore plus vieille et plus tremblante).      

Je suis mendiant et besogneux, mais le Seigneur a soin de moi.
Tu es mon aide, mon protecteur, ô mon Dieu, ne tarde pas!..."      

Voilà le psaume, mon Seigneur, et j'ajoute de mon côté : "Dis-moi: 'Viens' et je te dirai ce que dit le psaume : 'Voilà, je viens!' ".          

Il se tait et pleure avec toute sa foi dans ses yeux brouillés par les
années.   

Les gens expliquent : "Il a perdu sa fille qui lui laisse des petits-enfants. Sa femme est devenue aveugle et idiote à cause des nombreuses souffrances, et l'on ne sait rien de leur unique garçon. Il est
disparu ainsi, du jour au lendemain..."   

Jésus pose sa main sur l'épaule du vieil homme et lui dit : "Les
souffrances des justes passent aussi rapidement que l'hirondelle en comparaison de la durée de la récompense éternelle. Mais nous allons rendre à ta Saraï[2] ses yeux d'autrefois et l'intelligence de sa jeunesse pour qu'elle réconforte ta vieillesse."          

"Elle s'appelle
Colombe"[3] avertit quelqu'un du peuple...       

"Pour lui elle est sa princesse. Mais écoutez la parabole que je vous propose."        

"Tu ne vas pas auparavant délivrer des ténèbres les yeux et
l'esprit de mon épouse pour qu'elle puisse goûter la Sagesse ?" demande anxieusement le vieux chef de la synagogue.

"Peux-tu croire que Dieu peut tout, et que d'un autre monde vient son pouvoir ?"      

"Oui, ô Seigneur. Je me rappelle un soir d'il y a plusieurs années.
Alors, j'étais heureux, mais je croyais, même dans la joie. Car c'est ainsi ! L'homme, quand il est heureux, peut même oublier Dieu.  

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30> Moi, je croyais en Dieu, même en ce temps joyeux où j'étais jeune et ma femme en bonne santé et mon Élise grandissait, une jeune fille belle comme un palmier, qui était déjà fiancée, et Elisée l'égalait en beauté et la surpassait en force comme il convient à un homme... J'étais allé avec l'enfant aux sources qui sont près des vignes qui sont la dot de Colombe, laissant ma femme et ma fille aux métiers sur lesquels se tissait le trousseau nuptial... Mais peut-être je t'ennuie ? Le malheureux songe, en se souvenant, à sa joie passée... mais cela n'intéresse pas les autres..."       

"Parle, parle !"          

 "J'étais allé avec l'enfant... Les sources... Si tu es venu par la
route à l'occident, tu sais où elles sont... Les sources étaient à la limite du lieu béni, et en regardant, on voyait au-delà le désert et la route blanche à cause des pierres romaines encore bien visibles alors dans les sables de Juda... Plus tard... fini aussi ce signe ! Et ce n'est rien qu'un signe se perde dans les sables ! Mais c'est mal que ce soit effacé le signe de Dieu, envoyé pour te désigner, dans les esprits d'Israël. Dans trop d'esprits ! Mon garçon me dit : "Père, regarde ! Une grande caravane, et des chevaux, et des chameaux, et des serviteurs et des seigneurs, en direction d'Engaddi. Ils viennent peut-être aux sources avant la tombée de la nuit..." Je levai les yeux des branches que je relevais et qui traînaient après la vendange abondante, et je vis... Les hommes venaient bien aux sources. Ils descendirent et me virent et ils me demandèrent s'ils pouvaient camper en cet endroit pour une nuit.    

"Engaddi a des maisons hospitalières, et elle est toute proche"
répondis-je.

"Non. Nous veillons pour être prêts à fuir, car
Hérode nous recherche. D'ici, les sentinelles verront toute la route et il sera facile d'échapper à ceux qui nous recherchent".          

"Quel péché avez-vous commis ?" demandai-je étonné et prêt à
leur indiquer les cavernes de nos montagnes, comme c'est pour nous une coutume sacrée à l'égard des persécutés. Et j'ajoutai : "Vous êtes étrangers et de lieux différents... Je ne sais pas comment vous avez pu pécher contre Hérode..."      

"Nous
avons adoré le Messie qui est né à Bethléem de Juda et vers lequel nous a guidé l'étoile du Seigneur. Hérode le cherche et donc il nous cherche pour que nous lui indiquions l'endroit où Il se trouve. Et il le cherche pour le tuer. Nous. peut-être, nous trouverons la mort dans les déserts, sur cette route longue et inconnue, mais nous ne dénoncerons pas le Saint descendu du Ciel !"  

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31> Le Messie ! Le rêve de tout véritable Israélite ! Mon rêve ! Et Il était au monde ! Et Il était à Bethléem de Juda selon la prédiction !... Je demandai, en tenant mon garçon sur mon cœur, des nouvelles et des nouvelles en disant : "Écoute, Élisée ! Rappelle-toi ! Toi, certainement tu le verras !" J'avais cinquante ans et je n'espérais plus le voir... et je n'espérais pas vivre assez pour le voir homme... Élisée... ne peut plus l'adorer..."     

Le vieillard pleure de nouveau, mais il se ressaisit et dit : "
Les trois Sages parlèrent avec une patiente douceur. Ils m'ont décrit ta sainte enfance, et la Mère, et le père... J'aurais passé la nuit avec eux... Mais
Élisée s'endormait sur mon sein. Je saluai les trois Sages en leur promettant de me taire pour ne pas leur faire tort par des dénonciations possibles. Mais à Colombe, dans la chambre nuptiale, je racontai tout, et ce fut le soleil au milieu des malheurs qui nous frappèrent ensuite. Ensuite j'appris le massacre... et pendant des années, j'ai ignoré si tu étais sauf. Maintenant, je le sais. Mais moi seulement, car Elise est morte, Elisée n'est plus, et Colombe ne peut entendre l'heureuse nouvelle... Mais la foi dans le pouvoir de Dieu, déjà vive, est devenue parfaite depuis cette soirée lointaine où trois hommes, de races différentes, ont témoigné de la puissance de Dieu, par leur union d'âmes, grâce à l'étoile miraculeuse, sur le chemin de Dieu pour adorer son Verbe."  

"Et ta foi sera récompensée. Maintenant, écoutez.    

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Qu'est-ce que la foi ? Elle est parfois pareille à une dure semence de palmier, minuscule, formée d'une brève phrase : "Dieu existe", nourrie par une seule affirmation: "Je l'ai vu". Ainsi il en a été de la foi d'Abraham en Moi, grâce aux paroles des trois Sages d'Orient. Ainsi il en a été de la foi de notre peuple, depuis les plus lointains patriarches, transmise d'une génération à l'autre, depuis Adam à sa postérité, depuis Adam, pécheur, mais auquel on a cru quand il a dit : "Dieu existe, et nous existons parce qu'il nous a créés. Et moi, je l'ai connu". Ainsi il en a été de cette foi, toujours plus parfaite car toujours plus manifestée, qui est venue par la suite, et qui est pour nous un héritage, éclairé de manifestations divines, d'apparitions angéliques, de lumières de l'Esprit. Semences toujours minuscules en comparaison de l'Infini. Semences minuscules. Mais en mettant des racines, en fendant la dure écorce de l'animalité avec ses doutes et ses tendances, en triomphant des herbes nuisibles des passions, des péchés, des moisissures des dégradations, des vers rongeurs des vices, de tout, elle s'élève dans les cœurs, grandit, s'élance vers le soleil, vers le ciel, s'élève, s'élève jusqu'à se libérer des limites de la chair et se fondre en Dieu dans sa connaissance parfaite, dans sa possession complète, au-delà de la vie et de la mort, dans la vraie Vie.  

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32> Celui qui possède la foi possède le chemin de la Vie. Celui qui sait croire n'erre pas. Il voit, il reconnaît, il sert le Seigneur et il possède le salut éternel. Pour lui le Décalogue est quelque chose de vital et tout ordre qui vient de lui est une perle dont s’orne sa future couronne. Pour lui est le salut, la promesse du Rédempteur. Il est déjà mort celui qui croyait avant que je ne vienne sur la Terre ? Il n'importe. Sa foi le rend égal à ceux qui maintenant s'approchent de Moi avec amour et foi. Les justes trépassés seront bientôt dans la joie car leur foi va avoir sa récompense Après avoir accompli la volonté de mon Père, j'irai et je dirai : "Venez !" et tous ceux qui sont morts dans la Foi monteront avec Moi dans le Royaume du Seigneur. Imitez dans la foi les palmiers de votre terre qui sont nés d'une petite semence, mais avec une si forte volonté de croître, et de pousser si droit, oublieux du sol mais énamourés du soleil, des astres, du ciel. Ayez foi en Moi. Sachez croire ce que trop peu croient en Israël et je vous promets la possession du Royaume céleste, par le pardon de la faute d’origine et par la juste récompense pour tous ceux qui pratiquent ma doctrine qui est la très douce perfection du parfait Décalogue de Dieu.        
Je vais rester parmi vous aujourd'hui et demain, jour du sabbat sacré, et je partirai à l'aube du lendemain du sabbat. Que celui qui est affligé vienne à Moi ! Que celui qui doute vienne a Moi ! Que celui qui veut la Vie vienne à Moi ! Sans crainte, car je suis la Miséricorde et l'Amour."      

Et Jésus fait un large geste de bénédiction pour congédier ses auditeurs afin qu'ils puissent aller au repas du soir et au repos.
Il va s'éloigner quand une petite vieille, jusqu'alors cachée dans le coin d'une ruelle, fend la foule qui veut encore rester avec le Maître, et parmi les cris étonnés de cette foule va s'agenouiller aux pieds de Jésus en criant : "Bénis sois-tu et le Très-Haut qui t'envoie ! Et le sein qui t'a engendré qui est plus qu'un sein de femme puisqu'elle a pu te porter Toi !"

Un cri d'homme se fond avec le sien : "Colombe ! Colombe Oh ! Tu vois ! Tu entends ! Tu parles avec sagesse en reconnaissant le Seigneur ! Oh ! Dieu ! Dieu de mes pères ! Dieu d'Abraham, Isaac et Jacob ! Dieu des prophètes ! Dieu de Jean. le Prophète. Dieu ! Mon Dieu ! Fils du Père ! Roi comme le Père ! Sauveur par obéissance au Père ! Dieu comme le Père, et mon Dieu, Dieu de ton serviteur ! Que tu sois béni, aimé, suivi, adoré éternellement !"

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33> Et le vieux chef de la synagogue glisse à genoux, à côté de sa petite vieille, et l'embrassant avec le bras gauche, la serrant contre son cœur, il se penche et la fait pencher pour baiser les pieds du Sauveur, alors qu'un cri de joie de la foule toute entière fait vibrer les troncs tant il est puissant et effraie les pigeons qui, déjà dans leurs nids, prennent leur vol en tournant au-dessus d'Engaddi comme pour répandre dans toute la ville la nouvelle que le Sauveur est dans ses murs.   

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[1] Il s’agit du Psaume 39 (40) Action de grâce et supplication. Probablement une faute de frappe entre 34 et 39.

[2] Saraï (Sara) était la femme d’Abraham, le patriarche. Son nom veut dire "princesse".

[3] Colombe se dit Yônah en Hébreu, comme Jonas.