"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 6.389 - Arrivo ad Engaddi con dieci apostoli.

 3.388 - Arrival at Engedi.

 4.389 - Llegada a Engadí con diez apóstoles.

 7.436 - Ankunft in Engedi.

Vendredi 13 avril 29
(13 Nissan 3789)
Engaddi.


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 La paix d'un oasis et d'un eden.


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- La Mer Morte en contraste avec Engaddi ................ 22

- Discours sur les gloires d'Engaddi ....................... 23

- Jésus descend la presqu’île à la course ......................... 24

- Ils arrivent aux premières maisons .......................... 25

 

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 6


Tome 6, chapitre 79.

389.
Arrivée à Engaddi.


Vision du mercredi 20 février 1946

22> Les pèlerins, malgré la fatigue d'une longue marche faite peut-être en deux étapes du crépuscule à l'aurore par des sentiers certainement pas faciles, ne peuvent retenir une exclamation admirative. Après avoir franchi le dernier tronçon de route sur une côte où des diamants étincellent au premier soleil du matin, ils ont devant eux le panorama complet des deux rives de la Mer Morte.  

La rive occidentale laisse un petit espace de plaine entre la Mer
Morte et la ligne des petits monts qui avec leur faible altitude semblent la dernière vague des montagnes de Judée qui s'est avancée sur le rivage désolé et est restée là avec une belle végétation, après avoir mis le désert nu entre elle et la plus proche chaîne de Judée.            

23> La rive orientale, au contraire, a des montagnes qui tombent presque à pic dans le bassin de la Mer Morte. On a vraiment l'impression que le terrain, au cours d'une épouvantable catastrophe tellurique, ait ainsi été brisé avec une coupure nette en laissant auprès du lac des lézardes verticales par où descendent des torrents plus ou moins alimentés dont les eaux, destinées à s'évaporer, se jettent dans les eaux sombres, maudites, de la Mer Morte. En arrière, au-delà du lac et de la première corniche des monts, d'autres et d'autres monts qui resplendissent dans le soleil du matin. Au nord l'embouchure vert-azur du Jourdain, au sud des monts qui font une corniche au lac.           

C'est un spectacle d'une grandeur solennelle, triste, réprobatrice, où se fondent les riants aspects des montagnes et la sombre
image de la Mer Morte qui semble rappeler, par son aspect, ce que peut le péché et ce que peut la colère du Seigneur. Il est en effet d'un aspect terrible cet immense miroir d'eau sans une voile, sans une barque qui le sillonne, sans un oiseau qui le survole, sans un animal qui vienne boire sur ses rives !            

Contrastant avec cette évocation de châtiment de la mer, les
effets miraculeux du soleil sur les collines et sur les dunes, jusque sur les sables du désert, où les cristaux de sel prennent l'aspect de jaspes précieux répandus sur le sable, sur les pierres, sur les tiges rigides des plantes désertiques, en faisant de tout un spectacle de beauté par la poussière de diamant qui recouvre toutes choses. Plus miraculeux encore l'aspect d'un plateau fertile de cent à cent cinquante mètres qui domine la mer avec des palmiers splendides, des vignes et des arbres de toutes espèces, parcouru par des eaux azurées et où s'étend une belle ville entourée de campagnes luxuriantes. Quand le regard passe du sombre aspect de la mer, de l'aspect tourmenté de la rive orientale qui ne présente une tristesse paisible que dans une langue de terre basse et verte qui s'avance au sud-est dans la mer, de l'aspect désolé du désert de Juda, de celui sévère des monts de Judée, à cette vue si douée, si riante, si fleurie, il semble que ce soit un cauchemar de fièvre qui s'évanouisse, pour faire place à une suave vision de paix.  

 "C'est Engaddi, chantée par les poètes de notre Patrie[1]. Admirez comme elle est belle la région alimentée par des eaux gracieuses au milieu d'une pareille désolation ! Descendons dans ses jardins, car tout est jardin ici: le pré, le bois, la vigne. C'est l'antique Asason-Tamar[2] dont le nom évoque les belles palmeraies sous lesquelles il était plus beau encore de construire les cabanes et de cultiver la terre de s'aimer, d'élever les enfants et les troupeaux au bruissement harmonieux des frondaisons des palmiers.           

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24> C'est l'oasis souriante qui a survécu aux terres de l’Eden puni par Dieu, entourée, comme une perle enchâssée, de sentiers qui ne sont praticables que pour les chèvres et les chevreuils, comme il est dit au Livre des Rois[3]. Sur ces sentiers s'ouvrent pour ceux qui sont persécutés, fatigués et abandonnés, des cavernes hospitalières. Rappelez-vous David notre roi, et rappelez-vous sa bonté pour Saül son ennemi. C’est Asason-Tamar, c'est Engaddi, la fontaine, la bénie, la beauté d'où partirent les ennemis contre le roi Josaphat et les fils de son peuple qui effrayés, furent réconfortés par Jahaziel fils de Zacharie en qui parlait l'Esprit de Dieu[4]. Et ils remportèrent une grande victoire parce qu'ils eurent foi dans le Seigneur et méritèrent son aide grâce à la pénitence et à la prière auxquelles ils se livrèrent avant la bataille. C'est celle qu’a chantée Salomon comme un modèle pour les beautés de la Belle entre les belles C'est celle qu'a nommée Ezéchiel comme une de celles qu’ont alimentées les eaux du Seigneur... Descendons ! Allons porter à la gemme d'Israël, l'Eau vive qui descend du Ciel."            

Et il commence presque en courant la descente par un sentier casse-cou tout en tournants et en zigzag dans la roche calcaire rougeâtre qui, aux points où elle s'approche le plus de la mer, va vraiment jusqu’à l'extrémité où la montagne fait une corniche à cette
dernière Un sentier à donner le vertige même aux montagnards les plus adroits. Les apôtres ont du mal à le suivre, et les plus âgés sont tout à fait distancés par le Maître quand celui-ci s'arrête aux premier palmiers et aux premières vignes du fertile plateau ou chutent les eaux cristallines et des oiseaux de toutes espèces.          

Des brebis blanches paissent sous le toit bruissant des palmeraies, des mimosas, des plantes balsamiques, des pistachiers, et des arbres qui exhalent des parfums fins ou pénétrants qui se fondent avec ceux des roseraies, de la lavande en fleur, de la cannelle, du cinnamome, de la myrrhe, de l'encens, du safran, des jasmins, des lys, des muguets et de la fleur d'aloès qui ici est géante, des œillets et des benjoins qui pleurent avec d'autres résines par les entailles pratiquées dans les troncs. C'est vraiment "le jardin clos, la source du jardin", et de tous côtés se présentent les fruits et les fleurs, les parfums, la beauté ! Il n'y a pas en Palestine un endroit aussi beau, dans son étendue et sa beauté naturelle. On comprend en le regardant, beaucoup de pages des poètes de l’Orient ou ils chantent les beautés des oasis comme celles de paradis répandus sur la Terre.   

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25> Les apôtres tout en sueur, mais remplis d'admiration, se joignent au Maître et ensemble ils descendent par une route bien entretenue vers la rive que l'on rejoint après avoir franchi des terrasses successives toutes cultivées d'où descendent, en cascades riantes, les eaux bienfaisantes qui arrosent toutes les cultures jusqu'à la plaine qui se termine sur le rivage. À mi-côte ils entrent dans la ville blanche où bruissent les palmeraies, embaumée par les rosiers et les mille fleurs de ses jardins, et ils cherchent, au nom de Dieu, un logement aux premières maisons. Les maisons, bienveillantes comme la nature, s'ouvrent sans hésitation et leurs habitants demandent qui est "ce Prophète qui ressemble au roi Salomon, vêtu de lin et rayonnant la beauté."...



Jésus entre avec Jean et Pierre dans une maisonnette où une veuve habite avec son fils. Les autres s'éparpillent çà et là après la bénédiction du Maître et avec le projet de se réunir au crépuscule sur la place la plus grande.     

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[1] Cantique 1,14 - Ezéchiel 47,10 - Siracide 24,14.

[2] Haçeçon-Tamar : La ville du palmier.

[3] En Gaddi veut dire "source du chevreau". Saül poursuivant David dans cette région, le recherche à l’est du rocher-aux-bouquetons et va se soulager dans une grotte près du parc aux moutons. David, réfugié dans cette grotte en profite pour couper, à son insu, un pan de son manteau et lui démontrer ainsi sa bonne foi. 1Samuel 24 1-8.

[4] Josaphat fut un roi réformateur dans la religion et dans l’Etat. Ces réformes provoquèrent la coalition des Ammonites, des Moabites, des Edomites qui prirent pour base En Gaddi. Yahaziel prophétisa l’intervention divine qui eut lieu. 2Chroniques 20,1-30.